‹ Histoire du cholera-morbus asiatiqueChapitre 31 sur 48 · mai · texte numérisé non relu

mai

1396. . i3 juillet. . .

1481. . 26 juillet. . .

i836. . 10 septembre.

23o5. . 9 novembre..

Les communes qui eurent les sommes les plus ortes sont celles d'Amiens , qui eut 10,000 fr.j îl'Abbeville , 5,ooo fr.; Saint -Valéry (pour l'hosiice), 2,000 fr.j Gamaches, 5oo fr.; le bourg d'Ault, 00 fr.; Ercheu, 5oo fr.; Fourdrinoy, 3oo fr. Ces 1 8,600 fr. furent accordés à sept communes sur s 5oo,ooo fr. dus à la munificence du Roi: les

lOjOOO

5o,ooo fr.

3i,4oo fr. qui restaient pour compléter les 5o,ooo fr., venaient des 2 millions affectés par les Chambres pour les dépenses occasionnées par le choiera.

Le II mai, à minuit, je fus appelé à Salouel pour le nommé Blangy père, atteint depuis six heures du soir d'un choiera grave. Le lendemain j'y retournai dans la matinée; mais, malgré mes efforts, le malade succomba dans la journée. On me pria de rendre des soins à une vingtaine d'individus, la plupart malheureux, dont quatre étaient atteints de choiera tellement grave, qu'un d'eux, Joseph Choisy, dit Larsenat, avait été abandonné par deux médecins, comme voué à une mort certaine (i) : je fus assez heureux pour sauver ces

(i) Quand un malade paraît être dans un état désespéré, Aretée dit aux médecins de trouver quelque prétexte honnête pour se retirer, afin de sauver l'honneur de la médecine ; cet avis n'est ni humain, ni digne d'un médecin. Donnant des soins à un cholérique nommé Ringuet, à Amiens, rue du Pont-à-Moinèt, je fus obligé d'insister pour qu'on allât chercher les médicamens que j'ordonnai : on me représentait qu'il était froid , qu'il ne ' voyait plus, qu'il entendait à peine, qu'il allait mourir. Aujourd'hui cet homme travaille, se porte bien, -r Dût-il ne rencontrer qu'un seul cas de cette nature, un médecin ne doit jamais abandonner un malade dès l'instant qu'il s'en est chargé.

quatre cholériques, et je ne perdis, parmi les autres malades, qu'une femme très-âgée.

Ce fut à Salouel que le choiera offrit un cas bien remarquable, sur M^^^ H. C., âgée de vingtneuf ans. Apprenant les massacres qui eurent lieu à Paris en juillet i83o, elle fut si effrayée des ( dangers qu'y pouvaient courir des personnes qui ilui étaient chères, que ses menstrues s'arrêtèrent, (Ct qu'elle perdit l'usage des extrémités inférieures. (Ce fut en vain que M. Lemercier lui prodigua des ssoins,* rien ne put faire reparaître les règles et lui irendre la faculté de marcher, quand, le ii mai II 832, elle fut prise du choiera qui, à la période ûAe réaction , détermina l'apparition des règles et lia faculté de faire aller les doigts des pieds, les jjambes et les cuisses. Depuis ce temps, elle marche, (jouit d'une bonne santé. ^Elle demeure maintenant i Amiens , où j'ai occasion de la voir en rendant es soins à son intéressante famille.

Je vis aussi des malades dans une commune rès d'Amiens, et j'y fus aussi utile qu'à Salouel. "/oulant leur faire payer les frais du voiturier qui ay avait conduit pendant huit jours, en ne 'adressant toutefois qu'à ceux qui, payant des ontributions foncières, devaient pour le moins Ven faire un devoir, quel fut mon étonnement rsque je vis ma demande reçue comme inconenante, et le maire, qui passe pour avoir du ju-

gement (je ne le connais pas), écrire à ce sujei une lettre très-virulente contre moi à M. le préfet et à M. le maire d Amiens, fjui, à la vérité, en firent justice; mais je n'en fus pas moins obligé de payer le voiturier. Je rapporte ce fait, auquel j'en pourrais joindre bien d'autres, pour que les jeunes praticiens ne comptent point trop sur la gratitude de leurs cliens, et ne se laissent point décourager par la conduite de quelques ingrats : tôt ou tard la reconnaissance de quelque homme de bien vient dédonmia^er de raille déboires.

Sous la date du 22 mai , M. Hély d'Oissel annonçait à M. le préfet que le Roi, prenant en considération la situation et les besoins de la ville d'Amiens , venait de lui accorder sur ses fonds un nouveau secours de 5,ooo £r., qui devait être employé, comme le premier, à acquitter une partie des dépenses occasionnées par l'épidémie. Il observait que, lorsque le traitement des malades ne réclamerait plus tous les soins des gens de l'art, on pourrait s'occuper davantage des recherches qui ont pour objet l'histoire du développement de l'épidémie, et des observations qui peuvent confirmer celles que l'on a déjà faites sur la liaison qui existe entre la marche du choiera et la direction des cours d'eau. 11 termine en engageant M. Fumeron à persister dans le dessein qu'il a de faire constater tous les faits qui se rattachent à ce

>5ujet intéressant, et à lui faire connaître le résultat de ce travail.

