CHAPITRE X
h6 cheril en France. — Légendes. — Chevaux lameux. — Races françaises, cheval boulonoau, normaiid, breton, poitevin, limousin et navarin. — Le
Reine des arts^ A France I 6 ma patrie !
Heîève enfia 16» front dcatrisé;
Sans <ju à mea yeux ta gloire soit flétrie
Pe enfants Je s'est brisé. ,%
Oui» le sceptre hippique de la Frauce est brisë, nous TavoueroDS sans bonté el sans foiblesse ; mais » ainsi que nous Favuiis dit ailleurs, si nous trouvons que l'avantage n'est plus en notre faveur, à Dieu ne plaise que cè soit de notre part l'effet de ce dénigrement honteux qui met sa gloire à s'âi)âisser devant ^étranger ; k Wen ne plaise qu*OB
veaille y voir l'effet de cette anglomanie qui a subjugué notre époque, qui adopte sans raisonnemeiit et sans bai les modes denos^ouins. Mais aussi arrite de nous ce patrii»tisme étioii qui consiste k ne voir de bien que ce qui se fsài chez soi, k suivre pa& à pas ie sentier battu d'une routine aveugle ; anièie de nous cet esprit chinois qui ctmn^ sent sa pensée anx limites d'un territoire et se refuse ï cueillir ime étincelle au loyer de son Toisin pour allumer son propre feu. La^sciençe hippique est^ une grave af^ure, eHe influe sur la prospérité k'àne nation, 4ur sa gloire, sir sou avenir, et tieut aux plus hautes questions de l'ordre social. Si TAngieterre nous a dépassés, ce n'est pas que son dimat (àt plus, âivorable que le nôtré ; ce n'est pas que les races de chevaux que les Anglais ont importées dMIMMii remportassent sur celles que pouvaient se procurer les autres nations ; ce n'est pas qu'ils «issént plus que nons l'instinct belliqueux et plein de charmes qui porte tout homme de cœur k l'amour d nn noble coursier, mais c'est que l'élève du cheval , comme l'agriculture et ie commerce, demande deux dioM : une patkn^e êéaMre et des institiitioiis solides; voilà pourquoi l'Angleterre réussit en ce» sortes d'aiTaires ; voilà pourquoi la France y est inhabile.
Nous avons vu mitre le glorieux royaume éB^FimMi di dernier soupir des civilisations dé Tanclen nl<»^. Les^^Mples nouveaux qui frappaient de leurs haches les portes ébranlées des oppida gaulois y conduisirent les chevaux de toutes les nations : la haquenée de Germanie h répaiw crinière, le coursier Numide des fils d'Abderam, le destrier des paladins de la Table ronde, et la cavale sauvage des fils d Attila. , . , .^^ ,
Après quelques siècles de laborieux enfimtement; im
homme sort de la foule, il prend d'une main le globe surmonté d'une croix, de l'autre une épée. Type mystérieux des hém légendaires, il s'assied an seuil du monde modèrne, et, de son sonfHe eivUlsatenr» fiiit sortir du ebaos dix tiatioos puissantes, k la téle desquelles il plaça U Fiauce comme un pkire. Ce dieu terrestre s'appela Gharlemagne.
Nous ne leroiis pas remonter au delà de cette époque les chroniques équestres de la France. Nous avons d'ailleurs esquissé , dans an autre diapître , tout ce qui précéda l'ère earlovingienne.
Charlemagne, comme tous les hommes vraiment grands, savait que la nature est aussi bien dans les plus petites que dans les plus grandes choses : celui qui Tendait les légumes de ses jardins composait les capitulaires , recueillait les poésies des vieux fabliaux, et passait de l'adminisiraiion d'une ferme à celle de l'empire d'Occident. I^e soin des ehefaox An «ne des prineipoles occupations du grand easpereur. On sait qu'il visitait lui-même chaque année tous les chevaux de ses domaines. On Ht dans les capitulaires :
« Lès intendants du domaine sont tenus d'amener mi pt* « lais où Charleinague se trouvera, le jour de la Saint -Mar- « tin d'hiver» tous les poulains, de quelque âge qu'ils soient» « afin que rempereor, après avoir entendu ht mesae, les « passe en revue. » '
L'histoire nous apprend que Gharlemagœ était parfait écuyer, et qu'il dressait lui-même ses chevaux de chasse et de lurtattle. Ge forent de ses haras qne sortirent ces coursiers dont il lit présent au roi Alfred d'Angleterre, au pape Adrien et même au roi de Perse. '
A l'époque dont nous parions» tes cfaevanx étaient élevés
k Yém iemHmxm^^ on Uchail, dans les. tastes fiwta et
les landes incultes, des étalons et des cavales, comme cela se fait encore aju^onrd'hui c)^ quelques peuples 4ll çpulineaU
Cb^ae gmà, fonihtaire aTai^ pm d^s Jn^m ctmHàar bles, dont il donnail le soin, aoiYant la coutume germaine, à uii mare-shalL Nous eu voyons Texemple dans l'histoire de Corbécénua et dana celles des haras despremiei:^ ducç de Normandie et dos banma njuro^a dont noos av/m
Nous avons vu aussi , par ÏMtêtoire de Bayard et par le &bliau breton de Merlin Bars» que les coorsea de cbevaux étaient usitées k cette ét)oque, soit qu'elles rappelassent h pen^e des courses grecques et romaines, de celles des peuples du Nord ou des exercices. éqiiestrc»s fie» Zégjn& et des AboDCorages. C'est une cufieose étude que de reebercher les origines des courses de chevaux dans la France ti'auirefois^ il est probable qu'el)es rmontent & Tépoque celtique, et que les GauloiSf dont on connaît les, habitudes cavar lières, en faisaient non-seulen>ent un amusement, n^ais en* core Qo^bntd'amélioraiioa^
. jUa^ Hoimandie Mil m courses do bwio. si fiiuieiiçes, que, dans plusieurs Chartres, des terrains sont eoncédés
par les seigneurs pour cet usage ; elle avait aussi ses chasses k travers les Mli/^^ et les humons .jmBIf»^ 9pi# pln^ tar(l introduites dans la nouvelle conquête, ont donné naissance aux sieeple-chases d'Angleterre. La iiouigogne avait des <;ionrses.iqiH c^m^tfit^ai ^u;^ tomp^ las^lns anciens, dont i) reste eipgii^ .fluielques ve^tig^ (fm les euwous ^e.b petite ville de Smm. Au moyen âge» les propriétaire de vignobles des environs de Montibant devaient se refidre au
llMIVî «pi^ftW éi^^u&f qfikà bimi servir le seigoeur, «ne ooam aviôt lieu. Le premier qui arrivait au but rece-< vait une paire de ganU ; le second, un chapel de roses, les ai!fkitm$ 4^9 ruliums. courses ont reçu quelques qkhUU- Mtioss ai <Blwiitent encore aqowiâ'hm*
Ou trouve aussi» dans les Pyrénées el dans certaines contrées du Midi, des courses locales dont Torigine se perd dans h nuit dee tempe- Gesceuraes fiigent céléJacées tier iesi ifoeliedeimet les jongleaca ;
Hais nulle part les courses. u'oDt si profondément nmfné.daeeles Miitudes et les mam i'w |iejf» et ne pronp, vent une origine plus anoienne que dans la petite Bretagne. ' YoieileûQinie* après mille ans, le pauvre Breton des mon-
Inpifl, 4ui Mge 4» pain neir.ei n> pas de quoi paafor du iil pmf k soupe de aea enfante, e fardé eét usage, sonfe*
Il il du temps où il balançait les destins de l 'Europe aux ap* piaudissements des Oriane el des Yseuit de CîornouaiUes* Le llte du «iliafe» on perdeo» aura lien-dimanobe; ke jeunes gens Ont (ait une collecte entre eui ; me psurUe seia employée à payer la musique, cban^étre qui fera danser les îenieefliee« Teetre k denner une eonnf de eheyaui. Ko^ œs, LapiiMcej réjouissmeest leni ae.<!élèbie, m Bralegnei avec des danses et des courses de chevaux. Une jeune gé- «îasOf m menton* uaebapeau et des rutens, voilà les prix lértnréi m mUfÊfmt fnriqnee frenss en ont lût lee
frais, mais l'honneur n'est pas 1^ : il est dans la bWHdohe de lancier qne le veinfueer eura droit d'allaeber à la iètede
son cheval, dans les applaudissements de la foule, dans rhoiueur de ia victoire achetée par des périls , il n'en est point de noble sang cela. La nouvelle se léfisfeM^MIi^IWitt au loin, on la publie a l'issue de la messe. Les c'hemeners, ou tailleurs, la portent de chaumière en chaumière, et, le jour dit, les concorrenls arrivent de tomes jî^^ %ûiJÊ(k fois de trente à quarante kilomètlres^. ht eOttre^Ktl^Éi llH^' val des montagnes, plus laid que beau, plus petit que grand ; sa téte est toujours belle et expressive, ses jamboo agat ■or ' veuses et sèdies, ses sabots dors et parfaitement conformés, tout annonce ia vigueur et 1 énergie dans ce petit être dégénéré, orgueil et trésor de son pauvre maître. Sa selle est un sac garni de paille attaché avec une corde; le plus souvent, il n'en a pas. Sa bride est ime longe ndii^W><iHufl de sa léte; quelquefois un mors y est attaché, quelquefois la corde seule en tient lien. Le jockey est m pelit homme de dh k qninze ans ; sa cbemise et sa culots de^loik^iMilnposent tout son ajustement. Un mouchoir relève la longue ciievelure noire qui Uoitait sur ses épaules; ses jambes^out noes; il porte un éperon, mais la boucle^ de fM^épInmi blesse ses pieds, et souTent son sang se méte'ly utiîkiyi jaillit de la veine de son coursier. Cependant la iouie se presse autour des concurrents. Ils sont k cbevaL. Le^départ s'apprête, un fouei léger siffle dans teofS DMniirfç ks parents, les amis les entourent; on leur fait les dernières recommandations, on leur donne les dernières instructions» Leur- milJMnUe de joie et d'espérum, et ri^ n'oit fÉMâeuit comme leurs poses nobles et assurées sur €«s petîts^teli»vaux fringants et impatients qui se cai>reiil et mordiUeiii leur fMtt rustique, ils parteBt fiouvent au Mnbie de dii k douze, quelquefois plus» Mais quel wniu oii(*ii» dmî?
C'est Uutôt de& marais faogeax, tantôt des fieniiers serpeouot tes des rodim. Qoaiidoii n'a pu vq ees tattes
rilleuses, on ne peut s'en fiAre l'idée. Lk est un torrent k franchir, Ik une descente k pic suivie d'une montée aussi rade* là on bourbier épais. Rienae leaarrèlel lis iM>leDt ii travers les bniTèies» parai les roes et les rafiiis, comme un groupe de sylphes aériens suspendus aux crinières des cbevaux errants dans les bois. Us font ainsi des courses de quatre à cinq IdkNiiètfes. les accidenls sont rares; le pied êkt des diemii, la mno feme et l^œO vigilaiit da oafalier sont leur sauvegarde. Us arrivent ! La foule se par- 1^; des cm d'entfaowasme s'élèfest de toutes paru; ohaem s'iménassean vietorieiix; rbommeet kcbevalsont Tobjet des empressements de l'assistance; le laurier et les rubans brillent k leur tête. On veut savoir le^om du cheyAf son kge, sa tace; c'est le héros de la fête, on ne s'entretient que de lu). B a quatre ans, et a déjk gagné deux moutons au pardon de Scaër, une géhisse a celui de Ros- |penaii« L'année demièie» il avait gagné dix montons en divers lieux ; il a battn nn Als de Bijou k la course de Langonnet. Pour hu, il est tils de Bédouin; sa mère n'avait jamais été battue. On dirait uue scène de Newmarket; nais ce n^est pas ponr â5»ÛÛO livres sterbug (|ae le Breton a couru» c'est ponr nn mouton de 5 francs.
Partout, dans la France ancienne , le goût du cheval et les habitudes éqoestres se trouvent liés aux usages de la vie. Pouvait^il en être autrement chea une nation batailleuse, sans cesse aux prises avec les invasions et les conquêtes? Aussi, tandis que, dans les campagnes, k Tabri des tours féodales, nous trouvons les jeux de bagne, les grandes chasses» les courses à travers les champs, — dans les villes
s'mtgnittiiM im Uom^ ée la cht? akrie. Les champs dp» t'Mvnmt de immb pins li l'ardeaie jamiMef qil fîeat
y chercher l'imaj^e des combats et préloder à ces grands coups de lance et d'épée, qui ktoui k jamatt» k trn^n ies -àgea» ràyoDncr lé nom ée la Fraaoa vi picndOT mng àm nations belliqueuses. La plupart de nos anciennes cités ont gardé jusqu'à nos jours le souvenir de ces jeux. Sous les mws de la till^ «rdiiiamiiieBt aa «oleU IraM, aar dnai&e fèveaMi eneom «ne aimie fiMéè èt iki» «Am : «e sont les liées, nom mystérieux qu'entoure une auréole gloire et d'aooour. Là combattaient les héros dea aftdêOB joiira, 1b> am lea da la baamé^ aa déplajiMBl lea te* uières de^ chevaKers ; Ik les ménestrels oélébraieni les hauts fidts des guerriers, là s'échappa d'iiae lyre ce yeis si Draii-
taki:
0« ai vwt Itfeat fMià ia Ml ittinié.
Ma r<if%kie de k aodélé AMçaiae» BdclM «mM I M
mystique et guerrière, te^ ehetau* et ceux (\yn s'en occtïpaient furent placés sous l'invocation de deux îilustrea patrons, saint Éloi et saint Marliii.
L'orfèvre âM atait été ehargë par Glotaipe de M (Mre uue selle pour son cheval de bataille; le roi en avait luimême dessiné lé modèle; il avait féarai Ter et les ^ui qui devaient en fhire rornément. Mais lliabtle é«vrier trouva moyen, non-seulement de fliire une selle, mais encore d'en faire, une seconde. Le roi dès lors mit en lui sa confiance et plus fard en it ion minlstire. Sïfnt Ëiot est resté le patron des forgerons et des maréchaux. Dans certaines contrées» on promène les cfaevàox malades autour
des chapelles dédiées à ce bienheureux saint, et sa fête était oagui TG célébrée avec pompe par les corporations cavalières. En Bourgogne, il y avait toujoùrs sur la table des dncs un plat d'élite qui n'était présenté qu'au duc senlenfent^ Le jour des grandes tètes, il était ensuite remis k certains dignitaires de fÉtat; mais, Iq jour de la Saint-Éloi, le plat Aait remis an marécbal qui feriait les chevaux dii prince.* Saint >îartin partageait avec saint Éloi la protection des cavaliers; on sait que Clovis avait donné son cheval de bataille k rëglise de ce saint, honoré spécialement dans la ville de Tours; ôn avait soin de conduire un destrier bardé de ffer aux processions qui avaient lieu en son honneur. Dans plusieurs lieux où s'élevaient des chapelles en Thon^ neur de saint Martin, les voyageurs et les bohimes d'armes faisaient rougir la clef de la porte et en marquaient leur cheval à h cuisse aûn de les préserver de tout malheur-
Nous Favons vu dans un autre chapitre, les chevaux français se divisaient, au moyen âge, en plusieurs catégories; quelques espèces, comme les lymsstos destinés aux litières, aux bastemes et li (Porter lei gens de basse condition, et les sommiers qui transportaient les bagages du commerce et de l'armée, se trouvaient dans tous les pays, et s'élevaient sans aoîfis fit «ans intoHigancft. D'autres, comme les palefrois et les destriers, étaient pris parmi les races les plus précieuses, ou les entourait de tous les soins, et chacun rivalisait à qui aurait les plus beaux et lesmeit» leur». ' *
On s'étonne de ne pas rencontrer dans Thistolre de Fi^ncCt comme dansceHe de certains pays, et spéciale^ ment de PAngleterre, la preuve dea amâiorations apportées
k la me éqttefttre par des iattîtalioiia pubU^iies propres k développer le goût du cbeval el k fitvorîser aon élenge;
' mais on doit concevoir que la France était de toos les pays dtt monde celui qui pouvait le plus ae passer de ces âémeDta arlificiela et mYent fiictieea de prospérité. Ea effet, la France possédait dans son vaste territoire tous les élémeats favorables à la production : le Midi lui fournissait le cheval congéaèra de Tarabe, et le Nord possédait Ict magDÎfiqaes types de oeite race annoricaine que quelques auteurs ont regardée comme une création particulière.
Aussi la grande cause de TaïuéiiûraUoa du cheval iiraaçaia> de sa eonstaote sopériorité s«r tous les ekevasx ds monde pendant de longs siècles, vient, d'une part, de cette constante introduction des régénérateurs orientaux, qui date des premiers temps de son histoire et qui coBtinos sans intmnption jusqu'à nos jours, et, de* l'antre, de Is consomuiatiou qui se faisait du cheval français, tant k Tinténeur qo'à rextérie«r.
Nous avons va qiie les RomaÎDS avaient j^aeé dans leois campements un grand nombre de légions africaines. La notice des dignités de Tempire renferme plusieurs indicatioBS ainsi conçues.:
PnBltetQt Ifivwnm FnMm anUton ntaforam,
auxquelles viennent se joindre le nom des localités où stationnaient ces troupes moresques. •
PJos tard* les soldats d'A|Mieiame inoodèrent le midi de la France de leurs coursiers Numides; après la célèbre hatailla de Poitiers, un nombre considérable de ces chevaux
ratèiMii mm MÉIm ei répaidiMni IcHr sMg daM Iss
jraeeft da ceDire de la Fiance.
