‹ Histoire du collège de ChinonChapitre 11 sur 34 · LIVRES RELATIFS A LA RELIGION · texte numérisé non relu

LIVRES RELATIFS A LA RELIGION

Catéchisme de Tours. - Journée du Chrétien. - Catéchisme historique de l'abbé Fleury. — Paroissien à l'usage il»' Rome et de Paris. — Les Epitres el Evangiles pour les dimanches et fêtes de l'année. — L'Instruction <!•■ la jeunesse, par Gobinet. - L'Ecolier chrétien, de Collet. — Vies des Saints, par Mésenguy.

VU

Au cours de la réunion lenue par le Bureau du Collège le 4 novembre 1784, Adrien Vallée avail déclaré qu'étant pourvu d'un carionical du Chapitre de Saint-Mexme, il ne

pouvail continuer d'exercer Longtemps le principalat («. Le 25 du même mois, les administrateurs acceptenl sa dén el lui confirment Les litres de principal émérite

et d'administrateur honoraire, ainsi que la rente de 300 livres, dont ils l'avaient gratifié en 177»; : mais ils le prient en même temps, de vouloir bien conserver la direction de l'établissement jusqu'à la fin de l'année scolaire, époque a laquelle (6 août 1785) le Conseil d'administration désigne pour le remplacer Pierre-Urbain Hudault, licencié en théologie, professeur de rhétorique au Colqui devra entrer en fonctions le 1er octobre.

Pendanl son principalat, Adrien Vallée avait acheté de leniers un important mobilier (pie le Bureau avait tout intérêt à conserver. L'estimation, qui en fut faite le s mars 1787, s'éleva à 5.240 liv. 9 sols 2). Le nouveau principal en prit pour son compte une partie qui fut -estimée 1.071- liv. 7 sols, et le Bureau fit l'acquisition du reste pour la somme de L166 liv. 2 sols.

Il fut en même temps convenu que l'abbé Hudault jouirait, en qualité de principal, de tous les objets acquis par le Bureau, auquel il les remettrait lors de sa sortie du Collège. Toutefois, ces objets furent divisés en deux catégories : ceux île la première, estimés ensemble 772 livres 17 sols, devaient être remis en nature par le principal et repris par le Bureau dans l'état où ils se trouveraient alors, le principal n'étant responsable que de ceux qui viendraient a disparaître : les autres, estimés 3.4Ô5 livres

il) Vallée avait eu ce canonicat de Symphorien Gosseliii-Dupré, demeurant alors à Paris au Collège de Narbonne, qui le lui avait cédé par acte notarié '■ii date du 6 décembre 1783. Il avait été installé le 3 mars 1784.11 continua de partie du Chapitre jusqu'à la Révolution, et du Bureau du Collège jusqu'à la fermeture de cet établissement. Après avoirprêté serment à la Constitution les 26 août et 11 octobre 1792, il remit ses lettres de prêtrise au aérai de la commune le 25 brumaire an II et continua de résider a Chinon où il mourut le 29 pluviôse an VII. Archives municipales de Chinon, séries I. BB, B, etc.

fous n'entrerons pas dans le détail de ces meubles qui étaient pour la

plupai s ig du pensionnat. Nous dirons seulement qu'il y avait 56 lits

garnis, en comptant ceux du personnel de la maison, un grand nombre de

meubles d i batterie de cuisine.de la vaiss des ornements

es des délibérations du Bureau.)

5 sols, h»' devaienl être repris par le Bureau que pour te montant de L'estimation qui en serait faite s cette époque, le principal étanl tenu de payer La différence

Pour se Libérer vis-è \ is du sieur Vallée, le Bureau lui versa une somme de 166 liv. -i sols, et s'engagea à lui payer pour le surplus une rente annuelle de 200 livres.