Le 2 juillet, M. Hély d'Oissel envoya à M. le Ifpréfet des tableaux destinés à présenter, pour cchaque mois, la situation sanitaire exacte et uniffornie des départemens où le choiera a paru. Il lui «observait que des lacunes et des erreurs graves se tfaisaient remarquer dans la correspondance des déppartemens pour ce qui est relatif à l'épidémie ; qu'il iBevenait chaque jour plus difficile de trouver, au [milieu des nombreux documens qui arrivaient au inistère, le petit nombre de renseignemens précis qu'il importait à l'administration de réunir pour emparer entre eux les effets et la marche de ce eau sur tous les points où il s'était déjà manifesté; ue les rapports officiels qui ont dû lui être enoyés par MjM. les maires et les sous -préfets devaient lui rendre facile l'exécution de ces tableaux, ont il le priait de s'occuper immédiatement, pour ut le temps écoulé depuis l'invasion du choiera squ'à la fin du mois de juin. Il le priait aussi ,e lui envoyer ce travail aussitôt qu'il serait teriiiné, et de le faire suivre ensuite tous les mois d'un leau semblable , en y ajoutant les communes ouvellement envahies qui n'auraient pas été comrises au bulletin précédent. Il lui disait de vouloir liiien consigner à la colonne d'observations toutes s remarques qu'il avait pu faire sur la manière

dont le choiera avait éclaté sut les points principaux où il s'était manifesté; que les bulletins devant faire partie d'un travail général sur les effets et la marche du cholera-morbus dans le royaume, et devant être, par conséquent, la justification des mesures prises par le gouvernement, il le priait d'apporter le plus grand soin à ce qu'ils lui fussent adressés exactement, pour chaque mois, dans les premiers jours du mois suivant.

Il terminait en disant à M. Fumeron qu'il continuât à lui faire parvenir, jour par jour, un bulletin sanitaire, sommaire, et rédigé dans la forme de ceux insérés au Moniteur, et à lui adresser tous les renseignemens et les observations qu'il jugerait -utiles de lui faire connaître.

M. Fumeron répondit à M. Hély d'Oissel qu'il était impossible de donner exactement le nombre -des cholériques, avec la distinction des sexes; ca la plupart des maires n'avaient pas fourni ces d' ■tails; qu'on avait même eu beaucoup de peine obtenir d'eux des avis à peu près exacts, par lettres,, mais jamais d'états réguliers, ni aucune des distinctions indiquées, à l'exception cependant de quelques grandes villes. Il observait que si on demandait aux maires ces renseignemens, il faudrait plus d'un mois pour les réunir,- si toutefois ils les fournissaient tous; que cependant, si on tenait à en. offrir l'ensemble, il ferait remplir le tableau,

unais que ce ne serait qu'approximativement qu'iU loourralt indiquer la distinction entre les hommes^ tct les femmes.

Le 2 juillet, M. Jourdain, maire de Prouville, remercia par lettre M. le préfet de l'indemnité \ui\ avait accordée au nommé Rambus (Vincent) . iiiQur sa belle conduite pendant le cbolera;. il ajouaait que cet bomme en fut toucbé, surpris, ne comptant sur aucune récompense.

M. Fumeron, instruit par M. Aubry, maire de t'rouzel , que les morts restaient, dans sa comimne, sans sépulture, faute de personnes qui oulussenl ouvrir des fosses , tant la crainte du holera les dominait, ce magistrat lui dit qu'il prît m arrêté pour que le sieur Fauclion , fossoyeur aabituel de la commune, moyennant une rétribupn par fosse et l'abandon de l'herbe du cimetère, fût requis et enjoint d'ouvrir toutes les wsses qui lui seraient commandées; que, s'il n'oeéissait pas, il en dressât procès-verbal, et qu'il oonnât la contravention au juge de paix; qu'il rommît, en outre, des ouvriers aux frais dudit eur Fauchon, et qu'il lui rendît compte des faits, endu qu'il se réservait de le faire révoquer de utes ses fonctions.

M. Fumeron exprima combien il était révolté l'une conduite si peu raisonnable de la part de ît homme; qu'heureusement c'était le seul exem-

plé de ce genre qui s'offrît dans le département; que le sieur Fauclion avait d'autant moins d'excuses à faire valoir, que dans toutes les localités où le choiera se déclara, on vit des personnes zélées et généreuses, et les fonctionnaires publics eux-mêmes, se montrer assidus auprès des malades sans qu'il fut résulté d'accident de leur dévouement.

M. Gry, maire de Béthencourt-Saint-Ouen , recommandait à M. le préfet, lé'ïi août, le nommé Augustin Noiret, garde champêtre, qui prodigua de nombreux secours aux cholériques , avec lesquels il se couchait pour les réchauffer.

Le i3 août, M. Rouchart, maire de Vaux-lès- Amiens, demandait des secours pécuniaires à M. le préfet, qui lui en envoya le i6. M. Rouchart ol> servait que la terreur était si grande dans sa commune , qu'on ne trouvait personne pour secourir les cholériques.

M. Debry, sous-préfet de l'arrondissement de Péronne, annonçait, le i6 août, à M. le préfet, que le maire de Dompierre lui faisait part que le choiera s'était déclaré, le 17 juillet, dans sa commune, sur un enfant de quinze jours, arrivant de Paris; que le 21, sa nourrice y succomba; que le aS, un second enfant de cinq jours, arrivant aussi de Paris, et une femme de soixante-cinq ans, en moururent également.

