CHAPITRE QUATRIÈME
duchesse de Châteauroux. — L'entresol fameux de Quesnay est mentionné par Marmontel, Mémoires, éd. Tourneux, t. II, p. 22 et 27. Son emplacement est fixé par le plan à petite échelle de Blondel. De l'arrière-cabinet de Louis XV, on en aperçoit les fenêtres sur la petite cour.
23. L'histoire assez compliquée des diverses installations de Mesdames paraît débrouillée dans Le Château sous Louis XV, p. 75-88, p. 158-173.
24. Luynes, 1. 1, p. 60 ; [Soulavie], Mémoires du maréchal de Richelieu, t. VIII, p. 83. C'est le premier appartement du Dauphin que donne le plan de Blondel. Le duc d'Anjou, né en 1730, l'habite et y meurt en 1733, d'après une anecdote racontée par Villars, Mémoires, t. V, p. 395. — D'après Demortain, le duc de Berry (marié en 1710, mort en 1714) occupait l'appartement voisin, qui fut plus tard celui de la Dauphine. Villars y succéda à ce prince, en décembre 1714 : « Le Roi donne au maréchal de Villars l'appartement qu'avait Mgr le duc de Berry... Il a sept grandes croisées sur le jardin» (Dangeau, t. XV, p. 289).
25. Luynes, t. VI, p. 129, 171 ; cf. p. 182, 201 ; t. VII, p. 366. Description du mobilier de la Dauphine, avec la tenture des Gobelins de l'Histoire d'Esther (t. VI, p. 341).
26. Archives Nationales, O1 1810. Luynes note la décision royale, ainsi que le transfert de « la petite Madame » au rez-de-chaussée de l'aile des Princes : « M. le Dauphin ne doit habiter ce nouveau logement que dans un an » (t. VII, p. 365, 372, 390, 416).
27. Luynes, t. VIII, p. 8, 33o-333. Cf. p. 243, 246, 352. La Cour traverse les deux appartements et les petites cours intérieures pour les révérences de deuil, le 4 décembre 1748; l'itinéraire est indiqué dans Luynes, t. IX, p. i3g.
28. « Etat des différents entrepreneurs et artistes qui travaillent à la décoration des nouveaux appartements destinés à M. le Dauphin et Madame la Dauphine, et à cette occasion aux Petits Appartements de la Reine. » Ce document est publié dans Le Château sous Louis XV, p. i35.
29. On renonça au travail de Peyrotte pour le cabinet particulier du Dauphin. Le mémoire de l'artiste, conservé dans le carton O1 1984 A, monte à i5.343 livres pour les dépenses suivantes: « i° Esquisses exécutées en grand sur toile et rehaussées d'or; — 20 journées d'ouvriers figuristes, fleuristes, ornemanistes et manœuvres; — 3° toiles, couleurs et marouflage; — 4° son temps de mars à novembre 1747 ». Peyrotte a publié plus tard des recueils de « cartouches chinois » et autres ornements, gravés par Huquier et par M. -T. Martinet. Son chef-d'œuvre comme peintre est le Cabinet du Conseil, à Fontainebleau. Il décora Choisy de 1755 à 1758 (B. Chamchine, Le Château de Choisy, Paris, 1910, p. 148-153).
30. Les tableaux de Pierre, exposés au Salon de 1748 et aujourd'hui au Louvre, ont été payés à l'artiste 1.600 livres (Engerand, Inventaire des tableaux commandés, p. 394). Ils figurèrent plus tard au cabinet de la Dauphine « dans des bordures magnifiques et à oreilles » (Piganiol, éd. de 1764, t. I, p. 327).
3i. On a conservé en divers palais six sujets des Fables de La Fontaine livrés en 1747 et payés 1.800 livres. Quatre autres tableaux d'Oudry, représentant les Quatre Saisons furent exécutés à la même date pour le cabinet particulier de la Dauphine et payés 1.600 livres (Engerand, p. 356-358). Parmi les tableaux que la Description de Piganiol (éd. de 1764, t. I, p. 324) place dans l'appartement du rez-de-chaussée, sont les six morceaux d'Oudry d'après des fables de La Fontaine, « qui sont tous dans des bordures à oreilles ». D'Argenville les mentionne également. J'ai pu faire replacer deux de ces dessus de porte chez le Dauphin. M. de Tournehem chargeait Oudry, le 28 janvier ijSi, « de faire emporter de Versailles un tableau de lui représentant une fable de La Fontaine, Les deux chiens et l'âne flottant, qui a été fait pour l'appartement de Mgr le Dauphin, mais qui doit être posé dans le nouveau Trianon ». V. aussi Mémoires inédits, t. II, p. 394.
