CHAPITRE SEPTIEME
1. Une partie des dessins originaux au lavis, faits par Rigaud pour sa série des Jardins de Versailles, se trouve dans une collection parisienne. Les cuivres appartiennent à la Chalcographie du Louvre. Les aquarelles de Portail, représentant le Bassin de Neptune et l'Orangerie et datées de 1750, sont au Musée de Versailles ; on les verra reproduites dans la grande édition de notre livre sur Les Jardins de Versailles, Paris, 1906. D'autres documents peuvent être consultés notamment les gravures de certaines éditions de Piganiol et le plan des Bosquets de I'abbe Delagrive, gravé en 1753. Les plans de détail des parterres et des bosquets se trouvent dans l'album de Dubois, formé en 1732 et conservé à la Bibliothèque de la ville de Versailles, et dans celui qui est aux archives du Musée, relié aux armes de Louis XV {Recueil des Châteaux, Jardins, Bosquets et Fontaines de Versailles, Trianon et la Ménagerie. Année 1747).
2. Parmi tant d'aspects des jardins que les plans seuls permettent d'évoquer en l'absence de vues gravées, on peut citer le Mail, qui a laissé son nom à l'allée parallèle à la route de Saint-Cyr, dont la séparent les jardins dits de Folichencourt. Nos manuscrits montrent le jeu installé à l'endroit où se déroule la pelouse d'aujourd'hui; il commençait auprès des grands degrés de l'Orangerie, avait ses clôtures coupées un instant à la hauteur de l'allée du Miroir, tournait au bas du jardin dans l'allée d'Apollon et se terminait vers le Bassin d'Apollon.
3. L'Iris d'Adam le jeune, terminée par Michel Clodion en 1780 et estimée alors 10.000 livres, a figuré en 1792 au Louvre, dans la Salle des Antiques, et, de l'an IV à l'année 1870, aux jardins de Saint-Cloud; elle est aujourd'hui au Château de Versailles. VAurore de Vinache, terminée par Gillet en 175-, fut donnée à M. de Marigny, qui la plaça à Ménars, et a été achetée en 1S81 par le baron Edmond de Rothschild au prix de 6i.o5o francs. Le Ganymède de Francin, estimé 10.000 livres et terminé par Dupré, fut donné en 1777 à M. de Maurepas pour ses jardins de Pontchartrain, où ce marbre ne figure plus (Furcy-Raynaud, Deux musées de sculpture française à l'époque de la Révolution, Paris, 1907, p. 19).
4. Le recueil de plans manuscrits du Musée de Versailles, de 1747, est le seul où figure le dessin assez curieux de ce Labyrinthe; il n'est pas sur les plans gravés de Delagrive en 1746 et 1753.