M. officier de santé à exposait, le 17 août, à M. le préfet, que le choiera s 'étant déclaré dans deux communes où il exerçait habituellentent, il voyait avec peine l'incurie des maires et des adjoints ,* que les malheureux cholériques étaient sans secours , surtout dans les premiers momens; que ce qui l'affligeait le plus, c'est que quand il arrivait près d'un malade, il le trouvait le plus souvent seul.

Il lui exposait aussi que le pharmacien ne pouvait toujours fournir des médicamens sans en être dédommagé, et que, faute d'en avoir, ses visites, laites tant de jour que de nuit, restaient sans effet. Il priait M. le préfet de faire prendre les mesures nécessaires pour obvier au mal qui existait. En effet, ce magistrat écrivit à ces maires pour leur adresser les reproches qu'ils méritaient. Il leur exposa que n'ayant pas reçu l'état de leurs malades, il n'avait pu organiser aucun service de secours pour leur commune, et qu'il les priait de ne point tarder à le lui envoyer, afin qu'il put examiner ce qu'il lui serait possible de faire pour les malades indigens, qui seuls avaient droit aux secours de l'administration.

M. le préfet leur exposait le vif regret qu'il éprouvait de l'abandon où on laissait les malheureux malades; que cependant les instructions insérées au Mémorial indiquaient toutes les mesures

susceptibles d'être employées en attendant le médecin, par les personnes non revêtues d'un titre dans l'art de guérir, et mettaient ainsi chacun à portée de secourir son semblable j que si la crainte de la contagion avait pu éloigner quelques-uns de leurs administrés du lit des malades, ils devaient se rassurer entièrement, par l'exemple des communes voisines, et par celui des autorités du département, qui n'avaient point balancé à voler au secours des cholériques , et à les visiter pendant les plus forts accès de la maladie j que ces faits devaient suffire pour raffermir les esprits et réchauffer le zèle.

Cinq jours après la réception de la lettre de l'officier de santé, M. le préfet én reçut une du maire du chef-lieu de canton, qui lui peignait le sort de ces malheureux sous un jour plus fâcheux encore.

M. Lefebvre Desmotte, capitaine, commandant la gendarmerie du département, priait M. le préfet, par une lettre du i8 août, de continuer à lui faire connaître les communes où le choiera avait éclaté, pour qu'il pût faire obtenir l'indemnité qui alors était allouée aux brigades.

Le 26 août, M. A. Dubois expose le pénible état où se trouvent les malheureux cholériques de Villers-Bocage, et les enfans de ceux qui sont morts ; ils n'ont, dit-il, de ressources que dans la

bienfaisance publique. Au reçu de cette lettre, M. le préfet envoya, le 27 août, au maire de cette commune, une lettre de secours pour les indigens.

Le 3i août, M. Loucliet, maire de Condé-Folie, ;annonçait à M. le préfet que le choiera s'était déclaré de nouveau dans sa commune; que six ^personnes y avaient succombé ; que , quoiqu'il lui teût demandé des secours dans la demande collecttive que lui avaient faite les maires du canton de IPicquigny, il le priait de nouveau de les lui envoyer IJe pluspromptement possible, à cause de l'urgence.

Le I^'^. septembre, M. Prophète, maire de Picqquigny, écrivait à M. le préfet que la situation ssanitaire ne s'améliorait pas; que sa commune avait eeu 5i cas de choiera dans le courant du mois Id'août; qu'il avait fait mettre des lits-de-camp dans l'hôpital de Picquigny, d où il avait fait sortir les onvalescens, qui cependant y venaient prendre la ortion de nourriture que le médecin leur presrivait. Il terminait en désirant que M. le préfet voulût bien l'autoriser, à la fin de l'année, à réuir le conseil municipal, pour faire participer la tommune dans les frais extraordinaires, afin que Ibospice fût indemnisé des avances qu'il aurait tes au-delà de ses ressources annuelles. Le 6 septembre, M. Julien, maire de Conty, endit compte à M. le préfet de la résolution u'avait prise le conseil municipal au sujet du cho-

lera qui, s étant déclaré le 5 (bien qu'on espérât en être débarrassé, car il avait déjà paru en août, où il avait fait deux victimes), frappait alors avec une fureur telle que, le même jour, et en quelques heures, dix personnes en furent atteintes, et que six d'elles décédèrent le 6, au moment de la réunion des membres du conseil, à deux heures de relevée, et que deux autres moururent deux heures après, ce qui portait le nombre des décès à huit depuis trente heures.

Il exposait à M. Fumeron que la nécessité où l'on se trouvait de prendre les mesures les plus promptes pour arrêter les progrès de ce fléau, avait fait donner au pharmacien l'invitation de distribuer des médicamens aux personnes qui en auraient besoin 5 que des seringues avaient été mises à sa disposition.

Il le priait, au nom du conseil municipal, d'envoyer un médecin à Conty, qui serait spécialement chargé des cholériques pendant tout le temps que durerait l'épidémie; que les membres du conseil fondaient leur demainde sur ce que le chirurgien de leur commune employait tout son temps à visiter les malades des villages voisins, et qu'il était très-rare de le rencontrer chez lui lorsqu'on avait besoin de secours, et que, sous ce rapport, ils se trouvaient aussi bien privés de médecins que les communes qui n'en avaient pas.

