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CHAPITRE VII L'Ecole secondaire (1793 L

Dès qu'il fut en possession de sa charge, Péchignj s'occupa d'organiser 1'enseignemenl sur de nouvelles bases

Le il avril, il présenta à cel efifel au Conseil général de la commune un « plan d'instruction e1 d'éducation ■ qu'une commission de six membres fut chargée d'exami-; ner et qui fut accepté, après avoir subi sans doute quelques modifications, le 17 du même mois. L'administration municipale décida en même temps de soumettre ce programme d'enseignement à l'approbation des membres du district et de demander ensuite aux autorités départementales l'autorisation de le mettre en pratique W. Une copie en fut faite le jour même, sur le registre destiné à recevoir les « pétitions, lettres el envois de la municipalité*2 », mais il n'en fut plus question jusqu'à la fin de l'année scolaire.

Les administrateurs du département et du district, ainsi que les officiers municipaux, avaient en efïet d'autres soucis. La Vendée venait de se soulever et son armée victorieuse, après s'être emparée de Thouars el de Saumur, entra bientôt à Ghinon où elle ne resta, il est vrai, (pie dix jours. Mais, à la suite de cette occupation. la municipalité fut suspendue de ses fonctions el l'administration momentanément désorganisée. De plus, la ville était alors constamment encombrée de troupes que l'on dirigeait vers le foyer de l'insurrection. Enfin, l'on se battait aux frontières, et le régime de la terreur commen-

(i) Délibérations municipales. (Arch. de Chinon, B.:î:î.) (2 Archives municipales de Chinon, D. L3, a' 68 bis.

rail è peser sur la France, ajoutant encore aux angoisses de la guerre civile et de la guerre étrangère <".

On conçoit aisément que, dans ces conditions, l'instruction publique ait été fort négligée pendant tout l'été de l'année 1793. Deux professeurs, Péchigny et Delatre, dont le premier occupait en même temps le principalat, suffisaient, ainsi que nous l'avons dit, pour instruire le peu d'enfants qui fréquentaient le Collège; et encore étaient-ils parfois investis par la municipalité de fonctions tout à fait étrangères à leur charge et auxquelles ils devaient consacrer un temps précieux.

Cependant, lors de la rentrée des classes, à l'automne de cette même année, la ville étant plus calme, les projets de réorganisation de l'enseignement furent mis à exécution. Le 17 brumaire an II (7 novembre 1793) les administrateurs du Collège présentèrent à cet effet, à l'assemblée des membres du district et de la municipalité réunis, un « plan provisoire d'instruction publique » que le citoyen Lemanceau, officier municipal et ancien principal du Collège, avait été chargé d'élaborer et que le Bureau d'administration avait discuté et accepté quelques jours auparavant. Le voici tel qu'il est transcrit sur le registre des délibérations de la commune :

« Il y aura deux degrés d'instruction, l'un sous le nom d'école primaire, telle qu'elle existe déjà; l'autre sous celui d'école secondaire et qui est celle qui s'organise.

Cette école sera tenue par trois instituteurs qui sont les citoyens Delatre, Péchigny et Lemanceau.

Le premier instituteur complétera l'enseignement du calcul, arithmétique, dont les élèves doivent avoir déjà puisé les premiers élémens dans l'école primaire.

(1) Une délibération du 12 mai nous apprend cependant que Péchigny venait alors d'adresser à la municipalité une lettre relative à l'établissement d'une

i Société d'instruction publique pour former l'esprit public et établir la

concorde parmi les membres de la société ». (Délibérations municipales, registre 33 . - L'avant-veille, le 10, Péchigny avait « fait un don de 25 livres pour les trais de la guerre, et proposé des vues utiles de défense renvoyées au comité défensif ». (Bulletin de la Commission centrale du département d'Indre-et-Loire près l'Armée de Chinon, n° 1.)

Il donnera un traité de pratique raisonnes du trait en us dans Les arts et métiers, du toisé des surfaces et des solides, non seulement à La portée des élèves d'habitude, mais encore ouvriers qui sachant déjà compter veulent se perfectionner dans la pratique.

Il ajoutera quelques principes de mécanique el 1 application du calcul aux effets les machines en général et de celles qui son particulières au pays.

