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cyprés, arbre sacré des Perses, porte le nom de deva-daruw ou par contraction devdar (que nous avons traduit déodora). L’abricotier s'appelle jul-daru, une autre espèce aze-diracht (azederach (1).
Chez les Grecs, le mot devs s'appliquait aussi à d’autres espèces arborescentes que le chêne. « Il faut noter, dit Mathiole dans ses commentaires sur Dioscorides, que par le mot Jovs, il comprend en général tous les arbres portant gland. » Le mot pesdous, employé pour désigner une espèce de gland, est d’une composition analogue aux mots persans dev-dar, aze-diracht.
Le. nom danois du chêne ege-tree, paraît aussi construit de la même facon. Trée, ne vient-il pas aussi de devc ou plutôt du mot sanscrit dru, comme freust, en breton poutre de chêne en dérive ; et dès-lors, ege-trée n'est-il pas composé comme deva-daru, @EXkod pus.
En annamite, d'après M. l'ingénieur Korn, le nom du chêne est cay-dé, cay, c'est l'arbre, cay-dé, c'est le chêne !
En résumé, et c’est là où nous voulions conduire cette discussion, en résumé, dans l’Inde, comme à Quimper, le chêne est nommé daru ou deru, c'est-à-dire l’arbre. C’est que le chène était et est pour ces peuples si éloignés aujourd'hui, mais d’origine commune, l’arbre par excellence. C'était l’arbre, comme Rome était la ville (2).
(4) C’est M. Lajard qui a révélé cette élymologie du nom persan du cyprès deva-daru, qu’on peut traduire arbre sacré, daru arbre, deva, génie malfaisant. Une tradilion persane, tirée de l’Avesta, raconte que Zoroaste avait enchaîné sous un cyprès les génies malfaisants. De même que le gallois deru se lie au sanserit daru, de même dew, div, diu, vieux mots bretons et celtiques, diu gaëlique, diou kimrique, signifient comme le persan deva, génie, Dieu, divinité. Ceci est une preuve de plus de la parenté des langues celliques el sanscriles.
(2) A quelle source rapporter un autre nom du chêne, un nom breton tann, s. m., un seul chêne ; — fannen, f. plur., plusieurs chênes
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