Il observait que sa commune étant dépourvue de ressources, et étant grevée de beaucoup de charges et die plusieurs impositions locales, le conseil municipal comptait sur sa bienveillance pour lui accorder quelques secours sur les fonds u3nt il pourrait disposer, et que pour le surplus, s'il était nécessaire, il le priait de l'autoriser à réunir le conseil municipal, avec l'adjonction des plus forts contribuables, dans la forme légale, pour voter les sommes qui manqueraient.

Le 7 septembre, M. A. Dubois, médecin des épidémies, marquait à M. Fumeron qu'il recevait une lettre de M. Gauthier de Rumilly, qiii lui annonçait que deux hommes venaient de mourir du choiera à Conty; que trois autres et deux enfans en avaient également été victimes peu d'heures après les premiers j que M. Gauthier lui disait que le village était consterné, et qu'il demandait s'il n'y avait pas moyen d'envoyer un élève pour rester flans cette commune pendant le cours de l'épidémie.

M. A. Dubois terminait en disant à M. Fumeron que s'il ne l'avait su occupé au conseil de révision, il aurait eu l'honneur de lui aller communiquer cette lettre; mais qu'il s'empressait de Itti en donner connaissance.

A la demande de M. Fumeron, fondée sur la I ccrudescence du choiera, M. d'Argout lui annon-

çait, le y, septembre, une allocation de 10,000 fr. sur le crédit ouvert par les Chambres pour secours aux cholériques.

Le 10 septembre, M. Louchet, maire de Gondé- Folie, témoigna sa reconnaissance à M. lladiguet des secours du gouvernement, qu'il avait employés selon les intentions de M. le préfet. 11 lui marquait qu'il avait eu pour médecin M. Michaut, de Longpré-les-Corps-Sains; qu'il le soumettait à son approbation, afin qu'il obtînt l'indemnité a laquelle il aurait droit.

Le 1 5 septembre , M. Vincamps , maire de Lougueau , annonçait à M. Radiguet, sous -préfet d'Amiens, que Pierre-François Follet, âgé de cinquante-cinq ans, médecin et conseiller municipal de Longueau, venait de succomber au choiera.

Le 21 septembre , M. Picart, maire de Villers- Bocage (voyez page 820), s'excusait de ne pas avoir envoyé exactement les états des cholériques, 1°. parce qu'il avait été malade; 2°. parce que son adjoint ignorait qu'il fallût en envoyer à l'administration. Il envoyait seulement l'état d'une nouvelle invasion du i5 au 20 septembre, et il ajoutait que, quant à la première, il y avait eu 6 hommes et 5 femmes décédés.

M. Dubois, maire de Dury, écrivait, le 24 septembie, à M. le préfet, pour lui exposer le pénible état où l'épidémie avait placé ses administrés, et

lui demandait des secours que ce magistrat lui envoya.

Le 3o octobre, M. Demautort rendit compte à M. le préfet de la belle conduite tenue par M. le desservant d'Hangest-sur-Somme, pour laquelle il réclame une récompense, ainsi que pour les services rendus par M. Douchet (Achille) qui, à force de modestie et de timidité, n'a pas encore remis la liste des personnes auxquelles il a donné des soins comme médecin.

Le 2 novembre, M. Cauët, maire d'Heilly, canton de Corbie, demandait une indemnité pour M. Helluin, médecin, qui avait traité 17 indigens depuis le 10 juin jusqu'au i^''. septembre. Nous ne pouvons que féliciter un maire qui fait en sorte que les services rendus à sa commune soient réellement récompensés; car il prouve sa justice et la sollicitude qu'il porte à ses administrés.

M. Mautovillers , sous -préfet de Montdidier, exposait, le 6 novembre, à M. le préfet, que les médecins de son arrondissement espéraient être payés de leurs clients, et ne lui demandaient point d'indemnité. M. le sous-préfet recommandait à son attention les deux sœurs d'école de la commune d'Ercheux, qui, sur sa demande et celle du maire, s'étaient généreusement dévouées , sans craintè et sans retour sur elles-mêmes, au service des cholériques.

M. Hély d'Oissel écrivit, le i3 novembre, à M. Fumeron , pour le remercier des tableaux, qu'il lui avait envoyés, et pour lui rappeler que sa circulaire du 2 juillet indiquait de signaler, dans la colonne d'observations de ces tableaux , celles qui pouvaient désigner les causes particulières d'insalubrité qui pouvaient exister dans telle ou telle commune, ou même dans les habitations de ces communes qui avaient été les premières atteintes du choiera ; qu'il fallait aussi rechercher si les premiers malades du département, et ceux de chaque commune, avaient eu des rapports récens avec des cholériques lorsqu'ils avaient contracté la maladie.

Mais M. Fumeron et son successeur, M. Dunoyer (i), ne purent, malgré leurs demandes souvent réitérées, obtenir des réponses exactes que de quelques maires dont les communes furent

(i) M. Dunoyer , membre honoraire de l'académie, chevalier de la légion-d'honneur, préfet acluel (*) de la Somme, joint au zèle , à la fermelé de caractère , qui distinguent le bon magistrat, les connaissances les plus variées ; aussi l'estime générale qui le précéda ici n'a fait qu'augmenter, surtout dans l'esprit de ceux qui ont eu des rapports avec lui , et s'il y a quelque chose d'intéressant pour le département dans cet ouvrage, je le dois à la bienveillance avec laquelle on mit à ma disposition tous les renseignemens qui sont dans les bureaux de la préfecture,

i frappées du choiera, ainsi que nous le A'errons laux tableaux des cholériques du département.

