‹ Histoire du Château de Versailles: Versailles au XVIII e siècleChapitre 59 sur 61 · Architecture françoise, t. IV, p. io5 et · texte numérisé non relu

Architecture françoise, t. IV, p. io5 et

7. Le Château sous Louis XV, p. 23i-233. Aucun travail ne paraît avoir été exécuté à l'Ile Royale, dont la vaste pièce d'eau, devenue marais fangeux, continua à se combler peu à peu, pour disparaître dès la fin du dix-huitième siècle. Elle a été remplacée en 1816 par le « Jardin du Roi », dont la pelouse et les plantations furent inspirées par Louis XVIII lui-même et reproduisent, dit-on, le jardin anglais de sa maison d'Hartwell.

8. V. les observations réunies par G. Desjardins, Le Petit-Trianon, Versailles, i885, p. 43, 88 et suiv., et par Nolhac, Le Trianon de Marie-Antoinette, Paris, 1914, p. 47 et suiv.

9. Architecture françoise, t. I, p. 45. Au t. IV de son ouvrage, Blondel se borne à décrire assez brièvement l'ensemble des jardins.

io. Essai sur l'Architecture, nouvelle édition revue, corrigée et augmentée, par le P. Laugier, de la Compagnie de Jésus, Paris, 1755, p. 236-248. Cette diatribe est suivie de l'éloge des jardins d'un « grand prince », qui n'est autre que Stanislas Leczinski.

11. Préface du Voyage pittoresque des environs de Paris, par M. D[argenville], Paris, 1755, p. 9-1 5. L'auteur ajoute ces observations judicieuses : « Que penserait-on du goût de ce critique, si on en jugeait par l'idée qu'il nous en donne, en préférant à la magnificence et à l'abondance des fontaines de Versailles, les colonnes, les stores et les lustres d'eau des jardins du roi Stanislas en Lorraine ? Il exalte fort ces nouveautés, qui font renaître le petit goût des grottes et de la mécanique hydraulique, effets d'eau que le bon goût a proscrits des grands jardins, et en particulier de Versailles, où l'on voyait autrefois la Grotte de Thétis avec un jeu d'orgue et des chants d'oiseaux, un chêne vert jetant de l'eau par toutes ses feuilles, et d'autres petites fontaines qu'on a supprimées pour n'y rien laisser que de grand ».

12. Sur la formation des Jardins, par l'auteur des Considérations sur le Jardinage, Paris, 1775, p. 25-36. Suivent deux pages sur les défauts du Petit Parc : monotonie, manque de vues, d'eaux courantes, de futaies. Le passage prévu par Duchesne pour le jardin particulier du Roi se placerait à l'extrémité de l'Aile du Nord, le long de laquelle on supprimerait le pavé de l'ancien chemin de Marly (et de Trianon), et le jardin lui-mè'me pourrait s'étendre tout autour du Bassin de Neptune.

i3. Prince de Ligne, Coup d'œtl sur Belœil, nouv. édit., 1786, p. 127. Delille dit de même : Les Rois sont condamnés à la magnificence.

14. Délerot, Ce que les poètes ont dit de Versailles, 2e éd., Versailles, 1910, p. 49-50.

i5. Marmontel, Mémoires, éd. Tourneux, t. II, p. 7. Le caractère insalubre des eaux est nettement indiqué dans un rapport de l'abbé Tessier, rédigé au nom de la Société royale de Médecine, en 1781, sur la demande de M. d'Angiviller : « Les eaux du Petit- Parc peuvent être regardées comme croupissantes, puisque la plupart ne se renouvellent pas. Celle même du Parterre d'eau, la plus pure en apparence, n'est pas exempte d'infection ; à plus forte raison celle de l'Ile Royale, de l'Encelade, du Théâtre d'eau, etc. » Il serait important de les renouveler, « en les faisant jouer le plus qu'il serait possible » (J.-A. Le Roi, De l'état de Versailles avant ij8ç, Versailles, 187 1, p. 60).

16. Le poème inédit de Roucher est commenté par J.-M. Morel dans la préface de la deuxième édition de la Théorie des Jardins, Paris, 1802 (p. xlj-lvj). Cette édition est dédiée à Madame

Bonaparte ; le complément du titre nouveau {ou l'Art des Jardins de la nature) indique l'ac.-entuation des idées de l'auteur depuis sa publication de 1776. La préface analyse aussi le poème anglais de Masson, ceux de Delille et de Lezay-Marnézia. Elle cite, parmi les passages de Roucher, des vers sur l'usage et l'abus des charmilles taillées et sur les jeux, d'eau,

Qui, d'un goût dépravé chef d'œuvres hydrauliques,

Défigurent souvent les jardins italiques,

Et ce Versailles encor, je le dis à regret,

Où l'art dans ses détails montre un luxe indiscret.

