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bassin neuf est arrondi et sert de centre à quatre larges allées ; enfin, tout le tracé des broderies diffère de l’ancien. Si riches en jeux d’eau que soient les jardins de Meudon, si
perfectionnés par l'intervention constante de Louis XIV, ils
resteront très différents de ceux de Versailles. Leur principale beaute ne réside point dans l’étendue des parterres, dans le nombre des bosquets et des statues, mais dans l’énorme différence des niveaux qui offre à la vue des terrasses étagées, des vallées, des collines boisées avec la perspective lointaine de Paris. Ces contrastes vigoureux étaient-ils très appréciés en cette fin du xvue siècle ? La situation abrupte de Meudon prive, semble-t-il, son château d'équilibre ; sa terrasse coupe les jardins en deux et le village pénètre dans les bosquets. Louis XIV,
voulant établir sa résidence hors de Paris, avait hésité entre
Versailles et Juvisy, entre une petite colline située dans une large vallée et une plaine sans accident aucun. À Meudon, il se promènera habituellement, non sur la terrasse dont l’escarpement menace le village, mais sur la Terrasse des Marronniers, qui domine de quelques marches seulement l’avantcour, où l'œil se repose sur des collines et des horizons lointains et peut ignorer l’abîme ouvert à quelques pas de là. Pour Louis XIV, le château du Dauphin a certainement conservé, de ses origines lointaines, une position encore un peu gothique.