CHAPITRE HUITIÈME
onzième de juillet, fête de la Dédicace, jusqu'au 25 du même mois, fète de saint Jacques, apôtre, c'est-à-dire qu'il doit durer pendant quinze jours.
En conséquence de ce mandement, le jubilé fut annoncé. et célébré au temps marqué; mais il s’en fallut beaucoup, qu'il le fût avec la solennité et l'empressement qu’ on avait. montrés dans le jubilé précédent, en 1827. Le retour trop. subit dë céjubilé parut en avoir diminué lo prix aux pans. du peuple.
Lemandement de Moiseigneur pour le jubilé fut suivi, le 24 du même mois, d'une lettre pastorale du même Sei: gneur Evêque, adressée à tous les curés, missionnaires, vi, caireset autres prêtres du diocèse. Le but de cette lettre est, de rappeler aux ministres des saints Autels, l'obligation où. ils sont de remplir fidèlement les devoirs de leur état, et. de se conformer âux différents règlements de discipline établis, soit par les Saints Canons, soit par les ordonnances. particulières des évèques du diocèse, qui sont sommaireiment éfoucés dans cette lettre.
La première communion, qui se fitcette année peu de temps après la célébration du jubilé, procura à quatre-vingt. douze enfants qui communièrént alors, le: bonheur de le gagner, parce que, par une clause du Mañdement pour le jubilé, le temps pour le gagner était prolongé-jusqu'à la fin: de l’année présente, pour ceux qui pendant le à où il avait été célébré publiquement, n'avaient pu le faire par quelque.empêchement légitime.
La récolte de cette année 1830 fut abondante, et cet abondance se trouva dans tons les différents produits de: la terre. La quantité de bié surtout dépassa de beancoup ce que l'on avait récollé dans bieu des äunées regardées cependant comme bonnes ; la qualité pareillement en fut. excellente, Les avoines ut incipalement, parmi les rnèmes grains, ;particivërent de cette abondante.
Le. 12.septen re de cette année, 13e dimanche ‘après La. Pentecôte, après l'office du matin, on-chanta nn Te Deurm. solennel, suiyi du, psaume Eraudiat avec oraison pour le
“Rai, en conséquence d'une lettre circulaire de Monseigneur
Bernard. Panet, à l'occasion de la mort du roi Georges TV,
et de l'accession au trône de la Grande-Bretagne, du dus de Clarence, sous le nom de Guillaume IV.
Ce fut dans cette année 1830 que, conséquemument aix sommes accordées par la Législature, le pont Royal dont le pontage s'était abimé dans la rivière Jacques-Cartier, l'année précédente, fut rétabli; la côte conduisant au pont des messieurs Allsopp et bâti par le nommé Jérôme Fiset, sur la rivière Jacques-Cartier, fut changée en partie, améliorée autant que possible, vu la hauteur des terres, la nature du terrain et l'insuffisance (le l1 somme accordée pour cette amélioration. Aussi malgré les travaux faits dans cette côte, n'a-t-on pas réussi à la rendre beaucoup plus commode et moins raide qu'auparavant. Deux cents lonis avaient été donnés pour cet objet, et nous avons déjà remarqué que la Législature, en accordant cette somme de 200 louis, avait -ebligé les propriétaires du.pont où conduit cette côte, à diminuer le prix du passage sur le dit pont, d'un tiers, pendant dix années. Quant au pont Royal, 250 louis avaient, été libéralement accordés par la Législature pour le réparer, c'est-à-dire en faire à neuf toute la partie écroulée ; maisen même temps elle abolit le droit de péage sur ce pont dont le passage devint libré dès lors.
Le 12 janvier 1831, mourut dans cette paroisse, à sa demeure près de l’église, dans la maison autrefois bâtie par M. Fillion, demoiselle Marie Anne Allsopp, une des co-propriétaires des seigneuries de Jacques-Cartier et d'Auteuil. Cette demoiselle, née protestante comme tous les membres e sa famille, élevée dans les principes du protestantisme, fut circonvenue par tous les moyens propres à la reteñir dans l’irreur ; d'an caractère naturellement timide, craignant presque jusqu’à la pusillanimité des parents protestants, et protestants jusqu’au fanatisme, avec lesquels elle était obligée de vivre, elle ne dut qu'à la grâce et à la grâce seule, le courage et la force qui lui firent: surmonter les obstacles qui s’opposaient au désir qu’elle avait d'entrer ‘dans la communion de l'Eglise catholique. Après un certain temps: d’hésitation, de craintes et d’incertitudes, que Dieu ne permettait que pour lui faire connaître: sa propre faiblesse et le besoin qu'elle avait de sa grâce pour mettre