‹ Histoire du Cardinal de RichelieuChapitre 86 sur 479 · AE < S SA · texte numérisé non relu

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français, né dans un climat plus bénin », eût oublié cet incident. $ Concini, lui, garda au cœur le souvenir de l’affront et le désir À

de la vengeance. À quelque temps de là, le cordonnier Picard fut attaqué par deux estafiers du maréchal, qui le rouèrent de 4 coups et le laissèrent pour mort sur la place. Les deux hommes ê furent arrètés. Le maréchal eût voulu les sauver. Mais le peuple | s'émut ; les magistrats tinrent bon, et les coupables furent exécutés en place de Grève, le 2 juillet. Depuis cet événement, entre le favori et le peuple de Paris il y avait hostilité déclarée (1).

Des symptômes plus graves encore se produisaient en un point plus dangereux. La reine avait cru reconnaitre à de vagues in- 4 dices que le roi, son fils, n’était plus le mème à son égard. Affec- F tueux, il ne l'avait jamais été. Mais il semblait que, de jour en

médecins et les astrologues et, notamment, Montalto, médecin de la reine mère et de Léonora Galigaï, et Côme Ruggieri, leur astrologue, voir Mercure françois (t. IV et suiv.), , — BAYLE au mot Dacquin (I, 278 A). — Cfr. un curieux passage des Dépéches de Conra- RINI (Vol. 1768, f0 3). — Les Juifs étaient visés dans les remontrances du parlement d'avril 1615 et dans le manifeste du prince de Condé. Des lettres patentes du 23 avril 1615, leur enjoignirent de « vuider le royaume un mois après la publication de ces lettres ». Quant à la haine contre les Italiens, elle était si vive, qu'on inséra un article contre les étrangers dans la paix de Loudun. Levassor (1, p. 505.) — Cfr. Mercure françois (t. IV, p. 120).

(1) L'incident est très connu. Voir notamment Mémoires de RicueLieu (t. I, p. 113), et Journal d'ARNAULD D'ANDILLY (p. 153).

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