Bientôt vinrent les croisades, et, comme nous l'avons ééjk vu, il faudrait des volumes pour énumérer les baras IMà par les craiféa, oà ilspbGèreDtleaGlMfvaiiEmieaéB par eux. Nous ne répéterons pas ce que nous avons dit M ^jet des baraa arabes de Normandie et de Bretagne, il s'eai pat «ne proviaee dont les archives ne coMienneBi la fmm <|«6 ces ^aUîtaMients pullulaieiit dans la Fiance aucienue; le Limousin, la Navarre, la Fraiiclie-Conité, la Pioardie» la Lonaine» l'Aaveiipie, le Poitou, ont tous dans leurs sam»irs mainte blsicére d'outre-mer qui fiie ë nne époque déterminée l'origine de la race écjuestre. Il y a dn vrai et du faui dans celle appi'éciation. G est moins a une importation déterminée que nons reporterons TamélioFalion des nées firançaises qu'à une suite non interrompue d'importations. ' - Ordénc Vital nous apprend qneJe roi de Tripoli» dont les diefaoK élûent legaidés eomrae appartenant am races les phfs pures de rOrient, en iîL lai^gesse aux croisés français. Une ibis» entre antres» il leur envoya di» me§mfiqueê oNiraters» qmtre mukti et nue smnme d'ûr. Voie antre Ibis qtdnze mille besants et quinte ehewmx d'un grand pris.
Le cheval français conserva sa prééminence sur ceux de PEnrope pendant lont le moyen âge, Tosage du cheval était nn hesem pour les hommes de cette époque; le don d'un cheval français était regardé comme un des plus beaux préseiàis que l'on pût faire» nous avons vu ceux de Ghailemagne anxsenwiins de son temps; osi exetople M snivi par aes successeurs; Hugues le Grand envoya dix cLevaux nor-
li. 49
nmèi\ AlMMM avec Pép^ diCwiHwtiitM la taMM*
CharlernaL^iie.
D après les lois de la chevalerie, les charR, ks basieiiics, iaa lîtièiea néme étaieot déièwfaia am chavaliÉra ; ila ne pou vaîenl voyager qu'k^elietaU p«iir amMir qo'Ua mttégpaAeut point les fatigues et qu'ils éiaient mujonrs prêts k .reaBfUr k^iir gtorieuse missioo. Nous avons vu que les rois liiaéaitla flmiil dMm da liéM le jein^ leur indolence daus un char traîné par des bœufs; on nit que iisaoeiot* errant à k recherche de Genièze, eut le roal^ henr de monter silr anc duurralte» coadaite pat lui nain ét traînée par des vaebea; son anoiir lui fit ouMiop qif il dirigeait ainsi aux règles de sou ordre, mais il en fut puni par lea combats que ce méftit lui attira, et par le mépiis BMBie de œlle pour laquelle il avait tout bravé. D'àflleura les chemins et les routes de cette époque étaient impraticables aux voiturea» il n'existait que des routes laissée» par lea Ao- Mlnia* mti» qui, fawie d'eBtretiin» ae mipaietit da taates parts : puis la nature montagneuse du pays, lea tomiaadé» bordés et les vastes marais ne permettaient aucun perSeettauueffi^ W vilttQoiaa eonma juiqu'aftora. Lea nobles, non-seulemem ne vuyafaaiaiitqu'à ehml, anaia enaoïe e*était a cheval qu'ils se faisaient visite dans les villes ou se l^i^iaieiit k l'Burs affaires; lea dassea voyageaient à cbeval, asfiîaes, aelou )a mode woiniine» nii aiiniralràea« afskm 1 usage des femmes du Nord; dans lea vittea eHea aé M* aaieat porter dana les litières, la reme Berthe iiiait eu cheimimU on voit aiicaieliBqFiiii6i.^aÉ traite wm ^oêt beau, la selle de eette bélla Ékadîtoe; m y itanarque le Ixou où elle mettait sa quenouille. Les magistrats se rendaient au palais montés sur des mules; les marchands, as-
lift fiiir dtftliMt ainii ^ie W» likiiMilb«iio»f qui,. |Niiir iMtte fUMD^ élaieot ftpp^ frèivs m inet. Ln bourgeoises se servaient quelquefois de cliais découverts, c'est oe qui détermina Tordoiiiiaiioe ùù Philippe ï% Beà, portant: Am. i"» MU bcmrgême n'aura ekar*
Let feuM idlaient encore en croupe derrière ks etira* liers, même dans les cérémonies publique^; lorsque Char- ImVII fittt de Monunbaii à To«k>Bfle» k rfliDeit-son en- Ifféé dm cette vîUe, portée ea croupe pttr kl dMphio^ m hd cheval blanc. J^es eapilouis mirent la reine, ledaupbiu el le cbevai biajic &aua un daia aiu armes de France, porté . pur ebacui de ces magîstftts en grand eoeUime.
Dans les villes, et principalement ^ Paris, il y avait de place en place des nwntoirs ou pierres équcêtres^ ainsi appelé» parée que ces pierres, taiUéea en degrés» servaient à monter k dieval. CSet usage venait des Romains, ainsi que nous l'avons dit. On voit encore près d'antiques demeures, ou dans les rues isolées des vieilles villes, des imitations de ces anciens montoirs. Ces monuments, qui deviennent plus rares de joui' en jour, sont du nombre de ces vieux déi>ris dont Tusage est presque ignoré maintenant.
JNkms avons donné ailleurs Torigine du nom de baiUet, qoe porlent un grand nombre de chevaux dans tes campagnes; le nom de Moreau n est pas moins usité : il sert à dé* ligner un ebeval noir; au moyen âge on disait Moreau ou Moral; on lit dans une vkiMe ballade :
l'attelle Itorel
Lorsqu'un gPifctilhomme avait oommis quelque cnme,
folilit è ses devoirs ou eocouru le â^ilaîtîr du soifveraii, UD des plus rades châtiments éltit la confiacalieB des die-
vaux. Nous en trouvons l'exemple dans pltisfeiirs Chartres et ordonnances; mais Tune des plus curieusés ^st une pièce signée de la main de Charles VI, portant « confificati^m ée « ehevaux sar le sir N... par soke de la mort perpétrée en « la personne de Jean Raoul. »
Une coaUime touebanle, et qii procve jusqa'h qad point le soin dn cheval était poussé dans la vieille France, c^était l usage de donner les invalides aux vieux chevaux, appelés dievaox vétérans ou cbevaux de quittance. On nomomt ainsi les coursiers, qnit parleur vigueur ou leur légèreté, avaient sauvé leur noattre de quelque» pjrand péril dans les batailles, ou qui leur servirent à gagner le prix des tournois 00 des passes d'armes. Ën reconnaissance de ces nobles services, oh faisait vœu de ne pins lés monter et de les nourrir convenablement dans la rclcnue du manoir, portant au cou une billette où leurs services étaient mentionnés.
Le prix des chevaux a toujours été en proportion de leur mérite. Dans les pays et dans les temps oii ce pii v, nonseuiemeut dédommage l'éleveur de ses avances, mais encore vient lui offrir un bénéfice assnrét l'espèce s'améliore et prospère, tandis qu'an contraire elle dégénère et s'épuise là où les prix ue sont point en proportion avec les déboursés. Ge serait un travail utile et curieux d'établir Fécheile des valeurs commerciales des chevaux dans la France d*au< Irefois et dans la Fiance moderne, on trouverait en regard les phases diverses de ses progrès ou de sa décadence équestre. Parmi les documents épars qui se pressent sous notre [»lume, nous citerons le fait suivant, qui prouve l'importance que l'on attachait au moyen âge à la possession d'un
iy)ble coursier. En 1155, Tévêque de Soissons cherchait un beau cbevai pour faire son entrée soleaoelle 4laas sa ville épiac^\û : oo loi en pré^nta do superbe pour lequel il ' donna emq serfs de m terres, deux femmes et trm hommes. Mais si le soin des chevaux était poussé tort loin, il n'en éiait pas de mène de la science vétérinaire» cette science était plus instinctive et préventive que raisonnée.
La plupart des maladies claient attribuées aux enchantements. «.Çi.le cheval est enchanté, soit pour avoir passé « 80118 la croix de Fétu ou sur U^bâcbette charmée» il suf- « fira je loi faire aspirer do bhome jndaîqoe, do soufre et « de la graine de laurier.» Tel était au quatorzième siècle Tétjit.de la médecine équestre.
. Lepkn.de cet oovni^ ne.nous permet pas d'entrer iw»
des considérations étendues sur Télat de Féquilation mili- Uire da^ les diverses conditions f^iitiques de la France, nous noierons seulement que. le quatorzième siècle, vit poindre les premièrfi» lueurs de rin^nterie r^uiière ou chevalerie à pied.
On lit dans les Mémoires de Philippe de Gommines ; . <i Le dit comte de Sam^Paul, k toute diligence, signiHa « cette venue au comte de Charolovs, lui requérant qu'il le . « vint secourir en toute diligence, car s'étaient ;nis k « pied bommes d'armes ^t arehiera....
« Le dit comte de Charoloys trouve le comte de Saint- « Paul à pied, et tous les autres se mettaient à la liie comme <( Hb venaiiyit».. ]>e prime £»ce» lut advisé que se mettrait à «.pied sans .nul excepter, et depuis meurent propos, car « presque tous les hommes d'armes montèrent k cheval. 4 Plusieurs Jinms cbevaliers et écuyers furent ordonnés kde>
a plus honorés ceux qui desceudaieut avec les archers, et « toujours en mettait grande quantité de 'gens de Men, « ^fln que le peuple en fût plus asseoré et combattit nrieuXt « et tenaient cela des Anglais avec lesquels le duc Philippe a avait fait la guerre en sa jeunesse. »
Pendant de longs siècles, le nombre des domestiques, et sortent des cbe^nx, réglait ponr ahisi dire la considératîoa et le rang des individus. Princes et gentilshommes ne marchuent Jamais qu'entourés d'une suite nombrensiSf selon leur puissance et leur fortune. Les juges et les ecclésiastiques avaient aussi leur coniingent déterminé par des règlements spéciaux. Il en était de même des avocats, qui, comme on le sait, formaient au quatorzième siècle une des principales corporations de l'État. Leur maison était tenue noblement , comme on disait alors ; on lit dans le • Traité de Beaumanoir : « qu'il n'est pas raison que nng ad- « vocat, qui ^ Il un dieial, doit vwit aussi grant journée, « comme chil qui va k deux chevaux, ou k trois ou k « plus. »
Foumel ajoute que ia eoutinne d'alérs était qu'un avocat
se fît suivre d'un ou de plusieurs domestiques h cheval ei qu'un avocat de quelque célébrité avait toujours une suite de quatre chevaux et plus.
La cérémonie du cheval MëiUet a excité les savanles recherches des antiquaires; on a pensé qu'elle avait une origine très-ancienne qui même pouvait remonter k l'époque druidique. Noua ne savons jusqu'à quel pomi la singdièfe coutume dont il était Tobjet peut se rattacher k Thistoiredu cheval; quoi qu'il en soit, cette fôte avait lieu tous les ans k la Penteoôte, k Saint-Luaine» anden ftijB de bals, près de Vmami iê principal personnage Mtm cktval de bois. 1
mk an mdifitt 4a a>r|» use oaTortaB j|Murltq«eB«t%it(H-
dnlsait Tactear chaîné de kâ donner le mouvement. BmH jours avaol la Pentecôte, les nouveaux marguilliers se rendais dto iea anciens, qui gardaient k cheval de boia mie pefftaielU ete Vun d'eaou Nenf pnceoia on inrii deeao»* vaauL isargaHlierafommal le mMnêi €humà &eux avut pour coitume des habits de toile peinte, en forme de dai* matiiitte» ieméi d'herminaa el de âents de lia* armât dt Bi^agneel de Fraobe.
Deux sergents de Ja juridiction précédaient le cheval et tenaient chaicim k la main une lif^guette ornée de^ flaUrs, eoimme la veife flaciée dea dmidea.
Le cheval était suivi de deux autres per8onnag;ies qui avaient chacun a la mam une longue épée avec laquelle ils fenraiUaieni pendanl toiile k mai^ «ÔtOt les margnUliera, aaaMa de ae^ienta m- oaatane et accompagnés d'une foule de peuple se iciidàieiu dans queliyêù bois voisin où Ton ariachait un chêne, qui était porté i|tt Êm de la mnaiiiiie sm k pkea ^liqae de l'éfiliie.
Le Jour arrivé, les marguilliers, accompagnés de km* cortège, faisaient apporter le cheval dans l'église et le pla- Orient dans k banc du seigneur. On procédait ensuite, au son de k omsiqiie. Il k pkntatkA dtt chêne. Âwtodiapr^ la grand messe, tous les personnages de la cérémonie apl^taieut le cheval sur la place, et fa^aieuti^n dansant et en earacpknl» an aon de k moaiiiiief trok fm k tow.de Tarbre. '
Après les vêpres, on reportait le cheval sur la place, et, coQ^ne k mfitiA, on ^naifc mie dapae a«UNtf du chêne. Cktia daua était oomnoiée de neuf touna, amàakBmk on
approchait le dieral de Tariure, qii'oK tti Msait baim Ii6ii
fois.
Cette dernière cérémopie acbevée» les sergeots criaieDt trois fois aflenee, et le bâtonmer enloniiait «ne dieneoD dé
quatre-vingt-dix-neuf couplets. Cette chanson nouvelle, tons les ans, cooteiiait toutes les anecdotes da pays, les évéoenaents reanrqiutbtes arrivés pendant l'annéé dans la paroisse. Un double de cette chanson était déposé k la chambre des comptes de Nantes, et 1 original restait aui aretHY6S du lien» avecle pfooès^eiiial de b cérémonie. •
La chanson finie, on fiorlaît le eheval MaUêt dans la maison d'un des marguilliers, qui en restait dépositaire jusqu'à Tannée snivante. .
An ndiieu des brillmtas dynasties de ces rais de France, ornement de Thistoire du monde, la race des Valois se distinfna par son élégance, sa galanterie et son goût pour les èsaui^^arlB. La France sinspirait alors da génie italien, qni éeUarait de ses fen la dvittsa^on de cette époque, consacrée sous le nom de Renaissance. Tandis que la poésie se féveiilait à la im dn Dante, la peinture à ceUe de Peragin et de son élève Raphaël* d'habiles éenyers fommlalmit en préceptes savanis les méthodes d'équitation et en formaient un art spécial, que les écoles de Pignatelli devaient propager rapidement parmi les nations civilisées.
Ce fut Henri II, ce roi vaillant et cavalier, qui, défiait Charles-Quint à la journée de Renti, le chercha pendant deux heures au fort de la mêlée, où TËspagnol ne se tronva pas; ee An lui qui fonda lès premières écoles d^équitation.
Les tournois avaient déjà passé de mode; chassés par l'invention de la poudre, comme nous Tavons dit, quand la mori de ce roi les fit enfin abandonner ; mais ils furent
remplàeés par \m énmatmhf ok Part do Jtmége put^dé*
ployer ses plus rninntieuses délicatesses. La cour .icciieillit avéc empressement ces perfectioaneiueiils, et ineolût, à côté de$ éeoles italienneB, espagnote el allemùiclest qui tf 'm^ « prégnèrent peu k peu du génie de chaque nstion, s^éieva Técole fi^çaise» destinée à briller la première entre toutes. Les princes se firent un devoir d'étadier»piÉiciidéineÉl«n art si bien Ikil pour la puiMsnce; To«s s*y readirait plus 00 moiûs célèbres. « Car, dit Montaigne en citant le philo- « sophe Carnéades, les enfants des princes n'apprennent « mù k droiet qt^k uMUiîer des dievàoxv d'iMst ^a'en tout <c autre exercice chascun fléchit soubs eni et leur donne « gaigner ; mais un cheval, qui n est ni flatteur ni cortisan» ' « verse le fils da rojr parlenre» eomne il ferait le fils d'an « eroeiielieiir.^41'' ' ; «
Le prince qui se distingua particulièrement k celte époque par ses talents en équitation fut le duc.de rienaours, sous Ghsries EL. Parmi les feils merveiUettx qn'oo lut attriboet on prétend qu'il descendait et montait au galop les degrés de la Sainte-Chapelle sur un cheval «yressé par iui» qui s'appelaitMM. :
Noos tronyons dans Montaigne de eurienx détails anr les
écuyers les plus fameux de son lenips, sur le dressage des chevaux et rari.de la voHife* « ie n^estime. peint, dit^îK « qu'en sofflsBHiee et en gràee h cfaenoU mdle nfttioa nioiis « emporte. Bon homme de cheval, à l' usage de noslre c< parler, semble plus regarder au courage qu'à Tadresse. « Le ptns scftf ant^ le plus senr, le nicrix adraunn h mener fr un cheval k raison que j'aie congnn, feut» à mon gré, le « sieur de Carnavalet» qui enservoit notre roy Henri second. « i'ai Te« hoi»iiie^deniii|f^«JMvnèra à éen fMs'^lr «a
« mSêt dèiMÉer la «0lle^ €t,Mi mlmr, k relevor, itoo^
et moder et s'y rasseoir; fuyant toujours à bride avalée;
« qpuit paMé par^dftuyj m kwm^ y ùtu piur derrière dfi» € bîm ODiqMi d0 soq «ci iMMMr ee ftt'fl T^iiUoitt «i d jettaiit d un pied k terre, tenant l'autre en V^fWtt et a antres pafeik aingerie^t de quoi il vivoit. »
«ÛB a w de inoa tanpa^ h Conalaiâiiii^la» dit mcm a MoUttlgiMi, ikùtt iMinm awr nu éheval» laaqueU» ea aa « plus roide cour&c, &e rejeloîent tour a tour à terre et puis a aiir la aeUe» et iiog qtti aenleaimt dm deate bridoit et a baroaolMît aaadmal; vttg autre qui ettlie dei» cbeyaax,
«r un pied sur une selle, l'autre sur l'autre, portant un se» « cond sur sea bras» pi^ooiLà toute bride, ce aecofid^ tout m debotttaorlnUtifaaÉisaacaiiraedeaooiipsUeBeartaiDi « de son are. Plusieurs qui, les jambes contremeut, don* « noient carrière, la teste plantée sur leur seUei entre les « peintaa^ eûaaelèius attaehëa aui taaraaîa* . « Eu inott 6oftam« la priaee de Maïaii^t à Napleai utt^ u nioit un rude cheval de toutes sortes de maniemens, le-
noit «ouaaaagenauiia et sousaea oiteila dea réals, comme « ai ellea y euaaeol esté clouées, pour moulrer lafemetéde « son assiète. )i
Lea ebevaui laa pftua estiméa à cette époque étaient les dhaifaux liariiaaf taroa ét espaguok : ou mettait un aoin iu^ Ikiili laa dmaeret ou les tnénageait heauaovp eu leur jeunesse; aussi servaient-ils dans uu âge très^avancé. (i'est ce que aaus afpreuMut eueoie lea auteurs du temps. « Le a tenvéAmatUttl Mi oautaier ipe H» la oaoaéliU&airait • ¥ donné au roi Henri, et l' appelait-on le Compère. Tout . « vieux qulLé^t» n'en fut vu.ttn.meilleur« et sou maître le M ftfciniaay a»4e t»o«a wmliaiaaè il aarvH^ ti\ia4>iaai U
« capitaine Bourdet eut le turc, sur lequel le feu roi Henri « fat blessé et tué (tienri li)^ que teu M* de Savoie lui a voit
4 domé, 0t r^ppeloitHMi U MMmfmuh ùa i's^pttkiH niist « quand il fikt éowmé moL lii Eefxn, ùtqmHànn uèiHmm^ € tais présage. Jamais il ne hi si bon en sa jeunesse, « Damoiêii fui e» aa viciMnoo; aiBssiafiiiiBiitre^ipiélâit « «H èes milantSt le ftàêmt hm vÉWr. J'a tu m thmû
u eu l'écurie de nos rois, qu'on appeloit le Qi(adra<iani, « dneaaé du temps du roi Henri. Il avoit piua de viuguieiu « ini$mii,liml tieiixqa41éloii,il£ii«ôiÉtfifèMiialaV a toit rien oubliée si bien qn^il donnait encore k son roi et « à tous ceux qui le voy oient manier un plaisir bien grand.
