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trois groupes : {° échantillons à feuilles toutes entières, sur les mêmes rameaux ; 2 échantillons à feuilles toutes dentées ; 3 échantillons à feuilles dentées et à feuilles entières sur le même rameau. On ne prétendra pas que ce dernier rameau appartienne à deux espèces différentes, et l’on ne fera pas non plus deux espèces des individus qui présenteront ces caractères isolés ; mais on pourra établir trois variétés parmi ces cent échantillons.
Voilà comment le savant botaniste de Genève à vaincu les difficultés que lui offrait le genre quercus pour l’établissement des espèces. Malgré cette rigoureuse méthode, il pense cependant que plus de la moitié, les deux tiers environ des espèces querciennes, n’est que provisoire. Quand les chènes seront mieux connus, beaucoup de formes intermédiaires surgiront entre les espèces et amèneront la fusion d’un certain nombre d’entre elles. C’est ainsi que toutes les formes du Quercus robur, dont on avait fait depuis Linné autant d'espèces, se sont fondues dans ce type spécifique unique que le botaniste suédois avait çonçu, et dont toutes les modifications ne constituent plus que des variétés. M. de Candolle reconnaît que ce fut une vive satisfaction pour lui d'arriver au même résultat que celui du célèbre fondateur de l'espèce en botanique.
Il n’est pas difficile maintenant de voir combien étaient défectueuses les anciennes classifications des chênes, qui reposaient uniquement sur la forme des feuilles. Elles devenaient de plus en plus impuissantes à contenir le nombre grandissant des espèces querciennes.
Endlicher,. dans sa classification des chênes, l’une des meilleures, avait pris en considération les caractères variables empruntés à la forme des feuilles, puis les caractères fixes tirés de la forme de la cupule et de la maturation annuelle ou bisannuelle des fruits. Malheureusement,
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l’auteur y attribuait une importance trop grande à la persistance ou à la non persistance des feuilles, qui ne doit servir qu’à établir des divisions très-secondaires, ce caractère n’étant pas toujours facile à déterminer exactement, surtout d'après les échantillons d’herbier.
Il en est de même de la maturation des fruits, la première ou la seconde année. Dans l'appréciation de la valeur de ce caractère, M. Alph. de Candolle a été frappé de voir que des formes querciennes très-voisines pouvaient offrir les deux sortes de maturation. De plus, ce caractère n'étant lié avec aucun autre, il était impossible de le reconnaître sur des échantillons d’herbier ne possédant pas de fruits mürs. |
Voici, par exemple, des chênes très-ressemblants ; chez les uns la maturation est annuelle, chez les autres bisannuelle :