ANALYSE DU SANG
Composition du sérum cholérique et non-cholérique. Homme sain (Berzclius). Cholérique (Thomson).
Eau 90 5 Eau 83 ySo
Albumine 8 » Albumine i5 oi5
Sels 1 5 Sels i aSS
iP. Le sang cholérque rougit peu à l'air, a". Il rougit moins sous son sérum que le sang noncholérique.
3°. Son sérum rougit moins le caillot du sang noncholérique que le sérum ordinaire.
4°. Les sels favorisent et avivent sa coloration à l'air,
dre chaque heure ou demi-heure, une dissolution de 40 grains de sel commun , 20 grains de bi-carbonate de soude et 6 ou 10 grains d'hydro-chlorate de potasse, dans 5 à 6 onces de véhicule , sans doute. Nous voyons dans la Gazette médicale de Paris, i832, page 4^6, qu'un médecin fut pris pendant la nuit de symptômes du choiera , qu'il arrêta en buvant son urine (i).
M. Lisart prenait pour les injections dans les veines, 5 livres d'eau, 2 dragmes de muriate de soude . une dragme de carbonate de soude , et cette solution était injectée peu à peu dans la veine médiane céphalique. Quand 2 livres d'eau étaient injectées , la couleur bleue diminuait, la température du corps s'élevait, le pouls devenait
«excepté le sucre «t l'urée, que des chimistes ont rangés ]parmi les sels ; suivant Vobler , l'urée est un cyanite d'amixnoniaque , et le sucre une carbonate d'éther. (Orfila.) 5°. Le sang cholérique se conserve plus long-temps que e sang non-cholérique , et par cela même est moins oxyénable. F'oyez Gazetlt méd. de Paris, i83a, pages 33, 3a, 347.
(1) Dans l'ile Maurice, les habitans d'un vaste élablislement, prirent tous les jours matin une solution de sel ' niellé ; ilsVeurent que peu de cholériques, et n'en pcrdi- •ent aucun , pendant que leurs voisins , qui n'en avaient l'joinl fait usage, en furent cruellement frappes,
'fort, etc. Il faisait pratiquer en même temps des frictions sur la région de l'épine , sur le sternum et le ventre , avec une pâte sinapisée , ayant pour base une solution de deux gros de potasse pour deux livres d'eau bouillante : cette espèce de cataplasme agissait beaucoup mieux que le cautère actuel. Il donnait aussi en boisson de l'eau chargée de sels alcalins, mais surtout des lavemens abondans d'eau chargée des mêmes sels que pour l'injection des veines bien chaudes, et que l'on s'efforçait de retenir, même par la compression de l'anus. Les lavemens étaient promptement absorbés ; quand l'injection veineuse avait produit de bons effets , alors il faisait recommencer de temps en temps l'injection dans les veines ; ces remèdes, les uns sans les autres, ne produisant ordinairement que des effets passagers , on ne doit employer , au lieu de seringue , que le Gi;a\>itatem. de Blundelly pour que le liquide entre de luimême. Souvent les injections salines étaient suivies de vomissemens violens dont on préservait les malades en ajoutant lo ou i5 gouttes d'une solution de murîate de morphine dans chaque injection de 7 à 10 livres.
Mais plusieurs malades qui avaient été ainsi rappelés, sont morts dans les périodes suivantes ou sont retombés dans le collapsus j aussi la -Gazette médicale de Paris, 1882, résume ainsi les
effets des injections salines : « Elles n'ont aucun inconvénient général ; mais parfois l'opération nécessaire pour ouvrir la veine et injecter les liquides , enflamme la veine ; cet accident est rare.
« Elles n'ont aucune propriété spécifique contre le choiera, et elles ne produisent dans le sang aucune modification qui en neutralise la cause.
