‹ Histoire du cheval chez tous les peuples de la terreChapitre 21 sur 24 · IM · texte numérisé non relu

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fookeys célèbres passent k la postérité environnés d'uné auréold pariûuiiière qui les ckuwe, aux ^ux des tnrfiiieii, !■»» léft tftitlit «I Ifli boniDêft <to mmM. Ùb été pn^

miers jockeys dont se soient occupées les annales du Un I , est SUphcn Jeffetiony inséparable de sa bonne jument Mm

Mmium CD nieM» é% looi le» dm r«feiiiitre siif^

Wite :

Un paysat), lourd et grossief, 8e présente un jour au\ WQXtm élYofk pour di^mter prâf son che?al temblÉit miigiecttoaftnMSt luieildit» k ioiip^il loagmeovwl de poussière, que le pansage lui était inconnu ; le cavalier en outre paraissait en état d'imsfte, aussi l'uo et l'autre exci* talent \m rites de l'aeaiatattee. A la première épreuve, ils firent triste fi^re et peu %*m fallat qif ito ee ftufleDt distanoéfi. A la Becoodc» le résultat fqt à peu près le même ; mais, ae moineni de dtapater la iroiiième, un grifld diaogeifleÉt avait eu U»i : à le plaee de payM tfie peret en brillant jockey, leste et dispos, la rosse efflanquée et sale s'était oiatamorphosée ea éléguHe eoiueière au peii kiisaAt et poli et à celte, ildmeifhn itère ^eî wéùëU mm 4émê. Gette

épreuve et les suivantes furent gagnées facilement par le pa>ieu et. aa roaie» ou plutôt» car c'était lui, par Stepbeu et sa beeee jameaf

Le même auteur déjii cité peile de Fnmçois Baekie comme de Tune des célébrités du turf.

BueUe était file d w selftîèr de NewMtketi Gfftée ii l'eiégiâté de aa nature, fl podvatt aeprrtaeeteKIint eaeieee sans s'astreindre à l'obligation pénible de ces iranspiratiehs forcées que ses e^ufrères s'imposent pour dùuiuttex leur peide. Qurçoit d'dewie eher Bietwid VeMen» il f^iiàyliÉeM. jeaee ^lucore, sept (oie h d^y, trois oaks et depx fois le

SmatrLé§df.MÊmmi les dievâiizqi'ià monlttt ébntm fm debonae <|iialilé et inspimeot pee deounittaee. Son IhiU-

leté suppléait à tout. Monté sur The Tyran, cheval du duc éà Gratloo, et Tud des plus mauvais qui eussent ceoeoura po«r le ilerby»BiieUe vit ùrlando et YmiM§^S€lif$e» eheiol de sir Charles Bumburv, le dépasser de dix toises ; mais son admirable coup d'œil lui fil prévoir que les deux compétiteurs ndeiitiraieiit Uemài leur eoone. U les «nvii da regard, les TltldUir, s'arrêter, piqua des deax,les devança et gagoa le prix. L'année suivante, The Tyran, monté par un autre jockey. Ait battu par le mène ¥4nm§^M€lip$e^siat^ chargé d'un poids de qastra liMes.

Ace beau talent, Buckle joignait une admirable probilé. A Lewes,M^Dursod faisait courir m fort besui cheval; Qoekie paria pour M vue siipiiiie esses forte, puis il monta un autre coureur qui disputa ie prix au cheval de M. DuisAd; ce dernier remporta. Buckle gagoa le prix et perdit sonarneBit.

Samuel Chifney hépîtà de la gloire de dwUe, IHs luimême de joci&e^s célèbres» nul ne le surpassa eu élégance et eiiliirf>ilaté.

Parari las uonsteKHrés par le eassetèie et fw le taleat

de ceux qui les portent , on aime à citer encore les R(h biaaan, les GeadisÉo» les Edeuards, dont ou a- dit qu'il y avait plus d'Edoisirds jeidMifs k NewAsgriDst, qu'il s'y avait eu de Ciîsars à Rome. Les plus fameux de notre époque sont : William ClifT, William, Sam et Ricb^rd AriHill, Mn et Saas Day, Sam Wbeatley, €eorge Dackeray , Franeis Buyce, Arthur Pavis, Sam Dartiug, San Mam, Maedmiald, James Hobinson, Sam Rogers» Frank Butler, Nat Flalman, Sân Teuplensatt, Geeige White^House, l^MaMeu, WH-

liam ScoU, Mangle. John Jaekson, Charles Mariow» James Gàvp^f JolmHoftmir Patrik Gom^, ete., ele.

L'imineiMe meimmeiit îndastrîei et intellectuel que h\i naiire ea Angleterre le goût da cheval, produit une Ibule d'individiiatttéB iMNiDiM dans les antres pays. Outre les jockeys» les entraîneors, les éleveiira de la grande et de h petite propriété, les marchands, les turfistes de tous les degrés, il y a des hommes qui se consacrent oniqttement k la science da efaenil» des courses, des paris* et qui acquièrent ainsi une position honorable et lioiiorée. Nous citerons, parmi eux, M. Christophe Wilscm, intendant perpétuel des courses de Newmarket dont toute TAngleterre reconnaît la haute supéiiorité; M. liaison, le doyen du club des jockeys; M. Tattersal, entin, dont la spécialité hippique est si vaste qn'il manque une expression pour la dépeindre, M. Tattersat est rbomme essentiel des trois royaumes, en fait de chevaux, il en sait les noms et les généalogies, il en conuaii les mériieset eniixe leprix, il est peu de dievaux remarquables qui ne lui passent au moins une fois par les mains. H vend tout, il achète tout, toutes les ventes publiques se font par lui, le marché aux chevaux se tient chez lui, c'est lui qui déline les pedegréa, sa maison de ville est un ministère des haras, sa maison de campagne est un ferme d'élevage. M. Tatlersal est d'ailleurs un homme de mérite, d'une prodigiewe activité, d'une loyauté reconnue, d'une grande complaisance et d'une convenance parfaite de manières.

Les chevaux célèbres d'Angleterre sont trop connus pour qu'il soit nécessaire d'entrer dans de longs détails à leur ég»rd, il suffira seulement da rappder en peu de mots lenr souvenir.

il cstgénéraleaMPt reconnu que les généalogies des che-

vâttK de |Mir ttikg femonteot aux types toto» et arabes importés en gtmi DtmliÉtek^diraiMtépafM duM h Qméb

Bretâ4,'iic. Mais deux étalons surtout se font remarquer dans oiUe brilla Q te séiic, et leur nom pasasm à la postérité en* vkwMié d'un étemel «yM da gloies; m wuA Mrimf-àfa^ hk» st Gêdê^^hi^hÀfÊèkm.