Pendant tout Le temps que dura le principalat de l'abbé Eiudault, l*' règlement alors en vigueur ne subil aucune modification et le prix de La pension ne fut pas changi Les appointements du principal et des cinq professeurs restèrent aussi les mêmes : le principal touchait 600 liv.. te régenl de rhétorique 150, les quatre autres chacun i-00, ce qui taisait un total de 2.650 livres. Le Collège, qui, depuis quarante ans, s'étail rendu acquéreur de plusieurs immeubles, ne lit aucune acquisition nouvelle : mais ses domaines de Seuilly et de Ligré lui attirèrent quelques difficultés avec le fermier de Seuilly, avec Le seigneur de Chavignj et surtout avec Le sieur poirier de Beauvais, contre lequel il eut à soutenir un procès important, relativement au moulin des Trois Cheminées. Nous n'insisterons pas sur ces faits qui n'ont qu'une importance secondaire pour l'histoire de L'établissemenl qui nous occupe.

Pendant ce même Laps de temps, le Bureau ne lit exécuter au Collège que des travaux de peu d'importance, si ce n'est la confection de l<i grande cour. Depuis Longtemps la cour de récréation avait été reconnue insuffisante et, à diverses reprises, il avait été question d'en faire une nouvelle dans l'emplacemenl des jardins situés au couchant des bâtiments et qui oflfraienl alors une superficie de 9 toises de largeur sur 20 de longueur '. Le 18 janvier 1788, le principal fut autorisée commencer les tra vaux et le 12 du mois suivant un crédil de 1.000 livres lui fut ouvert pour faire exécuter « la clôture, les abords et L'accès de la nouvelle cour a et pour faire reconstruire le

(1 Ces terrains provenaient de legs faits autrefois au Collège par Robert Martin, d'un jardin acquis des héritiers Précieux, et, ]><>in- la parti. • la plus occidentale, d'un autre jardin acquis en 1783 d'un sieur Barbol des r -

mur qui soutenail les terres du côté du nord. Ces travaux furenl assez promptement terminés, et le 2 juillet de L'année suivante le principal présentait au Bureau le compte des dépenses qu'ils avaient nécessitées et qui s'élevaient à 3.873 liv. 11 sols 6 deniers.

Cette cour, qui est la grande cour actuelle du Collège, n'a subi depuis lors aucune modification, si ce n'est la construction, à son extrémité occidentale, d'un préau couvert au-dessus duquel on a élevé, en 1869, un étage pour faire des classes.

L'acquisition du mobilier laissé par Vallée, tout en étant avantageuse pour le Collège, n'avait pas été sans grever son budget. La confection de la grande cour, dont les travaux s'exécutaient en 1788, allait aussi coûter fort cher. Les administrateurs se décidèrent donc, pour faire face à ces dépenses, à réclamer à la Ville ce qu'elle devait à cet établissement. Dans une réunion, tenue le 7 août 1788, à laquelle assistaient MM. Boucbet et Mingot, écbevins, que les officiers municipaux avaient délégués pour les représenter, le Bureau put prouver que depuis 1763 le Corps de Ville n'avait rien versé de la « dotation annuelle et perpétuelle de 120 livres » qu'il s'était engagé Il payer au Collège « de toute ancienneté » et « en vertu de laquelle le maire et les échevins avaient été maintenus autrefois dans le droit de nommer le principal et les régents ». Il était donc dû 25 années d'arrérages, soit 3.000 livres. Comme la Ville n'aurait pu que difficilement se libérer de cette somme en un seul paiement, il fut convenu, à la demande des écbevins, qu'elle s'acquitterait de cette dette en faisant, à partir du lor octobre suivant, cinq versements annuels de 600 livres chacun ; et • •cite convention fut ratifiée par l'assemblée municipale le 16 du même mois.

