‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 50 sur 163 · CHAPITRE SEPTIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE SEPTIÈME

villages, ce qui n'a pas peu contribué à les appauvrir. Pendant cinq à six années, les habitants de ces villages, surtout ceux du Petit Bois de l’Ail, furent obligés de chercher aitleurs que dans le rapport de leurs terres, de quoi soutenir leurs familles et ensemencer leurs champs, les gelées faisant périr presque toutes leurs récoltes. Les uns cherchèrent et trouvèrent avec peine dans les diverses entreprises qu'ils firent sur les bois, le moyen de subvenir au défaut de leurs moissons; les autres le trouvèrent dans des emprunts ruineux d'argent à rente constituée. Les uns et les autres se ressentent encore et se ressentiront encore longtemps de ces mauvaises années.

Dans le mois de juillet de 1817, un jeune journalier et une jeune fille, l’unet l'autre de cette paroisse, n'ayant pu obtenir de Mgr Plessis une dispense de parenté qui leur était nécessaire pour pouvoir se marier, excités par de mauvais conseils, vinrent à l’église avec les témoins qu'ils croyaient nécessaires ; et là, pendant une grand'messe que chantait le vicaire, M. Sénéchaud, M. Leclerc étant malade, ils se prirent l'un l'autre pour époux et pour épouse, et contractèrent ainsi une espèce de mariage à la gaumine. Ceci eut lieu à une grand'messe de la semaine, où il y avait un certain nombre de personnes, de manière que le scandale donné par ces deux personnes devint bientôt la nouvelle du jonr et de tous les lieux :circonvoisins de la paraisse.

Ce fut aussi dans le mème temps que les marguilliers, d'après l'offre qu'on ieur fit d'un tableau de la Sainte-Famille pour le maitre-autel, acquirent celui qu'on y voit encore en 1830. Ce tableau qui n’est point achevé, et qui n'avait-été envoyé de France en ce pays, que comme servant d'enveloppe à d'autres tableaux, leur fut vendu 95 louis. Si les marguilliers avaient été obligés de se connaitre en peinture, ils seraient bien à blâmer sans doute pour une pwreille acquisition ({:.

(1\ Ce: tableau a été remplacé er 1866, par un autre dû au pinceau de P. Plamondon. Sans être un chef-d'œuvre, ce dernier doit cependant valoir mieux. que le premier, si l'apprérintion de M. Gatien est exacte, (L'abbé D. @.)

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