Il enseignera La partie la plus uécess Les principes de -

métrie élémentaire, suivie des règles de l'arpentage et de la trigonométrie recti ligne. Il fera opérer sur Le terrain el enseignera à lever les plans.

Il donnera des leçons de sphère traitées géométriquement selon la portée des élèves, et de géographie physique, civile el politique.

Il terminera son cours par les premiers principes de physique, surtout dans ce qu'elle a de relatif aux ateliers et à L'agriculture.

Le second instituteur développera les principes généraux et raisonnés des langues, les élémens particuliers de La Langue latine comparée avec la françoise, les génies et les procédés des principales langues étrangères.

Il donnera de» lecms élémentaires d'histoire naturelle, de celle des hommes, de la fable ou mythologie et des diverses religions de la terre.

Il expliquera les droits de l'homme, les Loix constitutionnelles de la république françoise et les principes de la morale.

Le troisième instituteur continuera la théorie des langues, du latin, et de chaque expression en particulier, à laquelle se lie l'exactitude du jugement.

Il fera un cours de littérature nationale et étrangère dont il parcourra les diverses branches.

A ce cours succédera la rhétorique ou l'art de parler.

Il donnera les principes de législation de tout bon gouvernement, du nôtre en particulier et la manière d'étudier l'histoire.

Enfin, il terminera par des leçons de philosophie, qu'il divisera en deux parties : la logique ou l'art de penser, laquelle renferme l'analyse des sensations, des idées, la méthode des sciences; et la morale ou la connaissance des devoirs.

L'instruction sera d'une heure et demie le matin et autant le soir.

Les vacances seront le premier et le cinquième jour de chaque décade.

Il y aura un concierge qui sera chargé de former la jeunesse aux évolutions militaires.

Les élèves payeront provisoirement un droit d'entrée qui ne sera pas moindre de 5 livres d) ».

Appelés à délibérer sur ce programme, les membres de l'assemblée, considérant que la jeunesse de la commune et du district tout entier « a été trop longtemps privée d'instruction par le malbeur des temps et la crise particulière où s'est trouvée cette ville », considérant aussi qu'il est urgent, « aujourd'hui que la tranquillité y paraît rétablie avec solidité », de satisfaire au vœu des parents et au besoin des enfants, adoptent à l'unanimité le plan proposé, applaudissent au choix fait des trois professeurs qui leur sont présentés, et arrêtent en outre que l'école publique s'ouvrira le 21 brumaire ou 11 novembre (vieux style) et que le prospectus en sera imprimé, publié et distribué aux communes et villes voisines (2).

L'école publique comprenait donc deux sections distinctes : une école primaire qui existait depuis quelque temps déjà et dont nous aurons à parler plus loin, et une école secondaire qui n'était que l'ancien Collège réorganisé. Les professeurs de ces deux écoles portaient le titre d'instituteurs. Ceux de l'école primaire étaient des instituteurs du premier degré; ceux de l'école secondaire, des instituteurs du second degré. L'un de ces derniers, Pécbigny, avait le titre de principal ou de directeur (3).

Le programme de l'école secondaire, que nous avons reproduit ci-dessus, était bien conçu et aurait pu, dans

(1) Ce programme n'est en quelque sorte qu'un résumé de celui qui avait été accepté par la municipalité le 17 avril précédent.

(2) Une délibération identique avait été prise le 11 brumaire par les membres du Bureau du Collège. (Registre des délibérations.)

3) Par décision de la Convention, et par mesure égalitaire. il n'y avait plus ni collèges ni régents, mais seulement des écoles et des instituteurs.

des temps moins troublés, donner d'excellents résultats. Cours de sciences, appliqués à l'industrie, aux arts et 8 l'agriculture; leçons élémentaires d'histoire naturelle; cours de grammaire et de littérature, comprenant, indé pendamment de l'étude des Langues française el Latine, des notions sur les principales Langues étrangères; enfin, cours de rhétorique, de législation el de philoso phie; le loul accompagné d'exercices militaires. C'était certes un plan d'instruction plus complel ei aussi bien compris que loul ce qui avait été fait jusque-là. Le coins de sciences n'était du reste que la continuation de celui qui avait été inauguré lors de la rentrée de 1791, et il res tait, comme alors, ouverl aux jeunes gens du dehors qui manifestaient le désir de le suivre el présentaient les aptitudes nécessaires. Pour la première fois, enfin, il y avait au Collège un cours de philosophie.

