‹ Histoire du choléra-morbus asiatiqueChapitre 48 sur 91 · MALADES. MORTS · texte numérisé non relu

MALADES. MORTS

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Le 62« 12 6

L’escadron de gendarmerie 1 1

Militaires isolés 1 |

Totaux. . . 47 23

La garnison a donc eu sur 1,000 hommes 9 malades y, environ (9,4), et 4 morts % environ. Les décès ont été aux malades : : i ; 2.

De la mortalité ordinaire pendant la durée du choléra.

La mortalité ordinaire pendant la durée de la r maladie n a présente qu’une faible diminution. lElle s’est élevée pendant 106 jours (2) à 1,429 décès, ce qui donne une moyenne de i3,4; tandis que la moyenne, prise pour les jours correspondans sur les cinq dernières années, est de r4.

(1) Le 47« cas militaire qui a été constaté n’appartenait pas I à la garnison ; c était sur un soldat du 59*= de ligne, de passage i à Marseille , où il mourut.

(2) Dans ce nombre ne sont comptées que les journées peni dant lesquelles il y a en des décès cholériques constatés.

Le chiffre total des décès, durant les io6 jours où l’on a constate des décès cholériques , s’est élevé à 2,294, ce qui donne une moyenne de 21,64. Le choléra a donc enlevé de plus que les maladies ordinaires environ 8 personnes par jour, ou I sur i8,i52.

Rapport de la mortalité cholérique avec les localités.

Les quartiers qui ont le plus souffert de la maladie sont ceux où la population est plus nombreuse, et surtout où elle se trouve plus resserrée. Dans l’arrondissement de l’Hotel-Dieu qui comprend le quartier des Grands-Carmes, et dans lequel chaque habitant ne jouit que de mètres 9,52, la mortalité a été de 11,37 sur mille habit. Dans celui de l’Observatoire, qui réunit à peu près les mêmes conditions, et dans lequel chaque habitant jouit de mètres carrés 27,78, la mortalité a été de 10,12 sur mille; tandis que dans celui du Lycée, où il y a pour chaque habitant 82,82 mètres carrés, la proportion n’a été que de 2,43 sur mille; et dans celui de la Préfecture, où chaque habitant jouit de mètres 57,28, la mortalité n'a pas excédé 4,38.

La disposition des lieux, leur élévation ou leur rapprochement du niveau de la mer n’ont exercé aucune influence sur les progrès de la contagion.

DU CHOLÈRA-MORBUS.

Les arroiidissemens de l’Observatoire, de l’Hotel- Dieu et de la Halle-Charles -Delacroix, sont ceux qui renferment les quartiers les plus élevés de la ville (i) et qui présentent entre eux la plus grande analogie; et pourtant on remarquera que l’arrondissement de l’Hôtel-Dieu, dans lequel la population est plus resserrée, a présenté une mortalité de 11,37 sur mille; que dans l’arrondissement de l’Observatoire, où la population est plus à l’aise, la mortalité n’a été que de 10,12 , et qu’enfin , dans l’arrondissement de la Halle -Charles -Delacroix, dans lequel chaque habitant a cinq fois plus d’espace que ceux de l’arrondissement de l’Hôtel-Dieu, et environ trois fois plus que ceux de l’arrondissement de l’Observatoire, la mort n’y a enlevé que 6,1 3 individus sur mille (2).

De t'influence des professions.

Le choléra a frappé sur fes diverses professions dans les proportions suivantes :

(1) L’Observatoire : le quartier des Accoulcs et celui des Moulins.

L^HôteUDieu : le quartier des Grands-Carmes.

La Halle-Char les-Delacroix:\e quaLVÜer de la plaine Saiiil- ' Michel.

(2) Voir le tableau des aiTondissemens à la seconde invasion de Marseille.

HISTOlUE

personnes de tout âge et

Ire

classe. 64

de tout sexe , appartenant, soit directement, soit indirectement.

aux professions libérales.

classe. 97

idem.

[ aux professions [ commerciales.

classe. 199

idem. \

1 aux professions ( mécaniques.

classe. 96

idem. |

aux professions salariées.

classe. 23

idem . |

militaires en activité.

classe. 9

idem . |

anciens

militaires.

5ans professions ou inconnues.

Total. 865

Influence des jours.

Contrairement aux opinions émises, que les décès cholériques étaient plus nombreux les lundis et les mardis, il résulte du dépouillement fait pour chaque jour de la semaine, que ceux qui sommairement ont présenté le plus grand nombre de morts sont les mercredis et les jeudis; d’où on peut conclure que l’influence des dimanches est au moins insignifiante.

Dans les i o6 jours qu’a duré le mal indien se trouvent comprises 20 semaines. Les plus funestes ont été les 12% i3' et i4% comme l’indique le tableau suivant :

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