Croy, t. III, p. 224 et
i5. Les mémoires de M. de Séguret, p. 35-38. Cf. S. Mercier, Tableau de Paris, 1782,1.1V, p. 253.
16. On trouvera dans Versailles sous Louis XV, p. 223-227, le curieux État des ouvrages ordonnés par Sa Majesté pendant le voyage de Compiègne, 1774, signé par Gabriel et daté de Versailles, le 7 juin. Quelques détails doivent être relevés ici : « ...A l'égard de l'appartement du Roi, l'intention de Sa Majesté étant que l'on remédie aux pièces qui ont pu contracter du venin, il convient de lessiver la pièce du Conseil, en conserver les fonds autant que faire se pourra, pour être blanchie. En faire de même de la pièce de la Pendule et de la petite antichambre des Chiens et la petite salle à manger. Quant à la petite chambre à coucher, il convient de remettre un parquet neuf, refaire le plafond qui est lézardé, lessiver et regratter au vif les corniches et lambris pour être blanchis et réparés pendant Compiègne et être dorés ensuite, quand Sa Majesté l'ordonnera... Nettoyer les dorures du cabinet particulier du Roi, l'ancienne chaise percée et le cabinet ensuite près les bains. . . — Le petit cabinet du Roi, la pièce à pans derrière et cabinet ensuite formant la chambre des bains, la dorure étant solide, il convient la réparer et faire le réchampissage des fonds. Les pièces ensuite, dont l'une sera destinée à former bibliothèque, seront blanchies sur les fonds et réparées. — Les petites pièces qui doublent la Grande Galerie et corridor de communication conduisant à l'ancienne salle à manger, les dorures en seront supprimées et le tout remis en blanc... » Louis XVI règle, en même temps, l'installation du comte et de la comtesse de Provence (« l'intention de Sa Majesté étant de placer Madame dans l'appartement du Dauphin, et Monsieur dans celui qu'il occupe ») et dispose de l'étage de Madame du Barry.
17. Les frères Rousseau sont assurément les auteurs du petit boudoir de Marie-Antoinette à Fontainebleau, où domine le travail du peintre, et de celui de la marquise de Serilly, aujourd'hui au Musée de South-Kensington, dont les motifs de peinture sont inspirés librement de l'art romain. V. Lady Dilke, dans la Galette des Beaux-Arts de 1 898, t. II, p. 5. Pour les travaux du Roi, les Comptes de 1774 mentionnent des paiements à Rousseau père et fils ; à partir de l'année suivante, on n'y trouve plus que Rousseau fils. L'Almanach de Versailles fait figurer les Rousseau à l'article des Bâtiments de la Reine à partir de 1780. Dès 1779, on y trouve Dutems, comme peintre et doreur, et Le Riche, comme peintre décorateur; celui-ci est l'auteur des peintures du Belvédère du Petit- Trianon.
18. Les acomptes aux Rousseau père et fils s'élèvent à la somme de 12.000 livres pour 1774; mais dès lors les paiements sont relevés sans désignation des ouvrages (Archives Nationales Ol 2278»).
19. On lit dans un mémoire pour Gouthière adressé à M. d'Angiviller, le ier mars 1786 : « Il a exécuté les bronzes et il a fait la dorure de la cheminée du salon de Diane, actuellement reportée dans la bibliothèque du Roi à Versailles, ainsi que toutes les autres parties de ce salon, d'après les modèles que le sieur Boizot, sculpteur de l'Académie, fut chargé de faire. Il a suivi exactement les ordres qu'il a reçus à cet effet de M. Gabriel et il est en état d'en justifier par les lettres de cet architecte. » (J. Robiquet, Gouthière, sa vie, son œuvre, Paris, 1912, p. io3 et pi. VI.)
20. Hézecques, p. 154-157. Les plaques de Sèvres de Louis XVI, que nous avons récemment replacées dans les Cabinets, sont assurément ces « petits tableaux de chasse où le Roi, sa suite et les paysages étaient de la plus parfaite ressemblance ». Le page de Louis XVI ne nomme pas Van Blarenberghe; mais il décrit ces tableaux « peints avec tant de soin qu'on y distinguait parfaitement les uniformes; la bataille de Fontenoy, la prise de Berg-op-Zoom dans la nuit, et le siège de York-Town attachaient surtout par les détails, les effets de lumière et la beauté du paysage ».
21. M. d'Angiviller donne à Heurtier, le 2 juin 1775, l'ordre d'établir le passage : « ...Ce qui exigera de votre part des soins d'une toute autre importance, c'est cette communication à établir entre les appartements du Roi et de la Reine d'après les instructions que vous avez déjà sur le local. Le Roi m'a ordonné précisément cet établissement et la Reine, calculant la possibilité par son désir, veut trouver l'ouvrage terminé au retour de Reims. Ne négligez aucun des soins possibles pour y parvenir, afin que, s'ils ne suffisent pas, on puisse du moins reconnaître que rien n'aura été omis. » (Archives Nationales, O' i8o3). En 1781, Heurtier annonce à son chef que « le Roi a ordonné la construction d'un petit degré pour établir une nouvelle communication de l'intérieur de la Reine à son corridor particulier; ce degré prendra de la chambre des femmes de la Reine la plus près de l'Œil-de-Bceuf et descendra dans le corridor au-dessous ». Tous ces accès, du côté de la Reine, existent encore; les premiers aménagements du Musée ont fait disparaître les autres vestiges du « passage du Roi ».
22. En 1777, les bains du Roi sont transportés dans sa pièce du tour; en 1783, on arrange une « nouvelle pièce de la cassette » et on refait la cheminée de l'Œil-de-Bceuf; en 1784, Dutems dore à neuf, sur l'ordre de Louis XVI, « un de ses petits cabinets particuliers, qui ci-devant faisait les anciens bains de Louis XV » (Archives Nationales, O1 2424"). S'il s'agit, comme on peut le croire, des bains décorés par Antoine Rousseau, on voit à quelle époque remontent la dorure verte et la bronzure qui s'y remarquent. Ce genre de travail s'observe aussi dans la Salle des nobles de la Reine, dont le plafond est remanié et doré à la même époque.
23. Hézecques, p. i56. Baronne d'Oberkirch, Mémoires, t. I, p. 210 (année 1782).
24. Aux comptes de Versailles, les entrepreneurs de serrurerie Colin Gamain et Nicolas Gamain reçoivent régulièrement des sommes considérables. François Gamain adresse une supplique à M. d'Angiviller, en avril 1784, pour être autorisé à prendre un associé, « parce que les travaux des Petits Cabinets de Sa Majesté, exigeant plus que jamais son assiduité, le mettent dans le cas de ne pouvoir seul répondre aux ordres de Mrs les inspecteurs du Château et des dehors » (O1 1807).
25. Soulavie, Mémoires historiques et politiques du règne de Louis XVI, t. II, p. 47. V. l'étude sur « Louis XVI serrurier », où M. Eug. Welvert a mis en lumière le rôle de Poux-Landry de 1780 à 1789 [En feuilletant de vieux papiers, Paris, 1912).
26. Archives Nationales, O' 2424"' ". Les acomptes payés aux Rousseau atteignent à peine 10.000 livres, les paiements étant tous en retard de plusieurs années. On peut ajouter à leurs œuvres de Versailles, d'après le style des fragments conservés, la pièce de l'appartement de Monsieur, qui occupait la partie sud de la Galerie Basse, et dont les volets seuls sont gardés, et l'admirable bibliothèque, dont quelques armoires et panneaux sont utilisés à la Bibliothèque de la