‹ Histoire du chêne dans l'antiquité & dans la natureChapitre 14 sur 129 · II · texte numérisé non relu

II

Cupule couverte de squammes éparses imbriquées, fleurs solitaires dans la cupule.

Quercus. | Pasaaia.

Cupules aux squammes verticillées en lames concentriques, et soudées latéralement ; fleurs solitaires lians la cupule.

Gyclobalanopsis. | Cydobalanuis.

Ainsi les lignes horisontales ^blissent de? analogies

entre les sections des cupuUfères , et chacun des termes des séries verticales est lié par une affinité basée sur la configuration des styles. Les Pasania , les Cyrlobalanus , ont moins d'affinité avec les chênes que n'en ont les hêtres.

En résumé, le genre Quercus perd les Pasania, les Chlamydohalanus et les Cyclobalanus; il reste formé des Lepidobalaniùs de M. Alph. de Candolle.

Si la classification de M. OErsted prévaut un jour dans la science, si une partie des chênes passe des Quercinées aux Caslaninées , cette annexion aux châtaigniers d'une partie des quercus n'atteindra pas nos beaux chênes. Ni les Robur, ni les Ilex^ ni les Svèer, ni la plupart des belles espèces des États-Unis, qui ressemblent tant aux nôtres par la solidité de leur bois, la majesté de leur port, ne cesseront d'être chênes.

Ce qui pourrait militer en faveur de la classification de M. OErsted, serait, suivant l'observation faite dans l'article auquel nous empruntons une partie de ces détails, son accord avec la distribution géographique des Quercus. — Tandis que les Ouercinées dominent en Amérique, en Europe et en Orient, les Castaninées forment un groupe complètement asiatique.

Des trois sous-genres des Quercus, VErythrobalanus est exclusivement américain. Le Cerris appartient à l'Orient et le Lepûlobalanus marque la limite nord qu'atteignent les chênes dans l'ancien et dans le nouveau monde.

La distribution géographique des Cyclobalanopsis s'accorde également avec le mélange des caractères européens orientaux et asiatiques, qui distinguent ce genre, puisque la plupart des espèces de Cyclobalanopsis croissent précisément dans les contrées où se rencontrent les types indiens et européens 'orientaux. On observe un

rapport analogue en Amérique, à la limite méridionale des chênes. Au sud de la chaîne volcanique qui traverse le Costa-Rica, et qui selon M. OErsted marque la limite ' de démarcation entre la flore mexicaine et celle de l'Amérique du sud, on trouve en effet un petit groupe [Erythrobalanus y sect. 4, Lepldobalanoïdes) , qui réunit les caractères des Erythrobalcmus et des Lepidobalanus ; mais ce groupe croît précisément dans cette partie de l'Amérique où les deux sous-genres ci-dessus, qui font partie de la flore mexicaine, se mélangent peu à peu pour disparaître vers le nord.

Dans la classification de M- Ad. Brongniart, d'après laquelle sont classées les plantes au muséum de Paris, et dans beaucoup d'écoles de botanique, voici la place des chênes et les caractères qui la déterminent :

Phanérogames.

Dicotylédoas.

Angiospermes. «

Dialypétales, perigynes.

Apérispermées.

Fleurs déclines.

Fleurs apétales n'ayant qu'un calice imparfait,- petites et réunies en chatons.

18* CLASSE. — AMENTACÉES.

Feuilles simples stipulées cotylédons entiers. Fleurs en général monoïques. Loges 1-2 ou plus: à 1-2 ovules. Radicule supère.

Ovaire infère,

à trois loges bi-ovulées (1)

Périanthe en écaille, ou bien calycifcMpme ; ovules pendants ; autant de stigmates que de loges ; Fleurs femelles à involucre ou cupule.

Famille des Quercinées.

(1) Ce caractère sépare les chênes des coudriers, hêtres et chàtai-* gniers, doi^t les ovaires ont plus de loges ou moins d'ovules.

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