CHAPITRE DEUXIÈME x
exécution assez sommaire, étaient estimés par l'auteur 12.000 livres, et le grand 24.000 livres (Engerand. Inventaire des tableaux commandés, p. i85).
36. Lettre de Cochin, 10 décembre 1768 {Correspondance de M. de Marigny, publiée par M. Furcy-Raynaud, t. II, p. 164).
37. Les bas-reliefs représentent Jupiter, Junon, Mars, Vénus, Neptune, Minerve, Cérès, Mercure, Diane, Apollon, Cybèle et Pluton. Le modèle est compté par l'artiste 450 ou 5oo livres, le moulage 120 livres et l'exécution en bois 5oo ou 55o livres. Le règlement des Bâtiments réduit ces sommes de près de moitié.
38. Le mémoire dressé par Pajou mentionne encore quatre têtes de femmes aux consoles des grands balcons de l'avant-scène; une tête d'Apollon sur l'entablement de cet avant-scène et deux groupes d'enfants, jouant avec les attributs de Mars et ceux d'Hercule et d'Omphale; les quatre lunettes ornées de sphinx, coquilles et guirlandes ; un enfant tenant une couronne de roses et un carquois, un autre portant des palmes et du laurier ; deux aigles aux piédestaux de la loge grillée du Roi ; deux faisceaux de piques aux pilastres de cette loge, et quelques modèles non utilisés. Comme exemple des réductions opérées par les Bâtiments sur le mémoire, notons que le cartouche des Armes du Roi, estimé par l'artiste 12.000 livres est réduit à 8.000. Les grands trophées de chaque côté de l'avant-scène peuvent être attribués à l'atelier d'Antoine Rousseau, et peut-être aussi ceux qui sont placés dans l'ombre sous les premières loges. Ajoutons qu'Honoré Guibert a participé au détail décoratif de la salle.
39. Sur la porte du bout de la galerie de pierre est un fronton de Pajou, estimé 25.000 livres : deux enfants auprès de la lyre d'Apollon, avec un globe où les fleurs de lys ont disparu. (Le dessin de ce charmant morceau est dans Stein, p. 181). Le salon ovale précédant les loges royales contient deux petites peintures, V Amour des Arts et une tête de Flore ; elles sont de Touzé (O1 2271).
40. La plupart des dessins de Pajou pour les groupes et figures de bois du foyer de l'Opéra sont au Musée des Arts décoratifs et dans la collection Alexis Godillot. M. Stein en a reproduit plusieurs. Les figures d'Apollon et de Vénus étaient estimées ensemble par l'artiste 14.724 livres, réduites à 10.000 ; les quatre « Poésies », 16. 636 livres, réduites à 8.000.
41. Stein, p. 187 et 336. Les mémoires détaillés de Pajou et toute la correspondance relative à cette affaire sont publiés p. 3ia et suiv. Un document de 1779 donne la liste complète des collaborateurs de l'artiste, appelés par lui à attester la véracité de ses estimations. Roland, à lui seul, avait gagné 23. 000 livres et Dejoux près de 10.000 livres.
42. Mémoires secrets, au 26 février 1770. La salle de Paris était de Gabriel et de Soufflot.
43. La visite de Louis XV a eu lieu probablement le 7 mai, jour de la troisième répétition de Persée. Aux deux premières, le duc d'Aumont avait laissé entrer tout le monde sans billet pour voir la salle, et il y avait eu « une foule horrible. » Sur les essais d'éclairage et de décors, voir le Journal de Papillon de La Ferté, p. 268-271. Un plan détaillé de la scène et de l'orchestre, avec l'indication de tous les artistes à la date de i773, se trouve dans un précieux recueil sur la « Chapelle du Roi », appartenant à la Bibliothèque delà ville de Versailles.
44. Croy, t. II, p. 398. Les détails sur les fêtes de 1770 sont tirés du Journal de Croy, du Journal de Papillon de La Ferté, de l'opuscule fort rare de celui-ci intitulé Description des fêtes et spectacles donnés à Versailles à l'occasion du mariage de Monseigneur le Dauphin. Le dessin de Moreau le jeune et celui qui est cité plus loin sont reproduits au catalogue de la collection Jacques Doucet, Paris, 1912.