Les appointements du principal restèrent d'abord fixés

à 1.000 livres, et ceux de Delatre, professeur de mathémaaa» tiques, à 750 livres. Mais, pins tard, la Convention ayant porté a 1.200 livres le traitement des o instituteurs publics », Péchigny adressa une réclamation aux membres du Bureau qui, Le 10 germinal an II, firent droit à sa demande. Delatre ne réclama au contraire aucune augmentation. Quant à Lemanceau, il nous paraît avoir exercé gratuitement les fonctions qu'il avait acceptées; nous n'avons trouvé aucune trace de mandat délivré en son nom u.

Le principal, nous l'avons dit, n'avait jamais appartenu au clergé. Ses deux auxiliaires étaient au contraire d'anciens prêtres qui avaient prêté tous les serments exigés successivement par les lois et qui allaient bientôt être appelés à en prêter de nouveaux.

Quelques jours après la rentrée des classes, le 25 brumaire (15 novembre 1793), Lemanceau vient en elïet décla-

(1) Lemanceau ou Le Manceau continua du reste de remplir ses fonctions d'officier municipal. Il avait été, nous l'avons vu, professeur au Collège royal qu'il avait même dirigé pendant deux années (1776-1778 . Il mourut à C.hinon, le 14 décembre 1811, à l'âge de 72 ans. (Voir la note le concernant, p. 96.)

rer devant le Conseil général de la commune qu'il ne veut faire à l'avenir aucune fonction de prêtre et qu'il a brûlé ses lettres sacerdotales il y a plus de six mois « dans un mouvement d'indignation vertueuse contre tous les charlatans à soutane »; puis, le 7 frimaire (27 novembre), Delatre vient jurer qu'il renonce à jamais « au pouvoir de faire aucune fonction de ministre d'un culte quelconque » et dit qu'il ne souffrira même pas qu'on lui donne « le titre odieux de ci-devant prêtre ».

L'enseignement étant organisé à la « Maison d'éducation dite du Collège », il ne restait plus qu'à désigner le portier. Cette place fut accordée le 15 frimaire (5 décembre) au citoyen Gaudin, chapelier, dont « le civisme, les talents et le zèle » étaient connus de la municipalité. Il fut logé avec sa femme dans l'établissement et reçut 360 livres par an. à la charge de nettoyer tous les jours les appartements et les cours, « d'allumer les feux et la lumière, de fermer et d'ouvrir les portes », de faire les commissions et de « donner des leçons d'exercice tant aux écoliers du Collège qu'à ceux des écoles primaires ».

Malgré tout ce que promettait le nouveau programme, malgré les efforts de la municipalité qui fit tout son possible pour obliger les parents à envoyer leurs enfants dans cet établissement, l'école secondaire fut peu fréquentée et ne tarda pas à être fermée.

Doit-on, comme on l'a fait (*), attribuer à la présence au Collège des deux anciens prêtres que nous avons nommés, la défaveur qui frappa cet établissement et amena sa chute? Nous ne le pensons pas. Nous croyons qu'il faut plutôt en voir la cause dans la situation intérieure du pays, dans le malaise qui en était la conséquence et dont souffrait alors la société tout entière.

La Terreur était à son comble. Un certain nombre de familles aisées, dont les enfants auraient pu fréquenter le Collège se trouvaient privées de leur chef par l'emprisonnement ou l'émigration; beaucoup d'autres étaient

•urnal de Chinon, n* du 26 octobre 1871.

ci nsidéréés comme suspectes ou accusées de modérai! tisme. Une partie de la population vivait donc dans un étal d'inquiétude tel, que L'instruction y étaii forcément négligée où,peu1 être, donnée par* les parents eux-mêmes ou par des maîl res part iculiers ' .

