‹ Histoire du chêne dans l'antiquité & dans la nature; ses applications à l'industrie, aux constructions navales aux sciences et aux arts, etcChapitre 18 sur 156 · MATURATION ANNUELLE. MATURATION BISANNUELLE · texte numérisé non relu

MATURATION ANNUELLE. MATURATION BISANNUELLE

Quercus Suber. Quercus Occidentalis, Gay.

— Microphylla, Nee. — Castanea, Nee.

— Seemanm, Liebm. — Acutifolia.

— Scytophylla, Liebm. — Calophylla.

—+ Obtusata, H. B. — Crassifola H. B.

M. de Candolle n’a pu tirer de ce caractère qu’une subdivision, sous forme de paragraphes, des genres ou sousgenres naturels de chênes. (

Les botanistes, avant M. de Candolle, avaient fait fort peu attention à un autre caractère des chênes, la position des ovules atrophiés, relativement à la graine toujours unique dans le gland ou l'ovaire. Si tous les germes primitivement contenus dans l'ovaire du chêne arrivaient à se développer, cet ovaire, devenu gland, contiendrait comme

beaucoup de fruits un nombre de semences égal à six. Mais là, comme partout, il y a lutte pour la vie, une seule semence accapare toute la subsistance, et les cinq autres avortent, laissant leurs débris, tantôt à la base, tantôt au sommet de la cavité que remplit la semence arrivéé à maturité. De là les expressions de : ovules avortés infères, ovules avortés supères, que nous {trouvons dans quelques classifications.

Tous les chênes à maturation de fruit annuelle, ont les ovules atrophiés sous la graine. Les chênes dont le fruit maürit la seconde année, les ont tantôt à la base, tantôt au sommet. Ainsi dans le sous-genre lepidobalanus, de Alpb. de Candolle, toutes les espèces à maturation annuelle ont les ovules avortés infères ; tandis que les espèces à maturation hisannuelle , tantôt comme le Q. crassifolia et le ©. cerris, les ont infères, tantôt comme les ©. falcata, rubra, æalapensis, etc., etc., et tous chênes américains, les ont supères. En dehors des lepidobalanus, les chênes ayant tous la maturation bisannuelle ont tous aussi les ovules avortés au sommet de la graine.

« Cette diversité d'attache des ovules, dit M. de Candolle, paraît au premier abord quelque chose d’important, d’où l’on devrait tirer une division générique ou de sections. Considéré de plus près, et voyant combien sont analogues les espèces qui ont les deux genres d’ovules, ce caractère s’affaiblit notablement. »

L'auteur que nous venons de citer ne s’en est servi que pour subdiviser la première section des chênes de sa

classification.

Voici d’ailleurs les traits principaux de cette classification

qui se trouve résumée sur le tableau A.

M. Alph. de Candolle répartit les chênes en six sections.

ho à ge

Les caractères des cinq premières se trouvent indiqués au tableau B ci-après, de facon à pouvoir les comparer facilement. La sixième section, Lithocarpus , qui ne renferme qu'une espèce, le Q. Javensis, est caractérisée par sa noix osseuse. Le tableau À montre l’importance de ces sections au point de vue du nombre des espèces qu'elles renferment, ainsi que de l'habitat de ces espèces.

Le point de classification qui a le plus embarrassé M. de Candolle, est la subdivision du sous-genre ou section Lépidobalanus. « J'aurais aimé, dit l’auteur, pouvoir former des groujes naturels autour des espèces qui semblent offrir des caractères bien distincts (robur, cerris, vallonea, hibani, rubra, æalapensis) ; en d’autres termes, j'aurais désiré pouvoir constituer des sous-sections..….

SL Pour moi, la conséquence d’une longue étude à été qu'il n'existe pas, dans l’état actuel de la science, de bonne subdivision du sous-genre Lepidobalanus. Quand on connaitra les fleurs mâles de beaucoup d'espèces, où elles sont encore inconnues, et quand on aura examiné l’évolution des bourgeons, il est possible qu’on puisse établir une division vraiment naturelle; mais aujourd'hui, au. moyen des fruits et des feuilles, on ne parvient qu'à des coupes artiticielles, qui séparent fréquemment des espèces très-voisines. »

Le tableau À montre qu’elle est cette subdivision.

Antérieurement à la classification des chênes du Prodromus, Endlicher en avait donné une, et, postérieurement, M. OErsted à également tenté cette tâche ardue. Nous devons en dire un mot pour rendre aussi complète que cela nous est possible cette partie de l’histoire du chêne.

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