‹ Histoire du chêne dans l'antiquité & dans la nature; ses applications à l'industrie, aux constructions navales aux sciences et aux arts, etcChapitre 92 sur 156 · Partie du Chêne · texte numérisé non relu

Partie du Chêne

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Parmi ces hôtes nombreux du chêne, quelques-uns, sans compromettre l'existence de l'arbre, diminuent la valeur de son bois, retardent sa végétation, ou sont pour lui l’origine de productions morbides.

Les larves du Cerf-Volant creusent dans le tissu ligneux

(1) Propres aux Q. coccifera et ilex.

des vieux arbres de vastes galeries tortueuses. Les larves du Capricorne sont plus nuisibles encore , parce qu’elles s’attaquent aux chênes que leur âge et leur volume rendent précieux : ces larves ont la forme d’un gros ver blanc, mou, allongé, mamelonné, à quatre pans, et muni de six pattes courtes ; elles creusent des galeries longues et profondes, et si nombreuses que les bois qui en sont le siège ne peuvent plus être utilisés. La larve du hanneton ou ver blanc ravage aussi les jeunes plantations de Quercus.

On connaît assez les ravages des scolytes dans nos forêts poir que nous n’insistions par sur ces hôtes incommodes des chênes.

L’Hylcæcetus dermestoïdes, très-voisin du Lymexylon narale, dont nous parlons ailleurs, est moins commun que ce dernier. Ses yeux sont moins gros, son abdomen à six segments, au lieu de cinq, sa larve moins allongée et moins lisse. Cet insecte attaque les chênes vivants dans les forêts du nord de l’Europe.

Les larves du Cossus liquiperda se rencontrent au printemps dans l'épaisseur des chênes. Elles en rongent d’abord l'écorce, puis se creusent dans le bois des galeries profondes et tortueuses. Ces larves se reconnaissent à leur couleur rougeâtre, aux lignes transversales couleur de sang qui les zèbrent : leur corps est muni de seize pattes et leur bouche de fortes mächoires.

Le Bombyrr quercus, où minime à bandes, doit son nom spécifique au séjour fréquent qu’il fait sur les chênes. Le mâle a les ailes d’un brun ferrugineux, avec un point central blanc et une bande transversale jaune : la femelle, plus grande, a les ailes d'un jaune pâle, un point blanc, et la bande est de couleur fort claire. Les chenilles écloses au mois d'août se retirent dans les fissures de l'écorce des chênes jusqu’au retour des feuilles, qu'elles dévorent avec d'autant plus de facilité que celles-ci sont plus tendres.

Les chenilles du Bombyr processionea sont également très friandes des feuilles de chêne, et ceux du bois de Boulogne en souffrent souvent.

L’Halias quercana, ou chape verte à bandes, de Geffroy, roule les feuilles du chêne pour se transformer en chrysalide.

L’Halias viridina les roule également, et forme ainsi des . tuyaux très-réguliers dans lesquels elle opère ses métamorphoses. Cette tordeuse est si abondante en certaines années, que, sur de vastes étendues, les chênes ont leur feuillage détruit.

- Nous allons insister d’une facon toute particulière sur les Cynips, les Chermes et les Coccus : hôtes précieux des chênes, auxquels ils donnent une valeur particulière.

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