CAUSES DE CHANGEMENTS
on ne pourrait les expliquer sans connaître les circonstances qui les ont déterminés. Simon Marius, qui les découvrit le 29 décembre 1609, à Ausbach, neuf jours avant Galilée à Padoue, leur avait décerné le nom de Sidéra Brandenburgica; Galilée préféra les noms de Sidéra Cosmica ou J tedicea, dont le dernier trouva naturellement plus de faveur à la cour de Florence. Mais ce nom collectif ne parut pas encore une assez humble flatterie. Au lieu de désigner chacun des satellites par des chiffres, comme nous le faisons aujourd'hui, Marius les nommait lo, Europe, Ganymède et Callisto. A la place de ces êtres mythologiques figurèrent dans la nomenclature de Galilée les divers membres de la famille des Médicis : Gatharina, Maria, Cosimo l’aîné et Cosimo le jeune !
— La difficulté de certaines explications étymologiques provient certainement aussi, dit le professeur, de ce que certains mots ont été traduits d'une langue à l’autre suivant leur signification, tandis que d’autres ont été rendus dans un sens purement euphonique. Ainsi, par exemple, si nous admettons, comme il est judicieux de le croire, que les Latins ont pris des Grecs la plupart de leurs noms astronomiques, nous observons que, d’un côté, le nom d’Arctos a été traduit par Ursa et par Ourse; et que d’autre part ce même nom d’Arctos a été euphoniquement traduit par arctique, qui, comme étymologie française, ne signifierait absolument rien si nous n’en connaissions l’origine étrangère. Le nom arabe de dattier, qui se rapporte à la forme de la main , a été traduit par palmier, etc.
— Les anciens Romains, répliqua le capitaine, entendaient si peu le grec qu’ils ont appelé suculæ (petites truies) les étoiles qui sont à la tète du Taureau, parce que les Grecs les appelaient Hyades; et qu’ils avaient l’audace de faire dériver ce mot de hyesl en latin sues {porc). Or le mot vient de Cm, pleuvoir! Ces étoiles ont donc été ainsi nommées parce qu’elles arrivaient à l’époque des pluies et des tempêtes.
— D’après ce même mode d'explication, ajouta le pasteur, M. Max de Ring nous montre, dans ses Etudes hagiographiques, l’étoile Margarita coronæ devenant une sainte, sainte Marguerite, et saint Michel remplaçant Mercure, dont il rappelait les attributs.
— On pourrait citer bien d'autres corruptions de langage, répli-
qua à son tour le professeur de philosophie. Mais il ne faut pas chercher des étymologies latines partout, comme Phèdre, qui appelle les îles Canaries « îles des chiens ».
— Sait-on jamais ce que deviennent les traductions et les commentaires? ajouta de son côté le capitaine de frégate. Si la barbarie détruisait jamais la plupart de nos livres et de nos connaissances, on pourrait supposer également que toute l’histoire des travaux astronomiques de Tycho-Brahé est fondée sur ce qu’il habitait une ville appelée Uranibourg, la ville du ciel.
— D’autres causes encore, reprit l’historien, ont concouru à cette confusion des idées. Premièrement, les expressions figurées, par lesquelles le langage naissant fut contraint de peindre les rapports des objets , expressions qui , passant d’un sens propre à un sens général, ensuite d’un sens physique à un sens moral, causèrent, par leurs équivoques et leurs synonymes, une foule de méprises.
Ayant dit qu’une planète entrait dans un signe, on ût de leurs conjonctions un mariage, un adultère, un inceste; était-elle cachée, ensevelie, revenait-elle à la lumière et remontait-elle en exaltation? on la fit morte, ressuscitée, enlevée au ciel, etc.
