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CHAP'TRE DEUXIÈME

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et de son épouse, de fournir six luminaires pour leur service et sépulture, et de payer à l’église les droits dus, soit pour leur inhumation, soit pour celle de leurs enfants, comme dit ci-dessus. Le vendeur conserve le droit de prendre de l'eau à la fontaine qui est auprès du presbytère, Ceux qui succéderont aux droits acquis à M. Morin par le présent acte, succéderont aussi aux obligations contractées par le présent acte.

Eu 1715, M. Morin, curé fixe alors de la paroisse du Cap- Santé, voulant y favoriser un établissement solide, tant pour le bien de la paroisse elle-même que pour le sien et celui de ses successeurs, les curés futurs de la paroisse, par l'acquisition d'un terrain couvenable pour construire une église d'abord, et ensuite pour l'usage des curés, convint avec Louis Motard de l'acquisition de ce terrain. Ainsi par un nouvel acte du 6 juillet 1715, entre le susdit Louis Motard, vendeur et bailleur de fond, et M. Rageot-Morin, curé de la paroisse du Cap-Santé, M. Antoine Germain, actuellement marguillier en charge, M. François Tallier, ancien marguillier de la paroisse, et agissant en cette qualité, le susdit Louis Motard vend et cède pour toujours, au curé et à la fabrique, deux arpents de terre en superficie, à la charge et condition que la fabrique et le curé du dit lieu feront dire à perpétuité deux messes basses de Requiem pour le dit sieur Motard, sa femr e et leur famille ; l’une de ces deux messes sera dite le dernier jour d'octobre, veille de la Toussaint, et l’autre le sent de novembre ; le tout conformément au contrat passé par-devant maître Rivet, notaire royal, le @ juliet 1715, approuvé et reçu par monseigneur de la Croix de Saint-Vallier (1).

Outre cette obligation de deux messes à perpétuité pour la famille Motard, le contrat porte encore que les dits vendeurs, Louis Motard et Elisabeth Langlois son épouse, auront leur banc gratuitement dans l’église, leur vie durant

(1)Nous ne comprenons pas, en présence de ce passage, ce qui à pu mettre quelques-uns des descendants de ce Louis Motard, sous l'impression que le contrat mentionnait plus de deux messes, et que c’est par ordre de l'autorité ecclésiastique que le nombre primitif aurait été diminué, (L'abbé D. G.)

seulement, que le dit Louis Motard aura un gros morceau de pain bénit, pendant sa vie, que le dit Motard ne sera tenu de fournir qu'un seul chemin royal pour aller à l'église.

Dans le même contrat se trouve l'approbation de monseigneur de Saint-Vallier aux clauses et conditions du susdit acte, et que nous transcrivons ici dans son entier, pour y faire remarquer une nouvelle condition dont il n’est point fait mention dans le contrat même : # Nous, J.-Bte de la Croix de Saint-Vallier, évèque de Québec, approuvons les conditions accordées au dit Motard dans l'acte ci-dessus fait entre lui, monsieur le Curé et les marguilliers, pour la clause expresse de fournir du bois de chauffage au dit curé, ainsi qu'il nous l’a fait entendre, et non autrement. Fait à Québec, le 27me août 1715. Signé, J.-Bte. Evêque de Québec. Collationné ensuite par le notaire même, Mtre Rivet, ”

Il v à apparence que cette dernière condition, exprimée duns l'approbation de l'évêque, de fournir du bois de chauffage au curé, si jamais elle à été remplie, ne l’a été que durant le temps que M. Morin à été curé au Cap-Santé, et qu'elle n’était accordée que pour luiseul et non pour ses successeurs. Un seul mot de plus, soit dans le contrat, soit dans l'approbation de l'évêque, aurait suffi pour expliquer la chose, et prévenir les doutes qui ont quelquefois été élevés sur les obligations du vendeur et les droits des acquéreurs en ce contrat.

Nous ferons ici mention, comme au lieu le plus convenable, d’un don fait par M. Robineau, seigneur de Portneuf, en faveur de la nouvelle église que l’on projetait de bâtir au Cap-Santé, au lieu où dejà était construit le presbytère. M. Robineau étant au lit, malade, renouvela par un écrit, en date du neuf mars 1715, la promesse qu'il a-

ait faite étant en santé, de donner soit par lui-même, soit par ses héritiers, cent écus pour aider à bâtir la nouvelle église qui devait être construite au Cap-Santé, en sa seigneurie : la moitié de la dite somme payable l'automne de la même année 1715 : l'autre, un an après le payement de la première. Le même M. Robineau, par le mème écrit,

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