« Leur effet est celui d'un stimulant énergique qui ranime la circulation et la chaleur. Cette stimulation n'est souvent que temporaire, et après qu'elle a cessé on voit renaître le coUapsus. Ces . alternations peuvent être reproduites plusieurs Ifois sur le même individu.
« Les injections salines ne mettent pas à l'abri ides fièvres secondaires qui appartiennent au choera.
« Enfin , cette méthode de traitement qui n'a as été essayée en France, mérite l'attention de os médecins. On pourrait, afin de tâcher de irocurer cette réaction par laquelle il faut nécesairement passer , y avoir recours lorsque l'on se- ■dit convaincu de l'inefficacité des moyens emloyés jusque là, et que le malade, sans pouls et ans chaleur, n'offrirait plus aucune prise à notre lérapeutique ordinaire. »
I L'électricité a procuré de bien grands avantages ((ceux qui l'ont employée dans la première période lu choiera; M. Pravar, alité par suite de l'ingra-
tiliide dont on paya ses soins généreux lors de l'invasion du choiera à Paris, penchait à croire que l electricité jouait un grand rôle dans le choiera, et proposait pour le traitement, d'isoler les malades en plaçant des lames de verre sous les pieds de leur lit et de faire communiquer à une jDartie quelconque des cholériques, le conducteur métallique propre à lui transmettre l'électricité d'une machine convenablement placée pour obtenir de l'électricité. M. Fabré-Palaprat , pris du choiera, employa ce moyen qui le sauva, et nous voyons encore , dans la Gazette médicale de Paris, i832, page 212, que M. Pariset, médecin de la Salpétrière , pria M. Lemolt de faire aux cholériques des frictions électriques ; que pendant l'électrisation à laquelle chaque malade fut soumis environ une demi-heure, on put constater que ces frictions activaient la chaleur et la transjjiration j et modéraient les crampes. Mais on a éprouvé le vif regret que la pénurie d'appareils électriques et dè personnes exercées à ces sortes de frictions , n'ait pas permis de continuer à chacpie malade, et plusieurs fois le jour et la nuit, un mode de traitement dont l'énergie , si puissante dans les paralysies , ne pourrait que produire les plus heureux résultats sur les cholériques, chez lesquels le principal effet à obtenir est le rétablissement de la circulation et de la chaleur. Ces
obstacles sont loin d'être insurmontables , et les bons effets obtenus par l'électricité doivent encourager les praticiens à ne pas s'y laisser arrêter.
Nous voyons aussi que l'état d'asphyxie dans lequel périssent les cholériques, a donné à penser qu'en leur faisant respirer de l'oxygène on pourrait prolonger leur existence et donner le temps d'employer les autres secours de l'art. Les médecins d'Orléans employèrent, après M. Simonin, pharmacien de cette ville, le protoxide d'azote avec un siiccès constant pour retirer les malades de la période algide ; souvent les malades n'éprouvaient de mieux qu'une heure et quelque fois même plusieurs après l'inspiration de ce gaz, j on a vu des malades être dans un état plus satisfaisant après avoir pris le protoxide d'azote , retomber ensuite pour ressentir bientôt une amélioration remarquable, par suite d'une nouvelle inspiration. Pour mieux administrer ce remède , on fermait la bouche du malade avec la main; on tamponait une des deux narines et l'on plaçait dans l'autre un tuyau de gomme élastique qui la bouchait entièrement. Ce tuyau communiquait avec une vessie pleine de ce gaz : en ouvrant le robinet et en comprimant la vessie , on disait au malade : Sentez bien fort; quand l'inspiration était finie , on fermait le robinet et l'expiration avait lieu. On renouvelait ainsi cette opération jusqu'à
ce que le malade eût aspiré de sept à huit litres de gaz.
Quant à Ja solution de protoxide d'azote, voici «e qu'en dit M. Damiron, deuxième professeur à l'hôpital militaire d'instruction du Val-de-Grâce , praticien réputé à juste titre l'un des plus éclairés ; ses observations portent sur huit cholériques guéris, le choiera présentant bien tous les symptômes redoutables qui le caractérisent; ils étaient froids et cyanosés.
