INDULGENCE DU ROI POUF{ MONSIEUR
la validité ou nullité du mariag-e, au jugement qui interviendroit en la manière que les autres sujets du Roi avoient accoutumé dètre jue-és en tels cas, selon les lois du Royaume. En cas que le mariage vînt à être dissous, conmie Monsieur promettoit de ne se remarier qu'avec le consentement de Sa Majesté et à personne qui lui fût agréable, Sa Majesté promettoit aussi à Monsieur de ne le contraindre à se remarier contre sa volonté ». Autre promesse non moins importante : « Monsieur se conduiroit en vrai frère et bon sujet, sans avoir, par lui ou par les siens, aucune intelligence qui pût déplaire à Sa Majesté, soit au dehors, soit au dedans du Royaume ». La générosité du Roi s'efforçait de compenser les sacrifices que faisait Monsieur. Sa Majesté « remettoit à Monsieur toutes les fautes qu'il avoit commises depuis qu'il étoit sorti du Royaume dès la première foisjusques à maintenant, lui accordoit abolition générale pour tous ceux qui l' avoient suivi et servi depuis sa première sortie, de quelque condition et qualité qu'ils fussent » ; elle ferait expédier et délivrer à Monsieur cette abolition « en bonne et due forme, huit jours après qu'il seroit entré en France. Ceux qui étoient en Flandres reviendroient dans le Royaume trois semaines après que Monsieur y seroit entré, et les autres qui étoient en pays plus éloignés, six semaines après, tous pour vivre comme bons sujets dévoient faire ».
La petite cour de Monsieur pouvait se rassurer, « excepté toutefois La Vieuville, Le Coigneux, Monsigot et les évoques qui avoient été jugés ou à qui on faisoit présentement le procès, lesquels Sa Majesté ne vouloit être compris dans l'abolition ci-dessus mentionnée, non plus que Vieuxpont ».
(( Rétabli en tous ses biens, pensions et apanages pour en jouir du premier jour de cette année 1634 », Monsieur recevait quatre cent mille livres pour acquitter ses dettes tant à Rruxelles qu'ailleurs, et cent mille écus, quinze jours après, pour se remettre en équipage ». Le gouvernement d'Auvergne lui était donné au lieu de celui d'Orléans et Rlaisois; quelques autres avantages relatifs à ses compagnies de gendarmes s'ajoutaient à tout cela. Quinze jours lui étaient accordés pour accepter le traité, trois semaines