Sous le principalat de l'abbé Iludault, la distribution des prix était, comme sous ses prédécesseurs, accompagnée d'exercices publics qui duraient plusieurs jours. Nous possédons le prospectus imprimé des « exercices

littéraires » qui eurenl Lieu les 10, 11, 12 et 13 septembre 1787 « dans l;i salle des Actes du Collège royal de Chinon » et qui lurent suivis de La distribution des prix. Ce pro gramme, qui porte les armoiries de l'archevêque de Tours, n'a pas moins de L6 pages in 1°. il nous donne Le nom d'un grand nombre d'élèves qui devaienl se faire connaître plus tard comme médecins, notaires, avoués, avocats, etc. il nous montre aussi que l'on enseignail alors dans cel établissement, indépendammenl des langues française et latine. L'histoire, La géographie, L'arithmétique, l'algèbre el la physique, cette dernière science étanl presque exclu sivemenl limitée à des éléments de cosmographie el de météorologie : mais il nous apprend en même temps que l'on n'y étudiai! encore ni le grec ni la philosophie, il nous prouve enfin que le Collège étail toujours forl prospère.

Le principal avait commencé, 'lès le printemps de 1790, à avoir Mes difficultés avec la municipalité. Le il mars, une députation du corps municipal, composée du sieur Pichereau, maire, de trois officiers municipaux, du procureur de la commune et du greffier, s'était présentée au Collège et, après avoir fait connaître a L'abbé II ia lai lit son intention de prendre en mains L'administration de l'établissement, s'était fait conduire dans le local où se trouvaient les archives et s'était emparée des clef s du chartrier, qu'elle avait emportées malgré les protestations du principal. Ce dernier s'en plaignil au Département qui. par un arrêté en date du 8 septembre, décida que les ancienadministrateurs du Collège continueraient provisoirement leurs fonctions, et ordonna à la municipalité de remettre au principal le- ciels dont elle s'était emparée. Les officiers municipaux ne tinrent pas compte de cette décision, et le principal ne rentra en possession des clefs qu'à la suite d'une délibération prise le 3 décembre par une nouvelle municipalité, élue à la lin du mois précé dent.

Il n'est donc pas étonnant si. dans l'intervalle, les rap ports restèrent fort tendus entre L'abbé Iludault et l'admi

nistration municipale, et l'on s'explique ainsi que, dans Le c« Mirant de septembre, une dépùtation envoyée au Golpar les officiers municipaux, pour avoir des explications au sujet du renvoi d'un professeur que le principal avait congédié, fut éconduite sans que ce dernier ait voulu l'entendre I1).

L'abbé Hudault touchait du reste au terme de son principalat. La loi du 26 décembre 1790, qui imposait aux ecclésiastiques remplissant des fonctions publiques l'obligation de prêter serment à la Constitution, ne devait pas tarder à recevoir son exécution (-1. Les prêtres de Chinon, astreints à remplir cette formalité, furent invités à se présenter à la Maison de Ville le 13 février de l'année suivante. Le principal et les quatre professeurs du Collège 3) n'ayant pas répondu à cette convocation, le Conseil général de la commune décida que le procureur syndic du Directoire du district en serait informé (*).

C'était, pour le principal et pour le corps enseignant tout entier, la destitution à brève échéance. Et en effet, le 4 août, le Conseil général de la commune désignait pour remplir les fonctions de principal le sieur Jean-Baptiste Gaultier La Richerie, ancien bénédictin, puis, quelques jours après, le 17 août, il en informait le Directoire du département en le priant de régulariser promptement cette nomination, et il prévenait en même temps l'évèque d'avoir à se concerter à ce sujet avec les autorités départementales.

(1) Délibérations du Conseil général de la commune. (Arch. mun. de Chinon, B. 29.)

