CHAPITRE HUITIÈME
oùils étaient et les sues et les conséquences encore plus malheureuses qui pouvaient en Être la suite pour eux, les ayaut engagés à réparer le scandale public qu'ils avaient donné et à prendre les moyens de contracter un mariage licite et conformément aux règles de la religion ; après les avoir séparés, et obtenu de Mgr l'Evèque de Québec les dispenses et permissions nécessaires, il leur fit contracter un nouveau mariage, après leur avoir fait réparer publiquement et en présence de toute la paroisse, le dimanche pendant le prône, le scandale qu'ils avaient donné et dont ils demandèrent pardon, par la voix du curé, à toute la paroisse,
Dans la visite de la paroisse dout nous avons fait mention ci-dessus, et qui eut lieu les 10, [let 12 juin ISIR, il y eut 232 personnes confirmées.
Dans une ordonnance de cette visite, Monseigneur ordonne que les deux chapelles qui sont en forme de voûte au bas de l'église, serviront désormais à placer dans l'une le baptistère, et dans l'autre un confessionnal, En conséquence, il est ordonné de supprimer tous les bancs placés au-devant de ces chapelles et qui en gènent l'accès, à la charge par la fabrique, de rendre aux adjudicataires de ces bancs ce qu'ils ont donné pour le prix d'achat, mais non les rentes qu'ils out payées. [Test ordonné de rapprocher vers le devant de l'autel la pierre sacrée sur laquelle on célèbre le saint Sacrifice au grand autel. Il est ordonné du consentement des marguilliers, qu'on gardera la chape blanche et Les deux ornements rouges prètés à la paroisse pour le temps de la visite, par M. Desjardins, prêtre, (sans qu'on les eût duémandési en lui payant le prix qu'il en demande, +
Il est ordonné encore de renouveler les canons d'autel, le dais du Saint-Sacrement pour les processions ; d'avoir un registre séparé où seront inscrits les noms des confirmés, les abjurations, les adjudications de bancs, les élections dés marguilliers, et tous autres actes de délibération àe fabrique ou dé paroisse. Il est ordonné encore que les effets de la quète de l'Enfant-Jésus, ainsi que tous les autres æffets que l'éghse aura à vendre, ne seront désormais ven-
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o8 HISTOIRE DU CAP SANTÉ
dus et adjugés que pour argent comptant, Il est défendu par la même ordonnance, de prendre sur les argents de la fabrique pour les réparations extérieures, sans une permission expresse de l'Evêque, qui ne l’accordera qu'autant qu'il y aura du surplus, les dépenses et les besoins intérieurs de l'église et la sacristie étant payés.
IL'est convenu dans la mm visite, qu'il sera désormais fait un charnier pour l'hiver, pour enterrer les corps, ce qui n'avait point encore eu lieu dans cette paroisse, et que quiconque voudra faire enterrer quelqu'un des siens dans une fosse à part, depuis le 13 novembre jusqu'au premier mai, payera deux piastres au bedeau pour cette fosse particulière, Ensuite, les comptes des marguilliers des années précédentes, sont alloués jusqu'à celui de 1812 inclusivement; mais ceux des aunées 1813, 1814, 1813, 1816 et 1817, n'étant pas encore en état d'être réglés, à raison des crédits faits par les différents marguilliers, ils sont avertis qu'ils ne seront déchargés de leurs comptes respectifs qu'après avoir rempli le déficit qui se trouve dans leur recettes. Cette ordonnance est du 12 juin 1818.
A la première communion, qui se fit cette année le 30 août, en comprenant les enfants qui devaient la faire l'année précédente et qui n'avaient pu la faire à cause de la maladie de M. Leclerc, il y eut 129 enfants qui communièrent; et ce grand nombre d'enfants, joint au défaut d'intructions qu'ils n'avaient pu avoir par la mème raison de la maladie du curé précédent, fut l'occasion d’un tr: vail long et pénible.
Dans le cours de cette année, deux individus de la paroisse perdirent malheureusement la vie par accident, Le premier de ces accidents arriva dans le mois de février à un nommé Joseph Laroche, cultivateur, du village de Terrebonne. Il fut écrasé à mort dans les bois, par la chute d'un arbre qu'il abattait ; on le retira sans vie de dessous cet arbre. L'autre accident, où périt une veuve dejà ayancée en âge, du nom de veuve Joseph Germain, arriva dans le mois de juin. Élle revenait de Québec en bâtiment. Rendus près du Cap-Rouge, le jusant obligéa ceux qui étaient dans le bâtiment à jeter l'ancre en ce lieu, pour y