Le premier fui amené d'Alep en Angleterre en 1707, a la fin du règne dek reine Anne, et Mê^fhm^àimkkm était, ditHHi, barbe el noa eiiabe« il (uld'aberd oondul en Franee,

où il ne fut pas .ipj^écié. On conuail la jolie hisloriette de M. Kugène bue à ce au^t. Ce célèbre cheval, attelé à un ignoble tombereau» fut «clieléimrM, Coke qui lo ooKloiait en Angleterre ei en fit présent au café Saint-James, qui l'offrit au comte Godoipbin. Arabian, d'abord ittéprîsé» devint père de lalà, un des meillawrs ebeviiut de Êonéfmfm; sa renommée, comme prodoetear, ne lavdapes è s^teerellre» et û uioui ui eu 1 75Ô, à l'âge de ireuic ans, avec la réputation d'oo des t]rpas les plus pvéoieia qof ait jemsis possédé TAih gleterre. On connaît TsUsiAeMMiil siagiittsr que éMb^pkm-

Arabian avait jiour uii chat qui partageait sa boxe. Ce trait n*a point été oublié paf le célèbre romaiiciof, q«i du resie a dépiayé sa brilknite iouiginatîeii 4ls«a une Me de détails ignores (Je la sévère histoire.

Parmi les cbavsux anglais psettim édiappés du sang d'Orient, nonsciteiwiseeiix dem les noms aimtdiNreMsIes plus populaires.

ffying-Childm , ou Deifonêhire, son père était Derley-ÀroUtm cl sa mère M9lÈ^l$êdêi. U lil éleié psr MtChilders et vendu jeaeeaaduode UaMHfaiie« €^ diml ne fut livré aux courses qu'a Tâge de si.\ ans, selon l'habitude do cette épO^US ; les offininns sont ttsttegéee smrsos

pfM^tàmm <to bai< mais ee qu'il y a deeMam, e*est (fu'îl était fortement marqué en téte et qu'il avait quatre balzaim&IM40féti^iAû'mB liatte liilkb d'une adminble cmh fofniltoii'Ntt^uiftiiplide'fi^ du mmbre». Lt» 60«mi

decechevai luieut si brillantes ë ses débuts, que sa carrière fut bieo. vitaiibfirû4e»«âiiun0« aooiMiit «ar persttuae A'cMUà plm 86 mesiiitir contre lui, B vétiike d»dooiimAntt cedoM que Çhilders pouvait parcourir 4 milles, 6,4oG mètres, k raison de 1,000 yards» dlû mètres, à la «mata, vitesse n'a été égalée |«r anenii obaval de aos époque aide la odtM.

sParîner, par Jigg et une sœur du poney Minbury. 0 lei» que deM;eodant, pac sa mètôf de peùtâ race, Partner était graod, fort et d'une msgnifiq«e eoiiiE»riiialiûQ } a«a fdop. embreasait une étendueeonsîdérable. Après de novalMMaea victoires, il laissa une postérité nombreuse et digne de ,lui, et Jttouruteo 1747, -.î.,, iur- ju:... /i^-yi - .. vtîiii'iL » Cràb^ cheval urie, par Ak0o]h-AraUm H mà ttto i&> BastOy naquit en 1731 . Il était neveu de Childers et fut grand-|)ère iV^cli^s^' Ou dit qu'après ses CQtMieet épaviéde fatigae, il ùit oondamiié k la voirie. UagrooanJntaaBVtt. la vie après de longues et vives sollicitations. Depuis, ce clievÂl dédaigné et méprisé devint étalon célèbre* fit eut eptreautt«a pour fils Jla}»l(tf».pèi;ed'iMi|M^»: . i^^n '}r Hfaleto?» naqidt ea 1748; il fat AsTé par M Helnes, de , Garlisle, et vendu à M. W lUiain l envvick ; il était iiis de Cade et d'une iille de Partner, Le sang de ce cheval est conaidéré cotaMtie^tiaifdea plue noMea d'Angletem. Sa taïUe et sa

coijibi iiiation ne laissaient rien a désirer, il lut vainqueur àsim uitgGandinombr^ de courses. On cite princtpalevient sa lutte eoDtre Tri^dti, qui» aeul de tons lea chevaiHi quii

parlii*ent, ne fut pas dislancé. « : ? ^ .

Eclipse, ce cheval célèbre entre tous, vit le jour eu 1764, le i"' avril, jour d'uoe éoHpse famem à laquelle il dut aon nom. n était fils de Jfenifce et de SpikUa ; il était alesao,

mai(jué en têle avec de hautes balzanes. Élevé dans les haras du duc de Cuaiberlaud, il lui vendu à la mort de ce seignear à MM. Wildenum ^ CKelly peur la modique somme de 75 guinées. Eclipse était d'une taille moyenne, mais trè&-fortemeut niembré, et d'une robuste conformatioB. Il it soft apparkioD air l'hippodrome, h Fâge de cinq ans, aux courses d'Epsom le 3 mai 4769, et gagna le pm des nobles et des gentlemeu de 50 livres, quatre milles eo partie liée, battant quatre dietani. A la seconde manche, le eapitalne O'Kelly fit le pari qu'il plaeerait les ciievaiix* c*est-k-ilii e qu'il indiquerait d'avance l'ordre de leur arrivée. Le pari fut tenu, ic Ediipêe premiert dit^il, loua les auUres « distancés. » O^Kelly gagna son pari I Dès lors la réputation à* Ecluse fut établie et ne lit plus que s'accroître.

EûUpse gagna onze prix royaux ; il ne reçut jamais un coup de eravadie ni un coup d'éperon, et vainquit faeilement tous les chevaux qui lui furent opposés. Il rapporta dit-on, à son maître, comme cheval de course ei comme étalon, la somme 0^5,000 livres sterling, plus de iô milUoss de francs. Cet illustre cheval produisit pies de quatre eenis vainqueurs. Il mourut le 20 iévner 1789, à l'âge de vingtsix ans. Il lut reconnu k sa mort que son cseur pesait treize livres.

Kiny-Herod naquit en 1758, chez le duc de Cumberlaod; il était hls de Tartar et de C^priau, Ses courses eurent lieu de 1765 h i767, temps pendant lequel il battit tons les

nieilleurs chevaux de son temps. Il se fit remarquer par sa vitesse, sa force, sa taille et sa belle conformation; i»es

produits, au nombre de six cents, gagnèrent plus de 20,000 guinées, c'est-k-dire [»lus de 500,000 francs. ^ High'Fhjer naquit en 1774 chez Charles Rnmbur}', qui le vendit k lord Bolingbroke ; il était lîls de King -Herod et de Rachel par Blank, Ce cheval ne fut jamais battu, el les hauts faits de ses descendants l'ont classé parmi les gloires des généalogies équestres. Un de ses lils, S\r Peler-Teazle, produisit deux cent quatre-vingt-sept coureurs qui remportèrent mille quatre-vingt-quatre prix.