Une seconde cause de confusion réside encore dans les figures matérielles par lesquelles on peignit d’abord les pensées et qui, sous le nom d’hiéroglyphes ou caractères sacrés, furent la première invention de l’esprit. Ainsi, pour avertir de l’inondation et du besoin de s’en préserver, on avait peint une nacelle : le navire Argo; pour désigner le vent, l’on avait peint une aile d’oiseau; pour spécifier la saison, le mois, l’on avait peint l'oiseau de passage, l’insecte, l’animal qui apparaissait à cette époque, et la réunion de ces figures avait des sens convenus de phrases et de mots. L’écriture alphabétique fit tomber en désuétude les peintures hiéroglyphiques; et, de jour en jour, leurs significations oubliées donnèrent lieu à une foule d’illusions, d’équivoques et d’erreurs.
Enfin une troisième cause de confusion réside dans l’organisation civile des anciens États. En effet, lorsque les peuples commencèrent & se livrer à l’agriculture, la formation du calendrier rural exigeant des observations astronomiques continues, il fut nécessaire d’y préposer quelques individus chargés de veiller à l’apparition et au coucher de
certaines étoiles. Ces premiers astronomes ne tardèrent pas à saisir les grands phénomènes de la nature, à pénétrer môme le secret de plusieurs de ses opérations. Voyant des mortels produire certains phénomènes, annoncer les éclipses, guérir des maladies, manier des serpents, on les crut en communication avec les puissances célestes, et pour obtenir les biens ou repousser les maux qu’on en attendait, on les- prit pour médiateurs et interprètes, et on en plaça quelques-uns dans le ciel des constellations.
Voilà donc comment les constellations ont été formées et déformées, baptisées, débaptisées et métamorphosées, s’écria la marquise. J’oserai maintenant vous prier, Messieurs, d’aborder la grande question d’origine : Où et quand a été créée la sphère céleste?
— La première sphère, celle que décrit Eudoxe dans les fragments qui nous ont été transmis par Hipparque, répondit l'astronome, est telle qu’elle devait être 1350 ans avant Jésus-Christ. Newton, qui attribue cette sphère à « Musée, contemporain de Chiron, » remarque qu’elle doit avoir été réglée après l’expédition des Argonautes et avant la destruction de Troie, puisque les Grecs, qui ont donné aux constellations des noms tirés de leur histoire et de leurs fables, et surtout qui ont voulu y consacrer la mémoire de ces fameux aventuriers connus sous le nom d’Argonautes, n’auraient pas manqué d’y placer les héros qui se signalèrent devant Ilion, et de leur donner d'avance l’immortalité qu’ils devaient recevoir d’Homère.
En supposant que Chiron ou Musée, dont l’existence même est douteuse d’ailleurs, eussent contribué à répandre cette description dans la Grèce, elle remonterait certainement plus haut. La position des étoiles dans les cercles de cette sphère est établie avec tant d'exactitude qu’elle ne peut être l’ouvrage d’une astronomie naissante; mais d’une science plus anciennement cultivée, qu’elle n’avait pu l’être alors dans la Grèce.
Laplace suppose que la sphère grecque a été construite par Eudoxe, au treizième ou au quatorzième siècle avant notre ère ( Exposition du système du monde, liv. V, 1). Eudoxe l’aurait prise d'astronomes étrangers antérieurs à son temps.
D’après Clément d’Alexandrie, suivi en cela par Newton, le par-
tage du ciel étoilé, en diverses figures ou constellations, serait dû à Chiron. Cette opinion dérive de quelques vers d’un ancien poème grec sur la Guerre des Géants , que Clément d’Alexandrie a rapportés. Mais ce n’est là qu’un arrangement, et non une création de la sphère.
Fréret fait naître Chiron vers l’an 1420 avant Jésus-Christ. Précepteur de Jason, il aurait dessiné sa sphère pour l’usage des Argonautes. Dans cette supposition, la sphère céleste actuelle (puisque nous nous servons toujours de celle des Grecs) aurait environ 3260 ans.