« Chacun d'eui a bu, dans cinq à six heures, de trois à quatre litres de la dissolution de protoxide d* azote légèrement édulcorée avec du sirop simple ; dans la journée la chaleur se rétablit successivement , et la cyanose qui diminua aussi successivement disparut; les yeux éteints devinrent brillans, la langue, de froide qu'elle était, se réchauffa et devint rouge sur les bords et à la pointe; les vomissemens n'ont pas été arrêtés par ce moyen , mais par la médication ordinaire , saignées locales, rubéfians, etc. (i).
Un autre cholérique , à l'hôpital depuis sept à huit jours , a eu une nouvelle atteinte ; il est redevenu bleu et froid; deux litres de dissolution
(i) Moyens qu'il ne faut pas négliger quanti on emploie le protoxide en inspiration.
de protoxide d'azote ont ramené la chaleur et fait disparaître la cyanose.
Voilà des faits qui me semblent susceptibles de fixer l'attention j c'est beaucoup de gagner du temps ; il paraît que le protoxide d'azote, en ranimant la chaleur, procure cet avantage.
Heureusement, depuis quelques jours nous ne recevons que très-peu de militaires cholériques bien déterminés, en sorte que nous n'avons pas occasion de multiplier nos observations.
Pour préparer la dissolution de protdxide d'azote, on introduit dans une fiole à médecine une certaine quantité de nitrate d'ammoniaque cristallisé; on arme cette fiole d'un tube propre à recueillir les gaz qui plongent dans un vase contenant de l'eau potable. Lorsque par l'application de la chaleur sous la fiole , le gaz se dégage pur, ce que l'on reconnaît à la propriété qu'il a de rallumer une bougie en ignition, on engage le tube dans le goulot d'un flacon renversé , également plein de la même eau ; lorsqu'il est à moitié plein de gaz, on le bouche sous l'eau; on le retire pour l'agiter ; on l'ouvre encore sous l'eau , puis on ferme et on agite, jusqu'à ce qu'on voie qu'il n'y a plus d'absorbtion. Alors l'eau est saturée de protoxide d'azote, et l'on tient les flacons bouchés jusqu'à l'emploi ; elle peut se conserver très-longtemps.
C'est le procédé connu de l'extraction du protoxide d' ftzote» " '
Gn a pensé , dans la période asphyxique , à l'emploi de l'acide hydrophtorique , par la vive irritation qui détermine dans les parties vivantes sur lesquelles on le place; il a paru réussir dans un cas où il fut appliqué deux fois d'abord sur la peau des bras sans presque de douleurs chez un cholérique dont on n'espérait plus rien. Mais ensuite, appliqué sur la peau du mollet du même malade , il détermina une sensation vive , violente , instantanée; car la force de cet acide est tellti, que bien qu'on n en emploie qu'une faible quantité prise dans un flacon avec l'extrémité d'un tube de verre , il ne faut, s'en servir qu'avec le plus grand soin , la peau des cholériques étant plus morte que dans les cadavres mêmes , comme l'ont dit des médecins observateurs.
Tels sont les remèdes qui ont paru les plus propres à retirer les malades de la période asphyxique ou algide; ils eussent sans doute été plus utiles si on les. eût employés simultanément; car la marche rapide de cette maladie demande des moyens qui agissent d'une manière intime. Espérons que l'expérience viendra sanctionner l'espoir que nous avons de les voir réussir , lorsqu ils seront mis en usage dans les pays où règne encore le choiera asiatique.