« l^ettii f« fiiim dé méne^ aDfMdoèaialÉ» qn'oti «p^ « ipéxM le êmzague, du Imw dêrJiÉnlode i il dtoU^nliw « porain de Quadragant. J'ai vu le More au -Superbe, qui « avoit été mis pour étalon. Le seigneur Maalnrinoi ciiaifé ic do iwras dn foi, me lo nontn, on jonr qm Jè paanoie» « allant a deux pas et au saut et à tolte, aussi bien que « lorsque M. de Garaatalet Teut dressé » car il étoit k lui, et ic taM. del^qgntvMInlttinatoiditldfmnertmBiiMllB « dorentat iinislemGhnrlee«etoahi|piaq«'il)epflf poiir m lui, et le récompensa d'ailleurs. Une iiifinité d'autres, en lit nonmocola^ei nnia ja v*anrois jinaii Init, m'm temt*- « tant aux braves écuyere qui enaattiaé. La §m raî Henri « au camp d'Amieni, avoit choisi pour son jour de bataille « le Bay-de-la-Paiw^ un très-beau et fort eontenr et vieux, « «iprèa la cdioiiiasant au comp d'Amiana» aê qa'iMt tmm « étrange. . ,« > <
« Feu M. de Guise envoya b son haras d'Ëadairon le B^k SanÊfiUf qni aamit#étaliMi, pa«r i« aairvîr en labalaitte 4x de Drenx, où illeaertiltièe4Matt. Aux premières guerres.
« feu M. le prince prit dans son haras vingt^deux chevaux, fc qd servaient d'élalouSt pour s'eo servir en ses guerres. »
A répoque doDt'noiMi parkmsj chftqiie proprîélaiie avait son haras el entretenait un grand iiombie de chevaux dans sa maison. Les guerres, les chasser, les cavalcades, les eérémoiiies piibliq«es eatrainaieni i'^li^aiioQ des faaiiitlides équestres; lai mîbiesse se servait de chevaux appar* teoaut au& races les plus distinguées du midi de la Fcaoce; les vassau montaient de bons et pnlnaDts ronssiiiSi pro* dvits de jnments indigènes et des étalons barbes et espagnols qui peuplaient les haras dans tontes les parties du royaume. Sully fut un des plus poissants motenrs de l'améliûration ; eieeUeiit écnyer loi«mtee, il s'ooenpa spéèlalenoni de Télevage du cheval. Son haras fournissait aux besoins de sa maison, une des plus brillances du royaume. C'est à lui qii'<MÉ pevt reporter .ridée* première de h londation des haras en France et snrlont da choix qui fnt hit plus tard* des environs d'Exmes au pays normand, pour y établir le baras du Pin. Dès cette époque» les bettes prairies qui avoisinem la petite viMe dn Blérleraolt étaientxeeoiihwes comme très-tavorables à la production chevaline, et ce futàTinstigation de Sully que plusieurs étalons furent placés dans eeae localité, , qui a mérité de donn» m nom b une des raoes les plus importantes de France.
Henri ÏV, élevé dans les forets du Béarn, y prit le goût des plaisirs équestres, qu'il poussa an pins baut degsé. Dès râge le plus tendre» il jetait son eheiral anvann,.b travers les précipices et les halliers touffus, a la poursuite du loup des montagnes. U iégoa à la famille des Bourbons cet - imonr de la cbnsse qui ,1a distèogue enoote, et qui s'est
— mi ^
perpéeoé ehez elle jusqu'à nos jours aveeMiii des boas et vigoureux coursiere.
U .sdmnir ëu m po|Miliire s'allie toojom m idées glorMms et natioBSles et joyeusetés de ta vieille glilelé
française. On raconte qu'il donna une récom|>ense k rauteiir de es4|aatraiB swm petildiefil^ti'il moatsitd-ofdinaife.
JflK» g«is« pdiidbml»
PNIire i BMvIer, propre i dnceiidie, Tu n'e» pas tant qae Bucéphai, El tu porMt phtt qo'Alexnidre.
Henri IV possédait un haras dans le ikny, dont les pro- -éttks avaient alors une eer(aine reoottmée; ce fut là qu'il fit choisir les eomiers dont ii fit lwsm|i k la reine Élisabelh, et qui surpassaient tout ce que l'Angleterre possédait alors en cbevaux in «lige nés. D'autres disent que ces ehemn provenaient de la J^iormsndîer et qn'ils étaient ab Bonfore de qnsrante. Quoi qu'il en soit, ee présent fiit fait en retour d'une compagnie d'Écossais que ia reine d'Anglelerre offrait au roi 4s France.
Ls conmeneement do règne de Lonis XIII. fiil peiiC-èIre la belle époque du cheval en France; au moins on peut dire avec vérité qu'aucun peuple de l'Europe n'était ^o^s ce rapport k la haulenr de la natm française* Un grand fait s'aoeomplissait alors: c'était répsnonisssment de la puissance féodale, que devait bientôt suivre sa chute. Jusqu'alors cette puisianee, sans cesse- en guerre* soit entre <dle, sait avec l'étranger^ n'avait pu faire éclaler ce lœ In- * térieur que donne seule une opulence tranquille: niais, depuis que i'avénement de Henri de Bourbon avait réum tous les parUs, les seignenit avaient lonroé vers les arts de la
I^A léun faoriléiJtogile» ei œa^témUes. Oublie proviiws, diaque baronnie, chaque fief même, Mi ui pclil ocHlie d'activilé ei d'ambiticm, irèft*favorable aux amélioradoDs fHiaiù^es. Aussi e&t-<^ ré|koij|ue où Tagriculture a le pins faipé» 04 ht eij^talMM ae feml—i de teitt» part», et e* d'Umneflaee naim 4e dotaiehemat A d'irrigati^o lurent eiiirepris. La branche commerciale que cet état de choses devait le plus favoriser tut celle du dbeval. Les races se tixèreot et se ttôdlfièfédt dans te 9éM i& nouveaux besoins de l'époque : le destrier devim cheval de carrosse; les races armoricaines du Poitou* de la Bretagne, de la Normànèe el âm Beiito—Mi ae ipdciiiiaèwnt p«r le tirage, seît an pas, SMlan tioi^el^ee ratoadu Midi, paitalièremeut la race limousine, qui était alors dans toute la §leife»ifeni iMouneneeaa hariie et à l'esiNigaol pour le maaégo ei les eufalcadei.
Un des devoirs qui entretenaient au plus haut degré, chez ' la noblesse, le désir et le besoin de posséder de boM et britoli ebMran» élaii les mmtm des gaBtilahooaseB, qai se tenaient par ordre du roi dai^s chaque élection, et où les possesseurs de befs étaient tenus d'assister* eux et leurs bmnnetf affwannflaiichevauK kmm el pmÊifUêélâ tégligenètf b l'endroit d'ino de oea flarmalitèi, poiraît entraîner la privation du iief; car, à cette époque, le métier de gentilbotame n'était pas une sinécure, comme on Je pense génénlerncBl. Lee drote ■'ésistaieBt qtt'b In condition des devoirs : celui qui possédait un tief devait en échange être prêt, à toute heure, à verser fum sang poar ion pnya» elr panrpmM» M dniaîtè tonte léfiisilifln panitMi b cliofid 01 f épéo h la nmia.
£n pareouiant les campagnee dee diverses provinces de
Wnaetf pariiettlièreiiieiii dt oetlei que Poo cwMiéirgoÉiime léi bmem principaux éê ta raee dlimliiio^vi piiÉ je
convaincre de l'importance qu'acquit le cheval II î'époqae dont nous parloos. Ces vastes écuries, qui noai élonaent par kur dimensuM ei le laie dent elles étutat eiteméee, datent presque toutes de Louis XUI« Pas on château, [)as un manoir, pas une villa isolée» qui ne soient accompagnés de quelque magatflqae dépendiMe à rw^ge de U iumlle éqaettie» fonvent pkit eonfortakie qmt le ohàteM Wméme. Celte modeste ferme, jadis humble i^entilhoramfère, estatlaciiée à une écurie de eent clieyaia; aussi, binne eeÉsA|«eiice des fctoafs de ee noÉde^ on teil mtèDi ees somptueux bâtiments servir à notre époque de logement principal.
il n'était pas nure de des âevenrs posséda dis emlaines de ehevaezt et souvent des eenpegnies de
gens d'armes se remontaient dans deux ou trois maisons.
MaiSt si le cheval régnait en provinee, il titeit ensove snree pins d'éclat k Is ville, et surtout I h eoni'.
Alors les jiliis grands seigneurs du royaume tenaient a honneur d'avoir une {^ce^ « petite qu'elle fût, dans les dsnrîes du rei, La change de gfsnd étwft» éisit la pins enviée de l'État, et Cinq-Mars était écnyer de la petite écurie.
Alors le duc de Chevreuse disait faire qainze carrosses à Is fois pour essayer le pins donx*
Alors tes dîMsjil aignmin de Fnnee dtslent prAs k sontcnlr, contre tout venant, qu'ils étaient les plus nobles, les plus riches et les meilleurs cavaliers dn mond#. Les plos parfints écoyeis s'appebisiil La l^e, BeaodlRefS, dotslin, Craour Sainl^Aiguao, La Ferlé, d'Hareourt, prince de Nassau de Saarbruck* *
Alors les'Mipienn aogkk venaiieiii ap|Hhéfidre en Franet, Don-seutemeDt les belles manières, mm eneore Feiérdee
des armes et Fart de Téquilatiou. Ob sait que le brillant duc de BHcbîDglmm dvt à son éducation française et aux leçons des académie» de Paris, les sueoès qu'il obtint à la coor d'Angleterre et à la cour de France.
Alors Pluvînel, qui avait eu Thomieur de mettre Louis XIII k cheval, appofftall de grands perfectioiinmeÉte a i cquitatioû, et inventait Tusage du sauteur dans les piliers.
Alors le roi lui-même, aussi bon émyer que bardi chasmr, retmvait dans ces fongueux exerdces une activité, nne énefgie et une adresse qui contrastaient avec la froideur de son caractère.
Alors enfin, les grands et les ricbes n'allaient pas se remonter Il rétruDgèr t non^enlement tous les chevaux de la cour élaienl achetés en France, mais d'intelligeiiii, encoura§emeols venaient récompenser Téleveur de ses soins. Nous lisoflis 4lans M. d'Aure :
« Sons lionis XIH, tout le monde dèvàlt savoir nàonter à « dievai. On taisait d'énormes achals pour les maisons € royales. Les achats se disaient par un éenyer coortier su . f( permanence dans les pays d'élève. Loriqûe ces chevàox « an ivaieol aux écuries, on les classait selon leur mérite : « ceux chez lesquels le dressage développait d'heureuses c qualités étaient mis au rang des chevaux de téte, ou Mr ' € des d'argent ; s'ils répondaient dans la suite aux exigences a des écuyers, ils passaient au rang des chevaux du roi, on « brides d'ot\ Une prime de 500 livres pour chaque cheval c bride d'acgeat; et une prime de 1 ,000 livres pour chaque « cheval biide d ur, était accordée à Téleveur, k titre de € gratification.
« Après le servi^ des «fiuries du roi , venaient la imonte € éw éevries des furinees, eelle d«s giides du eorps, celle < des misons rouges, enfin celle des réglmenU de rtnnée. « Chaque service avait son manège, commaodé par des « éo!mefS«ipériiii^tés> tous sortis de k méoie sooree. Le € waâoé^' da loi était le type wr leqnel on devait se mo- « deler. m
Parvenu au sonmet de la montagne, un pas de plus» et le voyifgeiir descend* La a»er n'a |ias idntôt noaîllé de son
•flot ascendant sa dernière lunite sur la grève, que déjà elle retourne à ses abîmes.
itiehelièu parut, il subjugua la puissance des grands tenanders au profit de l'absoloUsnie du trône, et fonda sur
Féchalaud des Glialais et des MoiiUiioiency la centralisation forte et sans bornes que devait plus lard iiaposer LonîB XiV. An lien de diriger rarîsAocratie et de faire lowrner se force a la grande àe la nation, le cardinal aina mieux la décimer, la ruiner et Tavilir.
lA-noblease, déshéritée de ses droits, s'aflirancliit de ses ëewiiirsi les gentilshommes quittèrent les cham;^ pour la ville, de laboureurs ils se firent coinlisaus el valets. Aussi le poète favori de la cour put dire un jour à la lace de tons :
Qu'est-ce qu'un genliliiomme... un pilier d antichambre : Combien on as-lu tu, je dis <les plus huppés, ^ A souffler dans leurs doigts dans ma cour occupés.
Les chevaux tombèrent des écuries de mai bie des chà- . teaux dans les crèches humides des chaumières; la misère distribua les aliments, l'ignorance disposa des cioisements. Ce fut alors que commencèrent, ponr la France, des jours
de honte qui rnalheureusement ne sont pas tinis. Alors, m ditisa m deux fotaulle é^estre : teàMi dMivri et leéMU chenal. Lé éonmnmâtenr neM pins prttêmmtt le pnésêteur ne tut plus consommateur. De Ik deux ordres d'idëês : Vim de fiiire im clmal iHiUant k i'cBÉi, fancre ë'aec^ier ce dieval ftintede mieux, et tel quel, en s'ea i«pporttMil k me coiiloraiaiioii trompeuse. Le gouvenienieiit même encouragea cet état déposes; il recommanda da&aies rétamante « de ne ee donner mm mouvemeiit poot aagafger les feict tilshommes k prendre des étalons du toi, de endma i|ae « ces chevaux ne soient employés à un service qnelconque. » Il fallait one permission expresse pour leur Êûre £aire même nne promenade d'une on denxlîeses, aooapeîBededûdM- Tres d'amende. Bientôt la mode, qui se mêle de tout en France, corrompit le jugement; on rechercha les cbeiaiii knqoés» les elmitt dé tel on tel poâ. Ici ciievanx tratait on Irânslamt. Les ebevanx k liste ou à étoile» et, par-dessus tout, ia graisse et la corpolence. La heaoté, une beauté toujours Idéale et variable» lut comptée oomme seul diagnostic 4è f achat» la Mude et le maquignoiiMige marne seul élément de la vente. La bonté fut réléguée dans le cheval de mince valeur; elle fut réservée au roossin, au cheval d'amble ou d'allure, au bidet de route et au cheval de gros trait. Un mot cynique se forma dans la laufsue française, celui de cheval yras, comme si jamais ces deux mots pouval^t se trouver réunis ensemble chez une nation un peu civilisée. On eut des foires de chevaux gras^ et un proverbe courut : « Que la graisse la plus chère était celle du cheval, p Tout cela se fit peu à peu» comme toutes choses. 11 1 eut bien de vîenx sâgnenrs campagnards tpn contimièrent à Aûro courù' dans les forêts leurs vigoureux coursiers élevés
dans ces tonet idées ime ligue si f9ft#dl si tmcat qii'dl^
a subsisté jusqu'à aujourd'hui , et qu'au milieu de notre
Fjraoce JMugsûise ia perfectidA idéale du obérai esH m pm Mioc iM il dwUflt, poMé ei luisît» nmd ^ ebanin, exempt de toute tare, quelles qu'elles soient, du teste, sans éascfii» vigueur, et surtout sans fîipîilité.
Mâliàn BÉM tii>Miiid AUfils étaiiint les ukàtÛtÈ mot les ■Élits >«»ii* dn diif>8iBtièM tnlMi atrhfiiThiifinf àamt leurs chevaux :
Mou chef id aimui i'as-Ui ra?
