Luynes, t. IV, p. 396 (29 janvier
i98 NOTES
67. Luynes, t. VIII, p. 437. Cette scène se passe dans l'ancien Cabinet ; dans le nouveau, rien n'est changé au cérémonial. Voici un détail du chapitre du 1" janvier 1757: «Il y avait dans le Cabinet du Roi un grand nombre de chevaliers de l'Ordre qui ont les entrées ; ils étaient autour de la table du Conseil attendant les ordres du Roi, et le Roi était debout derrière son fauteuil comme à l'ordinaire; le Roi ne voulut point parler que tous les chevaliers ne fussent entrés ; il dit qu'il y en avait beaucoup dans sa Chambre et qu'il fallait les appeler » (t. XV, p. 353).
68. Quand il y avait beaucoup de monde aux révérences, l'encombrement était grand dans les étroits passages du rez-de-chaussée. Voici ce que Luynes raconte des révérences faites au Dauphin et à la Dauphine, le 1 1 décembre 1757, à l'occasion de la mort de la reine de Pologne : « Il y eut plus de cent dames qui firent la révérence. Ce grand nombre, avec l'embarras des mantes, le désagrément très grand pour les femmes de passer par des corridors et de petites cours sans avoir leurs gens avec elles, ensuite la multitude des domestiques et des flambeaux, et le prodigieux nombre de gens inutiles que la curiosité seule y avait amenés, firent une confusion et un embarras insupportable »
t. XVI, p. 369).
69. Luynes, t. XI, p. 422; t. XIII, p. 32 1. Cf. le récit des révérences des dames, pour féliciter le Roi d'avoir échapper à l'attentat de Damiens : « 1 1 janvier 1757. Il les a vues à neuf heures ; on en a compté i63, dont 42 du service. Le Roi les reçut dans son Cabinet, en robe de chambre, frisé et poudré ; il était assis dans son fauteuil, la jambe droite sur un tabouret. Mgr le Dauphin y était. Madame la Dauphine et Mesdames étaient dans le Cabinet. On entrait par la porte du côté de l'Œil-de-Bœuf, et on sortait par la porte de glace ».
70. Luynes ajoute en note : « Mme de Châteauroux n'a point été saluée par le Roi. Ce n'est point l'usage. Le Roi ne salue les dames que la première fois qu'elles lui sont présentées, ou bien dans le cas du départ pour un long voyage ou du retour. Encore même ces saluts à l'occasion des voyages ne se pratiquent presque plus. Mais, pour le tabouret, le Roi n'a jamais salué. [Pour le salut et les usages du tabouret, cf. t. I, p. 64 ; t. II, p. 174; t. III, p. 236; t. X, p. 23i, 409, etc. Argenson, t. VI, p. 389.] On sait même qu'autrefois le tabouret se prenait au couper du Roi...; la dame titrée se tenait debout, et le Roi lui disait : « Madame, assoyez-vous ». [T. XII, p. 359 : " Les femmes titrées... prenaient leur tabouret au grand couvert. Cet usage... ne fut changé qu'à l'occasion de Mm« de Gontaut (Gramont),... lorsque son mari devint duc, en 1733... »] Pour la formule et l'usage sous Louis XIV, cf. t. III, p. 236; t. IV, p. 193 ; t. VI, p. 432; t. VII, p. 196; et Saint-Simon, éd. Boislisle, t. II, p. 275.