(2) Cette loi ne faisait que confirmer, en le rendant exécutoire, le décret de L'Assemblée nationale du 27 novembre précédent. Voici la formule du sermenl politique qu'elle exigeaitdes prêtres considérés comme fonctionnaires publics, c'est-à-dire ayant charge d'âmes ou mission d'enseigner : « Je jure d'être fidèle à la Nation, à la Loi, au Roi, et de maintenir de tout mon pouvoir la Constitution décrétée par l'Assemblée nationale et acceptée par le Roi. »

(3) Les quatre ecclésiastiques qui enseignaient alors au Collège, sous la direction du principal, étaient les abbés : Patrike, Chrétien, Rattier etRibot (Arch. mun. de Chinon, série I.)

i Délibérations du Conseil général de la commune. (Arch. mun. de Chinon, il

En agissant ainsi, le Corps municipal ;i\;nt outrfepa Bee droits. Le Directoire du département le lui m savoir, lui rappelant que le principal et les professeurs devaienl être désignés par le Bureau d'administration, et, par un m pété en date du 9 septembre, il lui prescrivil de compléter préalablement ce Bureau en nommant Mrs titulaires aux places laissées vacantes par les administrateurs <|ui les occupaient de droit, comme remplissant certaines fonctions supprimées par l'Assemblée constituante tels que l'archevêque de Tours, 1»' lieutenant général au siège de Chinon el fe substitut du procureur général au même sié^rc. Le surlendemain, le Conseil général de la commune procéda à ces nominations et désigna MM. Renault, juge au tribunal, Becquet, juge suppléant, et Leconte, curé de Saint Maurice, qui, ayant accepté leurs fonctions, fuient Installés le 12. en présence de l'ancien principal. Le Bureau comprenait en outre MM. Vallée, principal émé rite el administrateur honoraire, Poitevin et Joubert, officiers municipaux, Mingot aîné et Lemoine, notables, et il devait être complété par le futur principal qui ne devait avoir que voix consultative W.

Le Conseil d'administration se trouvant ainsi constitué, le principal e1 les professeurs furent bientôl désignés, el J.-H. Gaultier fut définitivement investi du principalal en remplacement de l'abbé Hudaull -' .

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Si maintenant nous résumons les faits que nous avons exposés dans ce chapitre, nous voyons que, depuis la réunion de la mense monacale de Seuilly jusqu'à l'année 17»1. le Collège eut une existence autonome.

(1) Délibérations du Conseil général de la commune. (Arch. mun. de Chinon, B. 31.)

: Né à La Guerche le 7 février 1759, Pierre-Urbain Hudaull était, dès 1787. docteur en théologie de l'Université d'Angers. Appelé, après la Révolu! i la cure de Preuilly-sur-Claise, il occupai! ce poste lorsque Mgr Soyer le nomma, en 1821, vicaire général du diocèse de Luçon. Deux ans plus tard, le !» septembre 1823, Mgr de Sauzin, évéque de Blois, le nommait chanoine titulaire de son église cathédrale, puis, le 27 du même mois, vicaire général honoraire, fonctions qu'il exerça jusqu'à sa mort, survenue le 29 juillet 1840.

Les bâtiments étaient restés la propriété de la Ville, qui continuait de payer à l'établissement une subvention annuelle de 120 livres, mais qui ne s'occupait ni de la direction ni de l'administration.

La direction appartenait à L'archevêque de Tours, et l'administration était confiée à une commission mixte, dont ce prélat avait la présidence, mais dans laquelle l'élément ecclésiastique était en minorité.

Cette commission constituée d'abord d'après les prescriptions du décret d'union de 1736, eut alors les pouvoirs les plus étendus. Toutefois, les biens de l'établissement ne pouvaient être aliénés sans l'autorisation du roi, et l'archevêque avait seul le droit de nommer le principal et les régents, et de fixer leurs appointements.

Plus tard, ledit de 1763 et l'arrêt du Parlement de 1765 ayant modifié la composition et les attributions du Bureau, les administrateurs furent chargés de nommer le principal et les régents, mais ils ne purent aliéner les biens de l'établissement, ni disposer des fonds lui appartenant, sons avoir pris l'avis du Parlement. La prospérité du Collège n'en souffrit nullement: ce fut au contraire à partir de ce moment qu'elle atteignit son plus haut degré.