Ha
feiiiÉiiÉ<r^itÉiÉiiiii miwtia jrfimrtnajq ait \i
Il Tonontl mo tromper, lui qui me Mamlen ; àam je m'en eoolnte, et jamais, en effet, ^'fl '
VjMfiolQK d'un cygne, efBlfie el biea diôile ; ^ I^dTpM^ij non plus qiikii^
. ftea pieds, iiioir^lew,d# pieds, |f;f#|»4f^
iTri^qup^uW jeJ?^ •
El j'en ai teM cuii piitoles,, crw-iSQi,
C'est âous Tempire de eette décadeuce qu'^dviof^^
remontes h rétmgâr éa 1688 el ilûfk Ftmàess el bh nestes înéife» d'an ml q«i devifil, plw Ufd, Bmdie<aii
cœui r industrie chevaline.
Jusqu'alors, la France avait non-seulement fourni k ses propres besoins, mais encore die penplaH de chevaux de l>aia(le el de luxe les manèges d'Allemagne, d'Espagoe, d'Angleterre el dllalie. Or, toute industrie est en progrès quand elle ex(»orte! Elle est en décadeoee tant qu'elle importe 1 Une fois la frontière onvMê aux ebevanm étrangers, ils ne quittèrent plus nos marchés, cl un cercle vicieux s'étendit autour du commerce du cheval.
L'introduction étrangère sera d'autant plus active, que ramélioration fera moins de progrès, et l'améhoration fera d'autant moins de progrès que cette introduction sera plus active. • .
Ce fut pour remédier k ces importations que Louis XIV fit établir une administration des haras, qui eut chaîne et mission de former aux éleveurs un choix approprié d'étalons.
On recueillit avec soin les meilleures espèces et les meilleures races françaises, et on fit venir à grands frais de l'étranger une Immense quantité de chevaux régiénérateuis. La Barbarie, FEspagne, furent mises ë contribution pour le cheval de selle; la Flandre, la Frise et le Danemark pour le cheval de carrosse. On faisait venir aussi quelques chevaux anglais , que l'on appelait turcs d'Angleterre , dont la renommée commençait 'a poindre, et qui, connus maintenant sous le nom de chevaux de pur sang, ont conquis la première place parmi les chevaux du monde*
L'importation des chevaux orientaux , et principalement des barbes, était si considéraye ^ qu'elle lormait. un com-
mense r^Uèimeot élldili; c^éteiit ofdÎMwenieiit'les'ooii-
shIs qui étaient chargés de ce soin; loulefois. la missioii ces agents se bornait aux chevaux de service ordinaire». € fimmm^ diluA vieil aiiteiir, s'en trovwi^il d'eiceUenu dm kl ^fùitHres t\fn arrivaient par leur entremise. Aussi les barbes, destinés aux baras ou aux écuries du roi, étaiestr û» Tobjet d'uD^isflion spéciale donnée k quelque émjet dete OMir. » Le prix de ces ehefanx était peli élevé : «ne imporlalion de vingt-deux chevaux, faite en 1690, fit monter la valeur de chaqae cbevai à 2^ livres.
Midgiré li(i ie|im!fan.i|iil eut élé ftits ànx principes sar lesquels était basée l'administration des haras de cette époque ainsi qu'à la marche qu'elle suivit» on doit reconmllré'qo'eKe iiim Imn inmensev paisqne le commense étranger diminua sensibleittent, et que, s'il eonttmia, ce f«it seulement pom- le cheval de troupe ou de peu de vaieur> et non pour le diennil de late, qae la France prodoisaît en^ eore. En eflët, d^ëmirineB déboneliéB s'oAhMit de tontes parts aux nobles fils de nos jnovinces chevalines; les niaisons du roi f celles des princes et des seignears, les maiié* gas, les eorp» flûlMresitiacbéB aux penOmies prtùddreSf ne se remontaient qu'en chevaux français. Il en était de même des parlement^, des riches abbaj^es, des coipoiations. Lee cèaases empleyaieiitmi'noinbfe oonsidéralile de dHfvanx; ttm choisiB parmi les phn rapides et lès plus énergiques. Enfin, le nombre des pages, écuyers> académisles, était immense, car chacnn alors se vantait du titre dceaielier. Btie tm bea« cavalier on ite beàn gientone*
était le nec plus ultrà de la fashion, et les i)lns grands seî* gneurs s'occupaient ^x-«mémes du dressage de lenrs cb^ vanx-^-Nons Ksonsdans les MéraeireB de'fiain^âiroon r
« Le due de Lawson, peu de MitamniM dmiMfe »
« ladie, k Tâge de plus de quatre-vingt-dix ans, dressait en- « core des cheraux* Se trouvant au bois de Boulogne* il fit «despMÉdes devant le loi, qui aliniàiàaMMie«a«rfui « poulain qu'il feM^ de dMaer et q« à peine I^Mt en* « eore, où il surprit les spectateurs par aoa adresse» sa iet* « nieté el sa bonne giàce. n
Avant de dovenif le premier §énM de ion tempe el en des plus gt&bds liommes de guerre du moude, TureDoe avait lait ses preuves comme écuyer» On connaît celte aneedote* qne l'on «"«et plo k i^ffetcimi' de llÉMiie d'Alexandre domptant Bucéphale.
Turenne avait qumze ans. Le oomte de Roussi » qui défini pioa tafd son lieaii*frèmt eendÉia^nli j/OÊÉ k Sadan* ètei la prineeeiie de Bonfllonv mi anpeièe èheifMl pelanan I peine soumis au frein et d'ua caractère intraitable et fa* roocbe* Le jeune prince entieprit de le monter, maigre lei f^ivëieflaetieM qiu M Amm fiûlae. U ftt sortir le riie?al, s'élança sur son dos, et le mena avec tant de Justesse et de liant, que ie cheval ne put se livrer k aucune défimse. Bientdl il s^diança h tome litesie el fe MMtm oonpIéMMnl ninod.
Sî un cheval se trouve pour quelque chose dans les dé* knts de la glorieuse canriàre de ïurenne* le souvenir teu* etent d'un cbetwlee tranve^beorB «a âenl de eon lombeai.
Le maréchal montait de préférence une jument appelée la PU, née dans les champs du Limousin; eUe soutenait dignement laf^talien ^«litvanKdeeellateeetmeases eHe avait podé eon mettre dans dii batailles » et c'était elle qu'il montait encore le jour de sa mort. L'histoire a censenré, en ettia oei^Éett, nn oiet éeinfpé dn eonr dea aal*
Aite, le plus bel éloge q^x on eut jaoms praoouçé sujt im ih^f» V^^fMt*. sprè^ b mwi .^u vméà^ ^ r iiiMrtinide qqj régnait dans le eommandemeot sur la direetion k soivre : « Uu.ou mette la Pie k m^Q.tàt&p s'éG](ièrem'i)a> ell^ a^^us
Le roi qui eii l'ImiiMiir 'iia àfmnef aoB nom an fiUis
grand siècle du monde devait être aussi célèbre par l'amour du ckû^a « ^ tû^il^Uàl lies rois, » que par cdUu qu'il por- Iak à toolea les chosea fécondes et glocieuaes. Anssi brillant et ealrae dans les manèges et les revues militairest où il déployait cette itoune grâce et celle uiajesté qui lui eiaieui iwMitnni, qn'éMKgiqna et lioi4l(iDt dans cas cbasses où fia§t Ma il ^risqua sa vie, Lonis XIV doit compter parmi
plus savauts écuyei& de son époque.
Le me^ de Molière et de Coudé, de Uaciae et de BoiiMt» vin latiie BobidMMi do U fioécinière» qne la Frunoe peut opposer avec orgueil aia plus eélèbres écuyers de tons les temp$ et de tous les pays. Faire connaitre les écuyers do laMir^ Lpnjs JUY> s^t nmnmr toni^ les princes, t«sa les aaigneurs, tons les genliliWamfs dm temps; on pouvait ne pas savoii' lire, luais on ne pouvait pas ignorer Tart d^ monter à dàoval. Les iemmes mêmes sfi laisaient honimar de eolalenL om nluaienfa iiawrmft Dotissàfiant an plus haut degré de perfection. Nous citerons parmi elles : Philis de la Tour-du-Pin, la Q)arc^« qtti lit armer, sous les eidsss deUaiinat» leacawwpfifsde sa jindiclion et les csndiîilt oHMiémo k la renciiiitre de l'enoemi; Mario- Aline de France, princesse de Gonti; la duchesse d'OrléaiM, mademoiselle de Soubise» madame de Chabot» é|MMiae do Kra^ieia de IMm* yiiiiea de Soobi^
Un des spectacles équestres les plus fameu)^ de Tancienne
France, Ait le eélèlm eamosel de IMi, qui en Neu m
la place auquel il doima sou nom, entre le Louvfe el les Tnileriefl.
Louis XIV élsit don digne de 8i toperhe- étfnm : Mm
plunbiis impar. Dans la ileur de l'âge, entouré d'iioe cour éclatante, déjà la terreur et Fadmiration de TKurope, il jeta, comme an défi aux Tanités do monde, cette Me oà s'alliaient les souvenirs de ses victoires au prestige enivrant des merveilles et des gloires de son règne.
La poésie, la musique, la peinture, s'unirent à Féquil%* tiott pour donner k celte (êle m cachet qni la place aa-des* sus des fêles de l'antiquité et des jeux équestres des Maures de Grenade et de Gordoue. Nous en devons ia description à Charles Perranh, un des se^enisde eetlecenr éUpÊêi^ et savante, aussi célèbre lui-même par sa bravoure que par ses talents. Son ouvrage est resté à tout jamais un des plus beaux spécimen de ht typographie française.
Le mestre de camp (pneffcte eaHranm) étdt le due de Grammont, celui qui, lors du passage du Rhin, s'était jeté le premier dans le fleuve. Les tenanti et les OÊÊiiUltmU forent divisés en dnq quadrilles, dent chaeon flgMdt me na>
tien. Chaque nation avait son chef (imperator proposittis) : le roi commandait les Romains, Monsieur, frère du roi, les Persans; le prince de Gondé, les Turcs ; le due d'Eînghien, les Indiens ; le duc de Guise, les Américains.
La l eine de France, la -reine veuve de Charles V, Madame Henriette, épouse de Monteur, les princesses de la eonr, prirent plaee sons un dais magnitqne, sor des camaox de velours.
Le roi , à la tête de son quadrille» brillait de tout Téelat de sa propre majesté» rehaussé par un magnîftqne costme.
Âpiès 1«8 maréebaux d'Ëstré^» diu P)ewijs, de Tiileroy,
Chaque combattant portait uo emblème airecsa devise, oà brillait cet esprii^galant el goemert demier reflet, «le te cbefalens.
Oû sait que cette fête, dont les frais furent énormes, fut' une soiurce de fortune pour la commerce ,4e Paris. Golbert, k qui le roi cnigiudt à'm |»arier k caiâe de l'-étii.des finances, feignit d'y eoiisefitir par obéiasanee, tandis que l'habile ministre avait déjà calculé tout le bien qui devait en fféfttte. Ànaai qnelfiiea jo«ra.apaèa* tandis qm I^Miia^Xlï reemii tiniéeiiiMt ém maîm de aoa miniilre la kmlk
qui contenait les dépenses, celin-ci, aussi bon courtisan que grand ûnancîer, lui préadutait «elle dea recettes, ^a'ay«^ faites la ville de Paria, et qpk epiwMtmifnl Rour die nf véritable événement.
La ûn du règne de Louis XIV fut signalée par des essais de toute nature pour i'amélieration du theval. Noos dterons priudpalemeDt les efforts tentés au baras de Saint^Léfer. Cet établissement fut d'abord formé de juments du plus haut méiite» prorauiAt d achats âiits^ Tuvqiiie, en Bar-i barie el eo EaiMgiie. Après m «lifoor eoBveÂable en IHwvence, pour s'acclimater, elles furent placées a Samt-Léger, près de Versailles. Plas tard# Garsaolt iiit cha^rgé d'alier acheter h Naples qmlqiiee-ttiei de eee faaMvea «tndee ai reooniàiées alm dna les manèges de TEmpe. S m nt* mena quarante. Enfui , des juments de fortç^s races i>el§^ forent placées à RamhoaiUet» naia.le aueefts ae:iépBMlÉI r paa h tant de aefaia, de aolliaîiMde etde aairtieaa. La aeîaim de l'amélioration était alors entièrement renfermée dans
fMlimidete iMi«ètli»épmm»ii»«oi^»fiieslp
dans rélevage, tàiidis qne, sur csette donnée, réunie k celle do sang* rAni^eterre commençait sa glorieuse aseemion m9 fiàM &è hi pstfÊtêm. U wilKMtM élut t#iit chez le cheval, on négligea les typ«t \eê p\mprééÊÊti\m étalons turent choisis non plus d'après leurs qualités, «Mûme fttttrtfbift, mal» <rapièft la «ipite al la Mda. C aai tio» que, solfMic k MdKîaiiy FMto^ phiél la bvdia» qâ plus tard reiidil si fameux le nom àa lord Godolphin, son ttiltia. Ait acAialé k ima ignoble charrette el passa eo Angletam. C*eai liafa q«a ha baifaaadD oanla éa Taih louse snivirent le même chemin. Hélas! faat-îl rêmonter n loffl dans rhistoire pour voir méoamiaUre les trésors q/m iMÈ pattédata, ai m pamiaii m pas aiiar, damîam, des Gadolphin et des IMomkaïka dwiti«liàpfcir«» laisser trace de leur passage :
, Urqiièi^Mittlftmjlufaif^faB.
Uiiipia de Laiia M lîtt Adpaiiaaia plua brîUaate de Féquîialio» Inwctiaa. Ob viafanlfro la Goériiiièia^ Naaliar*
Dnpaty de Clam, Montfaucon de Rogles, enhn Bourgelat, taaià la iîiia savanl iuppiatre ei habile éeti|ar» jBourgelat, le aann la fte faMM de diMil, al rboMMa de chavaà le
plus sa vaut que le monde aU encore produit. Ce fareotaes hjmmrt célèbres qui fondèrent ces pnucipes de manège
m aaaait jiaaia dépaMéa. abaa aMWi paspla al ém adMiMipa. IWa» aaoMa 9 Hm «M^aaia .<pa Hawna
gale ce qui est bien, en iroulant le mieux, on ne fut \yà^ ■laÉÉâ AMMÀ k Ift Mirfin*tiiinii Aiifi iiiiMaat^ratiftii a'fiii mêla*
]r4(|iii(«ii^ ratiomieibt du temps des tournoie ei
nmimn d'JMmw à hiçam^ f^vinl mr l« suite loa^
«îérée et exagérée. « Ils arrivèrent, dit M. d'Aure, à ce « degré ^' "^'tgrtifttf^" qWiu^^ réaction ne tarda [>as k suivre.
« de» amatettrs qo»ii4 II étnl iMif venu k inettre troîi q^arli « d'beure pour parcourir au galop la distaoee du manège < de Venaillesà la CQirdo marbra ;efllte difi(»B6eie|i4'«ac ivm dmq «Mto mèlm. H iwl rMa ce singiiKer « problème : de faire une lieuo ea six beures au galop, e'est- « kém k Tidlufe le elMval mk mm .déi^yer ia |au« <( grande vMiHe*
« Maintenant il faut, au contraire, faire six lieues eo nue ft beiuè» et c'est peu. Un pareil tour de force prouve cer-
irineiMit l' taUisl* de,L'«i«|ir 01 i'ite^ do cte«»l » « mais quelle utilité pratiq«t.piiH0l timr de aemiiUdM « exemples? »
Citta épo^ filterit Im »<Hiiéiniii de Paris et des prioelpÉiee filti de Anm* G'dltieot dee deoleft oà l'ovi
enseignait l'escrime, la danse, la natation, et principâlement rdquitaiioD. Tout jeune hmrf avant de paraître dans ce meDde, dewMt fcit m Qmééme4 Cria é^mMi à ce que Ton appelle maintetiant faire um droit, et ea peut dire qu'il s'est peuirétre fait d'aussi grands liommes par i une
tt'dmmia la jkaamf ttl k pknM ^dpii. Nene dâlQM» «eue,
jamais la science du cheval n'a éclipsé le génie, ni le génie • la science du cheval. Une reinaïque qui ne mMIue Jfm é^mii^ÊÊimf ewâ, ptt émoL ém phn JftMUai mures d'Angleterre, Pitt et Fox, sont venus faire lew académie en France £ ftt étudiait à Caeiif l'amre à i^Migsm* Les ,91^
démies de ces deux vMes MlliiienI aknrs pMii les pies
rameuses. Bongainville, ChoisenU MaupeoH, Mftlkerbes, Maurepas, d'AiguillcMi, la Ghalotais, Necker, Turgot, Ca-> lonae, Minbean..., awent fiai leur académiol
Bien que dès celle époque le goOi d« die^ étfaàser^ fût éveillé en France, principalement pour la chasse, le cheval français eonservak presque partout sa pcééaiiiiefica sur une partie des dievam d'SufOpe.
Lord Peni[)rock écrivait k Bourgelat : «Je ne conçois pas « la fureur que les Français oni pour nos chevaux, quanë « je v<M8 vas bette» naea ndnnnte el UinoiiiiiiËai » Aussi les chevaux et les jmnents de ces emutét^ Mmir ils iréquemment envoyés k Tétranger, où ou a surtout longteittps parié en fjhmÉmàk 4tm ^nvm d-^akms de ceua profiBee que BoUfuelU eiGhabeit fÉMi Idnirgit d-aclÉtor pour le compte de rAngleterre.
La plupart des grands seigneurs tenaient à honneur de n^avèir qae des elMrmnt français dans tem dames. Le dauphin de France, qui anmaît siiHéut la* dÉese do loup, dont les (uUes et la tenue sont connues de tous les chas- » sedrs, ce qui ttnd cette elaese tiè»-ilwigatete et pt€i^iM impossible, ne moBtiit qoe'dftoelnwaM M
An moment de la révolution, la France était le pays le plus fiehe do monde» en égard à sa population , eo beik& el bonnes raeesefen éléviMiit rtMs et wlfcHitcli Cahayie pgovkme avait des haras entretenus, soit par VÉtM, sait par les étais des provinces» soit par les seigneurs» les abbayes ^u las psrtieolien.
