‹ Histoire du caractère et de l'esprit français depuis les temp les plus reculés jusqu'á la renaissance (volume 2)Chapitre 45 sur 46 · II · texte numérisé non relu

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y. . ■■:::-: ^s":r.rh-^r5 dan? la Provence.... .'':■:' V. - ^r '*'*=:==-:. -er le-r existence, ils 5€ mèlenî aux

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I\rid^'i.rit que la poésie des trouvères , répandue '\'A\i\ h Midi ;i la suite de la guerre des Albigeois, f-xf^rr/: une influence marquée sur la littérature toinanr^ pen^lant qu'elle révèle le genre épique à une r^^f/ion qui ne l'avait pas encore cultivé, les troubadours réfugifjs en France, les chevaliers français et cIifirripfMiois qui reviennent de l'expédition de Pro- \('A\(j\, introdniseiitdans le domaine de la langue d*Oui Um cliîirrnantos compositions des Provençaux. Les lnHjv(';r('S no peuvent rester insensibles à rhnrmonie, ;• l.'i ri(hfîss(; , à la grâce p.entimentale. de cette admirables ])()6si(!; ils en étudient les procédés, ils eu imitent les combinaisons savantes.

Thibault de (Ihampagne est à la tête des poètes lyri(|n('s imitateurs des troubadours. Guillaume de Loris Jran de Meung, l'auteur de Baudouin de- Sehur'j

transporteot daos le Nord le poëoie galant, satirique ej; béroï-comique.

AÎDsi, par uue réaction assez fréquente dans l'histoire, la race oiilitairement vaincue prit sa revanche par des conquêtes littéraires et morales qui compensaient largement les désastres qu'elle avait subis. Pendant que des chevaliers francs et bourguignons plantaient leur pennon politique sur les provinces de la Méditerranée, malgré la haine de leurs habitants, les troubadours arboraient leur bannière littéraire dans la région des trouvères, aux acclamations d'une population sympathique et enivrée. La féodalité du Nord croyait avoir conquis le sol du Midi par la force brutale toujours éphémère ; c'était la civilisation méridionale qui avait subjugué les intelligences du Nord par la puissance morale qui ne se brise pas.

Tel était, au moment où la Renaissance allait paraître, le résultat final de la lutte des races germaniques contre les races gauloises. Ces dernières, fidèles conservatrices de l'esprit et du caractère grecs, de la philosophie et de la littérature romaines, placées à la tête de la civilisation, allaient développer dans le Nord le vaste mouvement de la renaissance. Les éléments rénovateurs n'en étaient pas tous apportés d'Italie, comme on Ta dit, par des princesses italiennes, des artistes et des poètes de leur suite. Ils étaient depuis longtemps au pouvoir des Aquitains et des Provençaux.

La Renaissance du seizième siècle en un mot ne fut pas une innovation inattendue, un prodige, mais la simple continuation de la marche du quatorzième et du quinzième siècle. Seulement la société gallo-ro-

maine, aprëâ une montée laborieuse, arrivait su grandes hauteurs, où elle se trouvait plus en ' elle y entraînait la société frauque, elle appro( du sommet que devait atteindre au dix-septième s LA SOCIÉTÉ FRANÇAISE définitivement et majestue ment constituée.

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