‹ Histoire du chêne dans l'antiquité & dans la natureChapitre 92 sur 129 · PARTIES DU CH^NK SUR LESQUELLES ON LES RENCONTRE · texte numérisé non relu

PARTIES DU CH^NK SUR LESQUELLES ON LES RENCONTRE

nervures et pétioles des feuilles mortes et

tombées, ramules morts.

disques et parties fendues des ergots morts de chêne.

écorce.

écorce de très vieux chênes*

ramules morts.

idem, branches mortes, ramules morts, ramuies morts et tombés, écorce morte, rameaux morts et tombés, dans i'écorce.

ramules morts, branches mortes, écorce des branches mortes, bois mort.

bois pourri et spongieux, écorces mortes, branches et troncs morts, cavités des troncs, chênes pourris, bois mort.

feuilles à demi pourries, ramules morts, ergots morts, ramuies morts, troncs morts, branches pourries, partie «îoupée des troncs, ramules tombés dans les fossés, branehes mortes dans un ruisseau.

Rafltetlaria tiguyota

Helotium lenticularis. . . .

Idem ferrugioçum. . .

Idem agyrioïdes,

Idem acicnlare

Peziza; infixa

Idem cioejrea

Idem. . V firma

Idem cerina

Idem bicolor

Idem bruneola

Idem ciliaris

Idem virginea

Idem , . .x^imtissima. . .

Bulgaria inquiaas

Ditiola chrysocomMS. , .

Idem torta,

Idem albida ........

Idem foliacea

Idem fvoudoaa

Exidia glandulosa

Cyphela lerrugiaca

Guepinia cyphella

Corticum oorrugatum. . . .

Idem cianamomum.. .

Idem 8aa$|[uineam . . •

Idem querciaum ....

HymonechdBte rubiginosa. ....

Stereum disciforrae

Idem spadiceum

Idem hirsutum

Telephora .laxa

Graterellas sîbuosmis

Radulum .(].uerci(ium , . . .

PARTIES DU CHiNK SUR LESQUELLES Q» LSS «SNCONTRI.

bois pourri de branches tombées, vieux troncs.

idem, bois pourri spongieux, cavités de vieux obènes couverts de monMl ratDules morts.

idem, ,

branches pourries»

branche? mortes, ramules morts, face inférieure des feuilles, feuilles mortes, branches mortes, feuilles a demi pourries, tfoncs abattus, ergots morts de chêne.

idem, branches tombées.

vieux troncs décortiqués.

vieux troncs.

branches mortes et tombées.

écorces des vieux chênes.

branches mortes et tombées.

vieux troncs*

écorce.

vieille souche,

rameaux morts.

vieux tronos.

troncs morts.

idem, vieilles souches, mousses des vieux troncs, sous les chênes.

éoDroe pourrie.

NOMS DES ESPÈCES. g^H lESQOELLBB Ofl LES UNOOHTRI.

jdnum. V mefmbhitïàdéulà itoncsi pourrisl

Ideift. .^naoéus . . brknlèhes àioMds ei làtàVUL

Idem.. <...... ;toûatttm < sous les chéiMâ.

|stuli^^«. . . . . . .bi^pâticà .;..é^ yieux troncs.

lenilios ..... ^ . ^.paltens^ branches morte» et tmabéos.

Idem.. 4 /.*... .eorium.,# idem.

kedalea quercina yieux troncs.

nmetes gibbosa idîem.

Uypom^ reticulatus'. bois et làrânc&és pourrîed.

Idem côhfîguus c&êné pourri.

Idem ignarius troncs de chône (amadouj.

Idem. . . ^ . . . .' . .^apf^natua .... troncs de chône.

Idem. ...... ^ ^ .dryadeus idem.

Idem euticuiaris .... idem.

Idem hispidus idem^

Idem .adustus idem.

Idem .crooeus yieux troncs cariés.

Idem stifphureus .... yîeux troncs.

Idem. iûtybâcetts .... idem.

Idem. frondosus poutre pourrïe de chêne.

BDzites vbetulma tibncs.

intinus tigrinus ,. parois extérieurs d^une barque en chône.

Jrtinari»is .ochrolocug bbis de chône.

jaricus variabilis branches mortes.

Idem hirsutus . . sôus les bois de chône.

Idem spectabilis tibncs.

Idem * . . . plateus base des vieux troncs.

Idem c . .yolvaceus ..... tdnnée.

Idem riiger bois de chône pourri.

Idem .'.septicus feiuiiles et ramules pourris.

