CHAPITRE HUITIEME
à exécution Le dessein qu'il lui avait inspiré, fortifiée toutà-coup d'un courage qu’elle avouait ingénuement ellé-mème par la suite n'avoir jamais ressenti auparavant, elle se trouva capable enfin d'affronter et de surmonter toutes les diffi-
cultés qui l’épouvantaient et quisemblaient se multiplier à
mesure que le moment approchait d'exécuter ce que Dieu demandait d’elle.
Elle fit enfin son abjuration à Québee, dans l'église des Ursulines, entre les mains de M. Daulé, chapelain de ces
. Dames, le 19 août 1819. Le lendemain, elle fit sa première communion, et reçut le Sacrement de Confirmation des mains Si Mgr Bernard Panet, évèque coadjuteur de Mgr Plessis, et administrateur du diocèse pendant son voyage d'Europe.
Au comble de ses vœux après cette grande démarche, mademoiselle Allsopp coutinna jusqu'à sa mort à donner à tous ceux qui avaientquelques relations particulières avec elle, et à toute la paroissé en général, l'exeraple et le mo-
| dèle de toutes les vertus des personnes de: son sexe ét d'une véritable catholique, parfaitement instruite de tous ses devoirs et s'appliquant à.les remplir avec la plus exacte fidé-
lité. Elle se rendit surtout recommandable par sa grande . Charité pour les pauvres, les malades et les affigés. Ce sont :
sans doute'ses bonnes œuvres, et surtout sa grande cha
rité envers les pauvres, qui lai ont mérité cette pätience
admirable dans une longne et douloureuse maladie de plu- sieurs mois, cette soumission entière à la. volonté de Dieu, cette confiance si parfaite dans les miséricordes : divines, “enfin cette mort précieuse aux yeux de Dieu, par dJaquélle elle termina sa vie, le 12 février t83l, à l'âge de 43 ans et six mois. Elle fut inhumé dans l'église de cette paroisse, . le 16 du même mois, auprès du banc seignenrial. Le concours de toute la paroisse à ses funérailles fut un témoignage non équivoque du réspect, de l'estime et: “de la
vénération-dont le publicétait rempli pour cette respec-
table demoiselle (1j. Don
(1) Les descendants de la famille Allsopp résidant ‘aujourd’hui au À Santé, sont catholiques. La dernière abjuration à été elle de J: ‘Bentield Allsopp en août 1887, sept mois avant son décès, (L'abbé D, G.) * :