‹ Histoire du chêne dans l'antiquité & dans la natureChapitre 53 sur 129 · CD · texte numérisé non relu

CD

iH«f-lC^i-HC^<NC0'^««i-li-IO

Ee,

kO

COQOkACOCOOO)QOa»G^»Hi-l(NCD lOOt^OOÔkOrHt^àOi-HOOCOCO'^

KO

kA

C^i0050'^OkO|>000«^0&rH

C)<NÇDTt<OTt<(NOiATt<Tt<rH00'^

«i* Oi D

iH

kO

Ol>O^OOOkAkAOOOkO\n KO00Ot*iAOOl>G)OiOOl>G)

rHC^G^C^C^'^OO'^'^COCOCO'Hi-l

UiO^OkAkOkAkAOOiAiAOO G^Ol>vr3(N(r^l>C*kOiOC^t*iOQ i-lG«rH0^C^CO©^eOC00^Cr>G<»-Hf-l

rS

^li s

© S TJ ^

^ © (» q Q o t> rt

OH H <j om !:> «

L'auteur de ces recherches fait les réflexions suivantes sur les chiffres du tableau précédent : « Sans vouloir attacher une importance absolue à ces expériences , qui demandent à être variées et répétées, on ne peut cependant s'empêcher d'être frappé de l'infériorité relative du chêne tendre de nos forêts de France, sous le rapport de l'élasticité et de la résistance à la rupture. » (I)

RÉSISTANCE DU CHÊNE A l' ALLONGEMENT, OU COHESION.

Les bois sont soumis maintenant à une force de traction appliquée dans la direction des fibres.

Pour ces efforts, les constantes ont été calculées, pour un centimètre carré de section, et il suffit de multiplier la surface de la base par la valeur de la constante , pour évaluer la résistance en question. On regarde cette résistance comme étant double de celle de l'écrasement.

(1) On augmente r^oDsidérablement Télaslicilé du4)ois de chéae en le soumettant à raclion de la vapeur d'eau à lOÔ degrés. C'est ainsi que, dans les arsenaux de la marine et dans les ports de construction, on courbe les pièces droites destinées à devenir des bordages. On se sert de loùgues étuves cylindriques inventées par M. Ledéan, ingénieur de la marine.

Les pièces de chêne doivent rester dans la vapeur d*eau autant d'heures qu'il y a de trois centimètres dans leur épaisseur.

Les bois de fraîche coupe sont plus malléables. Les bois de chêne de Bourgogne et du nord se ploient bien : il n'en est pas de même de ceux de Provence et d'Italie.

Ce mo^ren de courber le chêne a rendu bien des services aux constructions et diminué le nombre des pièces courbantes nécessaires.

C'est à cet art que le poëte fait allusion quand il dit :

Ici, du chêne altier, le tronc majestueux, Qui portait jusqu'au ciel ses rameaux tortueux, Avant que sous les eaux un art puissant le plonge, Par un art plus savant se recourbe et s'allonge.

E8M6NARD {PoëfM de la Navigation^.

CONSTANTES, ÔtJ COHÉSION DIAKCn, PAR CSNTUlèTRS CAfiRE.

Bttîs 1.400

ÏVÔiie 1.300

Tek î.OâO

BapîTi 840

Hètte BOO

Chêne. 700

Poirier 690

Acajoa 650

De Hagen estimait que pour doubler la longueur d'une TWge ée bols de ohêne of&a?nt mi pouce carre de section, il faudrait , av6<& une traction parallèle aux fibres ^ une tew» jf^préseôtée par 1,537,000 li-vres, et, perpeftdiculairettietit ôftx fibres, um force représentée p*r lOS^OOO livres*

Oa «time que rallongement produit par une tracttoû ée iïQ kilogramme par millimétré carré ^ est de un millième. La résistanoe à rallongement^ dboz le chêne ^ esl six fois moins considérable que celle du fer forgé.

RESISTANGS DU GHâNB A JL'fiOBASiafBNir.

ïl est souvent utile de connaître la charge qufe pourra svi^orter^ sans fléchir ou sans s^crasetr, un poteau ou un dé en bois de chêne.

L^ pîpoblème présente deux oirconstances dépendaïUftes do la hauteur de la pièce par rapport au diaiïiètre de sa section principale.

Quand la longueur égale cetrt fois l'^^ilsseur, par lexempie, la pièce fléchit sous le moindre pj^ids ; il faut-^ dans ce cas, détei^iiiiner la ohaige qui produit un commencement de courbure, . ^Voa lôroiule »i tlans laguôlle entre comme élément la

constante de flexion du bois^ conduit à la détermination du poids cherché.

On trouve, par exemple, qu'une pièce de ehôue, loQgue de 2 mètres, large de 0",10, épaisse de 0«,05, commencera à fléchir sous une charge de 2,616 idlogrammes.

D'après les expériences de M. Georges Bannie sur d^ cubes d'un pouce anglais de côté, la résistance à l'écrq^seœent est par centimètre carré :

Pour le chêne. 271 kilos.

— le pin blanc , . . . . 135 —

— le pin d'Amérique 113 —

— l'orme . 90 —

D'autres auteurs élèvent ces poids, pour le ehène, * -385 ou 462 kilogrammes par eeatiffîètji^ mem 46 base.

Lorsque la charge a été jusqpi'à l'écrasement, des cubes de chêne se sont affaissés du tiers de hauteur avant de s$ désunir, ceux du sapin de la moitié.

Pour le chêae, comme pour les autres bois, il ne fau|t pas donner aux pièces une longueur de plus de dix fois le diamètre de la base, et dépasser 50 kilogrammes par centimètre carré de base.

On a expériijaenté la résistance des diverses espèces d/e bgis par rapport au choc des boulets.

Un boulet, â la distance du but en blanc naturel, pénètre dans le bois de cbèn^, savoir :

A la cljiarge de 4 kil. de poudre , dans 0^,95 -~ .3 kil. — daas i)»,S8

— 2 kil. — dans 0~,75

Ua ballet de 30, .provenant d'un oft^on lopg chargé de 4^,90, à une distance de 80 mètre? , pénètre de V^fih dans un ma3sif /de johàne ^Mis}»

Page 1