Hésiode, qui, suivant l’opinion d’Hérodote, vivait vers l’an 884 avant Jésus-Christ, cite, dans son livre des Travaux et des Jours, les Pléiades, Arcturus, Orion et Sirius. Ce monument constitue la relation grecque la plus ancienne qui nous soit parvenue sur les constellations de la sphère et sur les étoiles qu’on y désignait par des noms particuliers.
De même que les constellations modernes dont nous avons fait l’histoire hier, ajouta l’astronome, les anciennes ne sont pas toutes de la même époque. Par exemple, la constellation de la Balance parait avoir été formée vers le temps d’Auguste aux dépens des serres du Scorpion, constellation qui occupait alors un espace immense; de même aussi le Petit-Cheval est une création d’Hipparque.
— Dans la description du Bouclier d’Achille, dit le professeur, Homère parle des Pléiades, des Hyades, d’Orion, de l’Ourse ou Chariot, < qui seule n’a point sa part des bains de l'Océan. » Si la Petite-Ourse, si le Dragon eussent existé comme constellations dans ces temps reculés, comment Homère aurait- il pu dire que la Grande-Ourse seule ne se baignait pas dans l’Océan, ne se couchait pas?
Dans le livre V de ce poème, on trouve cependant Ulysse dirigeant la course de son navire d’après l’observation des Pléiades et du Bouvier.
— Arago, reprit l’astronome, paraît admettre sans discussion que les constellations zodiacales renferment les emblèmes des douze divinités égyptiennes qui présidaient aux douze mois de l’année. Ainsi, le Bélier aurait été consacré à Jupiter Hammon; le Taureau
aurait servi à représenter le dieu ou le taureau Apis ; les Gémeaux auraient correspondu à deux divinités qu’on ne séparait pas, Horus »- et Harpocrate; l’Écrevisse aurait été consacrée à Anubis; le Lion aurait appartenu au Soleil ou à Osiris; la Vierge, à Isis; la Balance et le Scorpion, à Typhon; le Sagittaire, à Hercule; le Capricorne, à Mendès; les Poissons, à Nephtis; le Verseau aurait rappelé la coutume où l’on était d'aller remplir une cruche d’eau à la mer dans le mois Tibi ou janvier.
— Le Livre de Job, qu’il ait été composé par Job lui-même, du temps des patriarches, ou que Moïse en soit l'auteur, remonte au moins à l’année de la mort de Moïse, à 3318 ans, ajouta le pasteur. Or il renferme les noms d’Orion, des Pléiades et des Hyades. Les noms de ces groupes d’étoiles auraient donc 3300 ans d'ancienneté; mais il faut remarquer que les Septante substituèrent des termes comparativement modernes à ce qu’ils crurent être leurs équivalents dans l’hébreu. Le Livre de Job prouve irrévocablement que des constellations avaient été tracées et nommées en Arabie avant l’année 1451, mais on ne pourrait pas légitimement en déduire que les noms alors adoptés étaient déjà ceux des constellations grecques, les noms actuellement en usage.
— Nous avons vu dans notre dernière soirée, dit le navigateur, que 2697 ans avant notre ère, il y a par conséquent de cela 4564 ans, les astronomes de l’empereur Hoang-ti constatèrent que l’étoile a du Dragon marquait alors le pôle du monde.
