‹ Histoire du Cardinal de Richelieu (volume 2)Chapitre 15 sur 219 · florins · texte numérisé non relu

florins

Sans y comprendre le comte de Maure, ce m«'moire montait donc à quatre mille florins par mois (1) ».

Le gendre trouvait qu'il coûtait cher Tasile de la belle-mère. Cependant, écrivant à sa fille la duchesse de Savoie, la Reine atl'ectait le calme d'une âme forte, en butte aux injures du destin : « Les nouvelles ne sauroient être meilleures pour ce qui est de ma santé, lui avait-elle mandé le 26 décembre 1633; je soufTre le reste avec la résolution qui est nécessaire p«ur une telle rencontre (2), »

Le cardinal jugeait le moment propice; il allait pouvoir brouiller définitivement la Reine et Monsieur, laisser l'une aux Pays-Bas, démarier l'autre et acheter son retour, — ce retour si nécessaire en cas de rupture avec la maison d'Autriche. Il travaillait à ce grand ouvrage et c'est un peu plus tard qu'il fit donner à Puylaurens un conseil des plus sages : « La princesse de Phalsbourg- est sortie de Nancy, écrivit Bouthillier le 13 mars 1634 à l'abbé d'Elbène, l'un des courtisans de Monsieur; elle se fait croire qu'allant en vos quartiers elle pourra beaucoup avec Ghanteloube pour empêcher les bons desseins de Monsieur, employant vers M. de Puylaurens tous ses artifices pour le perdre ou le regagner. C'est à lui de prendre garde (3V »

{!) Archives Nationales, Simancas, K 1416-17, 2« cahier, dossier 61.

(2) Archives de Turin, Francia, mezzo.

(3) Archives des AÉFaires étrangères, France 810, F° 106.

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