I. Nous nous arrêterons ici dans nos citations. Nous renvoyons nos lecteurs aux ouvrages spéciaux qui ont traité l'histoire des héros du turf anglais. C'est une question fort débattue de savoir si ceux de nos jours sont inférieurs ou supérieurs a leurs pères. Ce n'est pas ici le lieu de traiter k fond cette atïaire de science; nous dirons néanmoins que si, parmi les chevaux de notre époque, il se rencontre souvent de brillantes individualités capables des plus nobles hauts faits, on doit avouer que les Childers et les Eclipse sont fort rares. . ' , *

Les personnes étrangères k la noble science chevaline s'imaginent quelquefois que le cheval d'hippodrome est une spécialité superflue ; que le mérite d'un cheval ne consiste pas k faire quelques milles plus vite que le vent, mais bien k résister k de dures et longues fatigues. L'étude approfondie du cheval en Angleterre doit les tirer d'erreur; car ces mêmes chevaux, qui semblent élevés avec tant de mollesse et dont l'ongle aristocratique n'est capable, penset-on, que d'ellïeurer un gazon moelleux, accomplissent tous les jours dans la chasse et dans les voyages, dans toutes les occasions de plaisir ou d'affaires, les plus incroyables miracles de force et de résistance. Les ouvrages anglais abon- II. 17.

nergie à tous les services de cette race merveilleuse. Nous «Q ifouvmiis uû exemple remarquabio 4^» PiVMiijtt de

cun peuple, aocieu ou moderne, ait jamais pu conslatèr des hauts faits hippiques supérieim à celui-ei.^

Diek Tttffiiii étakaDdeMTolemémëritflidMirfipMil 86 perd , depan qoe ïm dheniM dd fer et len tdHm

Mac-Atiaui permettent de voyager autrement qu'à franc éiÊn%KM^étmtsu Méû»Ùkô»8Agiw U poiaédait

lue laMât nmaaéê MÊtMtig, neirt tMme l'aile dÉ

corbeau : elle avait pour père un etuloii arabe, et pour mère mue jument de pur saog. Biack-Bess joignait à tme grande

Tarpin, poarsoiti pipar ^1, pPMurftH oti alibi I une époque si rapprochée, que l ou ne pouvait croire à la possibilité de sa ptésmse aar le lieu du eriaie. GepeiMtai la prisd dé Torpiià fat mue à pdt4 ane foite aaniaie fat oflMe pMil

cette importante capture. Un soir qu'il einii h [.ondres, il fia trahi, et un officier de police accompagné de deux ag^y toaa ni(mtés aar d'exerileata okevaaa, arrivent aa liea iadiqné. Tnrpia eort paf «ne porte dérobée et «aata sur sa jument, qui l'attendait dans la cour. Un s élan^ a sa poursuite eroyant le prendre «tdeatdl» cir en eatait ^a'it avait fiiit flnre la veille aae teaglie aoMe II la m^mtare. U

chasse se lit pendant douze kilomètres sans que Turpin ait semblé prendre un parti; Tout à Coup il s'arrête nn instant et a'éerîe i « Par Oient oui, je le ftaiiiv.u. » Il avait aolvi de ce rendre k York, dîaïaat de cent Boixante-huit kilo* mètres de Londres, quatre-vingt-deux lieues. 11 était alors sept iieuf ea du soir. Turpin paearit podr l'éettyer le piaâ

haidi de aon tenfM ; te danger unit pour hiî un si grand

itttrait, que souvent on l'avait vu se faire poursuivre exprès pour se singulariser, Maintenant, mes amis» dit Tagent, c du eouiÉge, noire homm n'est pes à émt portées de « pMflt de mm, il fuet lemliirisietit qe'H ait po i^esqui^

« ver par un chemin détourné? » On approchait alors delà bruyère d'Uamps» grande el magnifique plaine où se perd l'iMdaoïi, auaaî It course prit^lle en iirtéfèt des plus dre^ maliques. Turpin, sans éperons^ encourageait de la voix sa bonne jument, qui semblait avoir des ailes et apprécier le danger de boa msllre.. An be«t de la plaine se troim one barrière de péage qui trararse la grande rOdie, élle était garnie de pointes de fer et haute de six pieds î averti par les eris des agents» le portier voyant arriver des chevaux au galopt terne k barrière» Tnrpin lance sa Jinent el la fn^ ehit sans la toecheir. Pies loin^ en passant par «n tillsge, tout le monde se mit aux fenêtres aux cris répète des agentSt meis Turpin eontinnninuiqniUenMtti ea csonraesans s'émonveir. Wjjk une distince de ItenteHisnz iâloinèl^es était f)arcourUe, les chevaux des agents était ni (mi iiage, ils sentaient qu ilys ne pou^eiit pins iiiiter contre Black-Bmêf fni était dans lui étal dWcitiMnipnb|iBlfiitJ'il|idéciièin^ de s'arrêter k la première poste et de demander des chevaux firais. On envoya uju postiiiou en avant sur le meilleur clie« val de réenrie pour eonunsnder des rslais sttr lonis le route. Turpin , pendant) ce «tMnps , iaîsail raspirer m bêle; huit heures sonnaient. 11 rencontre un charretier . — « Si <( vous voyee de mes amis qm-me^suivent^ lui dit*él et « qu'ils vous de«)lndetft aî vOus nl'aves vu, dites^leur qu^ilS' « me tiuuveront k York. » ^ La coiiiiiiissiuii iiiL laite, et les egeois se r^ardani l'un l'autre ne savaient ce que cela

vottlait dire. «c A York « à York ! — rëpëtneot-ilg ^

« Dé|k}choûs-uous, iious savons toujours qu'il n'est pas « loin. — Le voÂià 1 ie voià 1 » s'écrieot-ils tous à la loifi, et ils {MMisaèroot lem nmImm. En eifet, ils venaient d eiurevoir Turpin, qui continuait sa eoarse et ne paraissait (MA a'ÛMjuiéter de leur présence. La nuit commençait à tomber et Toa ne diatiagaait qo'à peine le cavalier et sa monUire. — « leeroisy Diemne pwdomie, qu'A alterne « shi pipe, s écrie un des agents, je vois les étincelies « tombeot de son briquet ; il se moque de nous, mais « DOW lelêBOM* la corde awra^beaitjeii^ ceki nons coiiso- « Ici a du train dont il nous mène. » Turpin passa la vilie au grand galop. A une lieue de l'autre côté, les agents raiMffçwreiit à la porte d'me auberge qui buvait de la bière. Ou denanda k Fhôie pourquoi il ne l'avait pas arrêté. « — Je ne le connaissais pas, dit-il ; il aï a demandé de la k bière» je lui eu ai servi , il en a donné la plus grande par- € tie k sa junent el m'a jeté ime gmée au lien d'un sehel» a liiig. — Partons, mes amis, dit l'agent, je souproune cet « bonnéte bomme-là d'être un compère, mais je le signalerai « k mon ratoar k LoMires. » A rentrée d'un village, an travers duquel il fallait passer, un âne conduisait un petit tombereau» les agents crièrent d'arrêter, et l'homme barra k route avee son équipage* Turpin, d'un bond, franchit la eharvette et coiitkraa son ehemin. Cent quarante kilomè* Ires, trente-cinq lieues venaient d'être faites, et Turpin, qui avait Tintention de s'arrêter au dernier relais» avait pris les devants ; H frappe k une petite auberge, on le reconnatt, on lui ouvre : — « Vite, deux bouteilles d'eau-de-vie et un « beafUe^ cru. — Diable ! dit le garçon» s'il y a peu k « usager, il j-aura beaucoup k boire ! » Tnrpnil>ouchonne

