‹ Histoire du château d'ArquesChapitre 47 sur 141 · I.OÏTIS-Ï.E-JEUNE DEVANT AROMES. <S · texte numérisé non relu

I.OÏTIS-Ï.E-JEUNE DEVANT AROMES. <S

et d'expérience , dit le chroniqueur, ne voulurent pas permettre qu'il en vînt aux mains avec son seigneur , attendu , lui dirent-ils , qu'il n'en avait pas reçu directement d'injure grave. Par suite de ce conseil et d'un pourparler entre les deux princes , qui paraît en avoir été la conséquence , les choses , de part et d'autre, en restèrent là.

11 était dit que les ennemis de la Normandie se donneraient rendez-vous sous les murs du château d'Arqués. Le 61s du duc de Normandie lui-même devait leur servir cette fois de guide. C'était Henri-le-Jeune qui , pour satisfaire une ambition impatiente et désordonnée, les avait armés contre son père , ce même Henri II, que nous venons de voir parlementer devant Arques avec le roi Louis. A la tête de cette coalition étaient le comte de Flandre Philippe, et son frère Mathieu comte de Boulogne.

Tandis que le roi de France Louis-le-Jeune , qui était d'accord avec eux, tenait en échec le roi Henri II, sur la rive gauche de la Seine, devant Verneuil , qu'il menaçait d'un siège, Henri-le-Jeune, uni aux comtes de Flandre et

CHATEAU n'ARQITFS.

de Boulogne , pénétrait en Normandie par le nord ( 1 173). Deux châteaux, qui auraient pu les arrêter long-temps , A 11 ma le et Drincourt, car l'un et l'autre étaient très forts et garnis de chevaliers d'élite 1 ,se rendirent presque sans coup férir. Un troisième, plus fort et plus important encore , leur restait à prendre pour les rendre maîtres de toute la marche du nord et leur ouvrir le chemin de la capitalede la Normandie; ce château , c'était celui d'Arqués. Ils chevauchèrent pour l'attaquer. Avant qu'ils l'eussent investi, au moment où le comte de Boulogne, qui formait l'avant-garde , s'en approchait , il fut blessé à mort par un chevalier normand.

Cet événement arriva le jour de Saint-Jacques ( le i5 juillet); « et ce ne fut pas sans un dessein « de la providence divine , s'écrie le chroni- « queur auquel nous empruntons cette cir- « constance, car, cinq ans auparavant, le jour « de la fête du même saint, le comte de Bou- « logne avait juré, sur des reliques , parmi les-

* • Castruin munitissinium et militibus cîectis commissuin. - — Raoul de U'u tt , aj»ud Twysrien , ail. 571.

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