Quant à la médication à suivre , lorsque la période algide a disparu, pour faire 'place à la période de réaction ou aetueuse, nous renvoyons aux pages 119 à 120, où il en a été assez parlé pour que nous ne la répétions point ici : cependant nous croyons devoir ajouter que, quand la réaction est suivie d'une troisième période , dite typhoïde 5 le lit que nous avons imaginé en i832, pour servir dans le traitement du choiera et des maladies graves , peut présenter quelqu'avantage ; car ce lit permet de toucher le dos et la partie postérieure du col et de la tête des malades sans leur causer le plus petit dérangement (i), la moindre secousse , et en même temps les tenir dans une très-grande propreté, et éviter par là qu'ils ne s'échauffent et ne deviennent la proie de larges excoriations si fréquentes dans cette période. Ce lit se compose :
1°. De deux cadres D. B. de 7 pieds de longueur, sur un pied neuf ligues «de largeur, recouverts d'une double toile M. M. de coutil, teaue à clous à l'extérieur , de six pieds de longueur , sur un pied vingt lignes de largeur , rembourrée
(i) ÏI arrive souvent que les malades s'éteignent lout-àcoup en voulant faire un mouvenient, ou lorsque l'on se dispose à les placer sur le siège ou à Tes soulever. F. J. V . Broussais, i83a , pag. 48.
d'un crin très-long et très-souple, et percée à ses deux extrémités d'œillets qui correspondent à ceux faits dans un morceau de forte toile attaché à la petite traverse du cadre, et dans lesquels on passe une corde pour la bander.
La partie interne de cette toile est soutenue et bandée au moyen d'une sangle S. qui vient tenir aux boucles placées aux petites traverses.
Les grandes pièces de bois D. des cadres se trouvent percées à leurs extrémités pour laisser passer une grande traverse B. qui reçoit dans une moulure en queue d'hirondelle la languette C. des petites traverses de chaque cadre, comme on peut s'en faire une idée par la coupe sur A. B. , de sorte que les deux cadres vont à coulisse dans cette grande traverse et peuvent se rapprocher pour n'en former qu'un si l'on veut, ou bien s'éloigner plus ou moins pour toucher le dos du malade, elc.
Une cheville mobile de bois, placée à l'extrémité intérieure de chaque petite traverse , dans un trou pratiqué dans ia grande traverse, sert à maintenir solidement les cadres.
Un des deux cadres a 24 courroies C. C. C. de deux pouces de largeur sur quinze pouces de longueur, et l'autre cadre a des boucles en pareil nombre , attachées toutes au dessous de la toile : quatre de ces courroies et de ces boucles vont de
l'une à l'autre pièce D. pour plus de solidité j elles servent toutes à maintenir tout ce qu'on veut poser contre le dos du malade, soit sangsues, cataplasmes, charpies ou étoupes imbibées d'éther ou d'alcohol , e^. Enfin , ces courroies peuvent servir pour fermer entièrement ou en partie l'espace qui se trouve entre les deux petits cadres sans les faire jouer dans leurs coulisses, et alors on remplit le vide qui se trouve entre eux par des petits coussins au nombre de douze , de six pouces de longueur sur sept pouces de largeur X. X. , qui se maintiennent très - bien en place * par deux brides placées en dessous , et dans lesquelles passent deux des courroies C. C. G. de sorte que les deux cadres n'en paraissent plus former qu'un , et présentent l'aspect d'un matelas ordinaire : on peut donc très-bien , en débouclant deux courroies, enlever un des coussins qui correspond à la partie du malade qu'on veut mettre à nud.
2°. De deux oreillers plians , placés sur chaque cadre , dont ils ne dépassent pas la largeur j les lettres P. et G. R. montrent les parties qui sont en bois , et les lettres S et C désignent les sangles et les courroies qui, par leurs boucles , permettent qu'on y place des petits coussins comme aux cadres , et qu'on touche le derrière du col et de la tête. La lettre 0 fait voir un des oreillers rem-
bourré de crin , l'autre en est dépourvu à dessein pour en laisser voir le dessous sur la gravure (i) j ces oreillers peuvent se baisser ou se lever, au point même de présenter une commodité aussi grande que poarrait faire le meilleur fauteuil. On peut , lorsque la tête du malade ne repose que sur les courroies des oreillers , y verser de l'eau froide , ou y mettre d'autres réfrigérans , comme cela se pratique dans quelques affections cérébrales , sans craindre que cette eau ne coule sur la poitrine ou dans le lit du malade , ce qui cause des accidens que l'on évite alors, les liquides s'échappant à travers les courrdîes.