Le 26 novembre i832, M. Aubry, maire de IProuzel, écrivait à M Fumeron que la commune |aavait eu une vingtaine de personnes plus ou moins l^rièvement malades 5 que deux hommes, deux il femmes et deux enfans des deux sexes succombèijrent ; que le sieur Alphonse Mollien , élève en (imédecine, envoyé à Prouzel par M. Barbier, direc- |tteur de l'école de médecine d'Amiens, avait été très- «atile à la commune, ainsi que M. Collet, médecin |aà Lœuilly, dont la conduite digne d'éloges mérite 'd'être citée; qu'outre les soins qu'il donnait concurremment avec M. Mollien, il a été appelé plus lard à en rendre à ce dernier, qui était tombé iimalade d'une très-forte cholérine, qui l'a forcé à garder le lit chez lui pendant une dizaine de jours.

H observait que les médicamens, l'allocation dJe l'élève, M. Mollien, et tout ce qu'il avait fallu dlonner aux cholériques , avaient été payés en c3ommun entre MM. d'Auberville fils, Guenard, sion associé, et lui; de sorte que rien ne serait l'éclamé pour ces objets, ni à la commune, ni à a caisse de secours.

Il s'excusait du retard qu'il avait mis à envoyer ia statistique de sa commune , sur l'activité des

t iffaires commerciales qui employaient tout son ;emps.

Le 1 3 décembre , M. Lefebvre, maire de Camon , annonçait à M. Radiguet que le choiera venait de reparaître sur un hortillon âgé de 72 ans, mort le i3 , à deux heures du soir, après quatorze heures de maladie.

Le i5 janvier i833, M. Parent, maire de Vecquemont, réclamait à M. le préfet les honoraires qui étaient dus à M. Boucher, médecin à Daours, pour les visites rendues aux malades indigens de sa commune. M. Fumeron se fit un devoir de faire droit à sa juste réclamation. Nous consignons ici ce fart pour répondre à quelques médecins qui, justement choqués de l'oubli où le maire de leur commune a laissé leurs services , m'ont écrit à ce sujet, connaissant que je m'occupais de l'historique du choiera dans le département de la Somme. Je leur dirai aussi que mon ouvrage n'est point destiné à des récriminations déshonorantes pour les maires qui s'en sont rendus coupables, et bien pénibles pour les hommes de l'art, qui, après avoir reçu l'invitation de sacrifier leur temps et d'employer leurs talens à secourir leurs semblables, ont vu leur zèle, leur dévouement, payés d'ironie, et ont été obligés d'emprunter (i) pour se soustraire à une dégradante pauvreté, et pour payer

(1) Non datur omnibus ire Corintlium.

les frais que leur ont nécessités lés soins qu'ils ont rendus aux indigens. Je leur conseille donc, s'ils peuvent donner assez de preuves à l'appui de leur demande, de s'adresser aux autorités supérieures (préfets et ministres), qui ont agi pendant le choiera avec tout le zèle dont l'humanité est susceptible, et ont su récompenser ceux des médecins qui avaient bien mérité de leurs concitoyens, quand les maires leur en ont rendu compte.

chole:

Département de la Somjsie compo${

NOMS

DES MAIRES. DES COMMUNES. TOPOGRAPHIE

ET GIÊOGKOSIE. (l)

Arrondissement d Amiens.

Canton d'Amiens.

M. Radiguet , conseiller de préfecture, secr.-gén. faisant les fonctions de sous-préfet pour l'arrond. d'Amiens.

M. Thierion M. Frédic. Boistel-Duroyer Amiens.

— Dans une vallée, coupée de canaux (2)

M- Labbé. — Allonville. — Plaine élevée, argile sablonneuse et terres cTayonneuses;

Nord-est / il y a la craie

' M. Canaple. — Poulamville. — Plaine, argile

sablonneuse et maigre, a des terres cray-

onneuses et de la craie

M. Dewailly-Durozelle. — Cagny. — Vallée,

marais à l'est; il y a de la craie et de la

tourbe

1 . ( M. Lefevre. — Camon. — Vallée ouverte , Sud-est .1 . .V » L•^ -1 ui I

rivière, tourbières, argile sablonneuse et

maigre, il y a de la craie; la combustion des

tourbes du sud-ouest produit des scories.

(i) Voyez Géognosie aux notes.

(a) Lfi terroir des environs où domine une argile sablon assez maigre , et des terres crayonneuses au nord de la ville craie dont l'épaisseur est près de 90 à 100 pieds ; dans cerlaiDSCj celte couche occupe tout l'espace c(>mpris entre la surface 3ej et l'eau qu'on rencontre en y creusant et même au-delà: jtj cette craie des pyrites et des oursins pétrifiés.

Au sud de la ville il y a du sable dont les difîérens lils fof

JS 1832V

l'ondissemens et de 835 communes.

iholériques

co

pu

Époques du choiera. — Demeures où il jjarut d'abord.

— Personnes sur lesquelles il sévit en premier.

Le choiera a commencé le 10 avril et fini le 31 novembre. — ►Sur des habitaus sédentaires d'Amiens.

20 avril jusqu'en décembre.

