‹ Histoire du Château de Versailles: Versailles au XVIII e siècleChapitre 43 sur 61 · CHAPITRE QUATRIÈME · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME

pût tirer à conséquence contre le directeur général »-. — V. le récit de Luynes, t. IV, p. 70-80 (détails sur la disposition des troupes, p. 76). L'audience de congé eut lieu dans le Salon'd' Apollon (p. 169).

2. Les concerts de Marie Leczinska ont une certaine importance pour l'histoire de la musique en France. Ils ont commencé au Salon de la Paix dès 1725, sous la direction de MM. de Blamont et Destouches, surintendants de la Musique du Roi (de Rebel, à partir de 1736). On y entendait des œuvres de Lulli et des opéras nouveaux, complets ou par fragments; dans le premier cas, l'audition prenait trois concerts; à la fin de chaque audition, une collation était servie et la Reine complimentait les meilleurs chanteurs (Dussieux, t. I, p. 384). En 1726, la Comédie-Française lui donna cinq représentations, pendant la convalescence de ses couches (Mercure de France, 1726, p. 21 34).

3. « C'était hier jour de concert. Il y en a un chez la Reine, et ce fut dans le cabinet avant la chambre [salle 116]. On avait représenté plusieurs fois à la Reine que cet arrangement lui serait plus commode que dans le salon [de la Paix], voulant jouer dans le salon après la musique. On avait même ajouté que Versailles était le seul lieu où elle eût cet embarras, puisqu'à Compiègne et à Fontainebleau c'est dans son antichambre. L'ancien usage avait toujours prévalu dans l'esprit de la Reine; hier est le premier jour qu'il ait été changé » (Luynes, t. XI, p. 143, 25 mai 1751).

4. Voici des détails sur l'éclairage des salons aux jours de fête : « On travaille continuellement à l'arrangement de l'Appartement, et on compte qu'il sera prêt pour dimanche. L'on a mis, comme au mariage de Madame Infante, trois rangs de lustres dans la galerie, 8 de chaque côté, ce qui fait 24. (Les cordons de ces lustres sont garnis de rubans de différentes couleurs qui entourent lesdits cordons et de l'un à l'autre forment des festons; outre cela il y a plusieurs grandes girandoles sur des pieds. Le tout est arrangé avec beaucoup de goût, sans confusion. On a mis aussi des lustres et girandoles dans tout le reste de l'appartement, jusqu'au Salon d'Hercule exclusivement). J'ai déjà marqué que les Menus avaient acheté un grand nombre de lustres ou chandeliers et de girandoles de cristal de Bohême pour les fêtes des Appartements. Ce fut à peu près dans le temps du mariage de Madame Infante, et parce que l'on était obligé d'en louer à chaque occasion ; depuis ce temps, on en a encore acheté pour 400.000 livres, et il y en a présentement de quoi garnir tous les Appartements » (Luynes, t. XI, p. 325).

5. Luynes, t. XI, p. 328-33o, 339, 362- Une belle estampe de Marvie, d'après le dessin de M.-A. Slodtz, représente ce feu d'artifice et donne une idée des décorations du Parterre d'eau. L'affluence de la foule pressée dans le Château amena un accident singulier au palier supérieur de l'escalier de la Reine, où se trouvait une barrière; une partie de la balustrade de marbre céda tout d'un coup et deux personnes furent grièvement blessées.

6. Nolhac, Nattier, peintre de la cour de Louis XV, Paris, 1910, p. 122, d'après un récit inédit de la mort de Madame Marie-Thérèse, fille du Dauphin (Archives Nationales, O1 822).

7. Hénault, Mémoires, p. 217. Détails sur l'accouchement de la Reine, Luynes, t. I, p. 75, 80.

8. Sur le cérémonial des audiences de la Reine, qui variait suivant les cas, on trouve d'innombrables mentions dans Luynes, qui, sur ce point plus que sur tout autre, tenait à avoir un journal exact. V. notamment t. I, p. 54, 64, 96, 107, n 3 ; t. VIII, p. 199 ; t. IX, p. 448 5 *• XIII, p. 48 ; t. XV, p. 397. Le Château sous Louis XV, p. 107.

9. Archives Nationales, O1 1800, 1801. Comptes de François Vernet communiqués par M. Delaroche- Vernet (celui du plafond de la Reine monte à 3.334 livres 5 d.).

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