3". De deux tréteaux de trois pieds et demi de hauteur , sur quatre pieds de longueur : on peut aussi poser ce lit sur les traverses des montans d'un lit ordinaire , dont on aurait enlevé les matelas.
Chaque cadre se recouvre de la moitié d'un drap de lit qu'on a décousu , et se maintient en place au moyen d'une ficelle qu'on fait passer en zig-zag au-dessous des cadres.
Si ces cadres , qui représentent des matelas en crin, n'offraient pas assez de chaleur, on pour-
(i) La gravure de ce lit se vend à part, i franc, chez M. Allô-Poiré et chez M""^. V". Darras.
rait les recouvrir de couvertures de laine qu'on maintiendrait de la même manière qu'il vient d'être expliqué pour les draps.
On pourra saisir l'utilité qu'offre ce lit si l'on se rappelle les douleurs atroces qu'éprouve un malade atteint d'une fracture ou de quelque lésion grave , quand il faut lui faire exécuter un mouvement, soit pour ses gardes-robes, ou pour quelqu'autre motif; enfin ce lit présente de grands avantages dans plusieurs autres cas , et même en y ajoutant les pièces nécessaires , on aurait promptement le lit de M. Josse père , à extension soutenue pour les fractures du corps et du col du fémur , dont la description et les avantages sont si bien exposés dans l'excellente thèse de M. J. Josse , son fils.
Ce lit est susceptible de modifications (i), comme
(i) Ce Ut présente encore de grands avantages pour l'emploi de l'instrument inventé par M. Petit , médecin de l'Hôtel-Dieu; cet instrument consiste en une boîle plate d'élain, qui va de la nuque au sacrum , et que l'oH remplit d'eau chaude à 800, On recouvre le dos d'une large bande de flanelle imbibée d'un mélange de huit parties d'essence de térébenthine et d'une d'ammoniac, qui produit prompleraent, au moyen de la chaleur coatinuelle de la boîle d'élain , une réaction salutaire. M. Petit aide l'effet de cet instrument par une boisson faite avec une infusion de baies de genièvre. {Gaz. méd. de Pans du 13 octobre i833.
d'y ajouter la mécanique du lit de M, Danjou , et d'y mettre deux vices transversales à manivelle j améliorations dont l'expérience seule peut prouver l'utilité.
Quand les plaies du malade ne sont point situées au dos et qu'il ne laisse point aller sous lui , on peut avantageusement substituer à mon lit, celui inventé par le docteur Arnotte, de Londres , qui est hydrostatique ; ce lit se compose d'une caisse de métal, de largeur et de longueur convenable, et profond d'un pied environ, à moi-, tié remplie d'eau froid ou un peu tiède, couverte d'une enveloppe imperméable assez grande pour la doubler à vide. Les bords de l'enveloppe sont vernis de manière à empêcher l'imbibition capillaire, et assujétis tout autour du bord de la caisse, de manière à emprisonner l'eau comme dans une bouteille ; une seule ouverture , qu'on peut fermer hermétiquement au besoin , est ménagée à un des coins. Sur cette espèce de drap flottant, on pose un matelas qui constitue un lit tout prêt à recevoir des coussins et le reste de sa garniture ; lit qui ne se distingue d'un lit ordinaire que par sa mollesse et sa commodité.
L'auteur, ainsi que nous, n'a donné aucun privilège pour la fabrication de ce lit; nous autorisons tout le monde à lés construire.