112 29 9 9 — Maison saine. — Venaient à

Amiens.

rp ao à 3o pieds , et dans certaines couches de ce sable on rconcrélions pierreuses, distribuées à peu près comme les «sont dans la craie, et dont l'intérieur ressemble beaucoup I on voit aussi sous ces sables de la craie déposée par lit et ildas ou moins sableuse.

ysi beaucoup de tourbes dans les marais et sous une partie

NOMS

DES MAIRES. -—DES COMMUNES. TOPOGRAPHIE

y ET CÉOGNOSIE.

M. Vincamps. — Longueau. — Marais , sur l'A-vre au nord, au midi, au sud-est, val- Sud-est . { lée de la Somme et de l'Avre; tourbières.

M. Juiilart. — Rivery. — Marais au sud, argile sablonneuse, il y a de la craie . . . M. Cozette. — Pont-de-Mètz. — Rivière de Sud ouest^ Selle , marais , tourbières, terres crayonneuses, argile sablonneuse et maigre , il y

a de la craie et du sable

M. Racine. — Argœuvres. — Vallée humide, marais, tourbières, terres crayonneuses , il y a de la craie , de l'argile siablon-

neuses et du galetis

M. Caron. — Dieuil-lès- Amiens. — Sur Somme, marais au nord, l'argile sablonneuse Nord / maigre y domine, a du sable et des

tourbières

M. Poussard. — St.-Sauveur. (l) — Marais au sud, argile sablonneuse, maigre et cail

louteuse, tourbières " . . . .

M. Ducroquet de Saveuse. — Saveuse. — Sur deux collines , trois grandes mares , argile sablonneuse et maigre, de la craie, pierres dures , meulaires

Canton de Conty.

M. G. Legris Bacouel. — Rivière de Selle , marais

rues larges , terres crayonneuses

ouest.

(i) Ou Hedicourt.

lériques

tn S

fa

Décédés.

fa

Époques du choiera. — Demeures où il parut d'abord.

— Personnes sur lesquelles il sévit en premier.

2 juillet au 4 octobre Pas

de renseignemens.

6 mai au l^r. août. — Maison humide Venant d'Amiens.

5 septembre au 26. — Assez saine. — Habitant la commune.

10 avril au 15 août Pas de

renseignemens. .

14 mai au 15 août. — Pas de renseignemens.

25 avril au 31 août. — Assez saine. — Venant de Dreuil.

Juin. — Malsaine, de St.-Fuscitn.

Venant

NOMS

DES MAIRES DES COMMUNES. TOPOGRAPHIE

ET GÉOGNOSIE

M. Coquerelle. — Belleuse. — Pays de plaine , argile sablonneuse

M. Debeauvais. — Bosquel. — Plaine inclinée ....

M. Mille Brassy. — ^ Pays de plaine, argile sablonneuse et caillouteuse j il y a de la craie

M. Delaporte-Nollent. — Contre. — Sur la Selle, vallée très-ouverte, il y a de la craie et de la bonne pierre.

M. Julien. — Contj.(l) — Sur la Selle , vallée très-étroite, il y a de la craie , de la pierre estimée

M. Rohault. — Courcelles-sous-Thoix. — Sur la Selle, très- resserré dans les prairies, peu de marais, argile sablonneuse, il y a de la craie, de la pierre dure. .

M. Desesquelle Essor taux. — En plaine élevée, argile , pierre dure

M. Dague. — Fleury. — Sur la Selle, vallée ouverte, en prairies, argile sablonneuse, de la craie, pierres assez bonnes

M. Guenard. — Fossenianant, — Marais tourbeux à l'est, terres crayonneuses et maigres .......

M. Lhotellier. — Frémontiers. — L'argile sablonneuse et maigre y domine, terres crayonneuses — Pays malheureux, pauvre , climat mortel , séjour de la fièvre, négligence impardonnable dans les moyens si faciles de l'assainir en obviant par un canal dans son marais , à la stagnation des eaux. — Bestiaux aussi chétifs que les gens

(i) Dans le g"»", et lo™». siècle il s'appelait Haute- Feuille.

Décédés.

Époques du choiera. —

Août au 1^^. octobre; pas de renseignemens.

22 juin au 6 octobre j pas de renseignemens. ,

NOMS

D£S MAIRES. — DES COMMUNES. TOPOGRAPHIE

ET GÉOCNOSIE.

M. Collet, chirurgien. — Lœuilly, — Terrain bas, humide, rivière, marais , tenues crayonneuses , argile sablonneuse et maigre , de la craie , pierres assez dures . , M. Deberny. — Monsure. — Lestoq, cloaque sur la Selle , argile sablonneuse et maigre, terres crayonneuses,

de la craie et pierres dures

M. Retourné. — Namps-au-Mont. — Plaine élevée,

argile sablonneuse

M. Laraollet-Leroy. — Namps-au-Val. — Vallée sèche,

ouverte , l'argile sablonneuse y domine

M. Divoire. — Nampty-Coppegueulle. — Sur la Selle, rive droite, argile sablonneuse, terres crayonneuses,

de la craie, de la pierre dure

M. Blondin de St.-Hilaire. — Neuville-lès-Lœuilly. — Prairies sur la Selle , terres crayonneuses et caillouteuses , a de la craie et de la pierre

M. Paillard. — Oresraaux. — Plaine élevée , argile sablonneuse , de la craie

M. Mallet. — Plachy et Buyon. — Rivière de Selle , marais, terres crayonneuses, il y a de la craie . . . M. Obry. — Prouzel. — Marais, tourbières, terres

crayonneuses, il y a de la craie

M. Gavory. — Rumaisnil. — Plaine et vallée sèche, environnée de bois, argile sablonneuse, il y a de "

craie

M. Boyeldieu. — Sentelie. — Plaine élevée, argile sa<

blonneuse, il y a de la craie

M. Deflandres. — Taisnil. — Plaine, sol aride, terres sablonneuses et crayonneuses, il y a de la craie.

ibolériqiies

Décèdes.

