‹ Histoire du château d'ArquesChapitre 77 sur 141 · CHAPITRE DOUZIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE DOUZIÈME

3lrquf0 ôc rcn^ h <£\)iuUù VII. yriutlége» ûfcurbra par foute X I . Iléelamatton on aire *t l'nrtf nirrr « . <&aerre entre Dieppe et Jlrqnee.

iE duc de Sommerset , qui s'était I réfugié dans le palais de Rouen, OU il tenait encore, voyant s'a\ancrr 1rs bombardes et les ,couleu\ rinrs . demanda à entrer en accommodement. Apres d'assez longs pourparlers, il fui convenu que le duc de Sommerset, sa Femme, ses enfants et tous les Anglais étant

CAPITULATION DE ROUEN. tt>5

aux palais et château de Rouen , s'en iraient où bon leur semblerait, leurs corps et biens saufs , réserve faite des prisonniers et de la grosse artillerie , et qu'ils paieraient au roi de France , dans un an , la somme de cinquante mille écus d'or ; de plus , ajoute l'historien de Charles VII , • promirent encore ledit duc de « Sommerset , le sire de Talbot , et ceux de sa « compagnée, de faire mettre à pleine déli- « vrance et obéissance le chasteau d'Arqués, « la ville de Caudebec , le chasteau de Tancar- « ville et celuv de l'Islebonne, les villes de

• Honnefleur et de Monstier-Villiers , et icelles

• bailler et délivrer au rov , ou a ses commis « pour luy : et pour l'accomplissement des « choses dessus dites , et la plus grande seureté « d'icelles , bailla ce duc de Sommerset ses

• lettres-patentes , portant toutes promesses et

• asseurances de l'exécution, à l'effet de quoy

• demeurèrent en ostages jusqu'à l'entier accom-

• plissement , le sire de Talbot , avec d'autres

• seigneurs d'Angleterre. » 1

' Jean Charticr.

Charles VII resta quelque temps à Rouen, jusqu'à ce que les places mentionnées dans l'acconl ci-dessus lui eussent été livrées. - Et les « Anglois , dit plus bas le même historien , ren- « dirent et mirent en la main et de robéissance « du roy, comme ils l'avoient promis, et en « avoient baillé des ostages pour ce faire, les « chasteaux d'Arqués, Tancarville, l'Islebonne, • Monstier-Villiers et Caudebec. »

Lorsque le château d'Arqués ouvrit ses portes, il était fortement serré , depuis près de deux mois , par la garnison de Dieppe , qui en formait le siège. Le capitaine de cette ville, qui depuis quelques années était redevenue française, au bruit de la marche triomphante de Charles VII , s'était jeté sur Arques, avait enlevé, le jeudi 17 septembre (i449)> à la nuit tombante, le Belle ou première enceinte du château , et s'était établi au pied de ses murailles. 1 Quelques jours

' « Le capitaine de Dieppe print jeudy au soir la Ville d'Arqur* , <• que l'on appelle le Belle et le helvart du rha*tel , et tient le <> oiége devant ledit ehastol. >• — Lettre de Guillaume Cou&iaot , h.iilli de Rouen , du 'i.t M'ptnnhrc \\\9\ Thr.%aurus m>« mj do Martene , t I , col. IRI7.

après la capitulation de Rouen, il y plantait la bannière de France.

Il ne nous a pas été possible de découvrir quel gouverneur fut placé par Cbarles VII dans le château d'Arqués , lorsque cette importante citadelle lui fut enfin rendue. Les archives françaises sont moins riches , sous ce rapport , que les archives anglaises , qui nous ont donné la suite presque complète de ses capitaines dans les trente années d'occupation que nous venons de passer en revue. Nous voyons seulement que, en Jean d'Estouteville , seigneur deTorcy

et de Blainville, maître des arbalétriers de France, en était capitaine , aux gages de cinq sous parisis par jour. 1

Le successeur de Charles VII , Louis XI , paraît s'être occupé avec quelque sollicitude d'Arqués et de Dieppe, dans son voisinage. En i463, il accordait plusieurs franchises à cette dernière ville, pour l'aider à entretenir et réparer ses quais et sa jetée : « Car aussi , disait Louis XI , est de « grand et somptueux coust et maintenement,

• Collection Joursanvault ; Catalogue, n° 1701.

206 CBATEAl* D'ARQUKS.

• la jetée, qui est un grand édifice de bois,

• construit et assis dedans la mer, pour tenir « ouvert l'entrée du hable ( du havre ) dudit

• lieu.» 1

Quant à Arques , le roi lui octroya des lettres confirmât ives des privilèges qui avaient été accordés à ses bourgeois par Jcan-sans-Terre , pour la vente de leurs denrées et marchandises, et que son aïeul Charles V leur avait précédemment confirmés». Louis XI fit plus. Quelques jours après , le 19 juillet (i/|68), il rendit une seconde ordonnance en faveur des habitants d'Arqués ; en voici le préambule :

. Loys, par la grâce de Dieu , roy de France ,

• sça voir faisons à tous présens et advenir, nous « avoir reçue l'umbe supplicacion de noz bien

• amez les manans et habitans de nostre ville

• d'Arqués, contenant que de long-temps soulloir « estre tenu marché au dict lieu toutes les sep-

• maines , au jour de samedy, et deux foires

• Onlonnanees des Rois de France , t. xvi , p. 81. L'existence d'une jetée au port de Dieppe , à cette époque , nous a paru une chose curieuse a constater ici.

» Onlonnanees des Rois de France, t. XVII , p. 100

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