sa jnmeDlt iride les ém iwateilles dans on seau d'eaii, et

lui lave le corps et les jambes. Cela fait, il enveloppe le mors de la bride avec le bœuf cru et se prépare à partir. Les agents se présententt le groom rentre la jument dans l'écurie, et montrant li Turpiir une autre issue.--€ Ihur lli l » ditil, et Turpiri se irouve eu face d'un ravin presque infranchissaMe. On enfonce la porte, Técurie était vide, on ne voyait plus que les traces d'un cheval qui avait glissé sur les bords du ravin. Les agents n'osant affronter ce dangereux passage, revinrent sur la route et virent Turpin, au clair de lune, qui galopait dans les prairies, sautant barrières et haies. Ils ne doutèrent plus alors qu'il n'eût réellement l'inlenlion de se rendre à York el résolurent de Ty suivre. Cej^eoésM Blaek^B€88 trébuche el tombe, Turpin la croit morte, mais elle se relève et reprend son vol. Néanmoins ses flancs ugilés annonçaient sa prochaine détresse, Déjh les clochers d'York appaiaissaient à peu de distance, Black- Bess depuis quelques instants soufflait horriblement, ses yens étaient injectés de sang, sa respiration forte et inégale ; tout à coup elle s'arrête, tremble un instant el tombe moite. Tnrpîn voit avec douleur le résultai de sa bravade ; frappé de stupeur, il restait penché sur sa jument ; (juelqu'un de sa connaissance vint h passer : — « Turpin, « luLdil-il, qu' attendez-vous donc? enlrez dans la ville, ou m VOUS êtes prist — Ecoutez, dit Turpin, n'entendez-vous « pas la cloche? J'attendais cela ! » En effet, six heures sonnaient. A ces mots, il bondit par-dessus la haie et disparut. Les agi^ arrivent* ils trouvent le corps delà pauvre BkKk-Ben, Tnlirpm n'éfait pins Ih. Epuisés eux-mêmes de fatigue, ils entrent dans la première auberge qu'ils rencontrent, ils se plaignent de la fatigue, ils se plaignent surtout

d'avoir manqué Turplu. — « Tiirpi», dit iw fiayaaa en

« blouae qui déjeunait Uaiiquillcimeut, est-il donc dans le

<( pa>â ? c'eftt, aâiittf^t-oii, m x^outable tmt^i j> Les polieemen nM^tent leor aventursu « Voua am dA csfaaii* « ger sept ou liuit fois de chevaux» dit le paysau, pour une « aus$i longue loui^, — ou huit fois! Nous avons « changé viogt foia noa chaYavxl ^ £t moi l'ai ùiia « avec un aeul. » reprit Torpin» car c'était lui, waia il était si bien déguisé, qu'il leur échappa encore une fois.

Bliwk'Bm moft^f Turpin ae (MTocuia nn anU» cheval; maia on no trouve pas toujours des BUu^Mês^t aiian fat>il pris deux ans plqs tard et pendu à York.

Yoilk donc cent aoixante-quat^ kilomètre», qnatre-vingt* d0ui; lionea, faita ^ onae beorea de temps, pav ma homme qui devait peser an moins soixantOHidnze kilogrammes, car Turpin était d une ibrte corpulence et d'une grande taille, et ceb daqa m temfia oA il^ fûntoa étaient mon« tueuses et défonoéea, et bien hm de la peiieetion qn'ellas

ont atteint. Black-Bess n'avait rien mangé pendant le trajet,

et, quoique cette bonn^ jument soit morte an bont de la tftche, ce fait est regardé en Ang^eten^ oanmo le plus extraordinaire qui ait jamais été tenté. On jugera de la vi' tesse de cette course en la comj^juU au pari l^t en par M. Oab^desian* Qn qne ce céiàbce lomtevtr pana de faire cette même distance, cent atixanto^uatre kilomètres, en huit heures seulement, en changfsant de cheyaui à volonté. Il gag;na de vingt minutes avec huit (ihAvaux diO^

Parmi les spectacles équestres, il en est deux qui se sont élevés en Angleterre à la itaui^ d'inatiuiti^^s snciales« et qui tendent ï remplacer ebez les peuples modenm to

datf faiMMiet dÊamm àdiMil.Lfl» «ranM «te elMMit

sunl tout à la fois te but et la cause de raméHoi aiiou du ehevttl ^ Auglaien». Mus ne traitaiDiM pa» loi la quettioii de

Les chasses 9e 8ont imprégnées du goôt des courses, «tne ressemblent pas plus aux ebasses des anciens barons que

obunpgeAtenlêeatoHe, Mmaeiflilam aaeicnaftiifilm,

qui franchissaient les haliiefS toufAis des landes incuUts de la ^i&X^ Ai^tenre. Moue en parlerons pins loin, ainsi que ëea ateapl^oliaM, ^fiii aeuililefit lenîr tmit à la fois des courses anciennes avant Tinvention des hippodromes et des ebasaea modernes , dont elles sont maintenant ewme le plpAnée et rapfpreBtisaage péar les hommes ét les chevanx. Nous donrmrfms ici, d'après l'auteur des Esquisses, la description d'une course qui résume les principales péripélîea de ces drames émonvanis.

« Ott'<Mi s'imagine «n hippodrome siir lequel se trouvent placés, sur la même ligne , une masse de vingt-quatre chevaux, tous âgés de trois ans, quoiqu'^s paraissent souvent m avefar eiiiq ou six . sveltes, d^gés de foute fçraisse, de toute chair superflue, ayant Pair très-maigres, et inonuant un poil lisse et brillant, des yeux pleins de teu, et une ariletir qu^w trépignement if impatience décèle iHinstamment, autant ifuH annoneetine ssnté parAnté. Ceseeutsiers vigoureux SOUL montés par des hommes petits, grêles et maigres, dont les vêtements sont île toutes les couleurs et d'une fiMrme légèire ^ gfacleuae. '^'fout cfaélfft, tout fiOMes' et blêmes ipie paraissent la phipart de ces jockeys, ils n'en sont pas moins actifs et intelligents; ils ont Fœil attentif,

Imr eoDliMMM «st téaut €l vmét quelqveMt m pm

sombre : ce sout des hommes importants. Quel sera le plus bai>Ua2.Quel sevra le ^Am lieuceax? Voilà la quealioii ^ dM» 10 Mt ; qsailKMi 4i«i iaténMe^nittien de spectateurs, problème doot la résolution détermine souvent la possessioû de souuues immftiwes et décide de la forUifie d'une I6«fe d» joiieiin,

