II. -=- Goccus, L
Corps presque globuleux ou oblong, articles toujours distincts,
i® COCCUS GRAMUNTII (G. PL).
Coque semi globuleuse, de 5-6 millim. de diamètre, brune ou rouge orangé, recouverte d'une poussière cendrée , marquée d'anneaux crénelés sur leurs bords, et portant sur leur partie convexe deux ou quatre ponctuatioQs noires ; animalcules jaune-orangés, elliptiques oblongs ou obovales, à extrémité postérieure plus étroite et moins arrondie que l'antérieure ; vit sur le Q. ilear.
Les coques, développées en juin, sont attachées par une assez large surface et posées sur un petit coussinet de duvet cotonneux blanchâtre très régulier, de la dimension du point d'attache. Sept anneaux sont surtout en évidence : trois occupent la «moitié antérieure, ils sont plus larges et plus saillants que les autres, et présentent de grosses dépressions punctiformes, noirâtres. Ils sont crénelés sur leurs bords antérieur et postérieur, et dans chaque crénelure se trouve une petite fossette. Des quatre anneaux postérieurs, le dernier limite une espèce d'écusson hexagonal très-symétrique.
2* COGGUS FCJ1LTINÀTUS (&. Pl^
Goqiie en bateau, petite, brua rougeâtre, à anneaux peu distincts, couverts de petites plaques d'une sécrétion cireuse , dos convexe , contour ovale ,, ^ bec développé à la partie antérieure. Duvet cotonneux abondant, se relevant sur les côtés de la coque et à sa partie antérieure, de manière à former une espèce de couronne très-haute en avant, diminuant de hauteur sur les côtés et ouverte en arrière. Carène saillante à la partie antérieure de la couronne , côtes très-visibles à la loupe , marquées sur les faces latérales
Cette espèce a été découverte par le frère de M. G. Planchon, aux environs de Montpellier, sur un chêne vert.
Les espèces précédentes, dit M. G. Planchon, ne paraissent porter aucun dommage aux arbres sur lesquels elles se développent II n'en est pas de même d'une espèce de cochenille en forme de coquille , qui vit indiflFéremment ^r led Q, ileœ et Q. coccifera (chêne gazouille ), et qui s'y muRiplie en telle abondance qu'elle en couvre les branches et finit par les faire périr (1).
Noua dirons ailleurs les usages des Kermès en médecine et en teinture.
Les insectes qui habitent le chêne sont nombreux, nous venons de le voir ; mais bien plus nombreuses encore, sont les diverses plantes pour lesquelles le chêne vivant ovï mort e-t un terrain de prédilection ; la surprise aérait grande devant Ténutnération de tous les végétaux Cfui le peuplent Quelle riche herborisation à faire sur le
(f) M. Gustave Pkti^hoiï afiiiOnçïrK en \%^^ un truvair sur I« galles des cbênes à feuilles persistantes.
tronc moussu de Tun des géants séculaires de nos bois, ou sur les épaves que les vents et les pluies arrachent à sa vieillesse I
La flore du oliêae est encore à ftiire ; elle se oompesera de toutes [les espèces épiphytes qui l'habitent, dans les pays et sous les climats les plus variés. On reconnaîtra alors, non sans étonnement , que la végétation de beaucoup de contrées est moins riche que la sienne.
Pour donner une idée de te fertilité du ahêne , nous présentons le relevé .de toutes les plantes qu'il supporte ou nourrit dans le département du Finistère. Quand nous disons toutes les plantes, nous entenions seulement calles qui^se rencontrent le plus ordinairement sur \e chêne vlvaat ou ses^débris , car u.a grand nombre d'espèces viVent indifléremmentjsux tous le» arbres. Cette i:^i^0rche nou^ 3 été facile,îgràce à la flQrule du Finistère, de; MM.. Çrouaa. Ces botanistes consdencieux , dont le nom est si conmu des algologues, ont noté avec soin toutes les stations dans lesquelles ils ont rencontré les plantes. Celles qu'ils ont attribuées au chêne , par exemple , et rien qu'au chêne , appartiennent bien réellement, à la flore quercienne ; celles que le chêne se partage avec deux ou trois autres végétaux peuvent encore y être comprimes; il n'en saurait être de même des épiphytes indifferen,t^ , puisque toute station végétale Iwr e3± bonije.
Nulle contrée peut-être n'offre, autant d^ayantages pour Tétude de la flore quercienne que la pointe armoricaine : la multiplicité du chêne dans toutes les situations d'isolement ou de groupement» la grande humidité du climat, 1^ configuration accidentée du sol, tout contribue dans
cette région au développement des vég^tatioQs épiphyteis^ Les champignons softt Iqs plus nopabreux» Nou3. en esr^ sayons l'énuméraiiaa: :