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à MM. Isaac <U' I^adiMiias et de Moricq, maîtres dvs roqiuHi'H. Le choix do co I.aflV'iiias, (|iii iiirrita lo suriiorii dr lioiirrraii du cardinal, Délaissait (nic trop piV-Noir le iV-siiltat de 1 iiistriiction.
Les griefs, d'ailleurs, ici étaient foruh's et peu à jm;u Ion en découvrait d antres : Monsieni* prépai'ait une ij^uei-re ouverte ; j»nr 1 intermédiaire de son chancelier Le Oji/^'-neux. il s était assuré le concours des plus riches l)Hn(|uiers de Paris: les fonds devaient abonder. Ni les homm(>s n'allaient man<{uer ni les vivres : (« l^a F^euillade et <piel<[u<'s autres parents du sieur de Puylaurens. écrivait Kichelieu, lèvent en Limousin aussi hardiment ({ue s'ils avaient les commissions du Koi (1) », et force chariots acheminaient les grains à travers la Fleauce vers Orléans.
Le cardinal eut l'adresse d'enlever à la rébellion ses chefs ]>ossibles. Il fit espionner de telle sorte M. de Toiras, qui se trouvait alors à Paris, que ce maréchal, ayant reçu une lettre du duc d'Orléans, n'osa j)oint la flécacheter et l'envoya sans tarder à son terrible surveillant : il fît sortir de la Bastille le duc de Vendôme, h condition fpiil quitt;U la France; il se InVta de rappeler à la Cour le prince de Con<lé et la duchesse de Chevreuse. Et qui appellc-t-il maintenant? Gaston! I>e cardinal de La Valette se présenta devant ce prince de la part du ftoi, lui donnant « des assurances de son affection cordiale et sincère et de son soin plus (pie paternel, ayant pour lui les sentiments qu'il avait eus de tout temps et désirant tous les jours le voir marié; à quoi il le conjurait de penser sérieusement, afin que, si le contentement de se voir des enfants continuait à lui manquer, il en pût voir à Monsieur, qu'il considérerait comme s'ils étaient siens propres (2-) ».
On pense bien que La Valette ne réussit pas. Gaston n'a nulle envie de s'approcber de trop près de la Bastille. Il tremble que le Roi ne marche sur Étampes à la tête de son armée. Ce n'est pas le moment de s'attarder. Bien qu'il eût voulu, selon ce que rapporte Richelieu, « faire amas de noblesse », il n'en avait guère
(1) Avenel, Lettre du Cardinal de Richelieu, t. IV. p. 112.
(2) Mémoires du Cardinal de Richelieu, éd. Pelitot, f. VI, p. 472.