ENCEINTE PRINCIPALE
tion faite du donjon et de rancienne poterne, tuf un espace arrasé , couvert de débris sans caractère et étouffés sous les herbes et les ronces.
Réduit à ces muets témoins , il ne nous eût pas été possible d'indiquer la nature , le nombre et moins encore la destination des constructions qui, à des époques plus ou moins éloignées, ont dû être élevées dans cette enceinte et que nécessitait la présence d'une nombreuse garnison. Une heureuse circonstance nous a permis de suppléer , en partie , au silence de ces débris informes. On savait qu'il existait , dans les archives du génie milit château de Dieppe , un plan du château d'Arqués, dressé sur une très grande échelle, au commencement du xvin» siècle , par un ingénieur des armées de Louis XIV. M. le ministre de la guerre voulut bien nous autoriser à prendre communication et à tirer copie de ce plan , que l'historien du château d'Arqués avait tant d'intérêt à consulter. Nos planches XI et XII en présentent la réduction.
Ce plan nous indique, comme existant encore dans l'enceinte principale , à l'époque où il fut
dressé , une suite de bâtiments adossés contre la grande courtine de l'ouest, qui servaient au logement du gouverneur , et en retour dYquerre, une chapelle (Pl. X ï ).
En regard de ces constructions, du cùté opposé , était un petit bâtiment , dont la place est encore apparente aujourd'hui , et qui renfermait un puits pour le service de la garnison Plus loin , vers l'est , est marqué un autre édifice plus considérable , divisé , au rez-de-chaussée t en trois pièces, dont la destination n'est point indiquée. Nous ne saurions dire si nous devons voir, dans ce bâtiment , la maison de C artilleur , la maison des maréchaux , la maison du chapelain , ou bien encore le grenier au sel du roi , que nous trouvons mentionnés dans les comptes manuscrits de dépense du château pour les années 1 355 et i38o ». Le plan de 1708 se tait lui-même à cet égard.
A la suite étaient des jardins |>otagers dessinés
1 L'eau en était excellente. Nous avons vo, dans d'anciens comptes , qu'il fallait une corde de cinquante brassas pour % puiser l'eau , au moyen d'une roue.
» M», de la BiMiothèqne royale.
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