‹ Histoire du Cap-Santé [microforme]Chapitre 54 sur 163 · CHAPITRE HUITIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE HUITIÈME

ahenûre un retour de la marée (1). Dans le nuit qu nil ur fallut passer en cet endroit, leur petit bâtiment fut heurté par un steamboat qui descendait à Québec. Le choc fut si violent, que la petite nacelle fut en un instant abimée soux l'eau. Cependant, il n'y eut, de tous ceux qui étaient sur ce bâtiment, que cette pauvre malheureuse veuve Germain qui perdit la vie dans ce naufrage soudain; tous les autres furent sauvés, mais ils perdirent tous leurs effets.

Dans le cours de cette mème année 1818, on fit quelques réparations et améliorations dans l'église et la sacriste, on mit à la place d’une vieille méchante armoire où était le peu d'ornements que l’église avait pour la célébration des saints mystères, un vestiaire neuf et plus grand, avec ses accompagnements, on fit dans la sacristie un baptistère plus décent et plus commode que la petite boite où l'on metlait auparavant les choses nécessaires pour administrer le baptème. On fit dans la sacristie un, cabinet pour les chantres et les enfants du chœur, et qui sert de lieu plus secret pour canfesser. ceux «ui ne sont pas trop sourds. On fit enfin des essais pour mettre Ja lampe qui doit brûler devant le Saint-Sacrement, dans une armoire pratiquée dans l'épaisseur du mur, afin d'éviter l'inconvénient de la fumée ; mais les dificultées qu'on à trouvées dans la constr uction du mur même qui est fait de gros cailloux, ont empêché de réussir et de parvenir à la fin qu'on se proposait. La lampe néanmoins est restée depuis dans cette espèce d'armoire qu'on pratiqua alors dans le mur (2).

En 1819, M. le curé espérant trouver dans l'établisse- - ment de la neuvaine de saint François-Xavier, avec l'indulgence plénière pour tous les jours de cette semaine, au commencement du Carèême, un moyen et un motif qui encourageraient les paroissiens à cesser les divertissements, les danses, les bals et antres désordres des ;jours nommés les jours gras, demanda et obtint de Mgr Plessis la permission de la célébrer à ce temps, c'est-à-dire la première grande semaine du Carème.

(1) Le ‘‘ jusant ” est le mouvement de la marée qui baisse. ‘L'abbé D. G.) (2) Aujourd’hui, la lampe du Saint-Sacrement est suspendue à la voûte, <omme partout ailleurs. (L'abbé D. G.)

Si l'effet désiré et attendu n'a pas eu liéu entièrement, du moins le désir de gagner l'indulgence et par li de se j ï mettre en état de passer saintement le temps de la péni- | || (| tence, a-t-il engagé le plus grand nombre à passer ces malheureux jours, dits les jours gras, dans l'éloignement il des désordres et des excès qui s'y commettent si ordinai- | 1 rement, Depuis ce temps, la neuvaine à continué à être

fi célébrée chaque année, excepté lannée du jubilé de 1826, où l’indulgence de la neuvaine se trouva suspendue, [IE et on à toujours vu la plus saine et la plus grande partie mème de la paroisse, se faire un devoir de s'approcher des il sacrements dans ces jours d'indulgence (1). | 1::100 Cette année 1819, à la première communion, qui se fit | à au commencement du mois d'août, il n'y eut que 56enfants qui firent leur première communion.

Hi: Vers ce temps-là, fut établi auprès du moulin à farine fi 4 de Saint-George, un chantier considérable pour préparer des madriers d'épinette, destinés au commerce d'exporta- | 10 üuon des bois du pays. M. Graves, forgeron-maréchal de : 0h Québec, avant obtenu et acquis des Messieurs Allsopp la Fi permission de construire une usine à scie sur la riviere it mot Portneuf, auprès du moulin à farine bâti sur cette rivière ! ;

| F dans la seigneurie de Jacques-Cartier, fit couper, cette Wide: année et les suivantes, une quantité de billots d’épinette, tt: qui, des divers lieux où ils étaient coupés dans les bois, étaient amenés pendant lhiver dans la rivière Jacques- He: Cartier ; et de là, à la fonte des neiges et la crue des eaux, étaient conduits par le courant seul des eaux sur cette 114 rivière jusqu'à la scierie.

il Les habitants du Petit Bois de l’Ail, de Terrebonne, de + Saint-George et de Saint-François, qui pour la plus grande fie partie du temps, entreprenaient la coupe et le charroi de à ces billots, les amoncelaient sur la glace de la rivière | Portneuf, et le printemps il fallait ordinairement plusieurs fl __ personnes employées à mettre à flot ces énormes amas de |. 1408 bois. La première et la seconde année de l'établissement

“ri (1) Cette neuvaine de saint François-Xuvier a été supprimée en 1872, à Jors de l'institution des Quarante-Heures dans le diocèse de Québec. (L'abbé D, G.)

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