CHAPITRE TROISIÈME ,g
tout le monde au Premier gentilhomme de la Chambre et en son absence au Premier valet de chambre, à l'exception du Grand Aumônier, — du Grand Écuyer, — du Premier Aumônier, — du Capitaine des Gardes du corps, — du capitaine des Cent-Suisses,.— du Premier Écuyer, — du capitaine lieutenant des Gendarmes, — du capitaine lieutenant des Chevau-légers , — du colonel des Gardes françaises, — des Ministres, — des Secrétaires d'État, et des personnes qui ont les premières entrées, — lesquelles entreront sans demander, quand l'huissier sera en dedans du Cabinet. — Lorsque le Conseil ou le travail finira, le Premier gentilhomme de la Chambre et les grandes entrées entreront ; l'huissier restera dans la Chambre jusqu'à ce qu'on le fasse appeler ».
57. Luynes, t. II, p. 469 (Compiègne, 22 juillet 1739) : « Il y eut, il y a quelques jours, ici, une dispute de M. le duc de Gramont à l'occasion des entrées. A Versailles, au débotter, lorsque le Roi est habillé dans le Cabinet du Conseil, il passe dans le Cabinet des perruques pour se poudrer; alors tout le monde sort, hors les entrées du Cabinet qu'on appelle les entrées des Quatorze, lesquelles restent dans le Cabinet du Conseil. Ici l'usage n'est pas de même. Le Roi se débotte dans sa chambre et s'y poudre. M. de Gramont ne voulut pas sortir de la chambre dans le moment de la poudre, quoiqu'on l'eût averti... »
58. Luynes, t. III, p. 3oi, 216; t. VI, p. 275 ; t. XIII, p. 218. Renvoyons encore les curieux aux t. I, p. 262; t. V, p. 359; t. VI, p. 372; t. IX, p. 294, 3i8; t. XI, p. 323; t. XIV, p. 168, etc., et citons un passage relatif aux dames : « 25 décembre 1752. Mme de Maillebois [damé d'honneur de Mesdames] jouit continuellement de ses grandes entrées chez le Roi, lorsqu'elle va à la suite de Mesdames; elle reste dans le Cabinet des perruques pendant que le Roi se poudre, de même que les dames d'honneur et d'atours de Madame la Dauphine et de Mesdames; car les dames d'honneur et d'atours de ces princesses ont les grandes entrées comme celles de la Reine » (t. XII, p. 219 ; cf. t. I, p. 161).
5g. Çroy, t. II, p. 90 (3 juillet 1763).
60. Luynes, t. III, p. 409; t. IV, p. 71, 74; t. VII, p. 383; t. XVII, p. 83.
61. Luynes, t. III, p. 298; t. IX, p. 340. — On pourrait rappeler ce que raconte Madame Campan du guet-apens dont aurait été victime Mademoiselle de Romans, menée à Versailles, sous le prétexte de voir le Château : « Elle fut conduite entre quatre et cinq heures de l'après-midi dans la Galerie des glaces, moment où les Grands Appartements étaient toujours très solitaires. Le Bel, qui les attendait, ouvrit la porte de glace qui donnait de la Galerie dans le Cabinet du Roi, et invita Mademoiselle de Romans à venir en admirer les beautés... Elle accepta; la porte de glace se referma sur elle... » (Mémoires, t. III, p. 3o). Ces souvenirs se rapporteraient à l'année 1761.
62. Dufort de Chtverny, t. I, p. 124, (où on peut lire la suite de l'histoire). Cf. t. I, p. 10, 179- 189, 228, 262, 295, 297.
63. Luynes, t. XIV, p. 57. Sur le travail mystérieux de Louis XV avec le prince de Conty, v. t. XIII, p. 424, et les t. XIII et XIV. Le prince arrivait au Cabinet par les garde-robe. A propos du travail du Roi, v. cette note du mois de juin 1737 ; « Lorsque le Roi est au Conseil ou au travail dans son Cabinet, il ne reste personne dans sa Chambre, et, quand le Conseil ou le travail est fini, un de ceux qui sont dans le Cabinet sort, et l'huissier appelle alors le Premier gentilhomme de la Chambre ou le Premier valet de chambre; mais, si le grand chambellan se trouve à la porte de la Chambre, on l'appelle le premier et il entre avant le Premier gentilhomme de la Chambre » (t. I, p. 269).