Idem .^ . . . dictyorhisus . . . tannée.

Idem * ^ . .annoricanus. . . branches mortes.

Idem ^ . ^galerculatus . . . vieux troncs.

Idemw...'.. .wfasipes........ base des vieux troncs.

Idem..'. albus sous les chônes. 21

Les lichens se fixent aussi sur les troncs et les branches du chêne. On trouve dans le Finistère , sur cet arbre , le Lecanora punica et VOpegrapha prosodea , de TAmérique septentrionale. Le RicasoUa herbacea applique sur les vieilles écorces ses thalles de plus de 40 centimètres de diamètre, et les Parmelia perUxta et Caperata tapissent souvent entièrement les troncs des vieux chênes. Le Lecanora sophodes , le Stigmatidium obsaurum , les recouvrent encore , et ce dernier est tellement abondant sur leurs tiges rugueuses qu'il les colore en gris brun , tandis que VAthronia leucostigma leur donne une teinte d'un joli gris-blanc.

Le Sticta pulmonaria et Aurea vêtissent encore très-fréquemment les chênes de TArmorique. Voici d'ailleurs la liste des lichens qui se rencontrent sur notre arbre celtique :

Thelopsis rubella.

Verrucaria. . .subintegra.

Idem longispora.

Idem farrea.

Idem gemmata.

Idem biformis.

Idem chlorotica.

Athronia minutissima.

Idem Astroïdea.

Idem pruinosa.

Idem cinnabarioa.

Stigmatidium obscurum.

Opegrapha. . . lyncea.

Idem prosodea.

Idem atra.

Idem Tulgata.

Idem.. ..raria.

Graphis sophistica.

Theîotrema . . lepaîdinum

Phlyctis agelœa.

Pertusaria . . .leloplaca.

Idem melaleaca.

Idem multipuûctata.

Idem com munis.

Idem globuhfera.

Lecanora. . . . .punicea.

Idem varia.

Idem tUrneri.

Idem nylandery.

Idem sophodes.

Idem ferruginea.

Idem vitellioa.

Pannaria rubiginosai

Physcia .... .obscura.

Idem stellaris.

Idem chiysophtalma.

Graphis dendritica.

Idem elegaas.

Idem lyellii.

Lecidœa premnea.

Idem .myriocarpa.

Idem disciformis.

Idem dubia.

Idem aeragiaosa.

Idem parasema.

Idem canesœns.

Idem •pachycarpa.

Idem luteola.

Idem laurocerasi.

Idem quernea.

Idem erisiboïdes.

Idem atropurpurea.

Idem queroeti.

Idem lutea.

Idem carneola.

Parmelia . . . .aleurîtes.

Idem. . . . ^exasperata.

Idem caperata.

Ricasolia herbacea.

Idem glomulifera.

Sticta ..;... .aurata.

. Idem pulmonacea.

Stictiaa scrol?iculata.

Nephromium.lœvigatum.

Ramalina pollinaria.

Cladonia macilenta.

Idem delicata.

Calicium quercinum.

Idem curtum.

Idem trachellinum.

Leptogium. . .cWoromelum.

Idem hildeabrandii.

Idem lucerum.

Parmi les hépatiques , nous citerons le Lophocolea heteraphylla, que Ton rencontre sur l'écorce et le bois pourri, dans le creux des vieux chênes.

Les mousses affectent des préférence^ moins marquées pour telles ou telles espèces arborescentes. On trouve -sur le chêne , assez fréquemment , le Leptodon smithii, le NmkerapumiUi, VAnomodm viticulosus ; mais les vieux sujets supportent une grande variété d'espèces que l'on rencontre également sur d'autres arbres , sur la terre , les rochers ou les murs.

Les fougères offrent peu d'espèces épiphytes : seul , le' Polypodiwn mlgare se rencontre souvent sur les vieilles souches de chêne.

Dans, cette énumération des hôtes du ehéne % noAis Bravons pas parlé des oiseaux qui peuplent son feuillage, et dont quelques-uns préfèrent son abri pour y établir leurs

nids.

De petits crustacés isopodes , des genres Onisaus et Ârmadillo , connus sous le nom de cloportes , hantent ses tiges creuses.

Lemery et Johnston nommaient Dryinus un petit reptile qui habite les vieux chênes , et Scaliger le désignait sous le nom de Quercuhis.

LE axji.

Parmi les hôtes les phis remarquables du chêne, nous ne saurions oublier le Gui.