32. Deux tableaux de la commande faite à Boucher pour le grand cabinet du Dauphin, estimés chacun 800 livres, furent placés à Marly dans la chambre du Roi : Vénus demandant à Vulcain des armes pour Enée et V Apothéose d'Enée. Le premier, exposé comme ovale au Salon de 1747, est au
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Louvre avec cette date (Engerand, p. 47). V. Nolhac, Fr. Boucher, premier peintre du Roi, p. 48. La commande de 1756 n'est pas indiquée par Engerand; elle était destinée au « cabinet en bibliothèque » que peignait Martin. —Voici l'ordre de Marigny à Boucher, du 22 avril 1756 : « Monsieur, Mgr le Dauphin désirant avoir quatre dessus de porte en paysage de votre façon, pour son petit cabinet à Versailles, j'ai ordonné qu'on fit les châssis sur les places même. On vous les enverra incessamment. Il faut que vous exécutiez avec grand soin et grande attention ces paysages, le plus tôt qu'il vous sera possible. Je suis, Monsieur, etc. » La commande était ainsi présentée au travail du Roi : « Mgr le Dauphin a ordonné à M. le marquis de Marigny de faire faire quatre tableaux dessus de porte en paysages, pour son appartement à Versailles par le sieur Boucher. Votre Majesté veut-elle bien donner ses ordres à M. de Marigny? » Le Roi a mis de sa main : « Bon, le 28 mai 17:0 » (Archives Nationales, O1 1811, fol. 79; O' 1609).
33. Les sœurs du Dauphin que Nattier avait représentées dans la salle sont Madame Infante et Mesdames Henriette, Adélaïde et Victoire. Le peintre, qui pour la tête s'était servi de ses portraits antérieurs, exécuta les Quatre Eléments en 1751, au prix de 4.800 livres. Ils mesuraient 3 pieds 3 p. de haut sur 4 pieds 3 p. de large. (Nolhac, Nattier, peintre de la cour de Louis XV, Paris, 1910, p. 1 35-i 39, 223, etc. Engerand, p. 338).
34. Le premier des tableaux de Natoire, daté de 1745, se retrouve au Petit Trianon. Ils sont portés sur le même mémoire que les tableaux des bains de la Reine. En 1747, le peintre fit le portrait du Dauphin, qui est à Versailles (Engerand, p. 3 1 1, 3i8). Sur Oudry, v. Engerand, p. 337.
35. Archives Nationales, O1 1769. Galette des Beaux-Arts de 1897, t. I, p. m, 112; Le Château sous Louis XV, p. i3y, i3g, 140, i53.
36. Luynes, t. VIII, p. 33i. Le Château sous Louis XV, p. 167.
37. Archives Nationales, O1 i8io(i« avril et 18 juin 1747). Le degré est expressément signalé par Luynes comme devant remplacer le vieil escalier tournant qui donnait jusqu'alors à l'appartement du Dauphin un accès fort incommode : » On construit actuellement un escalier tournant dans la petite cour sur laquelle donnent les Petits Cabinets de la Reine, l'Œil-de-Bceuf et l'antichambre du Roi. Cet escalier donne dans l'Œil-de-Bceuf. Il existe de tous les temps un petit escalier auprès de la pièce où se tient le Premier valet de chambre au fond de -l'Œil-de-Bceuf ; c'est par là que le Roi et la Reine ont souvent descendu chez M. le Dauphin. Cet escalier va du haut en bas du Château ; mais comme il est étroit et fort incommode par la hauteur des marches, le Roi a jugé à propos d'en faire construire un nouveau » (t. VIII, p. 258, 5 juillet 1747). L'escalier en vis prenait dans l'appartement du Dauphin et montait jusqu'à un corridor au-dessus de l'appartement de la Reine, qui servait de dégagement à quatre appartements, alors occupés par l'archevêque de Rouen, l'évêque de Chartres, M. et Mme de Champagne, M. et Mme de Fleury (t. VIII, p. 458).
38. Il n'est pas sans intérêt d'apprendre aussi sûrement la date de la grille du Dauphin, qu'on faisait remonter à Louis XIV. Le Château n'offre alors qu'un seul travail tout à fait analogue; c'est la rampe de l'escalier intérieur du Roi, et encore est-elle moins parfaitement conservée que l'élégante grille de la terrasse, au chiffre commun de Louis XV et de son fils .
3g. Rapport de Marigny à Tournehem, 16 mai 1748 (Le Château sous Louis XV, p. 139) . Luynes, t. VIII, p. 33o-333 ; t. XI, p. 424.
40. Voici le mémoire du stucateur Louis Mansiaux, dit Chevalier, tiré de son livre-journal , que me communique M. Lucien Layard : « Du 5 avril 1756. Ouvrages et fournitures en stuc faits et livrés pour Mgr le Dauphin, sous la conduite et d'après les dessins de M. Gabriel. — Avoir fait les bains, enrichis de huit panneaux incrustés représentant des animaux colorés sur fond blanc, les socles de vert-vert, les champs blancs ; plus avoir fait sept pilastres enrichis de trophées repré sentant le jardinage, pour la somme de 6.000 livres. » On a conservé quelques débris de ces panneaux d'animaux, d'un curieux travail.
41. Ces divers ouvrages sont mentionnés par les dossiers cités ou analysés dans Le Château sous Louis XV, p. 1 39-141. Les rapports du mois d'octobre 1763 constatent que le doreur Brancour