Époques du choiera.- — Demeures où il parut d'abord.

— Personnes sur lesquelles il sévit en premier.

15 juillet au 15 septembre. ~ Malsaines. — Nées dans la commune.

22 juillet au 7 septembre. — Pas de renseignemens.

( ), humides , malsaines.— Habitant la commune.

15 juillet. — Venant d'Abbeville.

NOMS

DHS MAIRES. DES COMMUNES. TOPOGRAPHIE

ET GKOGNOSIK.

M. Pain. — Thoix. — Sources do la Selle, bois ccnisitlérable, vallée étroite, argile sablonneuse, il y a de la craie

M. Caron. — Tilloy-lès-Conty. — Plaine inclinée au midi , argile sablonneuse , terres crayonneuses , il y a delà craie, de la pierre dure. .

M. Hanquez. — Velennes L'argile sablonneuse y domine , il y a de la craie et d'assez bonnes pierres. — Pays pauvre, incliné vers les marais de Frémou tiers, dont les cavités l'infectent .

M. Locque. — Wailly. — Village bâti sur la rive occidentale delà Selle, terres crayonneuses et maigres,

craie, pierres dures

Canton de Corbie.

M. Hareiix. — Aubigny. — Canal, marais, tourbières, argile sablonneuse, jaunâtre et caillouteuse

M. Violette. — Baizieux. — Terrain élevé, rues boueuses, mares, argile sableuse et pierreuse; on y trouve du sable

M. Devérité. — Bonnay. — Vallée, rivière, tourbières, terres crayonneuses, caillouteuses, et une argile sablonneuse et maigre.; il y a de la craie et du sable. .

M. Petit. — Bresle. — Vallon sec, terres crayonneuses, argile sablonneuse; il y a de la craie, du grès. . . .

M. Mallet. — Bussy-lès-Daours. — ■ Rivière, marais, tourbières, terres crayonneuses

M. Gressier. — Corbie Dans les marais traversés par

la Somme; terres crayonneuses, argile sablonneuse...

lériques

Dédédcs.

Époque du choiera; — — Personnes sur lesquelles il sévit en premier.

16 août au 27 août, renseignemens.

•Pas de

26 mai au 21 septembre. — Malsaines Venant de la Neuville-lès-Amiens.

5 juin au 6 août. — Maison propre, dans une rue humide.

— Habitant le pays.

7 juin au 22 juillet. — Assez saine.— Habitant le pays.

1 2 mai au 20 octobre Malsaine.— Venant de Corbie.

28 avril au 8 octobre. — Pas de renseignemens.

NOMS

DKS MAIRKS. DES COMMUNES. TOPOGRAPHIE

ET GÉOGNOSIE

M. Devérité. — Daours. — Au confluent de l'Allu et de la Somme; argile sablonneuse; il y a de la craie. . .

M. Baillet. — Fouilloy. — Plaine ou plateau en dehors des marais de Corbie ; argile sablonneuse assez maigre ; il y a de la craie

M. d'Haille. — Franvillers. — Pays de plaine; l'argile sablonneuse y domine; il y a de l'argile rougeâtre et de la craie .' . «

M. Devignes. — Hamelet. — Rivière, marais; l'argile sablonneuse et les terres crayonneuses y dominent; il y a de la tourbe

M. Cauët. — Heilly. — Vallée humide, rivière, tourbières, une argile sablonneuse et caillouteuse, des terres crayonneuses et sableuses y dominent; il y a la de bonne pierre et de la craie

M. Sauvillers. — Hénencourt. — Plaine élevée; argile sablonneuse; il y a de la craie

M. BuUot. — Lahoussoye — Plaine élevée; argile sablonneuse, il y a un peu de grès

M. Leclercq. — Lamotte-en-Santerre. — Plaine élevée; l'argile sablonneuse y domine; on y trouve de la pierre et de la craie

M. J. Corbillon. ■ — Lamotte-Brebière. — Sur un coteau près du caual , marais, les terres crayonneuses et l'àr^ gile sablonneuse y dominent, tourbières; il y a de la craie et de la tourbe

M. Villet. — Hamel. — Marais tourbeux, la Somme à Bouraucourt; argile sablonneuse; il y a de ia craie, .

( Sil )

iériques

Décédés,

Époque du choiera

JJcIUclllca OU 11 pdlUl u clDOru.

— Personnes sur lesquelles il sévit en premier.

Femmes.

17 mai an 5 octobre. — -Pas de renseigneœens.

24 mai au 31 juillet. — Pas de renseignemens.

Point de renseignemens.

20 juin au 1^*. août. — Humides, malsaines. — Habitant le pays.

avril au / août. — iviaisaine. — Habitant la commune.

NOMS

BES MAIHES. DES COMMUNES. TOPOGRAPHIE

ET CÉOGNOSIE.