Quoi qu'il en soit, l'école secondaire cessa d'existei avant la fin de l'an il. Le5messidoi 23 juin 1794), Delatre, ancien professeur de mathématiques, remit entre les mains des officiers municipaux quelques objets se Irou vant dans la maison qu'il occupait au momenl de son départ -' . < !es objets étaienl loin de constituer, comme on l'a 'lit ailleurs : . tout le mobilier du Collège. Ce n'en était au contraire qu'une très minime partie '• . L'inventaire généra] des meubles appartenant ;'i ce1 établissement rut lieu le mois suivanl seulement. Le ~i thermidor, a la demande du Directoire du district, la municipalité désigna l'un <lc ses membres pour assister à cette opération

qui iif fui achever que le 17. Le 2~ Mu même mois, le Cmiseil général de la commune, obéissant à une réquisition Mu district d'avoir « à mettre sans délai à la disposition du commissariat temporaire du Comité de salut public pour l'extraction du salpêtre et la confection des salins, le local et les bâtiments «lu ci devant ( lollège i), les

i i h prof sseuj Gu rinet-Barré, qui avait enseigné sous le principalal de l'abbé Hudault, et qui repril ses fonctions lors de la réouverture du Collège, au commencement du six* siècle, ni valoir lorsqu'il demanda sa retraite, en 1827, que, pendant la Révolution, il s'était livré constamment à l'enseignement particulier des enfants que les ta mi lies lui confiaient. Arrêtés du Bureau administratif du Collège depuis 18H jusqu'à dos jours, Archives du Coll -

(2) Cette maison, qui dépendait du Collège, fut mise en location le 19 du même mois.

(3) Journal de Chinon, ir du 3 octobre 1^71.

; l n voici, du reste, la liste : «Cinq croix d'argent, décoration d'émulation des enfants, remises entre les mains du secrétaire ; un grand dressoir en 1 1. >i- : une grande table; deux tréteaux et deux traverses en '• chaises ; un banc ; deux portoires ; un baquet relié de deux cercles en fer ; une liasse de papiers du chartrier; 3 a ; clefs sans destination : un poêlon; une cuiller a pot; deux assiettes de fayence; une d'étain; un triangle à fourneau; deux bouteilles de terre et une lanterne, qui sont tous les meubles que le citoyen Delatre a laissés pour en faire la déclaration, lesquels sont incombants dans la maison qu'occupait ce dernier, appartenant au Col Délibérations municipales. Arcb. mun. de Chinon, !

abandonna sans protester, mais en décidant que l'on prendrail auparavant les mesures nécessaires pour mettre en sûreté les effets mobiliers qui s'y trouvaient.

Ainsi disparut l'ancien Collège, dont les bâtiments, après avoir servi pendant quelques mois à déposer les cendres destinées à la nitrière lK furent utilisés ensuite pour le logement des troupes.

La commune de Ghinon, ayant été autorisée par un arrêté du Comité de salut public, en date du 6 fructidor an II (2), a échanger cet immeuble contre «la maison des ci devant hospitalières » qui, par suite d'un échange antérieur était devenue propriété nationale (3>, le Collège devint dès lors la propriété de la Nation et, en cette qualité, il faillit plus tard être aliéné à diverses reprises, et ne dut d'être conservé qu'à l'intervention et aux instances réitérées de la municipalité <4>.

1) La nitrière nationale de Chinon était installée dans l'ancienne église de Saint-Mexme.

(2) Cet arrêté, transmise l'administration départementale le 28 du même mois, ne fut communiqué au Conseil général de la commune que le 15 frimaire an III.

(3) En 1793, les guerres de la Vendée ayant nécessité l'annexion d'un hôpital militaire à l'hôpital civil, ces établissements furent installés dans l'ancien couvent des religieuses du Calvaire .hôpital actuel), qui était devenu propriété nationale et que la ville échangea contre l'ancien hôpital qui était sa propriété, mais dont les bâtiments étaient insufiisanls.

(4) C'est par erreur que M. Carré de Busserolle (Dict., T. II, p. 274) dit que cet établissement fut adjugé le 24 germinal an VI à Prosper Sionneau. Cette adjudication concerne le petit Collège et non le Collège. Ce dernier resta, pendant tout le temps de la Révolution, la propriété de l'Etat qui l'abandonna plus tard à la Ville, par un arrêté en date du 16 frimaire an XII autorisant en même temps la création d'une école secondaire.

