‹ Histoire du chêne dans l'antiquité & dans la natureChapitre 32 sur 129 · CHÊNE SAULE · texte numérisé non relu

CHÊNE SAULE

Q^t arbre, dont les proportions softt : 20 mètres en hauteur, 6.0 à 55 centimètres en largeur, a le tronc couvert d'une écorce épaisse et presque unie. Il croît dans les lieux humides et pj^rfois dans les sables : il est fréquent 4ans la Virginie, la^ terre promise des chênes, les deux Carolines et la Géorgie. Il fleurit en mai.

Ce chéAe, considéré saus le rapport de ^qn utilité, présente un intérêt médiocre. Sq^ bois est rovigeâtre , d'ui^ grain grossier et à pore^ très-ouv€irt:s^ ce qui ;^e l'empêche pas d'avoir une certaine téjig^ité. Ou remploie pieu au^ États4Jni?, si ce n'eî*t pour faire des jantes aux reues ^es voitures.

Introduit en Europe eu 1754, il peut être cultivé cpnimp arbre d'ornement à cause de la singularité de ces feuilles, Il réussit bien sous le climat de Faris d^ns un sol s^rgi^eu^ et frais.

Un pied de cat arbre, planté dans le jardin du Trianon, offrait, au dire de Mirbel, dans les Suiies à Buffbn^ an xin, 45 pieds de Jiautpur. U aurait aujourd'hui^ si c'est le mêiBLe individu, plus de 20 mètres d'élévation. Aux environs de Rochefort et de Bordeaux, le chêne saule réussit également.

feXXod était ea grec le nom du Q. $yber. Le chêne saule n'ayant que des rapports généraux avec le liège , on ne l'a nommé ainsi que pour placer un synonyme ancien.

CAtUCTÈRES BOTANIQUES.

Le caractère essentiel de cette espèce ^t d'avoir lès feuilles très-entières chez les individus adultes , car elles sont légèrement lobées ou dentées sur les rameaux n^i3sauts.

Ces feuilles, couptement pètiolées, sont lancéolées linéaires, longues de 7 à 8 centimètres, larges de 12 millimètres.

Les deux faces sont glabres, la supérieure est luisaoiie et d'un vert foncé, l'inférieure un peu pâle.

Les glands, petits, presque globuleux, avec utie pointe terminale, sont sessiles et presque solitaires.

La cupule est «courte , peu 'cooicavse , à petites éodîUes imjbiriquées.

Les botanistes ont beaucoup varié à propos du nombre des formes particulières du ehène sa/ule qui doiv^at être rattachées à cette espèce sous le titre de sisuptes vairiétés.

De Mirbel admettailt cinq varlétés.^ André Michaux trois seulement. Michaux tils deux. Enfin, dans 1^ Prodroonms, M. Alph. de GaadoUe ne maintient qu^une de oes sonsespèces du Q. pheUos, les autres prennent rang parsri ies espèces.

-^98 — Querewi coccinea nigreseens,

' I »(>. tinctoria (Michaux).

CHÊNE QUERCITRON.

L'arbre que nous décrivons sous ce titre doit compter non -seulement parmi les belles espèces américaines du genre Quercus, mais encore parmi les plus utiles.

Elevé de 30 mètres, large de 1 mètre 50 centimètres, le Black-oak ou chêne noir, c'est ainsi qu'on le nomme aux États-Unis, doit cette appellation â la couleur noire ou très-brune de son écorce crevassée.

Cet arbre est commun dans presque tous les États de l'Union , où il a été propagé. On le rencontre depuis la Géorgie jusqu'au bas Canada. Il croît très-rapidement et indifféremment dans les terres bonnes et médiocres, pourvu qu'elles soient légères.

Son bois, de couleur rougeâtre, n'est que d'une médiocre qualité, à cause de son grain grossier et de ses pores très larges : cependant on l'utilise pour les charpentes, à cause de sa force et de sa durée. On le débite aussi en merrain.

Son écorce est très-employée pour le tannage des cuirs. Malheureusement la belle couleur jaune qu'elle leur communique, et qu'on fait disparaître difficilement, en limite l'emploi dans cette industrie. Nous dirons au Livre IV ses nombreux usages en teinture.

Introduit chez nous, en 1800, ce chêne fut en 1818 l'objet de cultures importantes , dans la partie du bois de Boulogne qui avoisine la porte d'Auteuil, partie qui avait beaucoup souffert lors de l'entrée des alliés. Ce fut sous la direction même de Michaux fils que se fit cette plantation, qui réussit très-bien sous le climat de Paris.

CARACTÈRES BOTANIQUES

Les feuilles, généralement grandes, varient beaucoup de taille et de forme. Elles sont ovales, simplement lobées ou profondément sinuées-pinnatifldes. Les lobes larges, souvent sinués-dentés eux-mêmes vers leur extrémité, sont acuminés.

La face inférieure des feuilles est couverte d'une sorte de poussière qu'on retrouve aussi sur les jeunes pousses.

Les nervures saillantes sont légèrement cotonneuses, A l'automne, la couleur est d'un jaune terne sur les jeunes pieds, et d'un jaune franc sur les vieux. La longueur moyenne de ces organes est de 20 centimètres.

Les glands sessiles solitaires, épais et courts, sont tronqués au sommet où ils présentent une pointe conique terminale. Ils sont enchâssés à moitié dans une cupule turbinée, rétrécie en dessous, en un support épaissi. Les écailles de cette cupule sont lancéolées imbriquées.

Le Q. coccinea nigrescens, qui n'est plus qu'une sousespèce du Q. coccinea dans la classification du Prodromus^ constituait une espèce dans la flore botéale-américaine de Michaux père à laquelle il adjoignait deux variétés, l'une à glands déprimés globuleux, l'autre à glands ovoïdes.

Quercus palmtris.

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