« Gù mt^mt la purao—o ehargée.dn Min de^kneer lea coursiers. Toal s ébranle, tout part. Cejiendaja quelquefois le dmrdre se met parmi lea chevaux, au momaiit 4u sigoal ; il ; a de riodécîaioii pamii k» nia» de la jjftMfàlMkm pacvii les autres ; certains dérivent de la ligne droite, ils entravent la course des autres. Àlors des cris s'élèvent de toutes parla : le d^pari eat jaalt difwl lea naa; il est bon» répliquent lea aatiea; en ne s'enteod plna. Bnio* an milîen d'uu tumulte sans ex( mple, d'un orage effroyable, s'élève la voix puissante de celui qui coounande. Il a jugé le départ faux et nul : il rappelle les cavaliena et lea loroe, an grand regret de qnelquea-una, à reveoir au poteau et à recommencer. Obligés de respecter et d'exécuter cet ordre, les jockeys reviennent aiir leqrs paa avec kiiteur; plusieurs avaient déjà parcouru cent, deux cents et même trois cents toises. Regardez ce beau cheval bai, monté par un jockey en veste blanche et toq^ noire; son cavalier iàit des ell^ts inouïs pour Tarr^» ce eDonier ai vile et ai fongueni. Béjk il avait parooqru près de deux cents toises presque d*uD seul bond, et il faut qu'il rebrous^ cliaipin! Quel chagrio ! quel désappoin^ment pouf ceux qvi ont parié f/m lui. qui, espérant en sa vitesse, en sa vigneurvont rteqoé 1,000 livres sterling peut-être m sa faveur! Mais aussi quelle jo«e pour Cjsux qui pariaieat contiie î Qea incidente

fréqvents sont Jineo fuit» poar esdiar le» pniions, pour causer des émotions qui Ibftt fe- cfame «t FaMnit de se

genre de spectacle, si à la mode dans la Grande-Bietagoe.

« Si souvent le hasard amène de pareiUes circoastanees, que de Ibis aoni elles ont pour motift des esMs iMlraîiemeiH prémédités! Qtti 8«it si te désordre, fen»ut[ué dm toute la troupe courante, n'a pas été causé par un jockey habiie> qui aura cra pouvoir en preiter d'une nanière avantageuse pour son cheval» ponr angmmiler ses ehanoes de

succès, on diminuer celle de ses adversaires?

« Les chevaux replacés dans l'ordre indiqué, on repari an signal donné. Remarqnes le pradeni John Day> joelMy d« doc de Grafton : il dierebe h pfamrson cheval au centre de la piste. Arthur Pàvis, le plus élégant de ses camarades, flaue son comier en caressant sa crinière avec vn air ëe salhiwlion personnelle. Samuel Ghifiaey, le plus haluile, le

plus expérinieiilé de tous les jockeys anglais, dit-on, mérite une mention lonie particulière. Peut-être esiril intéressé dans les par» po«r me somme conadérabie; il ne bmdoae point s'étonner si sa physionomie est grave; il semble Identifié à sou coursier. Harry et Ëdwanl se suivent, ils sont boue h botte. Des sommes immenses se panent pour Tim

et pour Taitte : tons deoi sont égaèsÉMOt léfsrs, ég^dement

diaphanes. Samuel Day mérite cependant qu'on le remarque, et doit donner plus de chanees au succès ; car on croirait apefcmir ses os h tmvers sa pean trsaiipnrunia ; il semblerait un squelette qui s'exerce dans Téquitation, et les morts vont vue, a dit Burger. Qu'on ne s'unagine pas que h MtUM Ta ciééaînÉà; c'est le régime auquel il a éiésenaris qui a fidC qn^ est arrivé h ce point de peftseticm, à ce degré de maigreur. Il était autrefois gros et dodu ; mais sa

gWMMe n diiptri» éàm que powp otlt Si fi^iw Tail «butt*

donné, aÎQsi qu oii le verra plus tard.

iMfeB Mp ai pêaffaii pinl^U» rif «liw de

maigreur avec Sanuiol Day, cl cauiie aulaiil d'épouvaule ou d'adiuifaliatt {tour aoo pariait entnuUunaeiH; car ^ cst la MMiiipti(Mi ptiBèMÉié».* fia» im» «mm» 41 4èebo» Mttne on iHnkmiii mil eeftnétal 4*m '•«^^ iFÎf. gagé trop tard dans cotte course, il a été fojrcé de réduue de quinze Uvrégttvin|t^iilffttiieiirasiQn fM^ primitif. Le ptnm miHKuwwi tonuMÉt wM^mém^fU eetlalnUe?

commeot pourra-t-il iouruir sa carrière?

£aÉia la eonrtarecoiuoieiico : c'est uu beau ^oiip é'o^ al toadaa les maHmtn ib raiè-en*cial aa fanilmit anaanUa dans l'arène, spectacle brillant pour les spectateurs et les parieurs qui occupent toutes les éminences envifaananlas, al ne paréent paa 4a me on aeni Inalant laa aawiiif a paar kaquela ilaom parié on annyiiab Ha ptawMnt intéiit. La départ ne se fait pas celte lois avec nue giaiide vélocité? les ipin^-qnatra ahevann aa nwiintiaaaant plus ooaaaahie* et nhacan daa eombaHanla nhaem attaittifaniawi aan callaQ^

rent. D'abord tous se meuvent en se pressant de près; mais bientôt ies rangs s'édairctssentt ks plus i^ibles restent m onfièpe, al las fto tigomni ont ka aoudéaa ilranahaav

« ilh! ah( ae ëlt an lai^mènie la ^len RalHMon qui a pris les devants, si je conserve la vie jusqu'à la fin de la oaime» ja panie, ma il>i» qoa la pna na m'éoliappera pas; j^ai l'avantaga aor laua matfcaaaaradaa^IleamBdoMHpUa-

meul de cette colline dans la gra ride plaine deNewmarket ;lc obevai de Fàvjs se maiQtienibien ; celui dapiiûiey, d'abœd ménagé , aa développe al nanaca èé dépaaMr ailni ito Htfqr-

course terrible! erïenl mille voix ensemble.

« Sept chevaux seuiemeal ae tidimeati^wr la méai^ ligne, et m laissent pliu» dticupe chance aux Veilk le uo^ ment décisif ; les iH»i|rsieFS rasent presque la terre uvec leur ventre; les jockeys emploient la cravaclie et les rons; de tous les cotés^ ^'élèveut des cris^ tovs les ccsius battent; les clames tombent luresqua en fiâblesse, de epaitte ou d'espérance, et les parieurs se pencheul en avant, h cœur serré, vers le coté d'où viennent las iQQursiers. Enfin, un cri de joie frappe l'oreille» le ebeval bai-cerise, monl4 par le jockey en veste blanche* touche au but. Bobinson est

vainqueur.

a Un nombre immense de cavaliers se pi^pite en bas de la colline : tous ces grands personnages, qui ont été lé~ moins delà lutte, galopent ensemble vers le but de l'arène, et se pressent en groupe épais et compacte.

« — Qui a gagné? qui a gagné?— ilrow/ fila de Fmey^

polisl^ Bravo! je suis sauvé! crie l'un. — Comment? de

par tous les diables, serait-il possible? hurle un autre gent-,

ieman dont le cheval se cabre sous lui,— Oui, c'est bien hii|

répond un troisième en manifestant sa joie.-r Alors je suie

perdu 0 ma femme ! mes enfants ! j'ai été joué, je n'en

saurais douter ; comment ai-j^ jpu être asse^ iou, a&seï in»

sensé pour risquer uqe telle sonune? Que ine ineste^t-Umaintenant? Je n'ai plus qu*a mourir. .