Le'n^nibiie ^énûm ^ powdiail mi «ApvwiiiaBàBt
radminiî^lration des haras était de plus de trois mille chevattx. Outre las baia»priaeipaiix qai étaient élabba aH.>Pin
et à P4^B|iadour, et k A^ièrea, près Paris, il y aviùi das iteUinMattto.k FoiiieMy-le4joiiile» à TÉri^ k Apatb» ^ Rhodez, à Périgueux, à Rianfort, à Perpignan, à Rosières, il Jebcn, k ResançoQ, à Dieoay, k Apoo^cel, ^ Strasbourg» à Mi«ffi. .LMUji «rait'ëlâbli wi ham ém Plie de la Ca« nmrgue ; c*esl 4e là qae mpA k répvtatiea des dievaui de ce pays. Mais le nombre de ceux ( iiUetenus par les parti- «colîera étak »a mw aiisiî ceasidérable^
Pafnn eea.dendeis étaUteementSt on lemarqnait ceux
des Rohan, k Guéménée; du comte Esterhazy, près Rocrpy ; de JdM. d'Escars, de Jumillac^ de Gaux, Mailbard, en Ii«miaia4 de Rp«g^ Bovu^er-Lagetière* en Pcufou,; de Matignon, prince de Monaco, k thorigny. Le BMuréchal de Saxe avait iondé un hara^» à Chambord» qui fut vendu à la : mnHli. de ee jpfm» m^M^ fotrét^ p«r M* de PoUjgpac. ,.Le8 Ghe?avx q«i y fofeot plaeés Tenaient da haita de Tborîgny. Mais ce n'est pas tout, remploi des chevaax an^aTS .pour les ehassesayant tait reconnaître 1 avantage des mé- .tliedea de ce pays pour le eceiaenient et Pélefage des che- . vaux, on commençait k adopter le$ institutions qui réussissaient si bien chez nos émules.
Des courses aagtaiaes ei^iKnl lien pour.la p^remière foist en France, en 1776. Le comte d'Artois, le duc de Char- ,lres. le marqiy^ dt; Çii>iilliiiis, le priuce de Nassau, le^rinee
de ,3e
tiiouvaienta^ora eotllcance^ârontt/q^^i^^da^^îl^l^
Sablons des chevaux vciius d Angleterre. Le U.sepleinl^ffff 1776, une ç^iw^^iauyi^u t;utre B^rbmj
Pïhjrmy an duc de Lauzun; iVip, au marquis de ConOafls; VAhhé, au prince de Guéméué. Ce dej;av^r||tl,X^figU^i'
dans nn dés eogagameHis t e'éifli mi itieiMi Sma^i )m %ntm AflleBl ini^ii. On ne pu I i|adfe imaedMl
appartenait.
1777,00 TeÊrovm esmt^i'Àbtfé, bâttaat huit chevaui aiigins. La mène wÉéé, oa ôigudèa 1^ FenlilnihlÉaB une poaleoù figurèrent et eoncounirent quarante chevaux. Cette eonne fut sohie d'une seeonde, où parurent quarau^ àoes. Le tainqaeiir obOit mi «opeHm.dMtfdMi é'^ÊlÊttmém ^ dTargent. Oif nconte que eelle iMlMiki fifedié «tt m g^nd succès; les journaux et les ménMHfes du temps en parièrent comme d*im spedade ffoà M eeurir la eant et li irllle» triste effet dn caraMM trançala» 4iai Mif#i tN|i soineni d'un ternis dérisoire les iunovaâoos les ^im sérieuses. * Viéndairt Mi ann^ca ifsi anHifcnt» Éaa ^aiMlen MNÉt
lieu, a Vinccnnes, h Fontaineblean et daus les plaines des Sablons» mais sans organisatiofi ni époque détermîoét. Cest dana ces oonraes que pâmt le taaen Êiing-f^fimit dîyers autres dievaut de pnt sang, qui plus taid fbrent Hvrés II la reproduction. Ces courses étaient seulement des speclacles; mais raveoir étah an itont, La févehMîeB Ma Interrompit, comme tant d'antres tnaStnliotta qn'41è aéda dans leurs germes.
Pendant Tère républicaine, on n'osa pas eonthmer les eonrsês anglaises, entachées d'aristocMlè; mats, par Teaprit d'imitation des républiques grecques et romaines qaî régnait alors, on tenta de ressusciter les courses de chars. Les accidents qui en résiAèrent, par suite de fimpéritie des cochers, firent bientôt renoncer \k cette restauration stupide, peu récréative comme spectacle et inatie pour Tamé- ' lioralion équestre.
Cependant les réqnîtillMis pestèrent un mnp fbnesie k Vmatkmxkm àm mm fcmyiim. Qm «alnra Im Mm elles penlinlères: en déteit wm owitemept le cflurrom d« sdgneur, mai& la charrue du laboureur. Les choses eo vin- V6Bt M peim l'oa mif^à'élmm m im «ImiwI p4l teiilif V$MBféqÊÊÛAm, et qi^'oii redwrdvôl Al iw^ fërence les chevaux tarés et sans valeur.
Cependant un élément de vie restait encore k i'él^v4 du . eheyal : c'taH le déboieké 4fâ «Mit é'oftir ét mm parts. On avait conservé les plus beaux étalons de eeux qui exislaîeBt en si grand nombre dans ks «sdens haras; les pnrmBétomm le» déiokiîait caïae lia purviiniii k h fîirear des Yandales. Les ciiqviiici m tendatel bien, et il s'est fait k cette époque des fortunes en cheraox ; car la freatière était lermée aux latrednaiieaai^iliMiiitM. C'«ii là leaecMd^ praUtee^ qtrf^oei mÊimn m teteat
pas expliqué. On s'est demandé comment il se faisait que la Frsmee» après la dispersion des haras, rahaisseaieni et le naÉsaere de rafiMomtie, an nâlien dea.9Mriea eaaiinuellee qui la preMaleot d^Messantas réqukMws. pût encore fournir des chevaux aux remontes soldats de TËmfke.G'eat^,aiMi9ie a«aa l'anMa dit,li plifari 4ts pté» den dtalena dea hum thmot endêit eadida dna les
écuries des éleveurs, et qu'un prix d'autant |)lus grand y était attaché, qu'ils étaient k rmU du uag du dienut. ^t
poâa qu'en Tabsenee de la ooiMmtento étiangèin la tmm* ttence do cheval ftançals mk pris un tel ébn, que les éleveurs mettaient tout eu (£uvre pour produire cie bons et beaux obevaux.
La nution fru^éiia est. par aa paeliM ermlMUrtÉln, tbrcée de s'occuper du soin de sa cavaiene, m faoe des
nations vominea et principaliemenL de celles du Nord, qui loufiMBseiit aae immeaae quantité, de «bev^ux pr^^^neft à «elle mie« Lt Itiwwéwyowèfc'flagNsiaq niittiôiift, 4'Àiitriche six milUous et rAUemàgue de qualic à cinq millioos. La cavalene est esseutieUe à la France; une armée sans tsi^tom ne peut protiiger le pi^ Mlônr d'elle el ne* pent prévenir les entrepriMS de PeaMiî. *Jlii»;kii«ampagBe de 4814, les aiiuecb alliées gagnèrent deux liiaiciiete lj|r tnée française, ce qui oauia>sa pei^tonh ^ tyàl^fi^^/ff^ ^^'ito'yaédn^pMiidg >qni «Viil ftilt rtnMir>éen linis par Louis XIV, engagea IVf^poléon a les rétablir ; il avait cooipris »que, dans les pays de démocratie, le gouvernement devait ^plmidie k plaoe des grands propriétaires. ' Les cmriéi finent adaptée» eoame bases d'amélioiatiop ' et organisées sur un certain pied; des prix, donnés parle 'fMvememeBl, fiireat disputés à époques â&es et iiieAiés par l'adamMlniticili. Ce DM an camp de Boulait*
en 1805, que l'empereur décréta rétablissement d(^s courses dttas les départements les plus renommés par la bouté des ckevmz qa'dn y élève. SeraîMe qu'une inspifailoii lui fôt
• venae'de la patriè des inslitntieBS ebevalines, sur Faile de ' ce^ vents qui enchaînaient Taigle sur le rivage? Les pre-
mièras couhea établies âveilt edles de Paria» de Saintr Bneue«t.dii faMta du Pin/D fmt le- dîna, ees enurses avaient peu d'importance et fiieot faire peu de progrès à ramélioratk»; les ebevaux qui les disputainnt, saai entrai-
* nés elnriiiièntlai ne piravtteiitrni par eluHttéines, ai par leur descendance, rendre d'utiles services.
Les règlements d'alors, imprégnés de ce patriotisme qui •'ngoalait Tépoque impériale* s'éloigMàant tait qu'ils pouvaient des liaUcudes anflaiaea, qui cependant devaient
sorvir^de hue k h nonfrile imlitiiUM. Quinte années de
troubles intérieurs, et i'anéaiuissemeai de l'arislocratie, nouB avaient ^ibaissés aux pieds de Aoire su^be rivale, qui amil an prailer babilement deaoe di«|ittles el de notre tminrévoyance.
Napoléon n'était pas un honune de cheval; sur le soi aride de la Cone» il n'avait vm ^e le poney dégénéré des nontagnee, el Féccde de Brienne n'avait pas développé en
lui les instincts merveilleux du sentiment équestre que les Alexandre et les Charlemagne puisaient dans les habitudes canTalièrea de l'andenne Grèo»^et dana les goûts chevaleresques (les Francs. Le cheval ëlail pour lui, comme toutes choses, un moyen 1 Cependant, comme tout ce qui était grand allait h «m génie» il devina le secret hippique, et posa dm son vaste empire les dem bases de toute amélioration, la production et la consommation. Il rétablit, connue nous l'avons dit, l'administration des haras, qui seule a conjuré la ruine de nos races chevalines, et bannit de nos marchés le cheval étranger, sinon de droit, au moins de lait. Il reconstitua l'école des pages, et Paris eut son manège conunandé par M. de Sourdis. U décréta la réorganisation d'un grand nombre d'éeoles d'équîtation subven» tionnées par TËtat. Cnfm, comme le ciil M. de Montendre : a Le rétablissement d'une cour brillante, la création d'une « nouvelle noblesse» fondée sur l'illustration militaire» l'in- « stitulion de majorais poi laul titres et distinctions, le luxe a (diligé des nouveauiL enrichis» des hauts fonctionnaires, (c étaient des moyens employés par le souveram pour Êdre « prospérer le commerce el l'industrie. » Aussi voyonsnous» sous le règne impérial» se reproduire le même fiut que pendant l'ère républicaine ; c'est que, malgré les guerres u, 21
et les réquisitions, ie commerce da cheyal offirait enceie âes chances faTôrables» et que le prix tles chevaux h eetle époqae était de beaucoup supérteaf h ce qu'il eat makitenant
Napoléon ne montait que des chevaux français ou des chevaux aiabesi et les soldats connaissaieat le cheval Uane comme la redingote grise, quand les voyait rayonner parmi la poudre au sein de la victoire.
Un jour il demanda a David de ie peindre calme^ sur un éhevttl fouqueux; c^ëtait le mot de XénopiiODt que nous avons cité à l'occasion des bas-reliefs de Phidias. Grandes pensées et grands hommes se retrouvent à travers les temps, comme ces aimants mystérieux qui joignent entre eux les Infinis par des routes inconnues au vulgaire.
On peut se faire une idée des magniilcences des écuries impériales par la description des équipages- de campagne de Napoléon en 1812, au moment du départ pourla guene de Hiissie.
Un équipage léger, fort de soixanto-seize chevaux, et un équips^e d'expédition, fort de cent soixante dievaux; deux cent quarante chevaux devaient transporter les gros Lagages ; il y avait en outre un dépôt de vingt-quatre chevaux, ce qui foisait un total de cinq cents chevaux et soixante* quatre voitures.
Une somme de 700,000 fr. fut mise k la disposition du grand écuyer pour l'entretien de ces équipages.
Le budget ordinaire de récurie «'élevait h trois milKons. Les voitures de l'empereur se divisaient eu tiois classes : celles du service particulier, celles des gens de suite et celles 4u cabinet et des archives.
Six chevaux ou mulets, conduits par trois hommes, menaient chacune de ces voitures.
Il jtm6t eB€m éti brigades 4è domedimiaxde sdle,
ém% chemx de bataille, un d'allure pour remf>erear, et neuf pour le grand écuyer, i'écuyer de service, le page, ie chinvgleD, la piqvear» le smnekik et Mis pal^mieis. □Même de ees brigadee était dMgnéepaf lenenid'iifi
des chevaux de Tempereur. Jamais les portemanteaux n'élaient portés ea croupe des chevaux ; ils restaie&t toujours déposés sur quatre petites diamttes en osier qui suivai^it.
Le cheval de l'empereur était équipé d'une selle à la trançaise eu velours cramoisi, la housse en drap de même cou-
était garnie de Oranges d'or, k grains d*épinafds, et le ebe*
val était natté.
Le ebeval que f empeie» montait à Waterloo s'appelait. filesMM; e^élalt un èbanMMt nanrbi gris monebeté, âgé
de quatre aos, souple, rapide, énergique et gracieui. Vers la hn de la journée, Napoléon s'avança triste et découragé sans lu OBtinilte peur y cbereher le seul remède possible à sa grande infortune. Sons les pieds de son cheval, un soldat hlessé se releva à demi: Vive l'empereur ! s* écthk'4A\, et il retomba paimi les mourants.
Trois mois après, fÀeetuAaf comme ces meubles d'an-» berge qui sonl au service de tous, était aux Tuileries, au aerviee d'un nouveau maître. Le blessé de Waterloo» Pierre R..., orné d'une jambe de bois, s'était fiât ménétrier de village, près la petite ville de Vire. On sait ce qu'était de^ venu Napoléon.
Apirèe IttO» r^Mdii M raidu oonme tant d'autres nebles débris, i quttu Paris et fbt conduit en province. Un jour Pierre R..., cadençant les pas d'une noce de village, descendait un ehemin creusé par les temps. Tout à coii^
son arcbet s'anéta mr m maafeiiiâebe^, et iw cri <le vkie Vempêrmr s'MurpfNi de sa |ioiliiBe. D mh era leee»*
naître daiii» iiu cavalier, vieil ofticier a tenue impériale qui venait à lui, ie type du héros populaire. Âpffè3 quelyw». eiplicaim^t BéeeiMiées par cet îMidett^ le maître n'était pas son empereur, le cheval était celui sur lequel il l'avait vu dans sou deruier jour. Pierre deuiaoda el olitiatla &vear de monter le noMe iminier. Ploalaid» le propriétwe ayant résoUi de deimer rboepitalilé li eelte grandeur déchue et de iie l euiplo^er à aucuu service, Pierre ea fit fiOR cempagDoo, et e'en sermt qoelipieiMs poar escorter d'oa vOlage à faatre-le» aoeei' campagnvite. £n 1852, le nituétrier descendait une côte rapide en jouant du violoo, \ibs réues flottaat sur le cou de l Âceom, qaand on eaïUba mlant ee tromiil 80118 le pied 4^ aBimalfeekiM'tiQnba;fleca80aime jambe et da méniecoap tua rinfortuué ménétrier.
Aiasije pr^aieriiialtredececiievaldevateendesceiMke pour perdre la plus bcUe cooroaue du mande; ledenûer pour lûouiu . ..
Les événements de 1814et de 1815 apportèrent degmads changements dans la question elievsline*
Nous avons signalé un fait bizarre et presque ineiplicable : c'est la richesse chevalme que possédait encore la France après l'elfirayante consommation qm s'était opérée et le pea de ressonrees qu'avait h prodnelion ! Biais les dievaux se veiulaient cher y et les éleveurs sortaient de sous terre à la voii puissante de I or* Aussi vojoos^nons les ns* tiens étrangères wdr \ celte époque chercker cbes noM des types régénérateurs. Plusieurs étalons furent acbeti^ des prâ.labuleux .dans le MerierauU, pour l'Allemagne et ïir
talie. Un assez grand nombre de juments cotenUnes partirent poor l'Angleterre ; tandis que huit mille juments pou-
linières et dix mille chevaux passaient en Espagne. Cette terre de Frauce est si féconde ! mais il faut lui demander poliment, l'argent ou le chapeau h la main. C'est ce qui cessa (1 cU e compris plus tard.
La Restauration, eu rameuaut la paix, supprio^a ces réquisitions volontaires ou forcées qui venaient sécher dans leur germe toutes les espérances hippiques du pa} s. Si, en même temps, les Irontières fussent restées fennées au cheval étranger, la France eùl atteint rapidement une prospé* ritë hors ligne. Bfalheureusement il n'en fut point ainsi; à peine la liberté cûiomcrciale fut-elle déclarée, que Tom se jeta aveuglément sur les chevaux des nations voisines, L'Ângleta're fut la première à nous inonder de ses chevaux de chasse. L'Allemagne fut plus longtemps k nous offrir ses ressources, et la raison en est simple : c'est que l'Allemagne était encore plus épuisée que nous, et qu'il foUut attendre son réveil h la prospérité hippique, réveil qui eut ïîeu proniplcmcrit, grâce h nous; car, aijisi que le disait un éleveur allemand : « Les achats faits par les Français ont « aidé puissamment, après les désastres des guerres de la « fin de l'Empire, a la régénération de nos races. »
£n vain les princes achetaient-ils la plupart de leurs chevaux dans les écuries des éleveurs de Normandie et du Limousin ; en vain la remonte des compagnies des gardes était-elle affectée spécialement au MerlerauU ; en vain les haras payaient-ils à des prix élevés la plupart de leurs étalons : le luxe de Paris, fort peu patriote, se plut li choisir de préférence le cheval anglais ou le cheval allemand. On s'aperçut bientôt, plus qu'on ne l'avait iail jusqu'alors, des
différences qui existaient, pour l'espèce et le dressage, entre le chevaJ français» resté statioanaire depuis trente ans, et ceitti des nations Yoîsines. On demanda k nos races indigènes plus de siuiiliiude avec le^ produits améliorés que nous faisait connaître l'Angleterre. Ce fut une des causes qui commencèrent à faire prendre a«x oouraes les errements qui pouraent les amener k rendre d'utiles services.
