RES APE MERE
tion, fitentendre aux marguilliers qui sortaient de charge, que c'était à eux à faire l'office et à prendre la charge de connétable, pour maintenir le bonordre dans et hors l'église, conformément aux dispositions du bill. Les marguilliers sortant ainsi de charge eurent la complaisance d'acquiescer à la volonté de M. Dubord, sans trop savoir s'ils étaient ou n'étaient pas obligés de prendre cette charge, Un banc élevé et destiné aux trois derniers marguilliers sortant de charge, fut dressé près de la porte de l'église; une robe à peuprès semblableàcelle du bedeau, une écharpe en bandoulière, enfin un bâton de connétable furent faits, et chacun des trois derniers marguilliers pendant un an, le second ou le troisième au défaut des autres, quand ils étaient absents fut décoré de ces ornements et fit l'office de connétable.
Cet ordre de choses dura jusqu'à 1820, où un marguillier rebuté des désagréments, des grossièretés et des impertinences auxquels il avait vu exposés ses prédécesseurs dans cette charge, refusa de continuer en sa personne cet emploi, auquel d’ailleurs, disait-il et avec raison, il n’était pas obligé: ‘Ainsi l'établissement de M. Dubord cessa d'avoir lieu, Il n’y eut: fus'de connétables ou gardiens placés à La porte de l’église; et les marguilliers en charge établis par Ja loi les premiers gardiens du bon ordre, soit dans l’église, soit dehors, ont continué à ètre seuls chargés de ce soin et sans occuper dans l'église d'autre place que leur banc c’est-à-dire celui des marguilliers (1).
Vers 1810, un jeune officier anglais protestant étant à la pêche le long de la rivière Jacques-Cartier, eut le malheur d'y tomber et de se noyer. Son corps, entrainé par la violence du courant, fut trouvé peu de temps après vers le bas de la rivière. Comme on était alors dans les chaleurs de l'été, et que le corps se trouvait déjà dans un état de corruption avancé, ce qui rendait difficile son transport en ville, on voulut le faire inhumer dans le cime-
(1) Ce règlement, s'il était légal, devrait être mis en force dans les parroisses où l'on se chamaille à chaque élection d'un marguillier comme s'i s'agissait d’une question de vie ou de mort. Il aurait l'effet, croyons-nous de tempérer un peu une trop grande soif des honneurs. (L'abbé D. G.)