« On veut aussi savoii (jucl est le possesseur du cbe^ qui a remporté le prix. C'est un noble duc /^i , ièrbaa» se carre sur le sié|^. de sa bejrline.

« On lui crie : «t Araxes a gagné ! »

« Il a peine à le croire ; une bobémiennet au teint basané.

i^ve leebapean que, dansFexeès de sa joie, le dac a jelé

en l'air. De tous côtés ou vient coiitirmei cette nouvelle, et pour la aeeoBde foia la boliémieDne rapporte le chapeau, qui a fait un saut plus étevé eneore, et a'adiressaat à Sa Seigneurie : « J'avais prédit cela à Votre Excellence lorsqu elle nie consulta, j'espère qu'elle ne m'oubliera pas. i Q«elqoea pièees d'or aoDt la récompense de la devineresse. »

Parmi les vldllefl iostitatîons qoe les Anglais ont su conserver, eo les rattachant a Tépoque moderne, par uoe suite de iraositioiis appropriées aa mouvement qui emporte le monde, ht chasse vient briller en première ligne. Ge n*est plus la chasse h Tépieu des vieux Saxons, ni celle a 1 arc normand, pour lequel Guillaume, refoulant d'une maiu la civBisation qo'il apportait de Taulre, brûlait des villes populeuses pour édifier new^forestf ni la grande chasse à car et à cri des clans écossais, ni celle des lourds molosses aux voix retentissantes, que Ton suivait avec le puissant kmtery type perfectionné du destrier de nos pères. Maintenant lâchasse en Angleterre est une course déguisée, l'animal n'est pas le but, mais le prétexte. La chasse par excellence est celle du renard, c'est Ik que se déploie tout le luxe, tout le merveilleux de la fsishion anglaise. Tout y est combiné pour la vitesse; les chiens, sans voix, partent comme le vent» suivis d*une foule de chasseurs en habits rouges, montés sur des chevaux de pur sang. Le rendezvous le plus fameux des chasses anglaises est Mellon- Mawhray; Taristocratie anglaise s'est bâtie une ville pour ses plaisirs, comme autrefois les rois se bâtissaient un pavillon de plaisance au coin des sombres forêts.

« Melton 1 quel charme dans ce nom magique ; comme il « raisonne déhcieusement k mon oreille, même en le dé-

c( pouillant dans ma pensée du ^re^tàgb des iearsetde h « dûsse ! ce mot-puitsant surgit dans m mémoire comme « la rosée qui couvre la terre dans les matinées brùlaotes a des journées d'été. Une fois dans tses lieox où retentissent a les mille voix harmonieitses des meutes ardentes et « (lisiiplinées, et les bniyanis hennissements des rapides a coursiers, tout souvenir du passé s' évanouitlc Un cheval! « Mon royanmeponr un cbeval ! s'écriait le roi hii«inèi»e, « et vivre an milieu de ces meutes rapides qui laissent sans <c haleine ranimai des bois et l'oiseau dans les airs ! »

Nous citerons ici* d'après un auteur allemand, quelques souvenirs de Melton-Mowbray, qui feront connaître les chasses anglaises.

« Ce terrain si éminemment propre k la chasse au renard commence aux environsde Northampton.G'est un payssemë . de collines, presque exclusivement couvert d'un gazon court et épais et coupé de nombreuses haies.

« Je dois avouer que la première vue de ce pays fit naître en moi des réflexions assez sombres. Ces fâcheuses impressions devinrent encore plus fortes lorsqnen sortant de X^orthampton, où lord Chesterileld tient une meute extrêmement fashionable, je rencontrai une charrette ii deux roues sur laquelle étaient couchés deux individus en habik rouges, dont ta mine trahissait une grande souffrance. Peu après, je vis un grand nombre de chasseurs qui s^en retour* naient chez eux dans toutes les directions. Je sus bicuiùt que le run du jour avait été un des meilleurs de toute la saison, et que, des deux messieurs que je venais de rencontrer» Tun s'était cassé la clavicule et l'autre avait &tHi se noyer dans le brook,

c( Dans un rayon de trois milles autour de Meltou, ily a trois

meules ; celle de lord Suffîeld, à Billesden ; celle de lonl Lonsdate, à Ck^ttesitiore ; et celle du duc de KuUaad, k

« Dcpttrt TOoo arrivée J'fliehdftsé tous les jours, à

rexœptioii d ua seul, où un froid excessif ne pouvait permettra éô songer un seai iostaot k la eha^i^. La mente de iord Snffièld a été tendue an prît inotiî de 3,0Ck> livres

sterling. Les chiens de lord Sufîield sont extraordinaireinenl (letita et ûns, tandis que ceux du duc de Rutland et de lord Lonadale mt trèa^nde et trèe^orts. La mente dn duc compte parmi les meilleures d'Angleterre. Sun veueur, vieillard de soixante-dix ans, a depuis longtemps la répu* talion d'être un des plus habiles de son métier.

« Chacune des tr^is meutes dont je viens de parler chasse cinq fois par semaine ; on choisit celle qu'on préfère. ToMS k» samedis ou désigne» dans les fenilies publiques, les rendez-vous de chasse pour ta semaine suivante.

* Chaque meule forme deux divisions, qui allernenl a l.j chasse» et dont chacune se compose d'environ quarante chiem.

« Le terrain est, comme je Taî dit, le plus Anrorable qu'on puisse imaginer ; les enclos y sont d'une grande étendue, et il n'y a que fort peu de champs laboaréa.

« Les prîttcipant obstaeles qu'on teneontfe sônvent sooi des haies flanquées d'un côté, et souvent même des deux côtés, d'un fossé de deux à trois mètres de large. Ces obstacles sont les plus nombreuse, mais pas les plus difficiles pour celui qui en a l'habitude. D'ailleurs les premiers cha.sseurs font toujours» des brèches dans les iiaies» et frayent ainsi \é passage à ceux qni les suivent.

<i Quand la chasse va trop vile pour qti'on ptiisae se di-

-tri-

MMtar de la ttgde mMè (Mdr Mveratr )m farèbbes, oo

peut d'en remettre à la vigueur et k la sagacité des chevaux» ^IlalBaI^(leDljialaislefthaiiet li8|^«ftépiî^^ lei.fo% léb 1m plus krg€»4 et^let finaidii88intaTe6 iterépidi^^

« Des obstacles beaucoup plus dilliciles que ceux dont je yiens de parler» sont les dôiures qu'on appelle oxfsn&eài fiUes ie cOMpoieiit d'nâ toaé de deux mèttee de kiye^ d'uie eetMede trèinfofte de dii mètre vingt centimèlm dé hauteur, d'une petite digne en terre, d'une seconde estacade et d'uD second fossé. On friiiclik oediBenremeai ie$ «lâturei de biab el eo deux tempef en eioteil d^ièoed sur te pêtHe iligue en terre, puis de rauUe côté du siecoud fossé; mais SenTenton les franchit en une seule fois»

« Lee obstoolee ke pies dllMlee eout les pfctitée ri^ièm (brooks), qui, en général, ont les bords très-escarpés et une profondeur telle, qu'il n'est pas aisé d'en sortir une lois qli'en y est tombé. Du reeie, il pane pour certain que, sur ttenle chevinx qui eautedt lee baies auBe le pies grande fié* cilité, il s'en trouve à peine un seul qui ârancbisse bien les bnM^.

a Meltoneiliiiie petite ville tièMW|eeltet dans laipelle

se réunissent* pendant la saison de chabsf, environ quarante geatlemeo, dont quelques-uns y oui des étabUssenoeiUs dte plue briUeote* D'autres «BHleem de ebane idsident dans les villes voitfînes et dans lee eombreosee maisons lie campagne des environs.