M. Leroi. — Marcelcave. — Plaine élevée ; l'argile sablonneuse y domine; il y a de la craie; . ......

M. Vadier. — Ribemont. — Rivière, marais, tourbières; les terres crayonneuses et l'argile sablonneuse y dominent ; il y a de la craie

M. Devérité, — Vaire-sous-Corbie. — Rivière, tourbière, mare; l'argile sablonneuse, les terres froides et caillouteuses y dominent

M. Roussel. — Vaux-sous-Corbie. — Marais, Somme; les terres crayonneuses et l'argile sablonneuse y dominent; il y a de la craie

M. Parent. — Vecquemont. — Rivière, marais fangeux, tourbières; les terres crayonneuses et l'argile sablonneuse y dominent; il y a de la craie

M. Obry. — Tillers-Bretonneux. — Plaine élevée; l'argle sablonneuse y domine; il y a de la craie

M. Morel. — Warfusée-Abaiicourt. — Plaine; l'argile sablonneuse y domine; il y a de la craie. .....

M. Pavie. — Warloy. — • Vallée de l'Allu; les terres crayonneuses et l'argile sablonneuse y dominent; il y

a de la craie

Canton d'Hornoy.

M. Lefebvre. — Arguel. — Sur le haut d'une pente; l'argile sablonneuse y domine; il y a de la craie. . .

M. Dumesnil. — Aumont. — Plaine élevée; l'argile sablonneuse y domine; il y a de la craie

M. Cousàot Beaucamps-le-Jeune. — Plaine; l'argile

sablonneuse y domine; il y a de la craie

( sas )

enques

Décédés.

Epoque du choiera. — Demeures où il parut d'abord.

— Personnes sur lesquelles il sévit en premier.

( ) Malsaine. — Venant d'Heilly.

juin au 26 aortt. — Assez saine. — Venant de Montigny- Vilaincourt.

13 mai au 5 juillet. — Humides, malsaines. — Venant de Daours.

( Wi )

NOMS

DES MAIRES. — DES COMMCNES. TOPOGBAPHIE

ET GÉOGNOSIE

M. Leroux. — Beaucamps-le- Vieux. — Sur une côte;

l'argile sablonneuse y domine; il y a de la craie. . , M. Grenet. — Belloy-Saint-Léonard. — Plaine; l'aigile sablonneuse et les terres crayonneuses y dominent. . M. Leuillicr. — Boisrault. — L'argile sableuse et caillouteuse y domine; il y a de la craie

M. Poiré. — Brocourt. — Vallée étroite, eaux vives; l'argile sablonneuse y domine; il y a de la craie. . .

M. Martin. — Dromesnil. — Demi-vallée

M. Lefebvre. — Gouy-l'Hôpital. — Vallée sèche; les terres crayonneuses et caillouteuses y dominent; on

trouve de la craie

M. Monnicr. — Guémicourt. — Sur la Bresle

M. Hatté. — Guiberniesnil. — L'argile sablonneuse et caillouteuse y domine; on y trouve de la craie. . . M. Devismes. — Hallivillers-Lincheux. — L'argile sablonneuse y domine; il y a de la craie

M. de Dompierre d'Hornoy. — Hornoy. — Plaine élevée; l'argile sablonneuse y domine; il y a de la craie;

les puits ont 70 brasses de profondeur

M. Calippe. — Laboissière. — Plaine élevée; l'argile,

sableuse y domine; il y a de la craie " .

M. Picart. — Lafresnoy. — Vallée sèche; l'argile sablonneuse y domine; il y a de la craie

M. Herbet dit Olive. — Quesne. — Vallée, eaux vives;

l'argile sablonneuse y domine ; il y a de la craie , . M. Waré. — Liomer. — Sur le Liger ; l'argile sablonneuse y domine

M. Defecqire. — Méricourt-en-Vimeux. — Plaine. .

holériques

Décétlés.

Époques du choiera. — Demeures où il parut d'abord.

— Personnes sur lesquelles il sévit en pi-cmier.

( UQ )

NOMS

DES MAIRBS. DES COMMUNES. TOPOGRAPHIE

ET GÉOGNOaiE.

M. Drou. — Saint-Germaia-sur-Bresle. — En vallée;

M. Machart. — Sélincourt. — Pays élevé; choiera apporté de Paris; l'argile sablonneuse y domine; il y a de la craie; les puits y ont 70 brasses de profondeur. ,

M. Poiret. — Thieulloy-l' Abbaye. — Plaine; l'argile

M. Peltot Tronchoy. — Plaine élevée; argile sablon-

M. Clairé. — Villers-Campsart. — Plaine; l'argile sa-

M. Berger. — Vraignes. — Vallée sèche; l'argile maigre,

Canton de Molliens- Fidame.

M. Tripier, chirurgien. — Airaines. — ■ Vallée sur le Courchon ou l'Airaines; terres crayonneuses; l'argile sablonneuse et maigre y domine; il y a de la craie,

M, Jourdain. — Avelesges. — Vallée sèche ; terres

M. Lefebvre. — Bettencourt-Rivière. — Vallée, eaux stagnantes, terres crayonneuses; l'argile sablonneuse y domine; il y a de la craie et de la tourbe

■ M. de Franqueville. — Bovelles Plaine élevée; l'argile

holériqucs

fin

Épo(iues du choiera. — r Demeures où il parut d'abord.

— Personnes sur lesquelles il sévit en premier.

1 2 au 3>0 avril. — Pas de ren-

seignemens.

Airaines a €u des cholériques décédés.

16 juin âu l'^'. septembre.

Pas de renseignemens.

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