CHAPITRE SIXIEME 2l
• 2°; o^T5 dan°unP°'> clu'un singulier choix de la Reine a fixé au-dessus de la porte est signe /. B. Oudry, i733 (Engerand, Inventaire des tableaux commandés, p. 376).
21 L'attribution à Gouthière des bronzes de la cheminée, acceptée par M. Jacques Robiquet (Goutkterep. l6i et planche VIII), n'est pas soutenable; l'artiste, entrepreneur de Fontainebleau n a travaille pour Versa.lles que tout à fait exceptionnellement. - Les Comptes des Bâtiments mentionnent pour ,783 des paiements aux frères Rousseau s'élevant au total de 16.206 livres Le doreur Gobert reçoit 2.73i livres ; le travail de l'atelier Forestier est moins précisé (Archives Nationales, O' 2424 "6" ")• Un devis général, datant de 1782, des ouvrages du grand cabinet de la Reine indique les prévisions suivantes : sculpture, Rousseau, 10.000 livres ; dorure Dutems 20.000 livres ; marbrerie, Dropsy, 1.000 livres ; bronzes, veuve Forestier et veuve Gobert 12 ooô livres. La menuiserie est comptée pour7.5oo livres ; la serrurerie pour 3.200 livres et la fourniture de glaces pour 9.800 livres (O1 1770). Le total de la dépense prévue monte à 63.8oo livres, chiffre qu'il est intéressant de relever en présence de l'œuvre accomplie.
22. Hézecques, Souvenirs d'un page, p. i54. Mémoires du baron de Besenval, Paris, 182 1 t II p. 59-60. Mémoires de Madame Campan, t. I, p. 188. Le billard, où conduisait un esca'lier spécial^ était au-dessus de la méridienne et de la chaise de la Reine.
23. Croy, t. IV, p. 9 (19 avril 1777). Le duc raconte au même passage les allées et venues de l'Empereur que la Reine conduisit chez le Roi « par l'Œil -de- Bœuf, où il n'y avait personne », chez Madame, « par le petit escalier », chez la comtesse d'Artois et chez Mesdames ; il décrit ensuite le singulier dîner avec Louis XVI dans la chambre delà Reine, « devant le lit, qui fut un demi grandcouvert, la porte restant à moitié ouverte, tant pour le service que pour qu'on pût voir ».
24. J.-A. Bouilly, Mes récapitulations, Paris, i836, t. I, p. 243.
25. Marquise de la Tour-du-Pin, t. I, p. H2-n5. Le témoin décrit ensuite le retour de la messe, la rentrée dans la chambre de la Reine, le dîner au grand-couvert, etc.
26. Archives Nationales, O1 i77o. Travaux de 1782 et de i783.
27. Les dessins de Heurtier pour le Salon des nobles sont au carton O1 i773. Une lettre du 22 janvier i785 les accompagnait (O1 1804). Heurtier demandait que ses dessins ne fussent pas communiqués à Mique, qui ne manquerait pas de « réclamer cette besogne comme devant lui être attribuée toute entière », puisqu'il s'agissait « de l'intérieur et du service direct de la Reine». Ce document atteste les rivalités qui divisaient le service des Bâtiments pour tous les travaux de Marie- Antoinette.
28. Archives Nationales, O' 1804. Dans un projet de travaux pour 1786, on trouve 7o.ooo livres réservées au grand appartement de la Reine. Il s'agit de redorer les plafonds des trois pièces et de remplacer les lambris de marbre de l'antichambre par de la menuiserie.
29. C'était une fâcheuse idée que de réduire encore une pièce comme l'antichambre du grandcouvert, rétrécie par les estrades des musiciens et déjà fort insuffisante pour la circulation des spectateurs, lorsque le Roi mangeait en public avec la Reine. Un curieux récit, fait par le duc de Çroy de la présence de Joseph II au grand-couvert, marque bien ces inconvénients et décrit la brillante foule entassée dans cette pièce : « Je n'ai jamais vu tant de monde. Le spectacle de l'amphithéâtre, tout en haut, de la musique et des gradins très élevés partout, était au plus superbe que le permet la salle qui, pour de pareils jours, mériterait d'être mieux. L'Empereur, qu'on dévorait des yeux, fut tout le repas debout à l'endroit où se mettent les courtisans... Le Roi dut lui demander si celle de Vienne n'était pas mieux disposée. Il répondit poliment qu'elle était mieux tournée pour l'objet, mais qu'il n'y en avait qu'une et qu'à Versailles il y avait à choisir ». (Croy, t. IV, p. 23. Cf. Mise de La Tour-du-Pin, p. 116.)
30. Hézecques, Souvenirs d'un page, p. 19. Un plan de i787 montre une baignoire de la Reine dans la partie de la salle 33 qui touche au vestibule. En 1788, les registres des magasins mentionnent la « nouvelle pièce des bains du Petit Appartement de la Reine » ; en novembre, la « porte d'entrée
2i6 NOTES
du cabinet de stuc de la Reine à sa salle de bains ». Les Petits Appartements sont appelés quelquefois » l'appartement des bains de la Reine. V. Versailles au temps de Marie- Antoinette , p. 28-34. Les Petits Appartements n'ont pas été détruits par la Révolution ; on en trouve les dispositions presque intactes sur les plans de la Restauration. Louis-Philippe les a démolis pour faire son musée et a dispersé les merveilles d'art Louis XVI, qui y demeuraient encore.
3i. Archives Nationales, O1 i8o5. Les élévations coloriées de la bibliothèque de Madame Sophie, toute revêtue d'un décor stuqué, sont dans le carton O1 1774.
32. Abrégé de la procédure criminelle instruite au Chdtelet de Paris sur la dénonciation des faits arrivés à Versailles dans la journée du 6 octobre 178g, Paris, 1790, p. 5i et 77 (dépositions du comtedeSainte-AulaireetdeM.de Miomandre de Châteauneuf, garde du Roi). La déposition d Etienne fruitier de la Reine (p. 16) établit péremptoirement qu'aucun émeutier n'est parvenu jusqu'à la chambre à coucher de Marie-Antoinette. Mme Campan et le comte d'Hézecques le disent aussi. Les indications contraires qu'on trouve dans les mémoires de Mme de La Rochejacquelein et de Mme de Tourzel, et qu'ont adoptées la plupart des historiens, proviennent d'une confusion de souvenirs avec les journées du 20 juin et du 10 août aux Tuileries.
33. Rapport des commissaires envoyés à Versailles par la section des Champs-Elysées, le 3ï janvier 1791. Sept pages in-8", de l'imprimerie de Langlois fils.