CHAPITRE DEUXIÈME
lui faire la grâce d'y faire attention pour le tirer de ses engagements. Ce morceau, qui a été approuvé de Sa Majesté, de toute la Cour et du public, donne lieu au suppliant d'espérer des hontes de Votre Grandeur à récompenser les arts par les dons répandus pour les encourager. Il ne cesse de travailler continuellement pour le Roi et compose de temps en temps quelque chose de nouveau à la gloire de Sa Majesté, n'y ayant personne de plus attaché que lui, en perfectionnant bien ses ouvrages. Son intention est de pouvoir pousser la sculpture en marbre et en bronze à un degré de perfection et de légèreté où on n'ait pas encore atteint... » (Nouvelles Archives de l'Art français, t. VIII, p. 170). Il ne faut pas prendre trop au sérieux les doléances de cet artiste, non plus que ses prétentions au premier rang dans l'école française.
37. « Le Roi est sorti à cinq heures et demie, en calèches, et a mis pied à terre au Dragon. Cette pièce, une des plus belles qu'il y ait ici, n'avait pas été entièrement achevée sous Louis XIV. Le Roi y avait déjà fait travailler; mais en dernier lieu il y avait un ouvrage considérable à y faire et on demandait 5oo.ooo livres, tant pour les réparations que pour les augmentations; cette somme à été réduite à 100 000 écus par M. le contrôleur général, et on l'a fait jouer aujourd'hui pour la première fois » (Luynes, Mémoires, t. III, p. 45i).
38. Cf. Histoire du Château de Versailles, t. II, p. 56, et le travail cité d'Alfred Leclerc, où l'on trouvera tous les détails sur la seconde reconstruction du Bassin de Neptune, terminée en 1889.