— L’époque de la sphère grecque est facile à déterminer par les ligures des constellations qui la décorent, reprit l’astronome. Suivant la remarque de Newton, on ne peut la placer qu’entre l’expédition des Argonautes et la guerre de Troie. Voici ce que dit Newton lui-même sur ce sujet. On voyait, dit-il, « sur la sphère de Musée, le bélier d’or qui était le pavillon du navire de la (lolchide; le Taureau aux pieds d’airain dompté par Jason; les Gémeaux Castor et Pollux, tous deux Argonautes, auprès du Cygne deLéda leur mère. Là étaient représentés le navire Argo et l’ Hydre; ensuite la coupe de Médëe et le Corbeau attaché à des cadavres, qui est le symbole de la mort. D'un autre côté on remarquait Chiron, le maître de Jason, avec son autel et son sacriCce. Hercule l’Argonaute, avec sa pèche et avec le Vautour
tombant; le Dragon, le Cancer et le Lion qu’il tua; la lyre d’ Orphie l’Argonaute. C’est aux Argonautes que toutes ces figures se rapportent. On y avait encore représenté Orion, fils de Neptune, ou, selon ^ d’autres, petit-fils de Minos, avec ses Chiens, son Lièvre, sa rivière et son Scorpion. L'histoire de Persée est désignée par les constellations de Persie, d ’ Andromède, de Ccpltee, de Cassiopée et de la Baleine. Celle de Callisto et de son fils Areas par la Grande-Ourse et par le Gardien de l'Ourse. Celle d’Icare et de sa fille Trigone est marquée par le Bouvier, le Chariot et la Vierge. La Petite-Ourse fait allusion à une des nourrices de Jupiter; le Chartier, à Ërichthonius; le Serpentaire, à Phorbos; le Sagittaire, à Crolus, fils de la nourrice des Muses; le Capricorne, à Pan; le Verseau, à Ganimède. On y voyait la Couronne d’Ariane, le Cheval ailé de Bellérophon ; le Dauphin de Neptune ; l’Aigle de Ganimède; la Chèvre de Jupiter et ses Chevreaux ! Les Anons de Bacchus, les Poissons de Vénus et de Cupidon, et le Poisson austral leur parent. Ces constellations et le Triangle sont les anciennes dont parle Aratus, et font toutes allusion aux Argonautes, à leurs contemporains et à des Grecs plus anciens d’une ou de deux générations. De tout ce qui était originairement marqué sur cette sphère, il n’y avait rien de plus moderne que cette expédition. » Ainsi parle Newton. Les Grecs, ajoute-t-il, n’auraient pas manqué d’y faire mention des combats de Troie, si cette description de la sphère n’avait pas été entièrement faite lors de ce siège mémorable dans la Grèce.
Autant que les erreurs inévitables dans la détermination ancienne des colures permettent de fixer ces temps antérieurs, on peut dire que leur époque remonte à l’an — 1355. Les anciens chronologues fixaient cette année — 1355 pour l’époque de l’expédition des Argonautes; le temps de la prise de Troie est, selon la chronologie d’Hérodote et de Thucydide, vers l’an— 1285. En supposant que Chiron, le précepteur d’Achille, soit l'auteur de cette sphère, il doit être antérieur au siège de Troie au moins de soixante-dix ans, et cette considération donne encore 1355 ans. Ce n’est pas tout : Hipparque cite un passage de la sphère d’Eudoxe : est vero Stella qusedam in codera consistent loco, quæ quidem polus est mundi. 11 est donc certain que du temps où a été réglée la sphère décrite par Eudoxe, il y avait
une étoile placée au pôle même, ou du moins très-près du pôle. On n’a jamais pu désigner le pôle par les petites étoiles de la sixième grandeur. Or, celles-là exceptées et l’étoile de l’extrémité de la queue de la Petite-Ourse, l'étoile polaire d’aujourd'hui, qui en était alors très-loin, on ne trouve que l’étoile x du Dragon qui ait pu être regardée comme polaire (voyez p. 145). En vertu de la précession des équinoxes, cette étoile ne s’est trouvée près du pôle que 1326 ans avant notre ère, il y a de cela près de 3200 ans; elle ne s’en est approchée qu’à 4 degrés, mais celte différence n’empèchait pas qu’on ne la regardât comme immobile. Cette époque de la description do la sphère, vers l’an 1326 ou 1355, est d'accord avec Sénèque qui disait vers le milieu du premier siècle de l’ère chrétienne : Nondum sunl anni mille quingenli, ex quo Græcia stellis numéros et nomina fecit : 11 n’y a pas encore 1500 ans que la Grèce a connu le nombre des étoiles et leur a imposé des noms. 80 ou 90 ans de différence ne doivent faire aucune peine ici; il est évident que Sénèque n’a pu ni voulu donner qu’un à peu près. Peut-être même devrions-nous plutôt reporter l’étoile polaire à a du Dragon, plus brillante que x, et située sur la ligne même de l’orbite du pôle.