Quelques chevaux de pur sang fureut introduits a celte époque dans ks haras et chez les particuliers, Vers 1819, Louis XYIII fit régulariser les courses et augmenter le noijilire des prix dans les déjiartements. Un des premiers chevaux français qui eurent de ia. réputation fut Latitat, à M. le comte de Marbonne; on vit aussi paraître k cette époque les chevaux de M. de Royères, célèbre sportsmandn Limousin . Plusieurs établissements se formèrent pour 1 élevage du cheval de course. Pàrmi eux se difitii^liia le haras de Hendon, qui, sous ThahAe direction du duc de Guiche, se Ut promptemeul une haute réputation, inaugurée en 1823 par les succès de la NeU. M. Rieussec fonda, vers 1830, le haras de Viroflay, où le célèbre Rambow devait se faire une éternelle renommée.
M« d'Escars fit courir Lucy vers i8S4; c'est un des hommes qui onl fait laire le plus grand pas h la question chevaline. Il fut nommé, en 1829, président de la commission chargée de présenter un rapport au roi sur Tadministration. Ce travail, qui fut rédigé sous son inspiration par M. Didon, est un monument à jamais digne de toute Fattention des hommes sérieusement occupes de la science du cheval.
De son côté, radministratîon des haras s'attacha h créer le cheval de pur sang. Les haras de Rosières» de Pompa-
dour, et âpécialement celui du Pin, dirigé par M. de Bonoevai f peuplèrent ie pays des plu& précieux types de cette lace. SnaU^ 2%m, EaêUumt laissèrent des produits qi|i
marqueroot à jamais daus l'améUoratioD dçs races fmnçaises.
. Outre les sportsnien q[ue nous avoi^ cités, les premiers qui patronnèrent les courses et l'élevage du pur sang anglais furent MM. de Kergariou, Seymour, de la Rocque, de la Bastide et de Vantaux*
 cette époque, tout faisait espérer un retour assuré vers une prospérité hippique éclatante : l'administration des haras, utilemeni et consciencieusement dii igée; la plupart des lenontes du luxe et d^ maisons princières se faisant en France; la question du pur sang pour régénérateur s'élaborant à la lois dans les haras de 1 État et chez les riches particuliers; les man^^es» subventionnés par les principales villes de France, répandant parmi la jeunesse le goût de l equitation et des connaissances hippiques ; T école des pages, commandée par les plus illustres écuyers et professant tout à la fois les doctrines nouvelles et les anciennes pour arriver k une équitation éclectique, appliquée aux besoins de l'époque, dont M. d'Aure devait être la plus brillante expression : tel était alors l'état de la cauae dieyaline 1
Le prince de Lambesc avait conservé le titre de grand écuyer jusqu'à sa mort, arrivée en 1824; le commandement des écuries fut confié à M. de Veroon. M. d'Abaac fut placé à la tête de l'école des pages; k sa mort, il fut remplacé par M. de Boisfoucaad ; les écuyers sous ses ordres étaient MM. deGoursac, de Charrette, et» plus tard, MM. d'Aure, O'Uégerty, de Vendière, de Messanife et de iVaugiraud.
Charles X , se rappelant les jeux hippiques ae sa jeunesse,
encourageait les courses et Mëve du cheval de saug. Par son ordre, le haras de Meudon reçut une impulsion plus active. M. le duc de Guiche continua k le diriger, et, pour ajouter à sa couronne d'éleveurt il produisit, en 1827, Vittoria, par JHUton, et Sylvio, par lYanee^ en 1829. M. de la P.ocqne tit courir, en 1828, son cheval Zcpltyi , par D. I. 0. Ea 1850 Vesta, k M. de la Bastide, eut les honneurs des courses de l'année.
Tandis que le pur sang anglais sHmpatronisait en France, on comprenait aussi qu il ne fallait pas abandonner le sang arahe, ce type universel de toute amélioration chevaline. Aussit vers 1818» M. de Portes fut-il chargé d'explorer la Syrie, d'où il ramena une vingtaine d'élalons arabes. La plupart de ces chevaux étaient du plus incontestable mérite. Malheureusement, ils furent négligés on mal eoH ployés, comme tous ceux que, depuis un siècle , rOrîeut nous envoie. Â peine quelques gouttes de ce sang précieux sont-elles restées dans les haras français comme spécimen d*un caractère effacé.
En 1815, après la destruction dos manèges de Saint-Germain et de Saint*Gyr, eut lieu la fondation de l'école de Saumur; mais ce ne fut qu'en 1826, sous le commandement de M. Oudinot, qu'elle prit les proportions qui en font maintenant une des premières écoles militaires du monde. Tandis que l'illustre général dirigeait Fécole de Saumur, il paria avec le major Goodmet de faire vingthuit liilomèlres en une heure, au trot, avec une jument de race an^^aise. Cette distance fut mesurée sur hi route de Saumur h la Flèche, et s^étendait da faubourg de la Croix- Verte k la côte de Longpré et retour. M. Oudinot mit boixantc-lrois minutes k franchir la distance. Il perdit de
trois mmntes ; mais» en comptant les difficntoés qoe Ini o^ Ml nne rome elieoiidirée'de'TOîtfires, H-n'én a pas moins
accompli une des tâches les plus merveilleuses qui puissent être consignées dans les annales hippiques de tous les pays. • • t
Au moment oii In est ion chevaline commençait k refleurir à l'ombre de la paix, une révolution nouvelle vinl lui porter encore une mde atteinte. Les événements de 1830 enlevèrent aux éleveurs français le peu de débouchés qui leur restaient. Les maisons militaires, qui se remontaient dans le IKterlerault/ furent supprimées ; les princes» qui fournissaient leurs écuries en FVance, quittèrent le sol dë la patrie. Il semble que deux forces contraires luttent sans relâche h. qui compromettra le plus la question chevaline. Quand l'amélioration est dans Tenfance <ra' dans l'impuissance, la consommation la soulient; quand 1 amélioration progresse, la consommation disparait et la laisse agir toute seule.
Cette époque M encore signalée par une de ces errèors
inexplicables qui, malheureusement, se sont fréquemment renouvelées dans le commerce des chevaux français : celle d'acheter des cheraux h l'étranger quand un bourddnnemenL de guerre vient à gronder à l'horizon ; on pense ainiî atteindre deux buts : priver Tétranger des chevaux dont il pent avoir besoin^ et ménager nos propres ressources. 'Mais, au lieu de cela, on tombe dans deux pièges : on encourage le commerce étranger en lui portant notre or, et on décourage le commerce intérieur en lui fermant les débouchés. L'éleveur, qui non-settlement perd là vente^de 'soh chevàl, mais encore est obligé de le nourrir, égorge la poule aux œufs d'or : il vend ses poulinières, il néglige ses poulains;
U pc^ m un jour k if lut (ie dix ans de labeurs. Ou ue méilifs pw d«B ctumax conme autre diote* et te cheval fue vous n'aurez pas acheté dispaiait, malgré vous, dans le gouffire d'une consommation sans profit. Voulez-vous û eu jamais manquer? Achetez jusqu'à i'épuiaement. Ne craignez |ia«« piiiaea, poisex toi^oiua dam cette aource fiiconde; elle rejaillira toujours plus limpide et plus vive.
C'est a ce momeot ^u'ii ù^i encore rj^porter l'abandon d# réqHttatioB en Fiance* Jfniqa'alon, comme nous l-avans dit, le gouvernement et les villes principales entretenaient .des écoles d'équitation, qui répandaient Thabitude et l'amoar dn cheval panni la jennease, et renonaienl au présent la chaîne tadiliennelle dn passé. Biais> suivant cette déplo> rable manie des extrêmes qui ternit tout eu France, on s'imgtna4|ueréquitation des courses pouvait suppléer à iont, et que, puisque l^Angletem n'avait pas de ^lao^ » on devait s'en passer en France,
Le gouvernement montra ia route. Les villes s'em pressé- Mut de b snim. On lepiiichaU an& Qianéges des dc^^ ' vieillies et fontinièies, et» au tien de les: modilier, en les obligeant k joindre à leur enseignement celui de l'équitation .neuviUe et du m^^'^ plus convenable aux besoins de répoque, en aima mieux ks anéantir* Dès lors» la jeunesse des provinces, eloiijsnéc a jamais de tout enseignement rationnel, s'accoutuma à ne plus voir dans le cheval qu'un insinunent de locomotion* Ce fut une des causes de k nouvelle recrudescence vm le ébeval étranger, qui, mieux dressé qiie le cheval indigène, convenait mieux a l'ignorance épeatrs i|ui.aUait imprimer sou sceau latal sur la noble ftence.
Ëntin les haras, français, iorie et puissante organisatioii
jusqu'alors, et qui seuls avaient conjuré, malgré tant d oh- ^cles, la raine complète du cheval français. Turent conait idérableniMt amoiiidria; le budget taX rédiHt d'nn tier»» et le nombre des établissements diminué k proportion.
Cependant, tandis que ces choses s'accomplissaient » la science tbéoriqne do cheval s'élaboiail dans les hanter classes sociales. Les efforts de Tadminislralien des haras, les travaux de plusieurs ûsi ses membres, parmi lesquels nous citeffons MM. de fionnevaU de Bony» de Vaagtrand, de Lastic» de Hootmidre* de Mouasy et plusienn autres, portaient leurs fruits. Un écrit remarquable, de M. le due de jl^t^û^^i^ puissamment au«f|ijMi mouyei|ien( qui s'opé^ fallu IMe JkM» la queatm
ncs anglaises, fut adoptée en prÎDcipepar l'administratioD, qui marcha résolument dans cette voie, dont elle n'a pas lUviéy autant toutefois que penvent le. permettre les difféippiceft de cUmat et d'oigamsation politique des dem pays.
Il est jnste de placer ici le souvenu* d'un homme émifienu qui ooi^^l^^M^a yn^ssam^el^è ee^eJri^ chevaine t M. Ditlmer» litlérateur distingué et ancien ottcier de cavalerie, nommé inspecteur général des haras en 1855, et plus tard dijcecteur de l'agriculture et des baras.^ doit étue considéré comme le prineipftl moteur deaa]Bé|ioni|M|4^uA> ipinistratives qui eurent lieu k cette époque. ^ « , . Depuis f o^\;{^emp§ ^g^./^ygj^jijift Justement à Tadminisr tion des haïas ae no'peitit ewttsr sea produits. QufesiK^e» diaait-on, que des chevaux de pur sang qui n'eut point prouvé leur mérite? Quelle confiance peuvent-ils inspirer aux éleveurs? Ces r^roches ét^ent iiwidési L'adminiatrution produisit ses âèves sur rhippodrome en 183^ Son début fut une victoire : Agar remporta quelques prix sur
rhippodrome de Paris. Les aimées suivantes forent signa*
lées par d'éclatanls triomphes. Toute la France a entendu parler des succès de Corysandre, de Frétillon^ à'EyIau, Ces succès finirent par déconcerter ceux mêmes qui les avaient provoqués, et bientôt défense ftit faîte b l'administration de faire paraître ses produits sur 1 hippodrome. Cela rappelle un peu la foble du ùnfaron qui appelle le lion en champ dos, et qui, à son approche, prie Jupiter de le faire rentrer dans son antre.
Le haras de Meiidoo passa, en 1830, sous la direction de M. de Gambis; le duc d'Orléans et plus tard. le duc de Nemours, amateurs distingués tous les deux, s'occupèrent activement d'y introduire des améhoralions considérables. De grands tra^ux fnrent faits aux prairies, le nombre des juments ftit augmenté, et le haras de Meadon, bien qu'aifee des fortunes diverses, n'en coiiliiuia pas moins d'être un des établissements les plus importants de l'Europe pour la production de la race pure.
C'est vers 1832 et 1833 que le haras de Viroflay atteignit son apogée ; il sufiit de citer les noms de Georgiiuiy Pamékif Eermitt Fdix^ tous flk de Rainbow, Mix fut le premier cberal firançafs qui ait parcouru les deux tours da Champ de Mars en 4 minutes 50 secondes.
C'est à cette époque que Ton doit rapporter aussi les efforts que fit M. d'Aure,'1c grand léci^jer, pour ramener le luxe au goût du cheval français. Malheureusement , cette patriotique entreprise échoua devant des difficultés matérielles, plus encore qué par suite du sentiment antinational qui règne, en fait de chevaux, chez toute la jeunesse française.
Nous ne passerons pas sous silence un des plus curieux établissements de TEurope; celui de Saint-Contest, près de
Cj^, dpparteoaiu k ua éleveur ûormaiid, M. Baily, ou im iropve . réunie chaque année l'élile dee étalons normandai
qu^achète aDDuellement Padministnition des haras.
Vers 1855, quelques éleveurs et aipnat4iujr& se réunirent et fondèrent k Paris la Société ^'^cpprage^ipt pour Tawélio^, ration de laracechevaline, connnesous le nomde JookyrClub. Cette Société établit des courses et [)rovoqaa racclimatai ion du pmç i^^an^^^jf^ ^proscrivant les chevaux dont la généalogie n'était pas inscrite an Sfnè-ikHfk des trois royaumes. Ces doctrines, trop exclusives, ont cerlainemeiit favorisé rintroduction de cette race précieuse; mais elles ont en le tort de laisser penbe sans irait le aai^ de quelques remarquables étalons arabes, qui peut-être eussent créé d'illustres familles chevalines. Qu'est devenu le sang des Jf^mmnd, des BédouiUf des Maufar et ^f^t d^*a^)ge||?. ^ nous dit qu'ils n'eussent pas brillé k côté w( Gùd^lpkinriet des Durley-Arubmiiy s'ils eussent vécu de leur temps? Ces doctrines absolues se sont modiiiées de nos jours. Le Jockey-Club recoûnalt maintenant comme base de ses encouragements rinscription au Sttid-Book français, c'est- k-dire .qu'il admet Torigme arabe à 1 égale de Tanglaise; > part celte. 0]|eluaiont qui a duré près de dix-a^t ans, nous ne pouvons que rendre une éclatante }ustice k cette. Société célèbre, qui, par l'importance des prix qu elle uifre chaque année aux éleveurs, a concouru puissamment à Taméliora* tion des races françaises.
La Société fait courir principalement a Paris, et les course de Versailicfi et de Chautiliji ont été tondées par
Cependant, malgré les efforts de Tadministration et des particuliers, les courses prenaient leolement ; un très-petit
nombre dliippcMirmiies existâit eo France, il ne dépassait pas dfx environ, el le budget qui lenr étth tesigné par f ad-
iriiiii.stratîon des haras ne s'élevait, en 1854, qa*k quatrevingt-dix mille firancs. C'est alors qu'uo grand Mi vint leur donner nne vie nonvelle et signaler nne ère de progrès re-
marquable.
Les courses an trot, inconnues jusqu'alors et » favorables au dressage des dievauK de oommerce, Ibrent eréées en Normandie. Des btppodrotnes Airent élibffs, et des tSociétés de courses organisées dans les provinces. Le gouvernement,' les départements, les villes, les Sociétés d'agrienk ture, seeondèrent ce monvement. t)ke Ms ForganlBatlon arrêtée, i! tni facile de la faire profiter aux courses de vitesse. Ën eftet, quelque intérêt qui s'attache aux luttes du trot / Il ne peut jamais égaler eehii des courses de vitesse ; il fallut donc adjoindre partout ces dernières aux concours préparés pour leurs rustiques rivales. Aussi, depuis ce moment, diaqne année la France vit-elle augmenter le nombre de ses hippodromes. Li^ deux provlnees de Normandie et de Bretagne, qui, en 1854, n'avaient encore que deux courses, Saint^firieuc et le Pin , en comptaient qtsimA en 1849. Le budget des baras n*^ fiiit que s^iceNAtre dans les mêmes proportions, et chaque année de nouveaux hippodromes viennent constater la vogue toujours croissante de rinstimtion des courses, institution devenne désormais populaire et appelée k remplacer les vastes réunions publiques des temps anciens et modernes.
Les principaiu hippodromes de Vranee sont ceux de Paris et de Cbantillj. Le Gbamp de Mars offre on manvais 1er rain , tandis que Chantilly est comparable aux plus heaux et aux meilleurs tur£i de TAngleterfe; maUKnreusement,
il est loin de Paris, et, loalgré le& chemmdo f9r« qui abré* gest h dniiiiM, le Cfaanp 4e Mm M ma tMimn préUté^
Noos alloQs donner la liste des priBcipaux amateurs qui se sont fait an nom par leurs étabUsaemeols taf/iMqueâ oh leurs suoeès sur rhippodromd éifim le wmmsacmwl de»
WVKW *
MM. de Guiebe, d Kscars, de Narbonne» Seyiaour, de la Roeque» Rieussec» de Royères» du Ponceao» de Rommf*' due, de KeiKirioe, de la Plaee, de la Bislide, WaUeUoa,
de Gambis, Fastjuel, Hiviore, Rothscliild, Fould, Santerre, LupiQ, d'Médouviiie, Sabalier, de i^auvau, de Perregaui^ de la Reeheue, ààVMKf, floovMvdt dePooMlie, £iigte9 el Alenndre Aumom» LeAtte* Be«iloii4iévéquer de Baracé,
Lavech, Bouvier de Germigny, deJNexon Trewliitt, de Mon-
téeoit de la Motie» Takm» Utaàhi du Fay» de Qiamyi M» Bioea eiterana eiie«re, paraû leaetMMaoïifset les denyeis :
MM. de Vaubiauc, de rSoniiaadie, de Mac-Mahon, d'Hia» msdal, de Noailles, d'AUemao^, de Qi^toi de TAiile, d« Clroii, Diey, Caen, iiaflaae* de Haamefiaiie» LeoeelteiiXt de Momay, de Vallon, de Nieuwerkerke, de Béthuae, de Jouffroix, de Beauregard, de Maocariby, de CoisUo» d^ Montfania» de MaroHes» d'Aol^igay de Geauiee, Vm^ da Grantoaisoii, de Hiramont» de Brèvas, da Tonraoo*
Fleury, etc.
