‹ Histoire du Château de Versailles: Versailles au XVIII e siècleChapitre 44 sur 61 · Archives Nationales, K 147; O · texte numérisé non relu

Archives Nationales, K 147; O

11. Luynes, t. II, p. 288 ; t. IV, p. 126; t. V, p. 223, 392, 421 ; t. VII, p. 45, 190, etc. (Le cabinet des Poètes paraît être celui où des peintures ont été retrouvées). J'ai taché de reconstituer, d après Jes données assez nombreuses des dossiers des Bâtiments, l'histoire des cabinets de Marie Leczinska. On la trouvera dans Le Château sous Louis XV, aux p. u7-i3o, ici résumées.

12. Comptes des Bâtiments, O1 2240. Du 27 juillet: « Parfait paiement au sieur Martin, vernisseur, de 3.5-8 livres, pour journées et couleurs fournies pour un des cabinets et la petite galerie des appartements de la Reine .»

i3. La Martinière ajoute, en i74i,pour ces cabinets : « Il y a sur les cheminées, qui sont d'un très beau marbre, des trémeaux de glaces, et vis-à-vis il y en a aussi d'autres sur les lambris. On y remarque des tableaux de paysages et des sujets champêtres au dessus des portes, lesquels sont de Boucher » (p. 117- 118).

14. La scène se passe le 21 décembre 1747 (Luynes, t. VIII, p. 7, i5o).

i5. Le devis de Rousseau s'élevait à 1.738 livres. Une partie de son travail dut être refaite en 1764, « pour substituer une nouvelle menuiserie propre à recevoir des papiers de la Chine ».

16. Un des dessins retrouvés est reproduit dans Le Château sous Louis XV, p. 125. On y voit la place qu'ont dû occuper le portrait de Madame Henriette, peint en 1742, et celui de sa sœur qui est de 1745. Si l'on prenait à la lettre un mot de Mme Tocqué, indiquant que la Flore « a été sur la cheminée du cabinet de la Reine », il faudrait admettre qu'elle a été encadrée dans une bordure fixe au-dessus de la glace (Nolhac, Nattier, éd. cit., p. 101, io3).

17. Un dossier de plans et dessins, daté de 1749, nous apprend que le boudoir fut refait cette année-là; une armoire s'enfonçait alors dans le mur du fond, et la pièce était un peu plus large qu'elle ne l'est restée, par suite de l'établissement d'un corps de cheminée. Le remaniement de 1749 semble celui dont parle Luynes : « La Reine vient de faire un petit changement dans ses Cabinets de Versailles. Dans le petit cabinet qui est par-delà le grand, et qui touche à la salle des Gardes, elle avait fait mettre cinq tableaux faits par un peintre nommé Pierre ; quatre représentent les » Quatre Saisons » et le cinquième une « Veillée de village ». La Reine a trouvé les figures trop fortes pour un aussi petit endroit ; elle les a fait mettre dans des cadres dorés et les a placés dans son cabinet en bas, à Fontainebleau. Oudry, fameux peintre, vient d'en faire cinq autres qui seront posés ces jours-ci; ils représentent les « Cinq Sens »; ce sont de jolis paysages avec de très petites figures » (t. X, p. 40). — Le mémoire de Pierre, s'élevant à 2.5oo livres pour les cinq tableaux, est compté à l'exercice 1749 (Archives Nationales, O1 1934 A). Oudry reçoit la même somme pour les Cinq Sens, livrés le 24 novembre 1749 (Engerand, Inventaire des tableaux commandés, p. 36o et 3g6). Je ne sais à quel moment les Oudry furent remplacés par le décor de boiseries peintes.

iS. Luynes, t. X, p. 200. Archives Nationales, O1 1798.

19. CourajoJ, Livre-Journal de Lazare Duvaux (1748-1758), Paris, 1873, p. xvm, cvm, ox. Sur les tentures de papiers de la Chine et leur diffusion en France, v. la p. cxxi. L'inventaire inédit des objets meublant les cabinets de Marie Leczinska ajoute aux renseignements qu'on possède sur l'invasion du goût exotique à la Cour (Archives Nationales, K 147).

20. « Aux sieurs La Roche, Frédou, Prévôt et Coqueret, 2.000 livres, pour le paiement de huit tableaux représentant différents sujets chinois, qu'ils ont faits pour le service du Roi et ont été placés dans le cabinet de la Reine, au Château de Versailles, au mois de juin 1761 » (Engerand, p. io3). Sur deux tableaux commandés par la Reine à Vien, l'un représentait l'arrivée de saint François-Xavier en Chine. Elle fit adresser à l'artiste des observations très minutieuses par le directeur général, au sujet des esquisses qui lui furent soumises (Courajod, p. xvm, n. 2).

21. La demande ne fut présentée au Roi par le directeur général qu'au travail du G novembre suivant : <> La Reine ayant laissé à Madame la comtesse de Noailles son cabinet des Chinois et l'intention de Votre Majesté étant qu'elle fasse bâtir un cabinet à Paris pour y placer ces peintures, M. le comte de Noailles désirerait la permission de transporter le tout comme il existe à présent, boiseries et glaces. Je prends la liberté, etc. » La pièce porte le Bon du Roi (Archives Nationales, O1 1069). Cf. Campan, Mémoires, t. III, p. 70.

22. Sur les deux appartements de Madame de Pompadour, v. Le Château sous Louis XV, p. 204-214. Celui « d'en haut », à l'attique des Grands Appartements, avait servi avant elle à la

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