17. « L'ennui de ce somptueux Versailles fait souvent gémir sur la méprise de Louis XIV ; mais ses beautés font toujours admirer Le Nôtre... Je n'ose appeler tous les peintres à ce beau vallon mélancolique orné d'un lac appelé la pièce des Suisses, et que Le Nôtre voulait animer par une vraie cascade... Considérez ce choix des verdures, ces pins, ces larix, cette montagne qui enferme et enveloppe toute la scène, et à l'opposite, au delà de la voie publique, cette admirable masse de l'Orangerie, ces deux escaliers-montagnes, et au-dessus la façade du palais qui finit et couronne la vue. » (Archives des Affaires Etrangères, papiers de Mirabeau. Communication de M. Louis Lumet.) — Bibliothèque de l'Institut, mss. Croy, t. XXV, p. 226. Journal, éd. Grouchy et Cottin, t. IV, p. 76.

18. Tout le dossier administratif est aux Archives Nationales, 0 ' 1770.

19. Hubert Robert reçut 5. 000 livres pour ce travail (Engerand, /. c, p. 427). Les deux tableaux sont aujourd'hui au Musée de Versailles ; le fragment représentant Louis XVI et Marie- Antoinette est reproduit en couleur dans notre livre sur Hubert Robert, Paris, 1910. Il existe une répétition de ces œuvres dans les collections impériales de Russie ; on y trouve des variantes assez nombreuses et les personnages royaux n'y figurent point; ce sont apparemment les toiles envoyées à l'impératrice Catherine, qui valurent à l'artiste la proposition d'aller s'établir à Pétrograd.

20. Delille, Les Jardins ou l'Art d'embellir les paysages, poëme, Paris, de l'imprimerie F. -A. Didot l'aîné, 1782, p. 42.

21. Journal inédit du duc de Croy, t. III, p. 219, 3io. Cf. t. IV, p. 382.

22. L'architecte J. -M. Morel lui-même, théoricien du jardin naturel, demande qu'on replante les jardins de Versailles « sur leurs anciennes traces» {Théorie des Jardins, ire éd., Paris, 1776, p. 18). Il écrit : « Ce serait manquer à la convenance que d'en changer le genre : i° parce que cette habitation de nos Rois n'est pas un château, quoiqu'elle en porte le nom, mais un magnifique palais; 20 parce que, comme Maison Royale, ses jardins sont publics et. . . que ceux-ci doivent être symétriques; 3" parce que le luxe des arts, la richesse des matières, en un mot les beautés factices annoncent la puissance humaine, ce que ne font pas les beautés de la nature, qui ne lui furent jamais soumises ». Plus familièrement, le duc de Croy disait de même, à propos du « ton anglais » : « Le fait est qu'il faut celui de Le Nôtre pour accompagner des palais et le ton de grandeur, et le ton anglais ou chinois pour les retraites champêtres ». {Journal, t. IV, p. 263.)

23. Archives Nationales, O ' 1790. Les documents cités plus loin proviennent des mêmes dossiers. V. aussi une note de M. Fennebresque sur la replantation des parcs de Versailles, dans son Versailles royal, p. i5o.

24. Archives Nationales, O1 1790. Le plan de Hazon paraît être celui que M. Auguste Jehan a publié dans son étude sur Le Labyrinthe de Versailles et le bosquet de la Reine, Versailles, 1901, p. 41. Une lettre de M. d'Angiviller à M. Rosset, de Montpellier, du 14 septembre 17S2, donne les détails suivants : « L'intention de S. M. n'a jamais été de rétablir le Labyrinthe, dont la suppression a été nécessairement entraînée par la coupe des bois du parc. S. M. a préféré un jardin particulier planté en arbres et arbustes à fleurs, la plupart exotiques; ce qui a été exécuté, il y a trois ou quatre ans, et commence à produire un effet fort agréable ». (Archives Nationales, O ' 1916).

25. Un bronze de la Vénus de Médicis, fondu par les Keller en 1G87, s'est trouvé dans le bosquet depuis l'époque de Louis-Philippe jusqu'en 1882, avec quatre aiguières de bronze provenant de

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