11 est donc évident que la sphère grecque a été établie dans le milieu ou vers la fin du quatorzième siècle avant l’ère chrétienne. Newton donne Chiron pour l’inventeur de cette sphère. Aralus, qui emploie quinze vers à parler de celui qui a distribué les étoiles en différentes constellations, ne fait aucune mention de Chiron et suppose même que ces constellations avaient été imaginées successivement, et par divers astronomes dont le plus ancien n’était pas connu.
Pour conserver et en même temps concilier ces différentes traditions, je pense avec Bailly que la sphère grecque vient de la Chaldée, et qu’à l’époque où l’on place l’existence de Chiron, ce philosophe (s’il a eiisté), ou un autre, l’a expliqué le premier aux Grecs. Il est probable que ses constellations représentaient des figures d'hommes sans nom, des animaux, etc., que les Grecs y firent quelques changements pour se les rendre propres, et que Musée imagina de donner aux figures d’hommes et de femmes qui y étaient placées, des noms tirés de l’histoire vraie ou fabuleuse de la Grèce.
Quand il s’agit d'hommes célèbres, morts depuis longtemps, qui ont cessé de payer leur tribut à l’envie, c’est la gloire et l'intérêt de la nation. Le peuple applaudit à l’idée du poète, elle élève tous les esprits, elle s’y grave et la mémoire s’en conserve jusqu’aux siècles à venir. Concluons que cette apothéose n’a pu être imaginée, exécutée, que sur une sphère toute faite, qui n’attendait que les noms et les événements qu’on y voulait conserver ; sphère apportée de l’Asie vers le quatorzième siècle avant l’ère chrétienne. Il n’a pas été difficile d’y trouver toutes les ressemblances qu’on a voulu avec l’histoire grecque. On a vu sur cette sphère un navire, ce ne pouvait être que le navire Argo; le Cygne était Jupiter transformé; la Lyre était celle d’Orphée, l’Aigle était celui qui enleva Ganimède; l’Ourse, la nymphe Callisto, etc.
Cette sphère a eu des variantes, provenant du caractère et du goût des nations. Ainsi nous remarquons dans les constellations chinoises certains hommes célèbres parmi eux, des animaux et des ustensiles d’agriculture ou de ménage, etc. Us ont surtout transporté en quelque sorte toute la Chine dans le Ciel, en plaçant du côté du nord ce qui a plus de rapport à la cour et à la personne de l’empereur; on y voit l’impératrice, l’héritier présomptif de la couronne, les ministres de l’empereur, ses gardes, etc. En général, ces noms paraissent plutôt donnés à des étoiles seules qu'à des groupes considérables, comme ceux qui forment nos constellations. Les noms des constellations chinoises sont, en général, relatifs aux dignités, aux emplois et aux magistratures de l’empire. Quelquesunes portent les noms des provinces, des montagnes, des rivières, des villes de la Chine; d’autres, mais en petit nombre, portent celui de divers meubles ou instruments des arts. Il y en a fort peu qui aient rapport aux fables des Tao-ffé et des mythologues, parce que la secte dominante a toujours regardé avec mépris ces sortes de fables.
Leur zodiaque est celui que nous avons déjà appris pendant notre seconde soirée, quand nous avons parlé des médailles.
Parmi les curieuses variantes des dessins de la sphère, je ne puis m’empêcher de citer les globes arabes. En voici un fragment copié fidèlement sur le globe arabe koulique du onzième siècle, de la