Ce parasite enflé de la sève des chêues, dont la vie, la substance et la célébrité sont intimement liée3 à son existence, à ses tissus et à son histoire.

Druide, dit M. H. Martin» signifie chêne, homme-chêne, homme du chêne; peut-être, ajoute-t-il, dans sa forme kimrique la plus usitée, Derwydd, Denuyddon, on trouverait à côté du nom du chêne celui d'un autre végétal qui, associé, au chêne , devient Télément fondamental de la religion druidique. Le gui , appelé en kimrique gwydd ou mydfi (c'est-à-dire plante par excellence), plante vivace d'une nature singulière, ne se contente pas de s'élancer aux arbres , comme les autres parasites , mais ne touchant jamais la terre, il enfonce ses racines dans récorce des arbres, et se nourrit de leur sève.

De même que le chêne était l'arbre d'Esus, le gui était la plante de Guyon. Il réunissait toutes les vertus des six

plantes du chaudron de Koridwenj la Pée blanche. Pour les Gaulois , il avait la propriété de guérir, tous les maux quand on buvait Teau dans laquelle on Tavait fait infuser (Pline, XVI — XLIV). C'était enfin le rameau d'or qui prenait , dit Taliesin , une vertu fécondante quand le brasseur qui préside à la fameuse chaudière des plantes, au nombre desquelles ' figurait la verveine, l'avait fait bouillir.

Lé mysticisme qui pénétrait la religion druidique ne permet pas d'admettre que l'estime et la vénération accordées au gui tenaient àl ses propriétés physiques ou médicales.

Ghe^ les Grecs, le gui était déjà autre chose ; le rameau d'or consacré à Proserpine, rameau brillant comme le gui de chêne pendant l'hiver, ouvrait magiquement les portes des Enfers, séjour de l'immortalité.

Chez nos pères , le gui sacré était plus qu'une plante médicinale et purifiante : — Que veut dire cette association entre l'arbre reconnu comme l'emblème du Dieu force et cette plante vivace et toujours verte , qui ne vit pourtant par elle-même et ne subsiste que de la sève qu'elle puise dans l'arbre où elle prend racine. Le dogme théologique n'éclate-t-il pas ici à travers le symbole triansparent dont il l'enveloppe ? Peut-on voir là autre- chose que le mystère supérieur de la création ; que la créature unie au Créateur, et distincte du Créateur ; que l'être particulier puisEùt perpétuellement la vie dans le sein de l'Être universel qui le supporte. — (H. Martin)*

Le gui serait donc le symbole de l'immortalité commuiii(Juée à Fâme htimaine.

Le gui, dont nous ne ferons pas la description botanique, appartient à la famille des Lanothracées ; les genres

les plus remarquables sont les genres Viscum et Loranthus. Le gui qui croît si fréquemment sur les pommiers, est le Viscum album.

Cette espèce , d'après plusieurs auteurs , croîtrait rarement sur le chêne, et jamais suivant quelques autres. Le gui des Qiùercits serait le Loranthus Europœus^ qui ressemble beaucoup au précédent , avec lequel on Ta très-longtemps confondu. Rare dans les forêts de la Gaule , il est plus commun dans le nord de Tltalie, à Pise, et jusqu'en Calabre. D'après Selon, il était très-abondant sur les chênes du Mont-Athos.

Le gui est nauséeux, un peu acre ; on le considère comme une plante active, susceptible de produire le vomissement et la purgation, les baies surtout. On le regarde particulièrement comme un puissant antispasmodique.

Mathiole est le premier qui ait employé le gui contre répilepsie. Il fut imité par Paracelse, Daléchamps, Cartheuser, etc.; Dehaën ne parle qu'avec enthousiasme des effets du gui de chêne contre cette maladie. Bouteille l'associait à la valériane, et Henri Fraser au camphre. CuUen, Tissot, Desbois de Rochefort, Peyrilhe, etc, le déclarèrent impuissant contre cette terrible affection. Enfin, Bradley en fit usage contre l'hystérie ; Koeldera contre l'asthme et Colbath contre la chorée, la goutte, etc.

Tantôt, c'était la plante entière, tantôt l'écorce sèche et pulvérisée que l'on employait à ta dose de 24 grains à 3 gros par jour.

Le gui est aujourd'hui complètement délaissé parla médecine.

Depuis Pline, tous les auteurs ont avancé que Ton fabrique de la glu avec les baies du gui. Savi a montré qu'elles en contenaient fort peu, tandis que celles des Loranthus en renferment.

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