Archives Nationales, O1 1786, O
3i. Voici quelques extraits du document publié par M. de Fels, p. 99, et par M. Stein, p. 182 :
« Avant-scène. Les huit colonnes en marbre de sérancolin. Les chapiteaux, gaines et bases seront dorés. La frise en marbre de sérancolin. L'architrave et la corniche dorés en plein. Tous les arrière-corps faisant le fond en verd-verd. Les socles des grandes colonnes et tout ce qui environne le parquet, en contrebas du niveau des socles, sera en marbre de porphvre clair ou griotte clair. Tout l'arrière-corps des portes, chambranles, aux retours de l'avant-scène, et toutes les architectures de balcon en sérancolin. Le dessous des plate-bandes du grand cadre,les champs et moulures dorés, le fond du panneau verd-verd. — Dans la salle. ...Tous les corps saillants, ainsi que les colonnes du petit ordre en sérancolin... Tous les grands bas-reliefs des premières et deuxièmes loges dorés en plein, les fonds éteints par un glacis. Les fleurs de lys [détruites] et accompagnements de la balustrade de l'amphithéâtre et galerie seront en bronze. Les médaillons adaptés aux socles seront en lapis clair et la tête bronzée. Les signes du Zodiaque qui environnent en bronze... Tous les murs de la colonnade seront en verd-verd... La voussure des premières ioges fond verd-verd, avec mosaïques et sculptures dorées. . . — Le plafond. Toutes les parties non dorées en verd-verd. »
32. A la bibliothèque de Besançon, dans la collection Paris, sont deux aquarelles signées Jallier, représentant la coupe longitudinale et la coupe transversale de l'Opéra, et divers dessins des charpentes et de la scène par Le Roy (1768).
33. Gabriel avait d'abord dessiné deux loges superposées à l'usage du Roi, dont la plus haute devait être grillée ; Pajou avait fourni pour ces loges les modèles de groupes qui ne furent pas exécutés (Fels, /. c, p. 99).
34. Croy, t. II, p. 401. On peut tirer de ce journal la plus intéressante description des différentes salles, dont les panneaux et châssis démontables permettaient de varier la disposition et le décor. Le seul reproche exprimé est que le théâtre « n'a pas assez de fond pour sa largeur et hauteur », ce qu'on aurait pu éviter en supprimant le foyer. Peu de contemporains ont parlé de ce théâtre. Aux Souvenirs d'un page du comte d'Hézecques peuvent être joints les détails conservéslians la Nouvelle description de Versailles par l'auteur du Voyage de Paris, nouv. édit., Paris, 1821, p. 3i.
35. Le grand plafond de Du Rameau est décrit dans le Mercure d'août 1770. Les troisièmes <>nt encore ceux qu'a peints le même artiste, représentant les Amours des Dieux, c'est-à-dire
de petits amours ornant de fleurs les attributs des diverses divinités. Ces douze plafonds, d'une