RAPPORT
DE LA MORTALITÉ CHOLÉRIQUE AVEC LE SEXE ET L’aGE.
Rapport avec le seœe.
Le total des décès cholériques est de 18,402 (i).
(1) On a cru que ce chiffre était au dessous de la vérité, il tst pourtant d’une rigoureuse exactitude; car le relevé des registres de 1 état civil dans les douze mairies concorde avec le elevé des procès-verbaux envoyés chaque mois à la préfecture îu département, et avec celui des registres des cimetières de a ville. On serait même disposé à regarder comme trop fort le hiffre de 18,402 , d’après les preuves qu’on a acquises que
leaucoup de décès attribués au choléra sont dus à toute autre ause.
i Le gouvernement français a mis dans la publication des bul- 3tins touchant les décès de cholériques un esprit de franchise t de bonne foi qui n’a pas toujours été imité par les goiivernelens étrangers.
HISïOlKE
Ce nombre se compose de 9,170 liommcs et de 9,282 femmes; proportion à peu près égale entre les deux sexes, et cependant formée par des nombres inégaux, parce qu’il existe dans la population générale, évaluée, d’après le dernier recensement de i83i , à 780,862 âmes, y compris la garnison, un excédant de 10,640 femmes.
Les élémens particuliers dont la réunion forme les 18,402 décès sont les suivans :
Habitans de Paris décédés.
Masculins.
Féminins.
Total.
Dans leur domicile
les hôpitaux civils
hospices civils
hôpitaux et hospices militaires
prisons
domiciles inconnus v» .
Totaux des décès..
Ce nombre se trouve, avec la population générale, dans le rapport d’un à 4^,70
Si l’on compare les décès de chaque sexe avec ^ sa population respective , on trouve quelque légère différence; elle est pour les hommes d’un décès sur 4^,23 (887,608 hommes et 9,170 décès), et pour les femmes d’un décès sur 4^,i4 (898,254 femmes et 9,282 décès). |
Ce résultat, fourni par la totalité des décès cholériques, rapproché de la population prise aussi! dans son ensemble , pourrait être admis sansj
lonner lieu à de graves erreurs ; cependant il n’est [)oint ici l’expression exacte de la vérité, et on peut s’en approcher davantage.
En effet, la population de Paris , telle qu’ello vient d’étre donnée (785,862 habitans), renferme les élémens très différens. Il est des classes enieres d individus qui , bien qu’ils demeurent lans 1 enceinte de la ville, ne peuvent, à raison le leurs occupations, dë leur régime, de leur uanière de vivre, être confondus avec le reste de es habitans , ni considérés comme en faisant oaitie : tels sont les incurables des hospices, les loidats de la garnison, les détenus; il convient loue de les ôter et retrancher ainsi leur mortalité te la mortalité cholérique, ce qui donne les noueaux nombres suivans, ramenés de part et d’autre des conditions semblables , c’est-à-dire à celles
ui nés appliquent qu’a l’habitant proprement dit :