‹ Histoire du Château de Versailles: Versailles au XVIII e siècleChapitre 46 sur 61 · CHAPITRE QUATRIÈME 2o · texte numérisé non relu

CHAPITRE QUATRIÈME 2o

a si bien travaillé « à blanchir et à restaurer les parties de dorures écaillées dans les appartements de Mgr le Dauphin et celui de. Madame la Dauphine », que « ces appartements sont actuellement comme neufs ».

42. Récit inédit (Archives Nationales, K 147). On a vu plus haut que cet escalier est de 1747 ; les plans font penser qu'il a été refait depuis, probablement pour Marie-Antoinette.

43. Luynes, t. III, p. 147. Il y a, en janvier 1742, des indications analogues : « Hier, il y eut bal en masque chez M. le Dauphin. On dansait dans le grand cabinet de M. le Dauphin et dans son cabinet d'étude. Il y avait deux tables dans le cabinet des glaces, où l'on jouait à cavagnole, et la collation était dans la salle de M. de Châtillon » (t. IV, p. 84; cf. t. III, p. 242, 440 ; t. IV, p. 4). Blondel indique dans son plus ancien plan la salle 5o comme dépendant de l'appartement du gouverneur; c'est un « arrière-cabinet servant de garde-robe ». La salle 49 est le « cabinet en bibliothèque », et la salle 48, le grand cabinet.

44. V. plus haut, p. 102. Il existe deux panneaux dorés de cette pièce, provenant des démolitions de Louis-Philippe.

45. On trouve le nom du ciseleur dans l'état des artistes employés. Les documents publiés par J.-J. Guiffrey, Les Caffiéri, Paris, 1877, p. 86, montrent que Caffiéri a fait à Versailles, en 1747, pour 9.000 livres de travaux ; mais il n'y a aucune indication de ces ouvrages.

46. La Martinière, t. VI, p. 114. Cf. Histoire du Château de Versailles, t. II, p. 197. C'est le grand cabinet, dont le fils de Louis XV se servit pour la première fois, « en entrant aux hommes », le i5 janvier 1736 : « M. le Dauphin, en entrant chez lui, passa tout droit dans son cabinet, qui était celui qu'occupait en dernier lieu M. le duc d'Orléans régent et qui était auparavant celui de Monseigneur. Il y trouva les volets fermés, un théâtre dressé et des marionnettes toutes prêtes qui commencèrent à jouer aussitôt. . . » (Luynes, t. I, p. 60).

47. Etat des glaces délivrées pour le Dauphin, 20 septembre 1747 (Archives Nationales, O1 1810). Le parquet indiquant l'existence de ces glaces s'est trouvé encore en place entre les croisées, en 1896, quand on a déposé les panneaux de portraits de maréchaux de l'ancien musée.

48. Maurisant avait fait en même temps les bains du Dauphin et reçu, pour les deux ouvrages, 4.oo3 livres 17 s. 8 d. (Archives Nationales, O' 2247) ; quelques morceaux du cabinet à niche, retirés par Louis-Philippe, sont en magasin. Martin, dont on a décrit plus haut le travail, avait exécuté pour ce charmant réduit tout un mobilier vernissé. On y voyait sans doute les deux paires de bras à branchages et fleurs de porcelaine de Vincennes, fournis à la Dauphine par Lazare Duvaux. Les livres du marchand-bijoutier du Roi désignent beaucoup d'objets du joli mobilier de la princesse, dont sa bibliothèque en bois de rose et sa table-écritoire de bois de rose à fleurs (Germain Bapst, Inventaire de Marie-Josèphe de Saxe, Paris, i883, p. 72 et suiv.).

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