La Réveiuiioii de eoaune 4ott(ea les céYcMmt ^ « lte|^&foraUehlacaiiaeebe?alîee; enéiMilaitf
tunes , en inquiétant le luxe , elle jêU la p^turbaiioii daii^ le commerce des càaYai|&»
Pluaieaie étaUtasenieiili imporlaQU faieiit ae|»|iriiirfa« entre aiHres eehii de Meudon , qui dépendait des apanages royaux. O41 doit> en cette Qommf l'QudrQ bwiAage à M. ie
président de la népubiiquc,qiii, amalôur di&tinguë lui-même et pnHiiit'éeiiyef, a fait tout ee qui élail en êtm pmifoir poar coosenrer h la Frttioe leB élak»iitmalM« dû teas de Sainl-Clond, dont quelques-uns joigiieut à une bonne conformation une illustre origine.
L'histoire du cheval serait incomplète, si nons^paiim sotw silenfe les exercices de voltige et de dressage perfectionné, qui, dès le commencemçnt du siècle, itmnortalisa le nom des Franeoni. Nous avons Yn que, da temps d*flo» mère» on voyait des eavaliers- se tenir Mont sur des ^ vaux. Cet art fut cultivé dans les fêtes de l'antiquité, il fut continué dans le bas-empife et pendant tout le moyen âge. • I90IIS avolis.eilé un curieux passage de Montflfne, qui prouve que, de son lem|)s, cet art était arrivé à une haute perfection; mais ce ne fut que vers 1767 que Ton a conservé les noms des éeuyers qui s'y coasaorèmt. Le premier fbt* le sieur Bâtes, écuyer anglais , dont les exercices , sans avoir toute la finesse d'exécution et toute la perteciioii qu'ils ont atteint sous ses successeurs^ mériteni cependant raneo* tion par la hardiesse de son jeu et le dressage parfint de ses chevaux. Le sieur Hyam parut en 1795, et recula les bornes de la science; on admirait surtout Taudace avec laquelle il se servait, 'pour ses exercices les plus difficiles» de chevaux qu'il voyait pour la première fois.
En 1785. les sieurs Âstley ouvrirent an cirque dans le faubouri^ du Temple; sur là place adoptée depuis par kuis succéssenr». Ils entremêlèrent, avec un fsAt infini, l'art de voltige et celui des exercices les plus ditTficiles et les plus précieux de la haute école de manège. Eniin le sieur Fran- ■coni, écuyer français» profitant des travaux de ses devan* ciers et y ajoutant tout ce que l'adresse et TinteUigence peu-
v^t combiner de plus parfait, a définitivement cqostitué Ifart de la voltige* et Ta életé aussi liaut qu'il lésera sus
doute jamais. Les fils, MM. Franconi, se sont montrés di^ guesdunom de leur père, qui maintenant est classé mais parmi ceux des hommes de cheval les plus célèbres, et ce n -est pas sans regret que nous voyons notre ingrate pairie refuser a cette intéressante famille les moyens de per- PjétUjE^^ ^i^ur,f|r,t. Les dynastjjes s'en vont. Celles 4$^/9}^>^f: i^nt vitÇi,^qi]HUi^ .f;^es font peser un joug d'airain sur les nations; plus vite encore peut-être, quand elles les rendent heurçu^s.; car ce n'est pas seulement les bourgeois d'Athènes qui $^s|m1fîent de voir r^er des justes. Lesilynaglies des richesses passent aussi : bt for4m|Ç4ie $uit pus souvent quatre générations; mais, celles qui ont pour base le mlenl et pour aliment le plaisir, devraient ;3lu moins durer toujours. Les Franeoni ont fait l'admiration de trois générations. Quel est Thomme de nos jours qui ne se souvient du plaisir que lui causèrent, pendant sa jeunesse, les exercioes^)^ri|i^ants du Gin|ue-01ympique? Qui oubliera* jamais les noms des Paul, des Guzent, des Jolibois, des Âuriol» des Lejard? Les Fiauconi, abandonnés du public, forent pbligés de renoncer à leur art vers 1839 ; ils eurent M. De* jean pour sueeesseur, et plusieurs artistes distingués se 11vrent maiuteuant, pai* toute l'Europe » k celte profess^n intéressante. . . i '
Ëtt terminant» il nous sera permis d'émettre un vœu en faveur des anciens manèges, dont la destructî<m a contriluié puissamment au discrédit des race^ françaises. La plupart des villes de France possèdent ei^sfOitt d'anciènnes eouj^tructions qui peuvent être utilisées en écoles d'équitation et de dressage» où i on formerait tout à la fois des écuyerSt des II. 22
eocberft» deft Ikoiùkkà Ile séfVftfef^ ét <Mi l4s â3ê4kiii ihdi- ^tieà recevraient une éducation appropriée aux besoins dé ré|[M>qlie. ia ntàmi/ot de réqtiHatioa eMiil» des pki« ïak portanM dmlobUèriiafioii civilisée; et daii» (UIKMUi|i se vante de porter la lumière sous les voiles de tous les mystères, ne devrait-on pas au moins conserver un hai|tenseigneinent hippique, des écoles nationale^ qui lAàiiÉllUl^ draient à la France le sceptre équestre qu'elle a toùjouirs porté? £n ce moment; il ne reste que deux écoles principédttf d^é^iititiMMii où se propagent digÉieni^t les préc^ des grands maîtres, ce sont cède de SadmitiP^' dirigée pà^ M. d'Aure, et celle du Pin, par M. de Montigny.
La France compte huit chevaux par cent habitaÂCà ; te denx termes de la eompaitisoù sont, péixt lës ÈtàÊ^'kM^ péens : le Danemark, qui en compte quarante-cinq; l'Espagne, un seulement, et l'Angleterre est à peu près dans la même proportion que la Frânce. ' . '
Nous distinguerons denx graïideè famillés d^s !è» chevaux français, la race armoricaine et la race méridionale. La race armoricaine, à la haute encolure, aux forÉop md^ sWes, h la crinière abondante et aux formiez atldMlqàeg, fille d'un climat égal et tempéré, des contrées humides et plantureuses, couvre la ceinture maritime de la France, éllé prend sa sodfcfe an pied des Âlpés, sUf tes èâltinéé dé Franche-Comté, descend les bords du Rhin, occupe les provinces belges, le nord de la France, la Picardie, le pays de Gaux, la Normandie, les côtes nord de la Bretagne et les marais dd Poitou; jos^n'h l*embo(ichnre de la Charente. Sa couleur primitive était le noir; on la retrouve encore sous son ancien aspect dans quelques contrées de la France, de la Bèl^pqde et de rAn^eferre.
BMMSf an «Mt mMémÉÊfmt wÊftA w^malèia jMhè
nervease, èsfMirëtteni kiMtaalr ItMftfwlél i^Msdl
les PyréuéeSt répaidae sur Ida eétûs de la FraVeoee, dans
était lé gris, qii'eHc a consi^i vé dans beaucoup de localités par suite de eroiaeiQânts iréqueaU avec le aaiig araba^ ^
étaliUes dni)s ces deux vastes familles, dont le mélange a tené naissance, en y jài|piaiit la ^âSikeme du soi et da eUmai, k toalea les eapèoeB qui 86 reaeonlrenl mlmamkm AkFffaM.
Nous citerons d'abord la race de l'Alsace, scBur de la iiaeaBeniaiide, éaaaeMûei contrées, ^iwmemfémm^
des croisements fréquents avec la race deux-pontoise lui a àmùé m cachet paitiettUer qtti la rend propre aux usagée
L'Àlsacê éii im des pays dé A^iiee ot le eheval ref <fît lei aoins les plus inteUigents et les plus éclairési nous devcm» enè tfeaeripiieii éêe kabU»^ éctwés^ M AlêâekAie è é»
fioos avons déjà (ait pltisierifs emprunts.
êtLe payaaii alaaéiéii fiait iHMnine 4é etetfilf ill'etee el aé^àlt iioii^M MëMili» M fMMutft «I l«i Mil liliuli»
s! on le lui enseignait. »
a II attelle quatre ou six chevaux à son ebar pou^ mener lea jrtua Ugm fafdeiiut; il t&lillié i^tfeteÉI mm idtt ^ieéii|e. PÊHmr éal Mmplé, lïiais pF6t)ré, M 1m è'f iMfiMié %iirer loi ficelles échevdéeà, Ito lapiéceiages grima^janté
et les courroies panteianies et crottées, misérables cachets de mas atiekigitt ikiis les pVQ\iiifieB iépMkior .toft çtevar
-^'^wRiche* le charretier alsacien, fièrement assis snr son ]pii|teuf» jCûnduit ainsi h graidas guides; ^ ^boites sont dn tteptef^iif hMiMi tout ùt qaiûU mirAM noir» tout ee qui «st'M ert lnr» tpulîM <)« eal eumiÊst poli et biSIa comme de l'or. »
gggn atinlapest ffinpnt» iiiiaiiil«L«iilsaâfté; BUMc'eat MB M fwteur que répète tonlatMi eaflMd, eateMk est favori : c'est toujours le plus heau et. le meilleur des fMitie«» .
«Teiiei-Yoos le vendredi, à cinq hesies du iimiIhi, eiijélé. k la porte de Smitie, èt ve^iz détHer ëftvaal tâNie6.d'é«[iiipages de tontes grandeurs, mais uniformes, qui wMMfet «i wmfM» .8/mmkÊ ^ ptei»49l vuyeM» iawiriéwiia^yiiieltlie de Koheataig afte son japen.'wt^ét son bonnet de drap d'or; elle va faire amitié avec la jeune ■lanée du Brisgaw, an large chapeau de jMiUâ ai iurtiateme&i HMé d omé de boiwei» d« Aam etAiivbinade Mtes couleurs; mais n'arrêtez pas vos regards à sa jambe âne, couverte d'un bas de laine si blanc» qu'oA dirait une peau d'kpwm ne mis Wflmpi»diitraiie.p«r ee bna pëtelé que voileiit k peine ses laides et eewiee nMmehae de ioîlia Masehe etfme; n'allez pas succomber à la lenlalioa dere-
grince an modeste et pudique goiserin de. v^us noir dont eUe ferme la porte ii vos Mn* 9
Miia observes le père de la jolie fiUe, le mari de la
jMMatjéniW, Mm KO^UgMot-Ua ;l4if«.a^ #4iPPP^«
• «11 y aura bien du malheur si Ton ne trouve pas pour lui
quelque bonne place où il sera k Tabri du soleil et des mou*
ches; d ailleurs il aura la plus forte part de grain et de pain. vi'iiiè ^idd «duiUioq oJ&«/ ^io» , k$ 6»- . .
• « Mêmes soins, mJîmes habitudes chez ces deux hommes, dont l'un est Allemand et dont l'autre a cessé de l'être. Le litre de Français n'a pu corrompre ce dernier; il sent encore tout le prix de son cheval, il l'aflectionne comme un membre de sa famille, comme chose inhérente k sa fortune, a son bonheur, et remarquez qu'il n'a pas encombré sa voiture de quelques bottes de son plus mauvais fourrage, comme cela se pratique dans nos fameux départements hippiques : une ration copieuse de bon grain, et son propre pain, formeront la nourriture de Féquipage, qui attend k son aise que les affaires soient terminées.» , » .......
L'histoire du cheval belge ou gros cheval de trait doit * commencer comme les contes de fées, par : il était une fois,. . Il était une fois un cheval qui paissait les grasses prairies, baignait ses lèvres dans les brouillards et chargeait ses flancs paisibles d'une graisse paresseuse et sans gloire; dédaigné pendant les siècles d'ardentes chevauchées, il attendait son jour comme tant de grandeurs du monde. Ce jour arriva... L'homme, fatigué de monter k cheval, façonna de lourdes charrettes auxquelles il attacha ces lourds chevaux, dont les qualités prédominantes furent la taille et le poids. Une forte tête, des articulations inflexibles, des allures courtes et pesantes, des |)ieds énormes, un poil long et frisé, tels furent les avantages recherchés avidement par le commerce et produits facilement par Téleveur; car, une fois sur la route de la dégénération, les choses vont vite, et l'on ne fut pas longtemps à obtenir des monstres sans pres-
ipnnnjunr FessemblaQCe avec le type primitif. Il se trouva
Bine (h bîwié gvùmiièff i/k WMàéà k
iPtie spécialité. fitllewMiiW? Wl»iMW» MMîrtHlÉWI
épaisse et hérissée, celte vaste poitroe, celte énei^ie, pui- ^49^ 1^ forc^. igi^Uînelle ^V^^'^^ue un travail
baroais brillants, de pompons éclatants, de clocheUes sonores, oITrail un beau speclach' qui disparaît chaque jour
dan^ la» fci4Niiiid^ M4Nif^. 4 mmn^mÊiWMim que dans les griMiidefk ^Uto^ m rmimtêmikv^mmê
des maisons de roulage. Les chevaux de trait des fortes races se trouvaient naguère dans le Boulouuais, le pa)s
rootes devinrent plus belles, les voitures plus légères, on
simplilia les harnais, et le cheval de gros trait disparut peu
lui part» la demiec coiip;iiiainteiu^ig|i.(^aiai|d(iau cheval
de trait des allures [)lus longues, une conformation plus rég^èjf^ et plus d'énergie o^ifsçulaire. Les races de trait lér
flw. ftn^iaiAmAnt cultivée&aur le littoral iu vnÊààc h Bié tagne, et dans les campagnea du Pef^i, sont seote
recherchées aujourd'hui. Elles tendront peu % peu à rentrer
à meuiie que l» loutes se perfectiaMiftraiit.»qiio l| ijtHW
sera de plus en plus comptée comme le plus impérie^Jhlf ^in dan$ les tàbitpdes commerciales d^. Pf Mrif%* M eatf Um ^ pfmaim de £raiic« les j^qt iMiipiili^^
race cbevaBue est la vieille Normandie. Nous avons eu oo^' ca&ion de jpri^ de son anqt^])pe gloire, liip^ue, qui lui
forme eneoie nae Mli^mi$llf^¥^^
beiceam {Nrineiptiix. U Cdeotin» W ¥mimi/lM\ki9»
Hàaft M le iit]».da<ilM¥rPfe|» Mm|IMR0w at.«k
■ La Normandie n'est séparée de rAnglelerie que par un bras de mer, c'est le ii^e 9ie(« ia mé«ft€i çoi^ le§ rnénim iMA «iteefi a#|ii^ ami lii ff|Oft)fl||evii)iiM^ mimOe •il^1^4lfM(ii^iMhoes d^ux çQntréas. La jumeoMtoCc^
t^hiiii celle du Clevelaiid sont deux sœurs paissant ^
tueuse occupation de nourrir et d'élever des clievaux, iiiaititâiidat^ore chaque ber|Nt|S6ff possède pin|ù se^ Qombreu;^. MranKi da hmafa aiiiflMMi Hféciûusaa caiNdaa dani il £ûl iwanlef la iamiUa ï de longues générations.- Une juman^
pour être digne d'eslime, doit être tille des étalons en re-
IN>w4lwllHyi»9f^e|àCQH^^Ilftf|B^.^^ û?èiai»ao^ ffk an ailigiitiiiimait H»tianaad; laaia» ai aile jaint ^ aai
mérites celui d'en compter parmi ses ûls^ çàiors eil^ pa^ ail praipier niag 4^ la célébri^.
Ua ia^tsiaaciea- da aol et 40 f^i|M»t oat iawHW» oia>9ié
cachet profirad toutes les races animales, et le cheval
oormand est un d0s exemples les i^m éciatanti^ d^ ce gran4
Ml fj^mkgîwaff mm» ji^^diffirawa da fSQW4paFa4iii7
aasl deaciiitoéaaMiia bwîaéaa, aa oavad&aa d'homogé^
néhé réunit chez lui les proportions les plus idéales de la lieauta plastiqua al aaUes qui constituaimi^ i'apiis IMtokHW 4ea im$m.'ls akatal aânnapd a Tanaaloit
haute et lière, la queue loulïue et ondo}aule, l'œil hardi, les
meiahres laiias at nm^mOf te poil sQjfeia et un mmMê ani iMl an ataMMatat .aaMM à IfinaiBBi. Laa wMHaa \m fim aadiaaii^s sqqI le hsi, la noit at la gris aas anngéoàia. La çbaval normand est doux da caractèret se plie à
tous les iiervîees ei Mippoite pkis^ rudes^ fiuUgues awufi merveilleux courage. Il a porté ttiM iMÉr kteD«|npMi
de TaDcrcde cl de Robert sous le ciel brûlant de la Syrie, et les soldats de NapoIéoQ sur les neiges de Mosooa.
Ge Mail line bellelufiloiie qnecelie de Um oesmUanU oomiers qm partagèrent la gMie ikr leurs maîtres daas les combats, les rudes chevauchées» les courses longues et rapides, qui paradèrent avec eu dans4es jeux du moyea âge, et qui maintenattt remportent chaque joor les|Mlines olympiques sur les hippodromes modernes. Le cheval normand est le rival du cheval anglais; comme lui, il est propre Il tout; selon que le sang orienté contera phtaonmoins abondamment dans ses veines, vous ainte ^yftni-, Tmm§* Etnilm ou la Clôture; vous aurez le cheval de chasse aux puissantes épaules, te carrossier aux aigrettes flottantes, te cheval d'allure h la téte pesante, il la diarpcmln eomneel aux muscles d'acier.