« Ce ne sont pas* oomne on pewrceît le penser, des bemmes oislfe et ieeeeepAi il s'en fiiul, ear il se trouve parmi eux des membres du parlement» des officiers, desar- . listes et même des savautsi Mais, quelle que soit iaposiliou eo te prefesaioD des tnembieedè eetie léuDioft pendeolte»

séjour dinft «6 pays« ils n'ont d'Mire Init que de nhiMHr

six fois par senKiinc. L<^s |)liis acharnés choisissent teljou», saas avoir égaixL au\ distances, les reodez-vou8 dans le rayoD daquel il y a le plus dé pelooses. 0» eOTOÎe ki chevaux de chasse au lieu désigné et on les suit monté sqf un hack ; comme les rendez-vous sont souvent éloignés de douse à viogt-cioq mille», on peut juger k qmeUts fetigoes les eheraox sont éxposés. El encore ne se coiiteote4-oD pas d'un seul renard, oq en cherche souv^ un second, iùi-cd h quatre heures de TapièsHuidi l

« La plupart des ekaamrs se font aeeompagner d'un cheval de reclian^e, d'où il devient nécessaire, pour ceux qui veulent chasser tous les jours, d'avoir un grand aombre de clieftai» c'est-à-dire au meiiie dix chefaaiL de ehtsie et danx hadis; il y a des anMlenis qat eû possèdeai le double.

«( Po«r un amateur de chevaux, il B*y a pas au monda

de eoap d'mil pli» agréable que eefaii offert par un rendei-

vous (le chasse, surioul par un beau temps. On y voit les grooms promenant les chevaux, tandis que les chasseurs, en hahk rouge, arrivait ah gabp de toua eôtéa.

« Un rendez-vous bien situé attire souvent quelques centaines d'habits rouges, sans compter les autres chasseurs. , c Ce qne lea trois royamnes eontîennent de plus distia* gné en ehevaux de ehaiee est eoneenlré dans ee pays.

« Le trop grand nombre de chasseurs a pourtant des iueonvénients; noumment celui de vous fiiire fouler aux pieds des- chevaux m vous avez le malfaenr de tomber» surloat

dans les prenijcis rangs.

« il va sans dire qu'il arrive de fréquents et graves aœidenta, et qu'il y a taoe lee joara quelques bina, jambes ou

clavicules fracturés, sans compter les lèles ieiées> les contnaicms, foulures» entorses» etc., etc. Heureux quand cela ne va pas jusqu^k la perte de là vie.

« Tout cheval de chasse, pour peu qu'il ne soit pas trop mauvais, soutient un galop de deux heures, bien qu'il ait k franchir de nombreux obstacles; mais il n'y a que très^pea de hunters qui soient capables de suivre les chiens pendant une course d'une demi-heure faite k travers champs.

c Les farmers se présentent toujours en grand nombre aux chasses, et, bien que montés souvent sur des chevaux jeunes, peu dressés ou de qualité inférieure, ils abordent avec une hardiesse incroyable tous les obstacles et prennent souvent la tête.

« L'intérêt que tout le monde prend aux chasses étonne letranger. Autour des caver^ toutes les hauteurs et tous les arbres sont couverts de spectateurs, et, dès que la chasse commence, la foule se précipite à sa suite et raccompagne jusquà perdre haleine.

it Parmi les cavaliers on voit souvent des hommes ap* parténant aux basses classes, montés sur des chevaux misérables, quelquefois iiièiiie sur des àiies, suivant la chasse avec la plus grande ardeur, autant que les forces de leur monture le leur permettent.

« Quand vous retournez chez vous, les gens du peuple vous saluent poliment et vous demandent avec empressement : € Good day, sirt good sport, sir? » Gela prouve que la chasse, comme tous les spectacles équestres, est un plaisir vraiment national en Angleterre, ei qu on en a une idée tout à fait différente de celle qu'on y attache sur le continent. »

Les tiuple''ChaseSf ou chasses au clocher, devraient être ti. 18

on dérivé des chasôes, le prélude, le portail qui mèûe à rédificct c'est là leur unique raison d'être; maismalheureu- «ement il n'en est pas ainsi, pratiqués comme ils le sont et entourés des difficultés qui les rendent si périlleux pom les hommes çt pour les chevaux. C'est un reste de barbarie sans but et sans utilité pratique» quelque chose comme les combats de taureaux ou les jeux des anciens cirques païens. Nous ne voyons pas que la cause chevaline ait rien ^ 'gagner li ces luttes terribles» auxquelles succombe sou* vent le meilleur coursier. Il y a des bornes ii lôut« la force animale a ses limites; autant il est beau, grand, utile d'user des dons de la Providence, autant il est regrettable d'en abuser, quand on porte devant soi Tun des premiers flambeaux de rîFiu lli^ence du monde. Aussi, tout admirateur passionné que iious sonimes du sport anglais, nous n'approuverons jamais les courses de chevaux de deux ans et ces steeple-ehases excentriques, oii des obstacles factices et presque insurmontables viennent à chaque pas comproniettre la vie du cheval et celle du cavalier.

Malg[ré cette réprobation, il faut avouer pourtant qu'au point de vue du spectacle et des émotions dramatiques un steeple-chase nombreux et ijien couru est une de ces poétiques réalités qui réveillent dans l'homme Torgueil de sa pittssânce. Que l'homme, en effet, eûiasse'Ossa snrPélion, que ses steamers fumaiiU parcourent les océans inconiius, que ses lignes de 1er aillent porter en Chine un v^agon parisiefi, tout cela est affaire au tanps, c^est l^empire de l^homme sur la matière, c'est le génie aux prises avec la nature inerte, avec un caillou, du bois ou de l'eau qui bout... Mais ici ce sont deux êtres vivants, unis ensémbie pour accomplir, h force d'éneigie» de courage» d'adresse et

f aitA de pevfoip. C'est un noble aaimal qui vient courber sous rhomme son fironi soaioki et qui loi dit : Je suis ta jHBbel pense eettleniesfc el j'tiâcMraii ^ flmm de lu omUi^M, oôoi mneleeMinir smu dënw de notra rosle.

