‹ Histoire du cartésianisme en BelgiqueChapitre 41 sur 113 · DESCARTES · texte numérisé non relu

DESCARTES

Traité de PHomme,

0. volume IV, p. 357. Premièrement les viandes se digèrent dans Testomac de ceUe machine par la force de certaines liqueurs qui , se glissant entre leurs parties, les

aqua commanis agitai et Uissolvit particulascalcis vivaî,autaqua for lis parliculas melallorum); suni euim liquores illl vaido caiidi, utpote oeleriter ex corde eo trusi, et cibi, quibus ordinane vescimur, sunl taies ut facile corrumperentur et spoDte sua incalescerent, sicut fœnum recens iuclusum horreo antequam sil exsiccatum; et cuni illis com|)onunl chylum cum quo transeunt in Tenas.

Sed quando in ventriculo uuii inveniunl cihum queni dissolvant agendo secundum tolas suas vires, illas vertunt contra ipsuni slomachum, et solilo fortius agitantes nervorum filamenta, niovent partes cerebri, qui motus déterminant animam ad formandam ideam gêneraient famis.

séparent, les agitent et les récliauffent, ainsi que Teau commune fait celles de la chaux vive, ou Peauforte celles des métaux; outre que ces liqueurs étant apportées du cœur fort promptenient par les artères, ainsi que je vous dirai ciaprès, ne peuvent manquer d'étie fort chaudes et même les viandes sont telles, pour Tordinaire, qu'elles se pourraient corrompre et échauffer toutes seules, ainsi que Tait le foin nouveau dans la grange quand on Vy serre, avant qu^il soit sec.

0. volume IV, p. 384. Lorsque les liqueurs que j'ai dit ci-dessus servir comme dVau-foitedans son estomac et y rentrer sans cesse de toute la masse du sang par les extrémités des artères n*y trouvent pas assez de viandes à dissoudre pour occuper toute leur force, elles la touriieni contre Testomac même, et agitant les petits filets de ses nerfs plus fort que de coutume font mouvoir les parties du cerveau d'oii ils viennent; ce qui sera cause que Pâme éiaot unie à cette machine concevra Tidee générale de la faim.

Peut être même pourrait-on penser que Philippi a connu le Traité de la formation du fœtus (édité pour la première fois en 1664) si Ton compare ce qu'il dit de la formation du cœur avec ce qu'en dit Descartes. S'il Ta connu, c'est que Clerselier en avait envoyé à Van Gutschoven une copie en même temps que celle du Traité de FHomme (mais cela ne semble pas s'accorder avec ce que dit Clerselier lui-même dans l'historique de cette affaire) ou bien que Van Gutschoven en avait rapporté une de son séjour en Hollande. Voici les

passages des deux ouvrages : le plagiat y est moins évident que plus haut.

PHILIPPI

MeduUa logicœ.

P. 1S1. Cum vero in sanguine sint partes diversaram figurarum, et in diversis parlibus divers! pori, el pressio inleslinorum sit summa (ut vel iode palet quod laeso abdomine inteslina magna vi erumpunl) accedatque eiiam sanguinis circula- Uo et respiratio, varii in variis locis Golliguotur humorf*s, sicai per di versa cribra coliigunlur diversi generis grana, per solum motum, figuram granoram et pororum cribri.

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