Le principal, qui n'avait d'abord sous ses ordres que deux régents, vit leur nombre s'élever successivement jusqu'à cinq. Son traitement, d'abord assez modeste, fut ensuite porté à 600 livres, tandis que celui des régents, qui, dans les premières années, était inférieur à 250 livres, atteignit, à partir de 1780, la somme de 450 livres pour le professeur de rhétorique et de 400 livres pour chacun des autres.

D'après les clauses du décret d'union, le principal et le- régents appartenaient tous au clergé séculier. Le principal, qui jusqu'alors avait été chanoine titulaire de la collégiale de Saint-Mexme, n'était plus que chanoine honoraire. Enfin les régents étaient logés au Collège, nourris, blanchis, éclairés et chauffés aux frais du prin-

cipal, auquel ils abandonnaient pour cela une partie de leurs émoluments, souvenl plus de la moitié.

Les revenus du Collège, qui, au début de cette période, dépassaient à peine 3.000 livres, avaient à peu près dou blé en 17(>r> par suite de la réunion du prieuré des Roches Saint Paul : ci. lors île la Révolution, ils atteignaient de sept à li ii i t mille livres, sur lesquelles la ville n'en donnait, comme par le passé, que 120. Une bonne partie de ces ressources était absorbée par l'entretien et l'administration «les bâtiments H domaines que possédait cet été blissement, ainsi que par le service de quelques rentes. Cependant, la somme disponible était plus que suffisante pour payer le personnel enseignant. Aussi, les adminis trateurs avaient-ils pu acheter plusieurs immeubles situés cuire le carroi de Saint Etienne et la rue du Puitsdes-Bancs; et leur intention était sans doute d'acquérir successivement toutes les maisons occupant, entre ces limites, le côté nord de la rue. de façon à pouvoir y reconstruire entièrement le Collège, dont les bâtiments étaient en mauvais état et se trouvaient insuffisants pour loger les élèves. La Révolution devait empêcher ces projets de se réaliser.

Le Collège ne fut jamais plus prospère qu'à celte époque. ( )n y compta jusqu'à 150 élèves, dont 92 pensionnaires. Cependant on n'j enseignail pas la philosophie; mais, bien que l'étude des sciences y occupât une assez large place, surtout pendant les dernières années, la culture des lettres n'y fut jamais négligée et les études \ demeurèrent toujours très fortes.

Depuis que l'établissement avait acquis une réelle prospérité, le principal ne faisait aucune classe. Il se contentait d'exercer une surveillance active et de s'assurer des progrès «les (dèves. Dans les dernières années, lé Bureau lui avait même adjoint un sous principal qui remplaçait les prof esseurs lorsqu'ils se trouvaient obligés de suspendre leur coins.

L'enseignement était gratuit. Les élèves acquittaient

seulement, au commencement de l'année scolaire, un droil uniforme de 3 livres, fixé d'abord par le décret d'union, puis confirmé par arrêt du Parlement. Quant aux internes, ils payaient pour leur pension, un prix qui, sans doute déterminé d'abord par le principal avec l'assentiment de l'archevêque, le fut par le Bureau à partir de 1765, et qui, depuis cette date, varia entre 212 et 3i0 livres, mais pour les douze mois de l'année, le temps des vacances devant en être déduit.

La distribution des prix était précédée, au moins depuis 1765, d'exercices littéraires publics, qui constituaient un excellent moyen de s'assurer des progrès des élèves et d'exciter leur émulation.

Parfois aussi l'on donnait au Collège des représentations théâtrales, comme cela se pratiquait alors dans la plupart des maisons d'instruction. C'est ainsi que, dans le courant de l'année 1790, l'on joua dans cet établissement deux tragédies en vers français, l'une en 5 actes (le Vieillard de Byzance), l'autre en 3 actes (Astianax en Epire), qui étaient l'œuvre de l'abbé Chrétien, professeur au Collège. Ces représentations avaient cependant été interdites par l'arrêt du Parlement de 1765.

La prospérité du Collège se maintint avec quelques fluctuations jusqu'au début de la Révolution, époque à partir de laquelle elle déclina rapidement.

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