Nous tianehirons le ravin, nous sauterons la haie^ nous (laaeerae laus imprimer aoe pa» eur la touribiàse où imiub ttleid un eemeil béest* noue «N^menii» le granit; das edlKoeé et se posera sur les galets roulants des pentes, aussi calme que sur les verts tapis des prés... £t l'homme

dk aa olieYil : Je ami la peoateUk ie tarrest sera u^op large, je te détoameiti; Ôi eA la fosgue est kwtile, je la

modérerai : la où il faut voler, je l'exciterai... Et tous deux, mguilionnés par rémulatiooyparla seif de t'inoâanu» par ce feu intérieur qui brÉis m eœur des bmveSf réaliseiil,

dans tonte leur poétique aeeeptioa, U labié de;^ centaures thessaliens.

Le plus fameux des steeple-chases aog^s a lien à Liverpool ; il léami ehaqua aimée ui oomlire censidérable

de souscripieui-s, et le vainqueur jette un rellet sur sa propre famiUe presque égal \ celui qui briUe au liront de eellb des vakqiieiirs du Derby. '

Hmini soit qui mal y pense! — Terminons maintenant par un réâumé rapide ce que nous avons vu dans la vieille Aagletem» dans eepajs des chevaux» oA T<^ea GnUiver, •A il Tit rhomme esclave et le die? al commander en maître superbe. On s'est demandé par quelle bizarre idée ces homaiesdeaier, resserrés dans leur UecoMesur un vasAe ladeaii, s'étaient fiiit un Oiea di» symbole de la vitesse el de Tespace? Qu'avail besoin de chevaux l'Angleierre? Celait bon pour las peuplesanU^HKis qiû voyageaient d'un m^aàé^k

l'autre k trayers les dëMis ; e'est bon powr les petpks ce»-

«îneiitaniit, qui franchissent leurs barrières en un s»ui vif ei parfait, comme disent les légendes. Mais l' Anglais, séparé da reste du meiide par l'abîme des meis, ne devait mettre son toie qaedam ses légers vanaenii. — A loiJea doocss carènes, les blnoches voiles, les poupes dorées! A lui les longs voyages et les courses périlleuses! Aux peuples du eontinenl les bons dietani anx vastes poitrines et à l'cnl de feu, aux pieds rapides comme la pensée, au cœur brave et ' généreux. — A lui les vaisseaux qui bondissent sur les mers ! — A eux les ehevanx qui bondissent sur la poassière! — Mais non» TAnglais a tont pris à la fois» il a pris les vaisseaux, il a pris les chevaux, et cela sous jiiétexte d un vieux conte mythologique, d'où il appert que NeptunOt diea de la mer» était anssi le patron d« ehevaL

On connaît le fameux vers de Lemierre , qui , selon lui, eût dû hii ouvrir les portes de TAcadémie :

Le trident de Neptune ert le «çeptre do noiidel

£h bien ï il Êiudra y ajouter maintenant le fomt âu spmrtmm, quoiqnecette seconde attribotion soH moins brillante

que la preuiièi e. Oui, voilà quelques siècles déjà, ainsi que nous l'avons vu» que T Angleterre se vante avec raison d'être la nàtlon écuyère par excéllenee. Depuis nn sîède surtout le cheval est devenu, pour les Anglais, quelque chose comme le dieu Apis et l'éléphant blanc des Siani<Ms, et vraknent ils ont raison de Ini consacrer leor culte et leurs hommages; il y a ponr eni, dans les exei^ cices équestres, une question d'hygiène physique et morale • l'activité» le courage, l'actioa que le soin des chevaax

61 l'étiiittim némiitnt, cofltlnttMil les piélKi^Mtmi

lymphatiquesqM le peuple anglais eût pniséesdaBSSonelÎBnt brumeux. Sans le chevaU un Anglais serait uu gros homme goaÛé de stwU et de pudding j propre tout au plus à jeter aox aonm de pAîsiUes filets; miiis rbiUtiide do eheYsl et des exercices équestres a entretenu et développé chez lui raraour des grandes choses des entr^ises aveotiireuses. Si l'Angletene «les Indes et on |ried sur tous le^rhages da monde, e'est au dbefal qu'elle le doit. Aussi n'est-elle pas ingrate, elle lui laii un ciel d*azur, un lit de duvet et une couronne d'or. Le ebeval anglais est deveua m être 4 p^urt, •ne'erétfien neirveUe^ un i^enite particulier imMMiin deso»turalistes : un Cuvier futur lui trouvera un squelette différent de celui du solipède classé parmi les vertébrés pachyder- Steel GlKidieas bien lit doit avoir qvelqae chose de plus, quelque os rodlmentaire qui le rapproche d'un d^gré du mammifère i>ijiiane, vulgairement appelé homme.

Aossi f oomne ui benme pob doii peder à obMu lu langue qu'il conpvend, ^ons paiteei k on Amérieain de Washington et du Niagara, h un Chinois de sa muiaille, à on Russe» de Pierre le Grand et de BuUava, à un llalteo de mwlqiie» à an Antricbien de blaaeii ; m oreilks d^on Français vous ferez rimer gloire et victoire, guerriers et hnriers ; à un Anglais vous parierez du ckeml , et ce quit ▼ons ouvrira toutes les portes de sesb6tels» tontes lesherses de ses manoirs, plus sûrement qne le fameux Sétame des MUle et une nuits.

A harsel a kone 1 my ktngdom for a horse ! « Tout mon royaume pour un cheval ! disait un roi d'Anglelanre poQ^ suivi par un montagnard d'Ecosse. Eh bien ! il y a maintenant des chevaux qui paieraient des royaumes, des cho-

vaux qui soulèvent sous leurs pas une poussière d'or, des chevaux dont un galop, quedis-jeîune promenade au pas, ' fait crouler de vieilles baronnies et élever des châteaux nouveaux. Les courses ! mot magique qui agite jusqu'en ses fondements cette vieille terre saxonne; les courses, qui remuent le cœur, Tesprit, la pensée de tout un peuple, bien plus qu'aux jours d'Olympieoù une couronne d'ac/ie faisait tous les frais de la victoire, alors que tout un peuple neuf et poétique, sous le plus beau ciel du monde, partageait ses plaisirs entre les nobles coursiers d'Elis et les chants d'Homère et d'Orphée. Les courses anglaises ont le privilège de faire palpiter jusque dans leurs plus secrets replis les ûbres desséchées d'un vieux peuple boréal usé par quinze siècles de gloire. Aussi, voyez comme chaque année elles gagnent en importance ! Cette soif de Tinconnu qui dévore le civilisé D'à jamais été mieux désaltérée que dans les chances éventuelles du turf; cette étude mathématique du destin n'a jamais été mieux analysée que dans un stud-book ou un racing ealendar; les combinaisons de sang, de soins, de sols, d'aliments, sont autant d'observations qui plaisent a l'oisive actiirité de ces vieux adolescents de nos âges.

Grand peuple anglais, vous avez bien des gloires k léguer k l'avenir, mais votre gloire hippique comptera parmi les plus brillantes de celles qui illustreront k jamais votre nom.

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