Tous les autres immeubles appartenant au Collège furent confisqués et vendus comme domaines nationaux, en vertu du décret du 8 mars 1793. Le prieure des Roches et ses dépendances furent adjugés, pour la plus grande partie, les 21 frimaire et 24 nivôse an III, le surplus les 8, 12 et 13 messidor an IV et le 14 thermidor an VII ; les propriétés provenant de l'abbaye de Seuilly, 1rs 22 prairial et 3 messidor an III, ainsi que le 18 thermidor an IV ; enfin, les trois maisons que le Collège possédait dans la rue Jean-Jacques- Rousseau, le 2(i vendémiaire an IV. Ainsi se trouvaient réalisées les craintes que les membres du Bureau exprimaient dès 1792.

Les rentes que possédait le Collège, et qui provenaient pour la plupart de l'abbaye il.' Seuilly et du prieuré des Roches, furent presque toutes conserl attribuées à l'hôpital de Chinon par un arrêté du préfet d'Indre-et- Loire, in date du 12 messidor an IX, pris en exécution de la loi du A ventôse précédent. Plusieurs de ces rentes étaient importantes: l'une d'elles, consistant en ii 23 setiers de blé mouture, 7 setiers de blé froment et un cent d'an-

Moins «l'un ;m après i;i fermeture de l'école secondaire, la loi du 7 ventôse an 111 supprimait ces établissements et y substituail des écoles centrales . Ces dernières, main tenues par la Constitution de l'an III, turent organis par ta loi du 3 brumaire an IV. il n > en eut qu'une pai département, et celle d'Indre-el Loire fui établie a Tours. Mais cette loi autorisai! les communes possédant collèges, el dans lesquelles il ne sérail pas établi d'école centrale, à organiser a leurs frais des écoles centrales supplémentaires.

La ville de Cbinon attendit plus de Irois ans pour réclamer la création de cette école. Elle en fil la demande le \~2 ventôse an Vil el pria l'administration centrale du département de la transmettre au Corps législatif et de l'appu} er de tout son pouvoir.

D'après les intentions de la municipalité, cet établisse menl aurail eu trois professeurs chargés d'enseigner: '< le premier, la partie des mathématiques applicable aux mécaniques, les éléments des connaissances nécessaires à l'agriculture el des phénomènes de la nature qui rattachent : le second, l'histoire philosophique des peuples, l;i géographie el l'élocution : le troisième, hi morale et la législation ». Le traitement annuel de chacun d'eux eut été de 1.200 francs ; el la Ville pensait pouvoir trouver des ressources plus que suffisantes pour l'aire face à ces dépenses, dans le prix de location des prairies lui appartenant et que la loi du il frimaire précédent

guilles appelées pimpeneaux ou cent sols» était due par un nommé I Duchesne, ;ï qui l'abbé Louet avait arrenté le moulin de Saint-Julien ou des Planches : elle a été remboursée l'an dernier, à l'hôpital, au capital de 12.415 fr. iti centimes.

s biens dont le Collège fut ainsi dépossédé, valaient certainement plus ->i francs.

Le petit Collège, qui appartenait à la Ville, mais avec des) nation spéciale, devint sans doute la propriété de l'Etat en même temps que le Coll- par suite de l'échange mentionné précédemment. Un jardin, qui en dépendait, fut vendu le ;» messidor an IV. i.e petit Collège, lui-même, fut adju-

minal an VI, mais celte rente dut être annulée dans la suite, puisque cet établissement faisait partie des dépendances du Collèg lès les pn années du xix' siècle. 11 avait dû être abandonné à la Ville par l'Etat, en même temps que l'ancien < ollège, par l'arrêté du 16 frimaire an XII.

l'autorisait à affermer. (Délibérations municipales, registre 39.)

projet n'eut pas.de suite, et, depuis la fermeture de l'école secondaire, en 1794, jusqu'en 1803, il n'y eut à Ghinon, en fait d'écoles publiques, que des écoles primaires. Nous dirons quelques mots de ces dernières puisqu'elles furent, pendant neuf ans, les seuls établissements officiels d'instruction qui existèrent dans la ville. Mais, auparavant, nous parlerons du petit Collège qui n'était lui même qu'une école primaire, créée au commencement du xvir siècle et qui subsista jusqu'à la Révolution.

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