‹ Histoire du chêne dans l'antiquité & dans la nature; ses applications à l'industrie, aux constructions navales aux sciences et aux arts, etcChapitre 97 sur 156 · IV. — GALLES À PARENCHYME CELLULAIRE · texte numérisé non relu

IV. — GALLES À PARENCHYME CELLULAIRE

Dans les galles de cette catégorie, le tissu cellulaire sousépidermoïdal remplace le tissu parenchymateux qui fait défaut ; elles offrent trois espèces :

a. — Galles du bourgeon du chêne , b. — Galles lenticulaires de la face inférieure des feuilles ; c. — Galles du pédoncule et des nervures ;

a. — La galle du bourgeon est sphérique ou ovoïde, et terminée par une éminence pointue ; sa coloration est d'un vert tendre piqueté de blanc, son volume atteint celui d’un pois. Elle se développe aux dépens du bourgeon dont elle occupe la place, elle est entourée de bandeléttes écailleu‘es qu'il est facilé de reconnaître pour les écailles même du bourgeon, séparées et écartées par la déviation morbide de l'organe. C'est dans lé bourgeon terminal des tiges que M. Lacaze-Duthiers la surtout observée, et spécialement sur le chêne rouge. La masse alimentaire, destinée à la nourriture de la larve, est très développée.

b. — Les galles lenticulaires, si faciles à distinguer des autres productions de ce genre, Sont très-répandues sur

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toutes les espèces de chênes de France! à feuilles caduques. - Elles couvrent souvent entièrement, en nombre considérable, la face inférieure des feuilles.

M. Lacaze-Duthiers signale quatre variétés de galles . lenticulaires ; deux surtout lui semblent bien établies. Nous ne parlerons que de celles-là.

Les galles lenticulaires de là première variété ont'une couleur terre d'Italie, elles sont creusées d'un ombilic central ou d’un godet. Elles apparaissent, dès le mois de septembre, lenticelliformes d'abord, elles se creusent ensuite ; elles sont couvertes de poils soyeux, leur diamètre ordinaire est de 3 à 4 millimètres.

Lorsque ces galles cessent de végéter, elles se détachent des feuilles de chêne comme un fruit mur, et tombent ; à ce moment la larve est à peine développée, ce n'est sans doute qu'après l’hiver qu’elle achève son évolution.

Le siége de ces galles est dans le parenchyme même -des feuilles, c'est-à-dire en dehors des nervures un peu saillantes.

Les galles lenticulaires de la seconde variété sont assez grandes, très-aplaties, piquetées de points, couleur Terre d'Italie, et surmontées d’un cône obtus à leur centre ; elles sont couvertes de poils rameux et par petites houppes, leur structure interne ne les sépare pas des galles lenticulaires ombiliquées.

Longtemps on a douté que ces galles fussent dues à la piqûre des feuilles du chêne par des insectes. C’est que ces excroissances, au moment où elles se dét:chent, con tiennent des larves rudimentaires ; pour retrouver cellesei, il faut chercher pendant l’hiver les galles tombées au pied des chènes et les ouvrir : on constate alors la présence de l’insecte dans sa cavité élargie.

c. — Galles du pédoncule et des nervures.

Réaumur les nommait galles en gobelet, M. Lacaze- Duthiers, galles en urne. On les rencontre presque exclusivement sur le Quercus robur et surtout chez les jeunes pousses de l’année. Elles amènent le recroquevillement des feuilles terminales du rameau ; elles sont placées sur pétioles et la nervure médiane.

Remarquables par leur forme élégante, elles sont teintes de carmin sur le bord de l’urne ; plus tard elles deviennent brunes.

Pas de tissus protecteurs.

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