Arch Nat. Ot
15, Ilest possible que des carrelages d'un goût plus ilalianisant que ceux d'Abaquesne aient été fails à Paris. En 1544, un nommé Le Roux, fabricant de carreaux de terre-cuite, obtenait, par la protection de la duchesse d'Etampes un logement au Petit-Nesle ou habitait Cellini (Vita di B. Cellini. Milan-Sonzogno, 1907, p. 262).
16, Renati Rapini S. J. Hortorum libri IV. Paris-Imprimerie Royale, 1665, p. 66-68.
17. M. Clousot, qui cite ce passage dans son ouvrage sur Philibert de l'Orme (Paris-Plon. 1911, p. 69), voit, dans l'échec qu'il aurait subi à Meudon, une des causes de la disgrâce du vieil architecte : « Privé de son protecteur souverain, le surintendant devait fatalement succomber devant la
coalition de ses ennemis, rien n'étant plus facile à obtenir qu’une révocation,
à la faveur du bouleversement de toutes les charges qui se produisait à chaque changement de règne. Mais si l’on voulait à toute force tourner contre l'architecte de Henri Il une rancune princière, on pourrait, à notre avis, interroger la coterie des Guises, tout-puissants depuis que leur nièce, Marie Stuart, était assise sur le trône de France. Un des chefs de la famille, le cardinal de Lorraine, avait des motifs personnels d’en vouloir à Philibert, qui l'avait engagé dans des dépenses considérables pour faire monter l'eau de la Seine à Meudon, sans arriver à rien qui vaille. C’est du moins l’interprétation généralement admise pour le passage si souvent cité des Discours Admirables de Palissy. La double plaie d’argent et d'amour-propre était trop récente pour que le cardinal, si c'est bien de lui qu'il s’agit, ne fut pas fort aise de donner une leçon au maladroit hydraulicien. Il récompensait en même temps le Primatice qui venait de lui construire la fameuse grotte de Meudon, objet de l’admiration universelle ». Il est certain que cette interprétation repose sur une parfaite concordance de dates et que nous ne connaissons pas, précisément à cette époque, d'autre grand seigneur ayant besoin d'eaux abondantes pour un « haut jardin », dans une résidence dominant un grand cours d’eau : les belles constructions du temps sont presque
toutes situées dans des fonds de vallée, Quels étaient aussi les châtelains
pouvant disposer facilement de sommes aussi considérables ? Sans apporter aucun autre argument, M. Maurice Roy prétend infirmer (op. cit., p. 45), cette tradition parce que « Philibert de l’Orme lui-même, qui se complait habituellement à citer ses travaux d'architecture, n’a jamais parlé de Meudon dans ses ouvrages ». Il n'était pas besoin d'être l’orgueilleux artiste que l'on sait pour faire silence sur un grave mécompte.
18. « Les Elegies, Eclogues et mascarades de P. de Ronsard. À Paris, chez Gabriel Buon au cloz Bruneau à l'enseigne S. Claude. 1095.» T.IV, p. 219.