Autrefois» quand l'acheteur du roi arrivait dans une îeme normande, îl^poeait sa canne sur le mantean de la cheminée, s asseyait près du large foyer, dans le feuteuilde' chêne, et réglait le prix d'un de ces robustes attelages nous, qui n'avaient point alors de pareila au monde pour te tirage rapide, ou de quelques-unes de ces belles cavales giises pommelé, de la race du Sacre, ainsi appelées parce qu'elles servaient aux cérémonies publiques dont elles augaaeutaieut la pompe par te majesté de tedr peataneer et le trida -da leurs allures. Maintenant encore, si vous voulez voir IocIm* val normand dans tout sou lustre, trouvezr-vous k l' une de eaa foires oà les fommes poitent de kants-bonnela aux Iongnes hBsAm de dentelle, an mîiien 4b ces hommso aw front large, à la pensée profonde, au geste sobre, caractères con-
saci'és (les iiU de UoUou; voyez ces lougues lUeë de jeun^
mants, leurs dois luisants comme celui de la panthère 1 Voila id^^eotoatiDois k la vaste poitrine, ie premier carrossier du
les loièis ou celle de la trompette dé guerre. Voua le pouey
de la -jyiipipiMMNfHi^ (ildi^hawnii iMriii
filté^ %km^f9aMm\f(ÊÊà^ pâys^âige/ qui
semble pleurer à colr* dn l^ruf son vieux compagnon, les grands ^ajmmm^^^ tues&iâiwMtu piritawala ■qtt'ftiics tm>
plus clievaliiies de Frauee, sa gloire liippique ëe lie iiiliuie- TOUMi el «wdTe^^ cÔHMi èà
moyen âge. C'était sur des coursiers bretons que les quarante imDfifiret& de ce pays, qui combatliieiit kliçttviiieâ, aAroHèmil latamkna 4Îi ni é /I iglilif m, éà mmÊt êê
divisions proloudes se tout remarquer dans les bretonnes : l'une sait ie tittorai des€dte»,jÉi>jiiiii^iljiii»iBii nin jusqu'iiiSmli e*^9mit^4ommèm4è liW|p^iÉit<g||nfi
et rusli(jue comme ses aiiti(pies î^aiérets; l'autre liabitc les montagnes et ie littoral du Midi, c est la vraie raee eeliMifii^
Les^retoinf^Ma montagne om iuwftiiwéiliigiftt ên$km\
val» qui se lije à tousiet^s iuu^oiiiî», à toutes^ieurs liabiiudes,
^ ^i^(Aesp isHMk eK(jpa(ieB^jpii(^h^iip(^^im^t^^(h(iïe((Éjjjpmirfm^
cousiste orUmaii cmeat en un léger bât, gmi 4'u»e peaui^n HWêCUtÊÊÊt^ itoé 4U imImu fiif uiitî sangle; leui^ briiie est
fart toi^ il tai wH li^BitetéBfHrHlMMHiil
doublei, 4aii8 leaqueU» 1» ttetim^ 'pw^êm iiiniii i^eiir pose a quelque chose (rorienial, Ir corps esl Oroit et fMmmtH d'tpliwhai lia §f«iiW^ «oiU-i»to\îéi Ma hau- M» ét Viffm. AmIs «Mî MT'IiWi pi<tiilMWM«i> t'odl de feu et au sabot de ter, ^ivec kurs guêtres senées k la iainJwi# liu» liVgfi» pauUlooft, leur giie^ itr^it» leur «iHuift et lini ktifi ikeiiMUi Mira, ptjàwt mt km épaules, ils ne ressemblent pas mA k iniiènmiidequë* ^pia peuplade ievautine. lies Êgnunes vont avises à droite, mÊ$k iMioi ^ jwiate nx Romh»« G'iit à 9kmà que
tèmes, aux enterremenis, aux plaisirs ou aux affaires de la luqUIi* Ifais e-âsl«iiite«tiiaaûoes4|iiiiamakadeea^d^ ligiiuii mà\kÊm m mttnm qrt if a pas m ihiUl b am^
1er dans cette occasion solennelle; honneur à celui qui poslèdi ua bnllant et surtiut un rapide iiùhtf ear k féte ne wm piiioiBiplèie i'il as tiM plmMW iiuitii m iriMiH neur du jeune ménage. • • ' • • ■
C'est dans les marais de la Vendée, du Poitou et de la iëiiiagi q«i nmmmi» par dtfiéi mm» d'iMio^
Sur ce sol factice, sorti des flots comme Délos, elle coniifVi sa iarti c#nstiliuk>n. Le ebevai poiieviB est l'mter- «IMIibiMi litMIDÉ MIM» foMm it le iiifisrier
normand k la vaste encolure et aux briHimtes allures. 1M k iité» Mr les dunes du rivage» li petit oheval ionousin wot
flairer de ses naseaux ouverts son rohusle confrère. La transition animale est brusque connue la Uansiliun géologique. Du sol marécageux des carrées aux glèbes légères des collines qui les dominent, il ^ ^ toute la (Ufféreuce qui existe entre les races diverses de ces contrées.
Deux sortes d'éléments concourent à former les bonnes races chevalines : la nature et rhommt;; ils ne peuvent rien l'un sans l'autre, mais souvent leur influence se fait sentir dans des proportions différentes. Jus(|u'à quel point celle influence s'est-elle fait sentir dans l'espèce du cheval limousin? C'est ce qu'on ne peut dire. Vers la tin du règne de Louis XV, la renommée du cheval limousin avait atteint son apogée; à cette époque une centaine d'éleveurs au moins, dans un rayon peu étendu, s'occupaient à l'envi de la propagation du cheval. Le goût du manège, de lâchasse, les nombreux équipages de chevaux de selle, assuraient a cette industrie une vente facile et avantageuse. Le cheval limousin de cette époque se recommandait par son liant, sa souplesse, sa hardiesse de caractère, sa solidité et sa santé à toute épreuve. C'était le véritable cheval de selle, tel que l'entendait Téquitation du temps, et tel qu'il se montrera chaque fois que des conditions analogues se réuniront pour le produire, mais surtout lorsque la production sera favorisée par une consonunation assurée. On a répété de la race limousine ce qu'on a dit des autres, qu'elle est perdue, qu'elle a été détruite... Cela n'est pas plus vrai pour celle-lk que pour les autres, mais simplement les éleveurs ont cessé d'élever, parce qu'ils ont cessé de vendre ï m 9aaoh
La renommée des écuries de quelques éleveurs limon* sins, parmi lesquels nous citerons les noms de MiM. de Vanteaux, de la Bastide, de la Place, de Nexon, Maillard de
la Coulure, a prouvé jasqu'kces tôm^s deroiers que le £e-
CfCi dft dWWil liflKNIliB vil €9MM6*
Le eltfvil iimtwwto ranf^raH à lui flonl une histoire:
nous avons vu que le coursier de bataille de Turenne était limomio. On sait que réeiihd de l'empereur se remonUk prfaiel^leineiil dBâs «elle conlr^. Atmi les ploB ftmeaz se faisait mnarqucr un cheval alezan, qui fil avec lui les campagnes dltalie, l EmbeUe, qu'il monta depuis 1806 jusifù'm 1914, ee cheval eatn SMMite wwMaégb ée ¥en«illes et ne M réfomé q^en IM7. H mit aeeempagné sot maître k léoa, en Espague, en Russie» et était son favori %m les ehasses de-Footainehkeaa.
M', ëe CairimcinuK, grand dcn^, montsky m itW, k Léger, cbeval du même pays. Ce cheval exjblaii eucore en
fk4ag0f Lmê el FsMt vrin^Mts di piix impwtiM, ont prouvé dans Tes tsuwfoss de fitess» qee \b ehevad ilmsn
^n était toujours digoe de sa haute renommée.
Le midi de Is Wmm M. peuplé d'me iwilA de vaiiétés ehevaifiMB; en y tram-en msijoiii^eiiMviii dégénété^ n'appartenant k aucun type spécial, qui naissent etmeurmrt sans laisser d'autre tmoe de ieur passage que i impression d^ lsir paa^dsim issTsrtM^ m iswr Jwniliscmsnt mu les «•stagnes; puis le^Uevri^Mnargue, à demi sauvage t^mikligable; le eorse à l'œil, mutin et à la jambe intrépide; jus- ^'•tt cheval èt tnilt àk'^élB tsiurde el mtssive, qui» sair vat is. mm ëss iè<ma n imimml ssa hgtmt, ssllsirt étonné de se trouver sous un ciel d azur et de voir attacher •es guides aux treses noueux de l'olivier.
Mm la cftMsl amis linà éa mBitd»:!^ FmÉse» «'mi^k dismt mtvarin. Déjà du temps de César ce^shemàpmmil
pour un des meilleurs de la Gaule. La Navarre est l'Arabie de la F^9icQi 4^c#s belles lallée», arrosées par les gaves da B^ione, dans ces plaîDes el 8w ces eoUîM a^ k» Pynéiiéfti, h femilte ; mr««lal6 felmTe 4e0t'k la fins
Téclat de son soleil et les pâturages âboudauu> des bords
rfffiîtkTdaMJffa MsntfiTMa ito l*TktffffHffiiT^a riMfml BSTsrip as
bornait à iiv:\liser avec lui, liiaintenaut il lui est bien supéri^yr^ftâaai^ fPittdMné une
Ite jahw. Hirtarrt .ihui xoucwu Mift criwigfi ntos < omûeuaè
el plps d'harmonie dans l'ensemble. Il serait peut-être impossible de trot^^^ipp^aii^nant danj^^^^j,^ une tribu
qui possède ai|tHikrl#i W^^PlAm^
fikûM de^'forbes» < Un eommevee^iiree F£spagiie entre»
tieui cette mine précieuse, qui ue demande qu'un plus vaste J>*W..7WW^ Si les
hmomÊa^lBymiMmAiM^liim poonait
se (leoiander sous quelle tente est née au désert la lière cavale qui trouva sou nid sous un cbéoe vert des pâturages dEJBéan.
Le midi de la France semble participer des habitndet orientales, pour la douceur ci la bienveillance envers le aoUe co«nR«gi|Oii de rkomme. En Provenoef les condnc* leurs de voîtores punissent leurs d^evanx en leur reprochant leur indolence a grands renforts de paroles encourageantes; s'ils refusent de marcbert ils se bornent à leur enlever leais grelots» el, ^ur suprême châtimmit, ils- les détellent et les attachent derrière la voiture I Us pensent que» sensibles k ce. bouteux traitement, ils accompliront Ifittr (àehe am ptas de vigiieiir et dteigie; e'SBi ainsi qn^, dp[iv» la.F^ai^4'^fB{DÎSs le i^iréclial^ Bieiielieii
puniséait ses soldats éh \eà niéAâçant de les priver de Thonbètirdë làoiiM I ressaut qi&'il déV^li^ i
Si le cheval a créé la nationalilé française^ et é'il e^t M fiœud des i^lations entre les tilléâ et la proviliëé, il ekk et-^
ris est mort comme Pompeï, pélrilié comme HerdJllrtittiii ? sàns liii, vous ne donhèrez jamais k ses mes, li Êès édi§€eS# I ses ikëlMi, é Éèé BoriéHMé, dl mmmai, lA Héi Ùmment pourrail-on se peindre, éh éfîîat, Vitië ^s flàéres et sans omnibus, sans voitures de ville et de éampagne, ^ns eùtMets, ^ èstafettes, èàM Mto ctHa
Kèrs qui eourént, kilà fmVm ^tû aM>ilH»t 1 '
Lliomme iraninie que les pelites échelles; îl itW grand que par le moral, H faut plus de titesse pbysi^tte qfu^ ^ siéniie p<^of ^^ptvÊtSict te îÉMAflrâhèÉt 3i fts|Mèë, É Mil iK désert la caravarfc deë hauts dromadaires, à Foeéan les grands navires, à Paris le pied du cheval ! Ën attendant que b vapéiir dt ^ si {Haée, fâelitité^^llÉiede MiiÉ» Mii§ cheval. Aussi sons combien de formes et de traDsfsiWfdoil diverses ce noble anichal n'y vient-il pas s'immoler è notre hitérêt» h nos plaisirs» k d4» àmMiidtiir! NéH» Ff ViflM dsins A iflotre et dans séb opproM^: t^UtA il MMMë' ÉnM orgueil sa tcte ornée de fleurs pai nii des groupes de jetinei femmes, il cadence ses pas sous Tappareil brillant des ar-^ mes ! tantét, «hârgé H^ni et de ibisères, doàMé' M qu'il ne sent plus, il traîne dans fabjection les restes étibliéâ d'une vie laborieuse et utile. " ' ^
Autrefois le cheval de Paris diàît le éfcM M lÉ ¥Hmi c'était 1ii>ië MMl l'flilèi MiefilNietM mkê mtim des; des coteani pnftanés du Limoâdà, des iaMès ^
hii\qàe& dé Buttagnè* «i^ttiMt lê MelM 4e Pute M
sur les bords de la Tamise ou de la Vistule, et si par hasard un pauTie indigène Yîeat k se glisser parmi k bfitlniÉeèo> horte, il est éb^dë (^lettdM dei KMMs defïàMâ flàtiMtt*
salioa britannique ou mecklembourgeoise.
On sè demande alors si c'est là ce Paris »i Yànlé pour son éKgaÉtoët Ion bon Ifm, t»¥ÉiMÊÊfàkkàmÈ^àmé, etdiMil tbliièliiM^ifvhàlésIiumblesyassaléèVenaientco^ et singer les manières. C'est lui maintenant qui va demander des modes k l'étranger et deyenir imbécile élève dè ia^ VàÂI preAflseiMr. Il est, nous lé éanoiis, des Ifliingeiiohts nécessaires dans les républiques : les mœurs, les IdiS et les modes qui les suivent toujours ne peuvent rester âtailen<^ litfrèÉi liliiis, qnând du flitle èe rélé|^diee èt dë Mn g«dt eft vient k tomber dans la misère et l'imitation, c'est en vérité grand'pitié. £b bien! tel est en France l'état de la question Uievaline : ftons avotie todt ^ à rAngleMM, dMitti^ équipages, voitures, grooiriè, langage, jusqu'à la coearde noire du joclîey. Si cet état de choses ne portait en soi qite le ridicule, s'il n'avait pas plus d'imperlanee ^ la eonfé Vnn ifiéi on la dérinîrolHife d'tm disl|>éad, nots ie nhéè èfl occuperions pas; maïs c*eS<que nous y trouvons la catiseprejmière du discrédit où sont tombées nos races de éhèvâui; 6*est qtt'il en résulté nue pêne éneiitee pdneh -edllrtseMe et
ragricullare française; c'est qu'un jour peut-être la France demandera en vain un bon cheval pour garder ses portes, et qil'àla plaee dd rcl»nste destrier de no^^ètéedteM trdntëÂI ^tt*un Ântdme qui pliera le genou dëi^lëÉliërdes du Nord .* L'Arabe est fataliste; il juge son cheval par la direction des épis, par ia iitiesse du peii ùé h tt^nipiraÉieé de fal iieau : la deititiée de soM tMfslér et Ui aeieucè tf^MÉfé
3eiil sait conoaitre.
L'Agglajs est positif; il juge sou cbeval par ses qualités «I aoB ofymêiliaa» il 4e deva^ Qtt'a441 fait? .qu'est^il capable de faire?.
Le Français est esclave de la mode ci de la forme; autretoia.ik yoiileit tttte téte de barbe, un front busqué, un poil biî ott alenn* me étoile oa «ne liste, des faaliaBes plus od moins hautes; maiutenaut il lui faut avant tout le chic
^ Us hennés ripheSf les grands da jour, ban^oiers et juifs, ne vealeat plus «itendre parler des chevaux français, et tes pauvres jgei^s. qui les singent eu veulent encore bien MNBi pv (POttf^nent» car il est du propre de tout esclave 4e surpasser son naître, etles esclaves delà mode et de la vaniié sont les plus serviles de tous. Autrefois les chevaux français pouvaiefit exceller dans les combats et les jeux à la barrière; ils pouvaient vaincre le cheval anglais k Hasting, le cheval arabe a Jéricho, ils pouvaient briller en Espagne parmi les coursiers andalous de la cour d'Isabelle; ils pouvaient faiie linobler le inonde sous leoni pieds, mais ils ne pourraient pbs maintenant monterun élégant dans les mes de Paris.
Degrtee^measieurs» meUez ailleurs votre fierté: oûjciers de nos années, consentez k monter les destriers des Charle*
mague,desdu Guesclin, desBayard, des Tuienne, et des soldats d'Âusterlitz et d'Iéna. INobles dames et riches élégantes, oofMtutez àeheyancber sur les palellrois de fierthe la filandière et d'IseuU de Gornouailles, daignez permettre que les chevaux que ie galant Henri envoyait en présent à la reine £bsebet)i «'attellent à vos chaie l^ers. Mimsties et hommes
d'Élal, ne rougissez pas, poar Dieu, de voir traîner vos voitures par les chevaux qui traînaient celles des Sully, des Colbert et des d'Aguesseau ; et vous, petits marquis, beaux âls, élégaoU, incroyables, dandys, lions, vous qui êtes toujours les ïiiëiiies, (juelque nom qu'on iinisse vous donner, dans le (»assé, le présent et l aveuir, honorez d'un regard protecteur les palefrois des d'Épernoo, des Lesdiguières, des Lauznn, des Richelieu et de tous ces roués fameux qui ^ vous valaient bien. Allons, uu peu de honte est bientôt passée, et voua aurez le bonheur de voir la nation française re* prendre le premier rang parmi les nations hippique» du monde el la gloiie d v avoir conliibué.